Critiques

Voici quelques extraits de critiques, parues entre 1962 et 1971 dans diverses revues, à propos d’oeuvres de Jean-Charles Pichon.

SAINT NERON

Alors? C’est toute une échelle de valeurs qu’il va falloir réviser. Pichon se montre extrêment persuasif. Et, faut-il l’ajouter, si la tableau qu’il fait de Rome peut sembler un morceau de bravoure, le portrait moral de l’empereur est tracé d’une plume alerte et incisive.

P. DEMEUZE « LE PEUPLE » Bruxelles, février 1962

Et nous lisons ce livre comme un roman, affolés, épouvantés, mais épouvantés de voir, et de comprendre soudain, malgré tout ce que notre éducation nous souffle, malgré vingt siècles de conspiration, malgré Le Petit Larousse illustré, malgré Racine (Et ton nom paraîtra dans la race future – Aux plus cruels tyrans une cruelle injure), de comprendre donc que Néron fut la victime d’une honteuse injustice. Car nul doute possible: c’est Pichon qui a raison, pas Racine, ni Auguste Bailly, ni Abel Hermant, ni même Renan, ni tous les falsificateurs de l’histoire qui ont voulu que Constantin fût le premier empereur chrétien.

Voilà donc pourquoi Néron, Tibère, Gilles de Rais et Juas (sans parler de Lucifer, qu’Anatole France fut le premier à réhabiliter dans la Révolte des anges) trouvent aujourd’hui tant d’ardents défenseurs.

Juste retour des choses. Puisque les purs sont avilis, puisque l’enfant qu’on égorge est dans son tort, puisque les tortionnaires sont acquittés, il est bien, il est heureux que des voix s’élèvent pour défendre aujourd’hui ceux que leurs contemporains tenaient pour des monstres. Ainsi, plus tard, par un « curieux renversement » propre aux temps futurs, peut-être l’enfant, peut-être la femme, morts sous les coups, seront-ils enfin vénérés.

Michel BREITMAN  « FIGARO LITTERAIRE », Février 1962

Qu’on soit converti par Jean-Charles Pichon ou non, il faut lire son livre si brillamment audacieux, frémissant d’une foi aussi: celle de la vérité, miroitant de tous les éclats d’une intelligence aigüe, vibrant et vivant. Et prions Saint Néron pour qu’il protège notre auteur, le sauve du Cirque où chrétiens et historiens pourraient bien le déchirer, le croquer tout cru.

Jacques BLOCH-MORHANGE « LA NOUVELLE GAZETTE », Charleroi, Février 1962

C’est une tâche fort difficile et périlleuse que de prendre ainsi la légende à rebrousse-poil mais l’auteur a accepté le risque de ce démenti qu’il apporte: Néron est un chrétien, il est même un véritable Saint, un être tout de générosité et de justice. Le dossier de Jean-Charles Pichon est stupéfiant. Mais on ne lui découvre pas de faille. Voilà de quoi nous surprendre.

BARNIER, Octobre 1971

The work is prepared in a serious vein and presented as fact, not a practical joke à la Pierre Louÿs. It may lead to a reappraisal of the history of the two centuries of the Christian era and is certain to set off another Marlowe-Shakespeare or Corneille-Molière type of controversy.

Theodore TOULON BECK Centenary College of Louisiana, 1963

Réhabiliter Néron qui passe pour le monstre des monstres de l’histoire: telle est l’ambition et tel est le propos du livre de J.-Ch. Pichon. Il nous livre le fruit de longues recherches passionnées et entend prouver que Néron fut converti par Saint Paul. Un saisissant tableau de la Rome impériale rend ce livre discuté d’un intérêt incontestable.

« L’ECHO », Lyon, Août 1971

LES CYCLES DU RETOUR ETERNEL

Le royaume et les prophètes

Les jours et le nuits du cosmos

Troublant est le qualificatif qui revient le plus souvent sous la plume des commentateurs, et aussi « prodigieusement excitant pour l’esprit », et encore: « un livre qui nous contraint à nous interroger sur notre propre destin ». C’est que jamais on n’avait rassemblé et mis en oeuvre une telle somme de connaissances, interrogé si passionnément les vieux mythes, ouvert tant de portes tenues closes. Avec « Les jours et les nuits du cosmos », l’entreprise se poursuit, l’édifice s’élève: nul ne pourra désormais l’ignorer.

« COULEURS », 1963

Un ouvrage à la lecture duquel l’humaniste moderne trouve singulièrement matière à réflexion.

René VIGO, « LA VIE JUDICIAIRE », Avril 1964

M.Jean-Charles Pichon est une figure étrange de la littérature aujourd’hui, une figure en marge. Romancier de « La vie impossible », de « Il faut que je tue M. Rumann », de « Joseph Maldonna », de « La loutre », pour ne citer que ces titres-là, il montre un talent sobre et puissant. Son affaire est la vie, le réel, bref, dans ses romans, il est l’homme quotidien, l’homme de chaque jour, comme il se doit. Mais, parallèlement à cette oeuvre tirée de la terre et des hommes, se développe une autre oeuvre qui en appelle aux vieux rêves de l’humanité, avec des titres tels que « Saint Néron », « Ceci est mon corps », ou bien encore « Nostradamus ou le secret des temps ».

Tout cela est bien troublant, et ce livre fort original se lit avec la plus étrange des passions: c’est nous-mêmes que nous cherchons à découvrir dans notre propre destin.

Henry BONNIER, « LE SOIR DE MARSEILLE », juin 1963

L’HOMME ET LES DIEUX

Personnellement, dans une époque de lassante médiocrité, je ne sais rien de plus prenant que ces histoires thématiques de l’Humanité, que ces recherches des grands mythes qui soulèvent le cours du temps comme autant de coups de vent du large… Mais existe-t-il seulement un « cours du temps »?

Par cet ouvrage magistral, et après Nietzsche, Schopenhauer, Maspero, Drieu la Rochelle, Mircea Eliade et bien d’autres, M. Jean-Charles Pichon s’inscrit parmi les grands contempteurs de l’Absolu.

Christian DEDET, « REVUE DE PARIS », Janvier 1966

Jean-Charles Pichon réussit ce que Teilhard de Chardin, d’après certains a raté. A savoir la comparution au tribunal de la Raison, de toutes les mythologies, aussi bien les faussement dites païennes, la chrétienne, la juive, que celle de demain quand les Dieux inventés par la science, dans leur temple alors unique au monde nous obligeront à suivre la liturgie de la nouvelle Ere (du Verseau, et voir le livre là-dessus du même auteur). Livre miraculeusement, incroyablement savant; l’auteur a épluché toutes les sources religieuses de notre boule ronde, s’est informé auprès des plus sûrs historiens, archéologues, ethnologues.

Adolphe de FALGAIROLLE « LES TABLETTES DE PERONNE », Août 1965

Faites-en votre deuil, Monsieur Pichon, jamais les docteurs hauts en cravate ne vous accepteront parmi les leurs. Vos défauts sont énormes et patents. D’abord, vous osez ne point vous montrer pesant, et ne pas confondre érudition avec noir ennui, ne pas rédiger votre livre avec l’encre grise propre aux thèses universitaires.

Quant à vos idées, elles n’apparaîtront révolutionnaires qu’aux mal informés.

Ce qu’il y a de neuf chez vous, c’est de placer ces cycles dans l’ordre strictement spirituel (un peu comme Comte avec ses trois âges de l’esprit, mais il n’admettait pas de retour en arrière), de brosser une thématique religieuse, et une description des modalités de l’esprit religieux au cours des millénaires.

Votre ouvrage est de ceux qui se révèlent plus riches encore par les problèmes qu’ils soulèvent, les discussions qu’ils suscitent, que par leur contenu propre. Vous ne m’avez pas convaincu, mais vous m’avez passionné, et je puis promettre à vos lecteurs qu’une fois tournée la première page, ils seront pareillement empoignés, séduits ou peut-être exaspérés, mais à coup sûr pas indifférents.

Jacques Van HERP « FICTIONS », Novembre 1965

Nous allons donc, à lointaine échéance, vers une nouvelle époque de foi. Dans mille ans, un nouveau Moïse, qui sera en même temps un nouveau Charlemagne (il y a 2150 ans d’acart entre eux) sera le signe de la victoire du « dieu du Verseau ».

Un souffle prophétique anime les 600 pages de M. Pichon.

Philippe SECRETAN « LA TRIBUNE DE GENEVE », Juillet 1965

Si les livres de MM. de Marquette et Bourboulon demeurent accessibles, ceux de MM. Pichon, Richard et Mouravieff plongent dans des profondeurs telles qu’il faudrait des années pour les étudier à fond. Sans doute en valent-ils la peine. Le moins qu’on puisse dire est qu’ils nous ouvrent des portes sur des horizons aussi vastes qu’inattendus.

« NOUVELLES LITTERAIRES », Juillet 1965

L’HISTOIRE UNIVERSELLE

DES SECTES ET SOCIETES SECRETES

Les sectes et sociétés connues et inconnues se succèdent et se rencontrent dans cette remarquable étude. Tout un monde de mystère défile, vu sous plusieurs angles. Beaucoup de ce que l’on désire savoir nous est expliqué.

Marthe T. ROY « LE SOLEIL », Canada, 1969

Si je consacre un article à l’oeuvre de J.-C. Pichon,ce n’est pas seulement qu’elle représente une véritable somme dans ce domaine, mais aussi parce que ses deux livres sont indispensables pour la compréhension de l’histoire des idées (mythologie, symbolisme, religions, philosophies) sur le plan universel.

A. CHEDEL « L’IMPARTIAL », Juin 1969

Cet esprit indépendant ne néglige pas de se référer aux savants travaux d’érudits de tendances différentes: Eliade, Caillois, Lantoine, Dhorme, Corbin pour ne citer que quelques noms.

« COOPERATION », Juin 1969

Dans cette collection des « Enigmes de l’univers », l’Homme et les Dieux avait connu un vif succès. L’ambition du présent ouvrage est tout aussi vaste.

On reste confondu devant l’érudition que représente l’étude de tant de mouvements, sectes, groupements aussi bien asiatiques qu’occidentaux répertoriés du Moyen Age à nos jours.

Cette histoire extrêment nourrie s’inscrit parmi les essais de recherche d’une pensée vitale pour notre époque.

Ch. BURUCOA « NOUVELLES LITTERAIRES », Mars 1969

NOSTRADAMUS EN CLAIR

Par sa double découverte de la grille et du calendrier nostradamien, Pichon ne résout pas seulement l’une des énigmes les plus célèbres des temps modernes. Il nous offre une grande oeuvre poétique et mystique, vieille de quatre cents ans et inédite à ce jour.

D’autre part, il nous rend compréhensible le processus de la prophétie, fondée sur la science des structures mythiques et sur la croyance au retour éternel. Il contribue ainsi à ouvrir aux esprits curieux ou angoissés un champ illimité d’étude et de réflexion. Il leur propose d’autres problèmes spirituels, auprès desquels « le secret de Nostradamus » n’apparaît plus qu’un jeu.

« LE MERIDIONAL LA FRANCE », Mai 1971

L’extraordinaire travail de Jean-Charles Pichon montre, pour la première fois, une cohérence dans l’oeuvre de Nostradamus. Vingt-deux siècles d’histoire, du 16è siècle au 28è siècle doivent aboutir, selon l’auteur, à une conjonction des vieilles antinomies: dialectique et harmonie, égalité et hiérarchie, lumière et ténèbres, esprit et verbes…

…Et de citer Marc-Aurèle: « Il ne servirait à rien de vivre des siècles: car ils sont tous contenus en une courte vie d’homme ».

« TECHNIQUES NOUVELLES », Bruxelles, Août 1970

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