UNE CONTRE-UTOPIE DANS L’AMERIQUE PURITAINE AU XVIIeme SIECLE

Lauric Guillaud

 

Docteur es-lettres, Professeur au département d’anglais de l’Université d’Angers (jusqu’en juillet 2012), Directeur du Centre d’Etudes et de Recherche sur les Littératures de l’Imaginaire (CERLI), Lauric Guillaud est l’un des meilleurs connaisseurs de « l’imaginaire américain ».

De sa thèse de doctorat d’Etat, portant sur « Le thème du monde perdu dans la littérature de langue anglaise » (1981), à son dernier ouvrage publié, « Le retour des morts, Imaginaire, science, verticalité » (2010), il n’a cessé d’explorer — tant par d’innombrables lectures que par des recherches sur le terrain — l’univers mythique qui a fondé et structuré les mentalités nord-américaines du XVIIe siècle à nos jours.

L’étude qu’il m’a permis de vous présenter ici nous éclaire sur les motivations mystiques — et contradictoires — des premiers arrivants anglais sur le Nouveau-Monde. Elle nous aide à comprendre certains aspects de la civilisation américaine, qui ont perduré jusqu’aujourd’hui.

Je l’en remercie et vous invite à lire ses publications.

 

Pierre-Jean Debenat

Voir le site du CERLI.

Une contre-utopie dans l’Amérique puritaine au XVIIème siècle :

la « Nouvelle Canaan » alternative de Thomas Morton

Lauric Guillaud (Université d’Angers)

 

Tous les utopistes ont la hantise des bacilles.

Fanatiques de la pureté et conscients que

leur sol doit être protégé des horreurs de l’histoire,

ils s’établissent dans des îles ou dans le fond des déserts.

Gilles Lapouge (Utopie et civilisation).

Le Mayflower et la Sainte Bible

 

 

En 1492, les yeux tournés vers les commencements béatifiques du « Nouveau Monde », Colomb ouvre l’espace réel des temps modernes aux futurs « colons » qui fonderont les États-Unis, une Bible d’une main, l’Utopie de Thomas More de l’autre. Le continent américain, par ses territoires vierges, fournit un modèle alternatif qui n’est plus seulement mythique, mais rationnel. Plus la conquête s’accélère, plus le genre utopique se développe, se superposant au mythe, sans l’oblitérer tout à fait. Nostalgie et réforme s’allient, prônant l’élaboration d’une société juste et égalitaire. Dans cette Terre Promise à l’Ouest, l’homme veut bâtir de ses mains la cité de Dieu, loin de l’Europe corrompue. L’utopie a beau se situer « nulle part » (« U-topos »), elle répond à un ailleurs bien réel, signalé dès 1516 par More, l’Amérique en devenir, qui commence à s’affirmer comme le laboratoire privilégié des pionniers de demain.

Un monde nouveau est déjà en friche intellectuelle, fondé sur l’éducation, la liberté de culte, la raison et la justice. Les « utopies chrétiennes-sociales » du XVIe siècle, à la suite de More, rêvent d’un monde idéal transposé sur le territoire américain. J’ai montré ailleurs[1] comment les utopistes du XVIIème siècle (Campanella, Andreae, Comenius, Bacon) fraient la voie au monde nouveau tout en présentant des modèles ouvertement autoritaires et dogmatiques. Au siècle précédent, Rabelais crée le système contre-utopique de Thélème ; il est le seul à proclamer « Fais ce que voudras » —devise antithétique à l’ordre moral des Séparatistes qui triomphera à partir de 1620. Pourtant, un personnage méconnu, du nom de Thomas Morton, va perturber la théocratie de la Nouvelle-Angleterre en proposant un anti-modèle, une contre-utopie[2], que j’évoquerai brièvement, après une présentation de l’utopie puritaine.


[1] L. Guillaud, Histoire secrète de l’Amérique, Paris, Editions Philippe Lebaud, 1997

[2] Je reprends ici la thèse stimulante de Gilles Lapouge qui oppose l’utopie, qui se niche « dans les casernes, les ordinateurs, les plans et les fourmilières », à la contre-utopie qui « se moque de la société et ne veut connaître que l’individu », détestant « le groupe, l’Etat, la cellule, le bureau ». L’utopiste, « fanatique de la structure », s’oppose au contre-utopiste qui « ignore la logique » (p. 24) (Utopie et civilisation, Paris, Weber, 1973, p. 23). [LAP].

 

L’utopie puritaine, Éden retrouvé

Les Séparatistes, futurs « Pères Pèlerins », qui débarquent à Plymouth en 1620 sont avant tout des missionnaires investis de la puissance divine qui leur commande de défricher des terres sauvages et de s’unir à Dieu par contrat, comme Israël avec Jéhovah. Les deux piliers de la foi puritaine sont les Écritures et la Raison. On retrouve chez les aventuriers du Mayflower les deux outils que préconisaient Francis Bacon, les Rose-Croix et les utopistes en général : l’évangile et l’éducation. La dévotion pour les livres doit aller de pair avec l’instruction[1].

Le « peuple du Livre » est fondamentalement « radical », s’enracinant dans le souvenir des églises primitives et rassasiant sa faim puritaine par la lecture systématique des Écritures. Au sein, mais plutôt à l’orée, de la wilderness, cette nature à l’état sauvage dont le poids émotionnel et mythique sera si prégnant dans la culture américaine, les Pèlerins espèrent paradoxalement se libérer des corruptions du « vieux monde » et de ses Babel amorales en isolant leur ville radieuse de la nature profane par le biais d’un cordon sanitaire métaphorique, haie ou palissade. Leur « nouveau monde » devient le lieu fantasmatique des nouveaux commencements : les Pèlerins s’identifient à Israël, l’Angleterre devient l’Égypte, le roi Jacques le Pharaon, l’Atlantique la Mer Rouge, la Nouvelle Angleterre la « nouvelle Canaan »[2].

Les premiers émigrants d’Europe s’empressent de revêtir la nouvelle terre du manteau d’utopie. John Winthrop fait de la future Cité un modèle pour l’humanité :

Nous devons toujours penser que nous serons une Cité sur une colline —les yeux de tous sont sur nous ; de telle sorte que si nous devions faillir, devant notre Dieu, dans la mission que nous avons entreprise, et s’il nous retire ainsi son soutien, nous deviendrons l’opprobre du monde entier, nous permettrons à nos ennemis de dénoncer les voies de Dieu […] [3].

Cette vision d’une société radieuse dans le Nouveau Monde envisage un perfectionnement humain exemplaire. En Amérique, féconde sans limite et libre de toute tradition cléricale et de distinction de classe, tout semble possible, même le Paradis. La Virginie est décrite par Thomas Harriot comme le « paradis du monde ». Nombreux sont les exemples de cette illumination face au « jardin du monde où coulent le lait et le miel ». George Alsop présente le Maryland comme le seul endroit qui semble être le « Paradis terrestre ». Un autre écrivain découvre le « futur Éden » en Géorgie : « ce Canaan promis, qui a été désigné par le propre choix de Dieu pour bénir les labeurs d’un peuple favori ». Pour Edward Johnson, le Massachusetts est le lieu « où le Seigneur va créer un nouveau ciel et une nouvelle terre »[4].

Une nouvelle idée se fait jour : Dieu a montré la voie, mais il appartient aux pionniers de défricher la terre promise et de l’exploiter afin de subvenir aux besoins matériels. Le travail étant un impératif, il va de soi que l’oisiveté est proscrite[5]. La Nouvelle Jérusalem sera donc en partie le produit du travail. On voit ainsi comment le millénarisme porte déjà en lui l’idée moderne de « progrès », expliquant en partie la future reconversion des Puritains dans le mercantilisme –l’un des griefs essentiels de Morton à l’égard de Plymouth.

Dans l’attente de renaître loin de l’« Enfer » européen, les colons considèrent qu’ils sont sur le point d’inaugurer l’étape finale de l’Histoire. En 1647, John Eliot annonce « l’aurore, sinon le lever du Soleil de l’Évangile dans la Nouvelle-Angleterre ». La « nouvelle naissance » doit passer par un retour à la « pureté » de l’Église originelle. « Bref, écrit Cotton Mather, le premier âge était l’Age d’Or ; pour revenir à cet âge-là, l’homme doit devenir protestant, et je peux ajouter puritain ». Dans son utopie Theopolis Americana (1710), Mather prophétisera la restauration du Paradis millénariste en Amérique.

Cette restauration de l’innocence primitive passe un rejet radical des conduites irrespectueuses, tandis que l’imaginaire est écarté au nom de la théologie. Cotton Mather, dans Manuductio ad Ministerium  (1710), condamne les œuvres de fiction, le roman, les pièces de théâtre et les poèmes. « Plus vous êtes cultivé et intelligent, écrit John Cotton, plus vous êtes prêt à travailler pour Satan ». Derrière l’exaltation puritaine de la simplicité sous toutes ses formes pointe déjà le complexe de supériorité des pionniers de la Frontière. L’amalgame des mythes pastoraux et religieux est au cœur de l’utopie puritaine. La « Cité sur la colline » est le symbole même de la volonté des Pèlerins d’accomplir les Écritures en réactivant l’Histoire dans un topos aussi bien spatial que temporel.


[1] Une loi sera même votée en 1647, obligeant les villes à se doter d’écoles, à partir d’une certaine superficie —peut-être un écho de l’Utopie de More. Voir Introduction to American Studies, M. Bradbury et H. Temperley ed., New York, Longman, 1981, p. 38.

[2] La possession du pays de Canaan avait été promise par Dieu aux Israélites et à Abraham d’où son nom aussi de « Terre promise ». Dans le livre de Josué, le pays de Canaan, après avoir été soumis par les Egyptiens, est l’objet de la conquête des Hébreux.

[3] J. Winthrop, cité par T. Miller et T. H. Johnson, The Puritans, New York, Harper Torchbooks, 1963, pp. 198-199.

[4] Voir M. Eliade, La Nostalgie des origines, Paris, Folio, Essais, Gallimard, rééd. 1991 et J. Delumeau, Histoire du Paradis, Mille ans de bonheur, vol. II, Paris, Fayard, 1995.

[5] Le péché originel condamne l’homme à travailler : il faut « gagner son pain à la sueur de son front » (Genèse, 3).

Un homme nouveau pour un monde nouveau.

La mentalité des habitants sera profondément affectée par ces croyances millénaristes, peu à peu sécularisées ; en particulier le culte du progrès et celui de la nouveauté qui, selon Eliade, est un « désir à structure religieuse ». L’attente d’une vie nouvelle est attestée par les noms des villages et des villes : New Canaan, New England, New York, New Haven. Face à la vieille Europe, l’Amérique incarne la régénération[1].

L’utopie s’est aussi infiltrée dans la vie politique de l’Amérique naissante, dans ses aspects les plus théoriques. L’Amérique en friches se prêtait tout naturellement aux expérimentations les plus variées dans le domaine politico-religieux. Ainsi, l’utopie de James Harrington, Commonwealth of Oceana (1656), servit-elle de modèle aux Caroliniens et aux Pennsylvaniens. Oceana s’inscrit dans un temps séculier, hic et nunc. L’entreprise proto-déiste est typiquement utopique en ce sens qu’elle vise à relier la république et le millenium ; il faut réorganiser le temps et l’espace afin d’assurer l’immortalité millénaire de l’État.

Sacralisation des institutions, « sécularisation » de la religion, tels sont les fondements du puritanisme américain. Winthrop avait montré la voie de la conciliation de l’utopie politique et du messianisme puritain en déclarant : « Quand Dieu nous enrobera de ses décrets et nous réchauffera de sa vie et de sa puissance, nous aurons touché la terre promise ». Ce mythe biblique est l’augure d’une autre promesse concrète, celle d’un progrès irréversible et imminent.


[1] On ne peut évoquer l’utopie puritaine sans parler de John Eliot et de son expérience de « millénarisme empirique ». Son oeuvre illustre bien le souci puritain d’allier la théologie à la pratique. L’« apôtre des Indiens », comme on le surnommait, est l’auteur d’une traduction de la Bible en algonquin et d’un traité utopique intitulé The Christian Commonwealth (1652). Pour Eliot, les Indiens sont des « dégénérés » qu’il s’agit de transformer en « saints régénérés » par la conversion —principe hérité de Thomas More.

 

Le contrat social calviniste.

Les signataires du Mayflower Compact s’engagent à créer un corps politique pour établir une colonie à la gloire du Seigneur. Ce covenant (« Alliance ») les engage à préparer les lois —et à y obéir. Le consentement recherché n’est pas celui d’hommes égaux et libres dans une société démocratique, au sens actuel du terme. Il s’agit de « consentir à être gouverné et à obéir à des lois consacrant l’inégalité de la Créature et sa subordination à la Parole. S’il y a contrat de société, c’est un contrat calviniste »[1].

Les Pèlerins n’ont pas apporté la liberté religieuse. Ils recherchent d’abord leur propre liberté de croyance et ne souhaitent pas nécessairement fonder une communauté ouverte à quiconque. Au XVIIe siècle, les mots tolérance et démocratie n’ont pas bonne presse. On instaure une véritable théocratie : l’ordonnance de 1631 stipule d’ailleurs que seuls les membres de l’Église sont citoyens. La révolte demeure un crime religieux autant que séculier. Le sectarisme s’installe peu à peu dans la colonie de Plymouth car l’utopiste ne tolère « nulle exception » (LAP 33). On s’en prend aux Anabaptistes, aux Quakers[2], on rend obligatoire la présence au service religieux.

La théocratie se fonde sur une éthique rigoureuse. Dieu étant un « Dieu d’ordre », le plaisir et surtout les excès sont à bannir, ce qui complique la vie des ivrognes, des gourmands et des épicuriens. En 1545, Calvin avait publié un traité destiné à foudroyer « la secte fantastique et furieuse des libertins qui se nomment les spirituels » (LAP 109). De même, des fêtes donnant lieu à des réjouissances ou des bombances ne sont pas célébrées, Noël ou Pâques par exemple. L’austérité est de mise, et même dans la tenue vestimentaire féminine.

La vision théologique affirme la monarchie absolue et arbitraire de Dieu. Cette loi « naturelle » a des implications dans la vie économique. Les Pèlerins de Plymouth disposent pour la majorité d’un « capital » au départ. Ils trouvent des commanditaires et fondent une compagnie d’actionnaires. Les passagers sans ressources, les indentured servants signent des contrats de servitude limitée. Au bas de l’échelle, les esclaves à vie, qui font leur apparition en 1619, sont considérés comme des biens immobiliers. On commence à spolier les Indiens de leurs terres, le droit naturel d’occupation étant remplacé par celui du droit de possession de la terre cultivée.

L’économie capitaliste marchande s’insère aisément dans le plan de Dieu. Pour les calvinistes, la richesse est bénédiction divine, la pauvreté condamnable. La richesse et la réussite individuelle ressortissent à l’élection divine[3]. Tel qu’exprimé par Calvin, l’ordre providentiel institue une inégalité « naturelle » qu’il convient de corriger par la pratique de la charité. Dans cet esprit, la théologie renforce la stabilité sociale et rend improbable l’idée de conflit.

La « démocratie » puritaine n’est pas en reste. L’Église des Pèlerins est dirigée par des hommes soigneusement triés sur le volet. Une utopie contradictoire se bâtit peu à peu. La « cité de Dieu », pourtant érigée par des persécutés, n’est pas celle de la totale liberté d’expression. Il faudra, paradoxalement, de nouveaux exclus (Hooker, Williams, Hutchinson) pour que la liberté avance en Amérique du Nord. Les Pèlerins avaient montré la voie : la liberté réside dans la dissidence. Mais ils n’avaient pas prévu l’étonnante chaîne de dissensions qui forgera progressivement l’Amérique. Le premier homme à se rebeller contre le puritanisme aura pour nom Thomas Morton (v.1579-v.1647).


[1] J. Béranger et R. Rougé, Histoire des Idées aux USA, Paris, PUF, 1981, p. 37.

[2] Rejetant à la fois la hiérarchie, le dogme de l’Église catholique et la lecture protestante de la Bible, les « Enfants de la Lumière », futurs Quakers, affirment que chacun peut atteindre Dieu directement par la « lumière intérieure » par laquelle l’esprit du Christ nous éclaire.

[3] De là à discerner un rapport fructueux entre protestantisme et capitalisme, il n’y a qu’un pas que franchit Max Weber dans son ouvrage controversé The Protestant Ethic ans the Spirit of Capitalism (1905).

La contre-utopie de Thomas Morton.

Nombre de livres d’histoire ou de civilisation américaines occultent le nom de Morton, et si l’on en parle, c’est pour en dresser généralement un portrait négatif[1]. Mais la légende semble vivace comme le montrent le conte de Hawthorne, « The Maypole of Merry Mount » (1836), ou le roman de W.C. Williams, In the American Grain (1933) qui évoque la fête autour de l’arbre de Mai pour opposer cette version voluptueuse de l’Amérique à celle qu’imposèrent  finalement les Puritains. Le folklore ne retient du personnage que son amoralité, et l’on a oublié que Morton est l’auteur d’un des premiers ouvrages décrivant la vie des Amérindiens, New English Canaan (rédigé en 1633, publié en 1637). Mais rappelons d’abord les faits.

Le navire Unity, sous les ordres du capitaine Wollaston, aborde les côtes du Massachusetts (Quincy Bay) au printemps 1624, avec à son bord Thomas Morton. Cet avocat anglais fait partie d’un groupe de colons qui vise à fonder une « plantation » au nord de Plymouth. Morton et ses compagnons s’enfoncent au cœur du pays indien (Passonagessit) et prennent possession de la terre, la baptisant d’abord Mare Mount (Le « Mont de la mer » en latin, « monter la jument » en anglais), puis Merrymount (le « joyeux mont »). Pour fêter l’événement, ils érigent un poteau sur le site, le « Maypole » (« poteau de mai »), et invitent les Indiens à célébrer les festivités par des chants et des danses[2]. C’est le point de départ d’un conflit qui durera plus de vingt ans.

Les « historiens » puritains, Bradford en tête, ne retiennent que la conduite « lascive » et « profane » de Morton, ainsi que sa propension à la boisson. Il est clair que la communauté de Merrymount scandalise celle de Plymouth. Le nom est à lui seul une provocation. Bradford reproche à Morton, « lord of misrule » (« seigneur de l’inconduite »)[3], d’avoir « maintenu une école du péché » et d’avoir vendu de l’alcool et des armes aux Indiens, ce qui est sans doute avéré (en fait, ce trafic avait débuté à la fin du XVIe siècle). Plus intéressante nous apparaît l’accusation suivante à propos des « orgies » : c’était, écrit Bradford, « comme s’ils avaient ressuscité et célébré les fêtes de la déesse romaine Flora, ou les pratiques bestiales des folles bacchanales »[4]. Le non-dit est le plus éloquent. Si Morton scandalise, c’est parce qu’il introduit le paganisme dans ce pays désigné par Dieu. Ce que Plymouth ne peut supporter chez Morton, c’est son esprit d’indépendance et la popularité dont il jouit auprès des Indiens. L’idée même d’un culte commun aux deux « races » —employons ce mot dans son contexte— épouvante les bonnes âmes puritaines, sans parler des rapports charnels que Morton entretient avec les femmes de la tribu (« intermarriage », JD 218). Cela n’est pas seulement choquant mais dangereux, d’autant que Morton ne répugne pas à citer la Bible ou le Livre des Prières. En effet, Morton est tout, un sceptique, un libertin, sauf un athée… Ses choix religieux sont tout simplement différents. Quand il compare ses amis marginaux aux Cananéens de l’Ancien Testament, chassés de leurs terres par les Israélites, Morton choisit clairement son camp : celui des Cananéens.

Un certain John Endecott va profiter de l’absence de Morton, reparti en Angleterre, pour détruire le Maypole en 1629 (DFC 22). Il faut dire que la loi puritaine interdit les arbres de Mai, « symboles effrontés ». On sait que l’utopiste « devient méchant come un loup si quelque perturbateur vient bouleverser l’ordre impeccable faute duquel il défaille «  (LAP 24). Au retour de Morton, le capitaine Standish, figure éminente des Pères Pèlerins, mène l’attaque sur Merrymount, qui se solde par une victime. Morton est arrêté et condamné à la prison en Angleterre (septembre 1630). Les autorités du Massachusetts lui confisquent ses biens et brûlent sa maison. Dans son livre, Morton racontera avec amertume sa vision de sa maison en feu, tandis que le navire s’éloigne vers l’Angleterre[5].

Étrangement, aucune charge n’est retenue contre lui, et il revient au Massachusetts l’année suivante. Il réussit à gagner à sa cause quelques personnes d’influence, Sir Ferdinando Gorges et son associé, le capitaine John Mason, qui ont des responsabilités locales en Nouvelle-Angleterre. En 1632, Sir Christopher Gardiner et Philip Ratcliffe soutiennent le combat de Morton contre les autorités coloniales de Plymouth et du Massachusetts. Il s’agit désormais d’un conflit politique et économique portant sur le contrôle des territoires et sur la validité de la « charte » des Puritains.

Dans un premier temps, les plaintes de Morton entraînent l’incarcération en Angleterre du puritain Edward Winslow (hiver 1634-35). Morton jubile : l’avenir de la Nouvelle-Angleterre est à sa merci. La polémique fait rage. Morton « l’incroyant » prétend que les Pèlerins ont gagné l’Amérique pour des raisons plus matérielles que spirituelles et qu’ils ont peu à peu délégué leurs pouvoirs aux « laïcs ». Winslow accuse Morton d’avoir fondé une « école d’athéisme ». Il serait fastidieux de détailler les procédures qui suivirent. Qu’il suffise de dire qu’après bien des péripéties judiciaires, la colonie récupère sa charte officielle. Amer, Morton retourne à Plymouth, est à nouveau mis en accusation par le gouverneur Winthrop et renvoyé en Angleterre où il est emprisonné à Exeter. Pour la seconde fois, sa maison est détruite.

Libéré une nouvelle fois, Morton s’embarque pour Plymouth, démontrant qu’il a de la suite dans les idées. Là, on tolère tout juste pour l’hiver ce miséreux qui décide de partir pour le Maine (1643). En septembre 1644, il est à nouveau emprisonné par les autorités de Boston, indignées par son livre, New English Canaan, où Morton n’hésite pas à prophétiser le châtiment prochain de la Secte des « cruels schismatiques » (TM 344-345). Morton est peut-être le premier condamné américain pour délit d’opinion. Les charges étant insuffisantes, il est libéré au bout d’un an et condamné à une amende de cent livres. Morton terminera sa vie à Agamenticus (York) et y mourra, pauvre et méprisé, en 1647.

On ne peut être que décontenancé par ce feuilleton juridique qui prouve que dès le départ, les Pèlerins, héritiers de la Cité des Lois de Platon, sont le peuple de la Loi, qu’elle relève de Dieu ou de la Justice ; d’ailleurs, c’est la même chose. La frénésie procédurière des Américains naît avec les Puritains. Le peuple du « Bélier », pour reprendre la nomenclature de Jean-Charles Pichon, trouve ses premiers « boucs-émissaires », les « sauvages », dénués d’âme, et les marginaux, les aventuriers, les adorateurs de la wilderness. Thomas Morton concentre toutes les attaques car il est l’homme « de l’autre voie », païenne, rabelaisienne, sauvage, taurique. Ce joyeux drille impénitent, adepte inconscient du « gai savoir », écrivain de talent, empêcheur de « pèleriner en rond », est décidément impardonnable.

Il est en outre l’un des rares Blancs à entrevoir la réalité douloureuse de la condition indienne. En explorant le pays, Morton écrit que « les os et les crânes éparpillés sur les lieux » offraient un tel spectacle que les bois du Massachusetts évoquaient un « nouveau Golgotha » (JD 136). Les épidémies ont déjà exercé leurs ravages : il ne subsiste déjà plus qu’un Indien sur dix (JD 137). « Si Dieu n’était pas satisfait de nous voir occuper ces contrées, observait John Winthrop, pourquoi chasserait-il les indigènes ? Et pourquoi fait-il de la place pour nous, en réduisant leur nombre au moment où le nôtre croît ? ».



[1] L’ouvrage de Jack Dempsey [JD], Thomas Morton of « Merrymount », Scituate, MA, Digital Scanning, 2000, constitue une heureuse exception.

[2] Selon Leonard George, le camp de Morton accueillait non seulement des Indiens, mais des « forestiers et des prostituées » (Encyclopedia of Heresies and Heretics, L. George ed., London, Robson, 1995, p. 222).

[3] Cité par D. F. Connors, Thomas Morton, New York, Twayne, 1969, p. 99 [DFC].

[4] W. Bradford, cité par B.F. de Costa, « Morton of Merrymount », Magazine of American History, Vol. VIII, n° 2, New York, A.S. Barnes & Co, 1882, p. 82.

[5] « La fumée qui montait me semblait celle du Sacrifice même de Caïn » (Morton, cité par Connors, op. cit., p. 111).

 

       Un mythe subversif.

Il est significatif que les imbroglios juridiques aient polarisé l’attention des rares historiens qui se sont intéressés à Morton. Certes, on redécouvre son livre, mais on occulte l’arrière-plan utopique, mythique et religieux. En transposant les rites païens du « Maypole » sur le sol américain, Morton est fidèle à une pratique encore en vigueur dans l’Angleterre rurale du XVIe et du XVIIe siècle, celle des festivités orgiaques du May-day, héritières des antiques saturnales[1].

Morton a l’idée originale —et subversive— d’associer les Indiens à sa cérémonie. Cet érudit, formé dans la matrice culturelle des meilleures écoles de droit (sept ans à The Inns of Court), sait pertinemment qu’il fait oeuvre de syncrétisme en mêlant rituels de fertilité amérindiens et agapes païennes. Sur le sommet d’un poteau de « quatre-vingts pieds » sont fixés les deux symboles de cette alliance : deux cornes de cerfs et un long poème ouvertement mythologique[2] s’achevant ainsi : « …the first of May / At Mare-Mount shall be kept hollyday » (TM 278) (« le premier mai à Mare-Mount toujours sera célébré »). Morton, « premier poète américain » (JD 86), rappelle cet épisode dans un poème au titre révélateur, « Le Triomphe des Bacchanales ». Il évoque la réaction des Puritains : « Ils l’appelèrent Idole, oui, ils l’appelèrent Veau de Horeb, se tenant à l’écart de l’endroit qu’ils baptisèrent Mont Dagon, menaçant d’en faire un lieu de deuil et non de gaieté [« Merry »] » (TM 278). La visée libertine est explicite : Morton prône le culte de l’impudique Vénus Citherea (JD 55) et s’identifie au demi-dieu Protée, roi des métamorphoses, accompagné d’un certain Priape (JD 158). Encore imprégné des idées de la Renaissance[3], à la recherche du dieu d’harmonie (« Hymen »), Morton trouve dans la wilderness et ses habitants la concrétisation de ses élans adamiques. La Nouvelle-Angleterre est « Natures Master-peece » (TM 109) (« le chef-d’œuvre de la nature »).

L’utopie puritaine est exaltée dès la colonisation, et les premiers arrivants, comme nous l’avons vu, s’émerveillent devant la nature paradisiaque. Même Morton le « païen » succombe à la magie locale, voyant dans la wilderness américaine la « Nouvelle Canaan Anglaise » —où il se conduira avec une licence tout « adamique » :

Cette contrée […] se situe à l’intérieur des limites du juste milieu ; elle est très propice à l’habitation et à la reproduction, puisque le Dieu Tout-Puissant, le Grand Créateur, l’a placée dans la zone appelée tempérée. Elle est donc la plus propice à l’habitation et à la reproduction de notre nation anglaise. […] La douceur de l’air, la fertilité du sol, le petit nombre des sauvages, les commodités de la mer […] montrent que ce pays n’est en rien inférieur à la Canaan d’Israël et qu’on peut au contraire la comparer à elle en tous points [4].

Le paradis —l’Arcadie— existe bel et bien, de 1610 à 1625, puis Morton, miné par son combat, parle de « Pays Stygien » (DFC 102-103). C’est sans doute le premier « Américain » à affirmer une ambiguïté, sans cesse exprimée par la littérature américaine, ayant trait aux caractères ténébreux du rêve américain, la « Nouvelle Canaan » oscillant toujours entre « la terre qui coule telle le lait et le miel » et le sombre « Royaume des Séparatistes » (DFC 105). Comme les Pèlerins, Morton a choisi la voie utopique, mais celle « de la main gauche » pour ainsi dire. Mythiquement, son « poteau de mai » s’oppose à la « Fleur de Mai » (« Mayflower ») des Pères Pèlerins. Il n’hésite pas à s’allier au diable (les sauvages et les femmes aux yeux des Puritains), louant « l’humanité des Infidèles » et dénonçant « l’inhumanité des saints »[5]. Il va jusqu’à déposséder les puritains de leur vertueux monopole de justice, en affirmant : « Les non-civilisés sont plus justes que les civilisés » (TM 270).

Dans New English Canaan, Morton loue la décence et la moralité des « naturels », montrant qu’il a aussi l’étoffe d’un ethnologue, voire d’un historien des religions. Il émet en effet l’hypothèse d’un ancien culte de Pan en Amérique, étudie la magie thérapeutique des Shamans, décrit le système de croyances qui régit la vie et la mort des indigènes[6]. On trouve aussi dans le livre des passages oniriques ou délirants qui prouvent que Morton réussit peut-être l’exploit paradoxal d’être le premier historien des Indiens et le premier auteur d’imagination « américain ». Ironie du sort, New English Canaan sera publié en Hollande, là où les Pèlerins ont découvert la liberté. Il y avait bien deux voies irréconciliables —l’histoire de l’Amérique le montrera. Pour reprendre la terminologie de Pichon, le « Bélier » ne côtoie pas le « Taureau ».

Il faut se souvenir que les réfugiés venus d’Europe se classaient en deux courants du protestantisme : les réformistes luthériens, Rose-Croix et libertaires, et les calvinistes doctrinaires qui fourniront les bataillons des sectes puritaines fanatisées. Ce Dieu biblique de Justice ne pouvait que réfuter l’idée d’un « Dieu esprit créé et ouvert à l’avenir » (J.-C. Pichon). Cette opposition s’actualise au XVIIe siècle avec la reprise des vieux symboles que l’Europe avait oubliés : le « Bélier » et le « Taureau ». Le Bélier biblique est la caractéristique des bergers, les « laineux », les futurs « Nordistes », commerçants et férus de loi. Le Taureau est la marque païenne des « bouviers » que seront les « cow-boys » et les « outlaws » en général, ainsi que les Amérindiens adorateurs du bison, et qui vénèrent les dieux de l’aventure et de la prairie. Voici esquissée, avec l’histoire de Morton, une ligne de fracture qui durera plus de deux siècles. Thomas Morton, dissident spirituel et aventurier, Robin des Bois de la Nouvelle Canaan, est passé à la trappe de l’histoire, et l’on se plaît à imaginer ce que serait devenue la Nouvelle-Angleterre si son combat n’avait pas échoué. Mais ne rêvons pas…



[1] Selon Mircea Eliade, le Cosmos, représenté sous la forme d’un arbre, se régénère comme lui périodiquement, et le printemps est une résurrection de la vie universelle. Des fragments de scénarios archaïques impliquaient des rituels de végétation en Europe, durant lesquels on plaçait un arbre au milieu du village, au printemps ou à la nuit de la St Jean, « l’arbre de Mai » ou « May-pole ». Selon une coutume du Moyen Age, on plantait « l’arbre de mai » pour marquer l’arrivée du printemps. Manifestation de réjouissance, cette plantation pouvait également constituer un acte de défiance, voire d’insurrection. Dès 1583, un Puritain anglais condamnait avec indignation ces survivances païennes qui donnaient le plus souvent lieu à des orgies. Il semble que les marins anglais, vers 1620, aient eu coutume d’ériger un poteau sur les côtes qu’ils abordaient, avant d’y faire la fête. Il semble aussi, que malgré la résistance de l’Église, « la fête de Mai » ait continué à être célébrée (M. Eliade, Traité d’Histoire des Religions, Payot, Paris, 1986, pp. 263-264).

[2] Ce poème plutôt obscur, qui mêle allusions classiques et bibliques, fait notamment appel à Oedipe, Charybde et Scylla, Amphitrite, Neptune, aux Tritons, à Protée, à Samson, à Job et à Esculape (voir C.F. Adams, Jr, « The May-Pole of Merrymount », The Atlantic Monthly, vol. XXXIX, Boston, Houghton, 1877, p. 564).

[3] Comme les Elizabéthains, Morton croit à l’existence de trois domaines dans la Nature (ciel, terre, société), et au système des « correspondances » qui régit l’univers (Connors, op. cit., pp. 74-75).

[4] Cité par J. Delumeau, Mille ans de bonheur, vol. II, op. cit., p. 276

[5] T. Morton, New English Canaan or New Canaan, Amsterdam, Stam, 1637, p. 123 (TM).

[6] Les tribus ont pour noms Abenaki, Pennacook, Massachusetts, Nipmuc, Wampanoag, Narragansett, Pequot, etc.

 

Conclusion

L’histoire de Thomas Morton pourrait passer pour anecdotique si l’on ne prenait en compte l’exceptionnelle dimension utopique de l’Amérique. Sa genèse en effet épouse l’essor des utopies européennes avant de se concrétiser sous sa forme actuelle. L’Amérique a toujours été le laboratoire des rêves les plus fous comme on l’observera au XIXe siècle. Certes, la théocratie calviniste a disparu mais le puritanisme se perpétue à travers la morale et la politique.

Le néo-paganisme de Morton  a suscité une répression aussi excessive que vaine de la part des autorités de Plymouth. Il est douteux toutefois que l’entreprise mythico-libertaire de cet homme de la Renaissance ait eu quelque chance de concurrencer le modèle puritain. Elle était tout simplement prématurée, précédant les schismes qui libéreront peu à peu la Nouvelle-Angleterre du joug calviniste. Si Morton est tombé dans les oubliettes de l’histoire, il eut l’énorme mérite d’incarner une Amérique parallèle, souterraine. On trouve dans la New English Canaan les balbutiements d’une expression littéraire qui cherche confusément sa lumière dans les ténèbres de la wilderness, de même que le grand rêve de Pocahontas, jamais réalisé, d’une fusion entre Blancs et Amérindiens[1]. Car ce qui sépare Plymouth de Merrymount est le rapport à la nature : à la peur de la wilderness qui contraint la communauté « séparatiste » à dresser des murs qui délimitent de façon géométrique l’espace sacré de leur prétendue « civilisation » s’oppose la contre-utopie panthéiste et syncrétique de Morton qui divinise, sans doute naïvement, la nature et ses habitants en y projetant les mythes païens du Vieux Monde. La marque de Morton est avant tout littéraire et artistique : elle annonce la conception mythique, voire métaphysique, de l’espace, que l’on trouvera chez les ténébreux quêteurs de la « limite » (Brown, Poe, Irving, Austin, Hawthorne, Cole, etc.), sculpteurs de l’autre visage d’une Amérique fantôme et insondable qui oscillera toujours entre progrès et régression, rêve et cauchemar[2]. « Retour à l’origine, refus de l’histoire, déni du péché originel, liberté exaspérée, passion pour la nature et pour le primitif » (LAP 239-240) : à sa façon, Morton trace sans le savoir les signes d’une longue piste dont la Californie et Katmandou seront les relais les plus modernes[3]. Est-ce un hasard si la municipalité de Quincy Bay a institué le principe annuel d’un Thomas Morton’s Day dont les pratiques relèvent, semble-t-il, du New Age ?



[1] Voir mon ouvrage Le Nouveau Monde, autopsie d’un mythe, Paris, Ed. Michel Houdiard, 2007, ainsi que le recueil L’imaginaire des nouveaux mondes (avec le concours de G. Bertin), Mens Sana, 2011.

[2] Voir mon ouvrage La terreur et le sacré/La nuit gothique américaine, Ed. M. Houdiard, Paris, 2003. Réédition 2007.

[3] Morton n’est pas oublié. Durant les années 1960-80, des groupes tels que The Thomas Morton Alliance et Barley Moon se sont livrés à des célébrations à Merrymount (Quincy Bay, Massachusetts) et pendant des années fut publié le journal politique Merrymount Messenger. Tous les ans ont lieu à Quincy des Morton Revels lors de la fête du 1er mai, l’occasion de célébrer le souvenir de Morton en érigeant des May-Poles, en dansant et en chantant, avec le concours des tribus locales.

 

Bibliographie :

 

B. Adjadj, « Du Mai à l’Arbre de laLiberté », Notre Histoire, n° 133, Paris, mai 1996

J. Béranger et R. Rougé, Histoire des Idées aux USA, Paris, PUF, 1981

M. Bradbury et H. Temperley ed., Introduction to American Studies, New York, Longman, 1981

C.F. Adams, Jr, « The May-Pole of Merrymount », The Atlantic Monthly, vol. XXXIX, Boston, Houghton, 1877

B.F. de Costa, « Morton of Merrymount », Magazine of American History, Vol. VIII, n° 2, New York, A.S. Barnes & Co, 1882

D. F. Connors, Thomas Morton, New York, Twayne, 1969

J. Delumeau, Histoire du Paradis, Mille ans de bonheur, vol. II, Paris, Fayard, 1995

Jack Dempsey, Thomas Morton of « Merrymount », Scituate, MA, Digital Scanning, 2000

M. Eliade, La Nostalgie des origines, Paris, Folio, Essais, Gallimard, rééd. 1991

________, Traité d’Histoire des Religions, Payot, Paris, 1986

Encyclopedia of Heresies and Heretics, Leonard George ed., London, Robson, 1995

L. Guillaud, Histoire secrète de l’Amérique, Paris, Editions Philippe Lebaud, 1997

_________, La terreur et le sacré/La nuit gothique américaine, Ed. M. Houdiard, Paris, 2003. Réédition 2007

G. Lapouge, Utopie et civilisation, Paris, Weber, 1973

T. Miller et T. H. Johnson, The Puritans, New York, Harper Torchbooks, 1963

T. Morton, New English Canaan or New Canaan, Amsterdam, Stam, 1637

J.-C. Pichon, Histoire des mythes, Paris, Payot, 1971.

__________, Histoire Universelle des sectes et des Sociétés Secrètes, Limoges, Lucien Souny, réed. 1994, 2 vol.

__________, L’Homme et les Dieux, Ste Ruffine, Maisonneuve, réed. 1986.

 

Lauric Guillaud, 2012.

 

 

 

Ce contenu a été publié dans Etats-Unis. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

24 réponses à UNE CONTRE-UTOPIE DANS L’AMERIQUE PURITAINE AU XVIIeme SIECLE

  1. Ena dit :

    I like this post, enjoyed this one thanks for putting up.

  2. Patrick chevin dit :

    Les utopies sont des refus de prendre en compte le réel qui finissent par alimenter une forme ou une autre de totalitarisme quand elles ne s’achèvent pas par un suicide collectif. C’est ce qui se passe actuellement avec l’utopie démocratique… Heureusement, le temps de l’utopie s’achève, et l’histoire reprend ses droits et sa marche au pas forcé…
    Il y a 2160 ans mourrait le vieux roi numide Massinissa, allié de Rome contre Carthage, laquelle se trouvait assiégée par Rome et n’avait plus que deux années de vaine résistance. La puissance en déclin actuelle ne peut être que celle des États-Unis d’Amérique et le nouveau Massinissa n’est autre que le vieux líder máximo, Fidel castro, qui a lâché les rênes de l’État il y a deux ans et de son Parti l’année dernière, et que la presse occidentale (toujours trop « pressée »!) vient, à tort semble-t-il, de donner pour mourrant…
    On peut illustrer la théorie de l’éternel retour de J.C. Pichon par une projection du pôle nord, de par le mouvement terrestre de la précession des équinoxes, sur un demi-cercle qui, pour les signes de l’hémisphère nord (de la Vierge aux Poisson), va du détroit de Bering pour se perdre à la fin des Poissons du côté du Groenland, après avoir traversé, durant l’ère qui s’achève, la Méditerranée d’Est en Ouest…
    Si nous projetons l’ancienne ligne sur la nouvelle, nous obtenons une projection du monde connu des Grecs et des Romains (de l’Atlantique à l’Indus), lui-même reproduisant l’Empire d’Akkad 2160 ans auparavant, sur une mappemende surperposant l’Atlantique et la Méditerranée orientale et le Pacifique à la Méditerranée occidentale…
    D’une part, cette superposition nous permet de mieux comparer les pays par le rôle qu’ils sont amenés à jouer dans la nouvelle pièce, le continent américain correspondant à l’Afrique du Nord, de la Mauritanie à la Palestine, en passant par la Numidie, Carthage, la Lybie et l’Egypte (Bèrberes), face à une Eurasie (Europe et Moyens Orient), où l’Italie fait place à la Russie , L’asie aux Ibères, Celtes, Germains etc… et l’Europe à la Grèce antique…
    Rappelons que le signe du Verseau est le premier de l’Hémisphère sud et que, par conséquent, le Brésil fait figure de favori pour être dans les siècles à venir le centre de cette civilisation…

    • Patrick chevin dit :

      … Ensuite, au Capicorme, la courbe ira se perdre dans le Pacifique pour les cinq signes suivants, ce qui n’augure rien de bon pour la civilisation humaine, à moins qu’elle ne colonise les fonds des océans, l’espace… où que ne surgisse un nouveau continent… bref, encore beaucoup d’utopies en perspectives…

    • André christophe dit :

      Bien au contraire les utopistes justement ont une représentation telle du réel qu’ils veulent le transcender, le modifier, le changer. Vous même avez une croyance telle de l' »Amérique » que vous souhaiteriez vivement sa disparition (votre utopie naturaliste). L’histoire n’est faite que d’utopie (croyances, mythologies, idéologies). L’utopie est justement le moteur rugissant de l’histoire.
      Que les utopies conduisent aux massacres, aux génocides, aux suicides collectifs, peut-être… Doit-on s’en plaindre? Peut-être, à condition de savoir à quel moment cela arrive dans la roue de l’histoire. N’est-ce pas dans les périodes de rejet des Dieux, du Dieu, des croyances, de la réalité mystique que les génocides sont les plus extravagants? Rejet que vous défendez vous même puisque tout ce qui se rapporte à l’irrationnel devrait selon vous se retrouver enfermé dans les hôtels de la psychiatrie.

      • Patrick chevin dit :

        Utopie: 1- PHILOS. Construction immaginaire et rigoureuse d’une société idéale: l’utopie de Fourier. 2- Projet chimérique dont la réalisation est impossible.

        Je ne crois pas aux sociétés idéales, ni à la démocratie, ni qu’une construction imaginaire puisse être un moteur de l’histoire. Par contre, je crois à la prémonition (pas aux prophéties bibliques, écrites après les faits…). Par définition, ce qui se réalise, n’était pas utopique, mais il se peut que les gens le prenait pour tel. Je me souviens très bien avoir été pris, il n’y a pas si longtemps de ça, pour un halluciné pour avoir évoqué la fin de l’euro ou de l’EU, la fin du capitalisme, du consumérisme, une troisième guerre mondiale etc…, tout cela aujourd’hui à l’ordre du jour des discours officiels et des média autorisés… Ce n’était pas de la prémonition mais du réalisme, la faculté de résister à une propagande abrutissante… Mais ce qui est le plus frappant aujourd’hui, si l’on compare avec les décennies précédentes, c’est la généralisation du pessimisme et de la résignation, et on peut se demander quelle est la part de la propagande et celle de la prémonition…
        Je ne souhaite pas la disparition des USA, je l’anticipe. Si vous regardez bien, ceux qui en parlent le plus et en on toujours parlé, et en des termes le plus souvent catastrophiques, ce sont les Américains eux-mêmes. Comme ils n’ont pas un brin de masochisme, je dirait que c’est de la prémonition… Mais ce qui peut contribuer à ce qu’on y adhère également, c’est l’action prédatrice et mortiphère qu’ils opèrent dans le monde… Voyez aujourd’hui l’alliance avec le terrorisme sunnite et la politique du chaos qu’ils mènent afin de se maintenir comme l’unique puissance mondiale, qu’ils n’ont jamais été et ne seront jamais…
        Je parle des États-Unis, pas de l’Amérique, puisque comme je l’ai avancé dans mon post précédent, je vois le Brésil jouer un rôle de premier rang, mais il s’agit là d’une projection à long terme, disons pour la prochain millénaire, au midi du Verseau. Ce qui m’interresse dans cette théorie, c’est surtout sa mécanique et ses évidences lors de leur confrontation avec les faits historique et non les entités mythologiques, magiques et subjectives qu’on leur attribue. Quelque soient les principes actifs dans ces phénoménes, ils sont pour moi naturels et physiques, même s’ils sont pour nous difficilement observables. Je ne crois pas qu’il y ait le matériel d’un côté et le spirituel de l’autre. Disons que c’est plutôt une question de degré et de limitation de notre côté… Avant ce midi du Verseau au Brésil, il y aura la période charnière du passage d’une ère à l’autre, qui verra la Russie jouer le rôle de l’Empire Romain. Mais cette fois la Russie unifiera le Monde, et dans un siècle et demi naîtra une nouvel élan spirituel, qui commencera en Asie pour se répandre rapidement sur l’ensemble du globe, et c’est au Brésil qu’il rencontrera sa plus grande expression. Il ne s’agit pas cependant du Brésil actuel, qui n’est que la gestation du Brésil à venir. De même que le Bresil ne sera pas seul ; lui feront écho d’autres régions du monde comme l’Afrique, l’Inde et la Chine, suivant un axe de part et d’autre de l’équateur. L’inventeur de la formule des « BRICS » ne soupçonne pas la portée de sa trouvaille… Enfin, il se pourrait bien que les régions septentrionales et australes se retrouvent sous la glace après un refroidissement de la planète. J’arrête là mon « utopie »… Merci pour l’attention et cet espace unique.

        • André christophe dit :

          Très bien: alors expliquez nous d’où vient la prémonition?

          • Patrick chevin dit :

            Pourquoi devrais-je tout expliquer?
            Je crois que la prémonition viens du fait que le temps n’est qu’un illusion. Tout a lieu hors du temps et de l’espace, ou si vous préférez au même moment et au même endroit, au temps et au point zero etc… ce qui explique que l’on puisse voir des choses du passé ou de l’avenir, si l’on a le don, ou une sensibilité, ne serait-ce que accidentellement, et pas forcément reproductible…

            • André christophe dit :

              Votre réponse est assez floue. En quoi la prémonition peut concerné le passé? Je ne comprends pas? Finalement ne pensez-vous pas que la question que nous devrions nous poser c’est: pourquoi avons-nous la prémonition de ceci plutôt que d’autre chose? La prémonition, la prophétie … est-elle déjà décidée en amont?

    • André christophe dit :

      Mr Chevin,

      Je trouve votre correspondance cyclique entre Rome et la Russie ainsi qu’entre Carthage et les États-Unis bien malheureuse. Si Fidel Castro était l’ancien Massinissa et non Mao Tsé-Toung je me demande bien qui sera le nouveau Jugurtha cubain qui se fera enfermé par le nouveau Sylla russe? Vous ne semblez pas voir simplement les correspondances entre l’empire Romain, son influence envers tous les pays d’Europe de l’époque, de l’Afrique du Nord, de l’inde, et de l’empire américain d’aujourd’hui. Ne faites vous pas la correspondance entre le sénat Romain et le Sénat américain? La Pax américana et la Pax romana? Le Latin et l’Anglais? Que je sache le FMI, l’ONU, la Banque Mondiale, se trouve sur la côte est des États-Unis. L’OMC se trouve en Suisse comme l’OMS. L’Unesco est à Paris. Quelle sont les organisation internationale russes, cubaines ou chinoises? Quel est le Google russe, le You-Tube russe, le Apple russes, le Microsoft russe, le Twiter Russes, le Hollywood russe? Les conquêtes se font toujours de l’est vers l’Ouest. Napoléons et Hitler s’y sont mordus les doigts en faisant le contraire.
      L’Amérique conquiert son Ouest, l’Asie, qui sera l’apogée de son empire et la marque de son déclin dans 500 ans environs.

      • Patrick chevin dit :

        Il y a autant d’incohérences avec l’autre hypothèse, sinon plus. Tout d’abord, vous confondez les époques en comparant un empire romain à l’aube de son expansion, encore loin de la Pax Romana et des conquêtes de la Gaule, de la Palestine ou de l’Egypte, avec une Amérique au bout du rouleau, dont la puissance factice ne tient que par des artifices et qui selon tous les experts risque de s’effondrer à tout moment (et l’Europe avec elle). Si je vois Massinissa dans Castro, c’est parce que j’associe le continent américain à l’Afrique antique, l’Egypte et les autres royaumes berbères (lybien, numide, mauritanien) se retrouvant dans les civilisation précolombiennes, puis dans l’Amérique latine, au contact des Grecs et des Phéniciens. Vous ne pouvez nier qu’un des principaux obstacle à l’hégémonie des États-Unis est bien la réticence de l’Amérique Latine qui ne partagent ni la langue, ni la culture, ni les valeurs de leur voisins du Nord… Ce n’est pas pour rien si la date marquant la fin de la deuxième guerre punique correspond à la révolution cubaine avec la crise des missiles qui a suivi! D’autre part, je peux vous renvoyer les questions: où sont les Gaulois qui ont envahis et occupé l’Italie et d’où venaient-ils ? Je préfère y reconnaître les mongoles/tatars en Russie… Au dernier débat des élections américaine Mitt Romney a eu la mauvaise idée d’argumenter que les USA avaient moins de navires qu’en 1917 (entrée en guerre des USA)… Mais à l’époque de la première guerre punique, les Romains ne savaient même pas fabriquer des navires, et leur flotte était tout bonnement inexistante, comme celle de la Russie vaincue en Crimée puis par le japon en 1914! Comment dès lors pouvez-vous comparer la vieille puissance maritime et commerciale de Carthage avec la Russie? Quant au Sénat américain, pourquoi ne serait-il pas le Sénat de Carthage, cette ville n’ayant rien à envier à Rome en matière d’organisation politique ?

        Errata: la victoire du japon sur la russie est en 1904 et non en 1914.

        • André christophe dit :

          Parler de Pax Américana aujourd’hui avant qu’elle ne soit véritablement installée d’ici environs 130 ans n’est qu’une tentative prémonitoire. On parle de Pax Américana depuis 1945 environ. Je n’ai quand à moi jamais entendu parler de Pax Russia! Nous serions aujourd’hui à environs 120 ans du début du nouvel empire Romain. Qu’est-ce que 120 ans? Qu’étaient les États-Unis il y a 120 ans? Comme vous le savez tout est déjà en germe bien longtemps avant que les évènements n’arrivent. Ne pensez-vous pas que la Pax Romana était déjà en germe dans la république Romaine avant sa période d’empire? Vous dites que l’autre hypothèse celle de Pichon serait autant incohérente sinon plus que la votre. Connaissez-vous vraiment celle de Pichon? Qu’avez-vous lu de lui? Vous devriez vraiment vous y mettre et commander ses livres d’occasions sur Internet. Je ne vais pas ici à nouveau vous expliquez l' »hypothèse » de Pichon, je l’ai déjà fait et se site est là pour ça. Votre hypothèse à vous est intéressante bien évidemment mais pèche par trop de rationalité. Votre conception de l’histoire est celle partagée par la plupart des historiens qui n’arrivent tout simplement pas à expliquer pourquoi les civilisations meurent et disparaissent sinon par le système de « causalité effet ». Ils n’expliquent pas non plus comment elles naissent. Pour simplifier Pichon considèrent le futur comme un passé en gestation et que demain ne sera que l »ad »venir.

          Cela fait bien longtemps que j’entends parler du déclin des « Etats-unis ». Que l’occident soit en déclin (spirituel), s’est une réalité difficilement contestable. Mais s’il y a un pays en Occident qui mourra avant les autres c’est bien les Etats-unis. C’est le pays le plus cosmopolite du monde, ou un relent religieux est indéniable, ou l’immigration est constante. Ce qui compte ce n’est pas le déficit, la dette, mais bien la Foix qu’on les États-uniens dans leurs pays, leur croyances, dans leur « mythologie ».
          Les Etats-Unis ont un taux de natalité supérieur à tous les pays d’Europe, à la Russie, supérieur même à la Chine. Quand est-il de la Russie?L’immigration la plus importante des États-Unis est mexicaine et chinoise. Quel est l’immigration en Russie sinon celles d’anciens pays de l’URSS. Combien d’États-uniens quittent leur pays pour un autre comparé au nombreux russes qui quittent leur pays?

          Vous dites que l’hégémonie américaine est stoppée par la réticence de l’Amérique Latine (Romaine) qui ne partagent ni la langue, ni la culture, ni les valeurs de leur voisins du Nord. Vous plaisantez! 13% de la population aux états- unis parle espagnol, deuxième du pays. Il y à au moins 50 millions d’hispaniques aux Etats-Unis. Ils ont dépassé les Afro-américains. L’Amérique Latine est complètement américanisée. La démocratisation est une forme d’américanisation. L’importance de la Franc-maçonnerie en Amérique Latine confirme aussi cette américanisation. Au Brésil qui est une république fédérale aujourd’hui le président est élu pour quatre ans et ne peut être réélu qu’une fois. Cela me rappelle un autre pays. Un autre signe d’américanisation est le problème de l’obésité constaté dans quelques pays d’Amérique Latine. Le Taux d’obésité du Brésil va bientôt dépassé celui des Etats-Unis. Ne parlons pas non plus du culte du corps, de la chirurgie esthétique, de la pornographie, de l’existence des gangs, du commerce de la drogue, du monde médiatique, de la télévision, d’internet, qui sont une copie conforme du modèle États-unien. Le monde de la finance de l’Amérique Latine ne ressemble-t-il pas à celui de Londres ou de Wall Street? La Bourse de Sao Paulo est d’une modernité qui jalouserait presque ses soeurs jumelles occidentales. Les Améros Latinos n’utilisent-t-ils pas Google, Microsoft, l’Ipad etc… Ou ne trouve-t-on pas une bouteille de Coca Cola en Amérique Latine, un string, un film de Hollywood?

          Vous écrivez ensuite : « Où sont les Gaulois qui ont envahis et occupé l’Italie et d’où venaient-ils ? Je préfère y reconnaître les mongoles/tatars en Russie… » Sincèrement je ne comprends pas ou vous voulez en venir ni de quelle période vous parlez ? Jamais les Mongols n’ont envahit l’Italie durant l’antiquité romaine ? Ne confondez-vous pas avec les Vandales ?

          Vous parlez ensuite de la flotte romaine à la veille de la première guerre punique qui était pour vous quasiment inexistante. A la veille de la troisième guerre punique malgré la puissance maritime de carthage et de son administration, celle-ci c’est fait raser par Rome. Un siècle plus tard Rome colonisait tout le monde antique grâce à sa flotte et son administration. A la veille de 1914 qu’elle était la capacité de l’aviation américaine sinon médiocre ? Aujourd’hui ils colonisent Mars. Les propos de Mr Romney n’ont aucun sens évidemment et vont à l’encontre de la réalité future.

          Pour en revenir aux similitudes entre Rome et les Etats-Unis d’aujourd’hui, moi qui travaille dans le bâtiment et qui m’intéresse assez à l’architecture, je suis fasciné par les grands monuments américains et autres privés imprimés d’influence néo-classique Antique Grecques et Romaines. Ce qu’on ne voit pas en Russie. De plus moi qui suis spécialisé dans les salles de bains, les piscines, les spas et les hammams je suis aussi fasciné par ces construction que l’on retrouve partout dans les pays développés pour ces pièces d’eau, de vapeur et de chaleur que tout le monde s’arrache. Se sont les nouveaux thermes romains quoi ! L’inventeur du Jaccuzi fut la famille Jaccuzi originaire d’Italie (évidemment) qui est partie s’installer en Californie au début du 20eme siècle. C’est la troisième génération qui lança le véritable jaccuzy avec la pompe d’ hydrothérapie. Leur succès fut incroyable. Sachez que le premier marché mondial pour la piscine est toujours aujourd’hui les Etats-Unis et cela depuis plus de 50 ans. Bien loin devant la Russie.

          Je me souviens dans ma jeunesse d’avoir vu à la télévision tous ces films de péplums hollywoodiens influencés évidemment par les superproductions italiennes d’avant guerres.
          Ce genre cinématographique existe encore aujourd’hui aux Etats-Unis et surtout à la télévision à fait des milliards de recettes. Toutes les grandes Star américaines sont passées par ce genre là. Le péplum est resté un modèle d’architecture de Los Angeles (ancienne colonie espagnole). Je ne connais pas cela en Russie.

          De plus il serait facile de trouver un grand nombre d’auteurs qui ont écris des textes et des livres sur la nouvelle Rome que vont devenir ou deviendrons les Etats-Unis :
          Peter Bender
          Arnold Toynbee
          Alexis de Tockeville
          RUFIN Jean-Christophe
          Bergson
          FERGUSON Niall
          MURPHY Cullen

          Mais Jean-Charles Pichon va bien plus loin car son « hypothèse » englobe la valse cyclique des grandes croyances mythologiques de l’humanité toute entière.

          • Patrick Chevin dit :

            Il s’agit de l’invasion et du joug mongole en Moscovie, pas en Italie, et qui reprend les invasions gauloises en Italie, le saque de Rome etc… Les Gaulois se sont d’ailleurs installés au nord de l’Italie avant la domination Romaine sur cette région et plus tard sur la Provincia romana (notre Provence), tout comme en Russie où les Tatars ont fini par être une composante de la population de souche…
            Rien de semblable aux Etats-unis, où des anglais sont venus supplanter les indigènes, comme les Phéniciens ont supplanté les populations locales (Berbères) en les rejetant aux alentours pour occuper leurs terres, puis les immigrés ont afflué, la plupart mercenaires, comme aux USA, avec les Indiens et les Espagnols, et l’immigration économique…
            L’essor économique des USA est le même que celui de Carthage, les Romains à côté faisaient figure de grossiers ruraux, ils ne faisaient pas partie du club des nantis de l’époque (les Grecs et les Carthaginois). Ils ne le feront qu’après les guerres puniques et les guerres de Macédoine et au détriment des premiers… Et qui sont les Scipion l’Africain et Scipion Emilien sinon Staline et Poutine ?
            Quant à Massinissa, mort en -148 et Mao, mort en 1976, ça fait quand même 35 ans de décalage sur notre écart de 2159 ! Pour trouver l’équivalent il faudrait, à mon avis, regarder du côté d’un chef ibère… Il n’y a jamais eu de conflit entre la Russie et la Chine, alors qu’entre Carthage et les Numides, ils étaient constants…
            Vous raisonnez comme on aurait raisonné avant la troisième guerre punique, avant que les Romains ne réécrivent l’Histoire…
            Pour ce qui est de l’influence américaine au Brésil, je puis vous garantir que malgré les apparences, elles est bien moindre qu’en France, quoiqu’on dise, et elle le sera encore moins à l’avenir, tellement il est évident que la culture de langue anglaise devient minoritaire sur le continent (anglophones: 300 millions, hispanophones 400 millions, lusophones 200 millions, soit le double de latins…). Rome ne peut pas se succéder à elle-même!

            • André christophe dit :

              Décidément j’ai beaucoup de mal à suivre ce que vous écrivez. J’ai l’impression que vous réécrivez l’histoire à votre guise. Sur ce plans là je ne comprends plus du tout sur quelle période vous vous situez quand vous parlez de l’Italie, de Rome, de Carthage et de la Russie. J’ai l’impression que vous mélangez un peu tout. sans doute me trompai-je.

              Vous faites une comparaison entre les écarts d’années dans un cycle de 2160 ans en ce qui concerne la mort de Massinissa et Mao. Mais ceci n’a aucune importance. Vous pourriez ajouter à celle de Mao la mort de son succésseur Deng Xiaoping en 1997 ce qui réduirait l’écart.
              L’écart entre la mort d’Alexandre Le Grand et Napoléon 1er est de 16 ans et pourtant ils ont régner tous les deux près de 14 ans seulement.
              Vous dites qu’il n’y a pas eu de conflit entre la Russie et la Chine. Allez sur ce lien de wikipédia et découvrez ce qui aurait pu conduire à une guerre nucléaire entre les deux pays:
              http://fr.wikipedia.org/wiki/Conflit_frontalier_sino-sovi%C3%A9tique_de_1969
              Les tensions entre la chine et la Russie ont été constantes et les décennies à venir vont nous ouvrir les yeux sur l’amour qu’ils se portent. Ce n’est pas parce qu’il y a eu une troisième guerre punique qu’il y aura une troisième guerre mondiale. Ceci n’a aucun sens de raisonner ainsi.
              Bien sûr que la France est complétement américanisée. C’est normal, c’est la France qui a été la mère des Etats-Unis. Qu’est-ce que l’Amérique sans Diderot, sans La Fayette, sans Louis xiv, sans Napoléon, sans la révolution Française et bien d’autre?
              Qui à permis l’indépendance des colons américains au détriment de l’Angleterre? Vous le savez, la France. Les Etats-unis ont été totalement Francisée et la France totalement américanisé. La première et la deuxième guerre mondiale ont été le rapprochement des Etats-Unis avec l’Angleterre au détriment de la France.
              Aujourd’hui Les Etats-Unis américanise le monde, entendez les mythes américains envahissent le monde: « la démocratie, la liberté, le capitalisme, le consumérisme » etc…
              Concernant la langue sachez que du latin Archaïque au Bas Latin cette langue c’est adaptée à toutes ces époques en passant par le Latin dit classique. Entre l’anglais de Shakespeare
              et l’anglais texan il y a des différences incroyables. L’anglais de demain s’adaptera en fonction de ses besoins (spanglish) et cette langue à encore une grande vie devant elle. De plus cette importance que l’ont donne à la langue n’est pas si grande que l’on pense. Demain tous les hispanophones, tous les lusophones, tous les russophones, tous les européens, tous les chinois, tous les arabes et tous les asiatiques parleront l’anglais, une forme d’anglais. Tout le monde sera au minimum bilingue, sinon trilingue. Mais je suis persuadé que le russe aura disparu. Qui parle encore aujourd’hui sur notre planète le phénicien ou le punique comme on le parlait à Carthage. L’influence du latin et du grec dans la langue anglaise (surtout par le français) est indéniable. demain l’espagnol autre langue latine enrichira encore l’anglais. Et ce sont les Etats-unis qui le permettront, par son rôle administrateur du monde de demain, pas la Russie. Dans quelle langue trouve t-on encore aujourd’hui des traces du Punique ou du phénicien? Peut-être dans la langue Arabe mais surtout pas dans le Russe.

              • Patrick Chevin dit :

                Pourquoi trouverait-on des traces de phéniciens dans la russe? J’établis des correspondances entre les nations et de là j’extrapole aux langues de ces nations. C’est ce qui me fait dire que l’anglais (punique) disparaîtra avant le français (grec) et le russe (latin). Mais le latin n’a vraiment dominé qu’au moyen-âge et pas dans tous les territoires de l’empire…
                Pour la comparaison entre Alexandre le Grand et Napoléon premier, il faut retenir un écart de 2144 ans (ne me demandez pas pourquoi…) et vous aurez la correspondance entre, d’un côté, la prise de pouvoir en Grèce par Philippe, père d’Alexandre, l’invasion de l’Empire perse par son fils, Alexandre, et finalement sa mort en -323, et de l’autre côté, la prise de pouvoir par Napoléon (Directoire), la dernière victoire contre l’Autriche, la Prusse et la Russie, qui s’achève par une alliance avec l’Empereur Pavel, et enfin la mort de Napoléon à Ste Hélène en 1821… Et si les Ptolémée (Grecs) ont règné sur l’Egypte, c’est pas sans rapport avec l’influence du bonapartisme en Amérique latine…
                Lorsque Napoléon Bonaparte envisageait une éventuelle défaite et une douce retraite, il pensait aux États-Unis d’Amérique… Sa campagne de Russie, entre autre chose l’en a peut-être empêché… Quant à Alexandre, la mort l’a fauché avant qu’il puisse attaquer Carthage, sa future campagne de Russie, qui aurait pû lui valoir un exile en Italie…

                Errata (encore!): pas le Directoire mais le Consulat, bien sûr!

                • André christophe dit :

                  Votre raisonnement est vraiment étonnant ?
                  Vous reconnaissez la correspondance cyclique entre Alexandre le Grand et Napoléon, comme Pichon, vous expliquer l’échec de Napoléon devant la Russie et l’impossibilité d’Alexandre de battre Carthage parce qu’il est mort trop tôt et vous ne pouvez vous résoudre à voir dans la Russie (le communisme) la nouvelle Carthage.
                  De plus pouvez-vous voir dans l’Espagne la nouvelle Perse et dans le Mexique la nouvelle Egypte ? J’en doute bien évidemment.
                  Vous pensez que l’anglais disparaîtra avant le français et le Russe. Je pense évidemment tout le contraire. Le français tellement anglicisé a déjà un pied dans la tombe et le russe gèle de son déclin démographique. Comme je vous l’ai déjà dit dans cent ans tout le monde parlera anglais, ou spanglais mais quel citoyen Etats-unien parlera français, russe, chinois, japonais, coréen, portugais etc… si peu.
                  Vous parlez aussi de la domination du latin au moyen-âge.
                  Ce n’est pas une question de domination. L’utilisation du latin au moyen-âge avait cette prédominance justement parce qu’elle était connu de tous les peuples (Eglise) et surtout des « Elites » depuis l’antiquité et surtout depuis le bond du Christianisme. Le latin est devenu la langue commune que l’on parlait dans tous les monastères d’Europe ce qui à permis à cette époque un grand développement spirituel, culturel et artistique. De là sont nées les langues romanes dont l’ancien Français qui fut aux 17 siècle la première langue mondiale. L’anglais est aujourd’hui la langue d’échange international la plus employé dans les milieux professionnels, dans toutes les instances internationales et dans tous les réseaux sociaux internationaux.

                  • Patrick Chevin dit :

                    Je dois reconnaître qu’avec le coup d’Alexandre/Carthage et Napoléon/Russie, je me suis pris à mon propre piège, en inversant les rôles sans m’en apercevoir, j’ai fabriqué un contre-exemple… Alexandre envigea bien de marcher sur Carthage à partir de l’Egypte, ce qui sous-entend que Carthage n’était pas l’alliée des Grecs. En fait, ils étaient concurrents, avant que Rome ne surgisse… La conquête (éphemère) de l’Empire Perse, ne correspond pas à la campagne de Russie, mais plutôt de l’Europe centrale (Empire Austro-hongrois), à la suite de laquelle la Russie est devenue l’alliée de Napoléon, avant que les anglais ne fassent assassiner le Tsar … La conquête de la Russie était de toute façon impossible, et par conséquent, elle ne compte pas… Bien sûr on peut considerer que les Russes sont les Perses/Parthes et qu’il y aura une frontière entre eux et l’empire romain/américain. J’ai toujours envisagé cette possibilité tout en la rejetant, car pour moi rien ne rapproche la Russie de Carthage…

                    • Patrick Chevin dit :

                      Napoléon a épousé une princesse autrichienne pour des raisons politiques à l’instar des généraux d’Alexandre en Mésopotamie… Mais au delà de la Mésopotamie et la Perse peut êtres comparée au monde musulman, l’Empire Otaoman et l’Egypte ou Napoléon est allé guerroyer et où il a laissé une armée, une administration et la langue française…

  3. Ping : Wendy

  4. André christophe dit :

    Je ne comprends pas très bien votre comparaison entre le « monde Musulman » et l’empire Ottoman et l’Egypte. Ou se trouve le cycle de 2159 ans la dedans avec l’époque de Napoléon???

  5. Patrick Chevin dit :

    En effet ma phrase n’est pas claire et le raisonnement, fuyant. C’est peut-être la colonne étriquée qui m’a empêcher de bien voir ce que j’écrivais…

    L’écart entre Alexandre le Grand et Napoléon Bonaparte est de 2144 ans seulement. La France correspond à la Macédoine et l’Europe Occidentale, à la Grèce et à l’Asie mineure. L´Ère napoléonnienne va du Consulat à sa mort et correspond à l’ère d’Alexandre, de la prise de pouvoir en Grèce par son père à la mort d’Alexandre. À la conquête de la Perse (-333) correspondent les guerres de la cinquième coalition (1809). En 1810, l’Empire napoléonien est à son apogée et Bonaparte épouse marie-Louise d’Autriche. Alexandre, encouragera ses généraux à épouser des princesses de l’ex-empire perse, d’où l’idée que l’Empire Perse (Assyrie, Macédoine, Perse…) correspond à l’Empire multinational austro-hongrois, et non pas à l’Espagne/Portugal, qui apartiennent à la Grèce antique, et sont, tout comme les Phéniciens pour Carthage, à l’origine de colonies en Afrique (Amérique)… Évidemment il y a loin géographiquement entre l’Empire Perse et l’Italie par rapport à l’Empire d’Autriche et la Russie… Disons qu’il y a l’Empire Otoman, qui en tant que puissance asiatique (les Turcs de Turquie et d’Asie centrale), à l’instar des Mongols, des Indiens/Pakistanais et des Chinois, correspondent aux peuplades européennes, Ibères, celtes et Germains… Donc, géographiquement, ça se tient assez bien…
    Évidemment, je suis à cent lieues de JC Pichon, et mon analyse est infiniment plus simpliste que la sienne. Je me contente d’établire des correspondances entre les faits sans considérer les principes actifs sous-jacents de nature mythique auquels je ne crois pas vraiment… Je me contente d’intégrer le principe des douzes ères zodiacales comme quelque chose de mécanique, de la même façon que la prévison astrologique et les valeurs attribuées aux planètes, secteur, et angles du ciel (notamment l’ascendant) ne me convainquent guère…). Évidemment, les correspondance géographiques que je prends la liberté d’établire peuvent s’avérer scabreuses, mais superposer les deux océans du monde contmporain (voir guerres mondiales et actualité encore aujourd’hui…) aux deux mers du monde gréco-romain, me semble assez pertinent. Mais je tiens à préciser que cette hypothèse géographique est surtout circonstantielle et n’a rien à voir avec l’attribution à la Russie du rôle de Rome, et aux États-unis de celui de Carthage, qui lui est antérieure…
    Tout comme les Guerres punique et de Macédoine, les Guerres mondiales sont un processus continu, de 1895 (agression Italienne contre l’Ethyopie et japonaise contre Formose/Taiwan, rivalité impérialistes au Maroc, en Tunisie, en Iran etc…) à 2013/14… Cela signifie que l’année prochaine, et peut-être même cette année, nous en verront le dénouement, qui sera selon moi, avec ou sans guerre le retrait des États-unis comme puissance majeure sur le scène mondiale et son remplacement définitif par la Russie/Eurasie. Je précise au passage, pour appuyer ma thèse, que l’inverse ne saurait prévaloir, étant donné que la Russie n’a jamais exercé ce rôle, et que les États-unis, par contre, l’ont exercé tout au long du XXe s. et même dès la XIXe… En gros, depuis leur indépendance et la chute de napoléon (Alexandre) qui correspond à la assujétissement de la France à l’Angleterre en matière de politique étrangère et coloniale, puisque Carthage est punique, comme les EUA sont anglo-saxons… La Russie, tout comme Rome, s’est établie contre les invasions de l’Est ( pour Rome, les Gaulois) et de l’Ouest, Teutons, Polonais, Allemands ( pour Rome les Grecs, au sud de l’italie)… Tandis que carthage (GB/USA) dominait la navigation et le commerce en Méditerranée…
    Ainsi, le monde de demain (au sens le plus immédiat) serait un monde multipolaire, mais organisé à partir d’un centre, qui serait l’Eurasie et l’Océan Arctique (Europe-Russie-Canada), autour duquel se formeront des régions satellites, latino-américains, africains, Indiens, Chinois, ces deux derniers jouant un rôle économiques important dans les deux premiers…).
    Il semble qu’en cette fin d’année, les pousse-au-crime et les vat-en-guerre soient impatient d’en découdre… Si le 21 décembre du calendrier maya ne nous conduit pas à la fin du monde, il pourrait très bien nous apporter la fin d’un monde: impasse de l’économie globale et faillite de son système bancaire, faillite des États européens et américains (et peut-être l’éclatement des EUA en tant qu’État fédéral), déplacement vers l’Est du centre économique du monde, disparition des États-nations, crise de la démocratie et retour vers des formes multinationales et autocratique de gouvernement à l’échelle continentale… Bref, la fermeture de la parenthèse de notre utopie ou de notre « lokayata », pour paraphraser J.C. Pichon.

    • Patrick Chevin dit :

      Pour l’Egypte, je la situe comme les États berbères et Carthage, sur le continent américain (civilisation pré-colombiennes, et Amérique latine (d’où l’influence napoléonnienne/Grecque) au Sud, en opposition aux Anglo-saxons au Nord (Phéniciens)…

      • Patrick Chevin dit :

        J’ai oublié de vous répondre sur le Mexique. Je me suis déjà corrigé à propos de l’Espagne, qui pour moi est la Chine, tandis qu’à la Perse antique correspondrait l’Empire Austro-Hongrois… Le Mexique, comme le reste de l’Amérique latine, correspond aux États berbères de l’Afrique du nord antique colonisée par les Grecs (dont l’Egypte des Ptolémée) et les Phéniciens (Carthage). À cet égard, on peut citer les tentatives de Pyrrhus (Napoléon III) contre Rome (Russie-Crimée) et contre Carthage (Empereur Maximilien au Mexique). Cependant, lorsque je parle de l’influence napoléonienne en amérique latine, ce n’est pas à ce dernier épisode que je pense, mais bien à l’influence de l’épopée napoléonienne (Napoléon I) sur les « Libertadores », San Martin, Bolivar, Sucre, Pedro I, etc…

        • Permettez-moi de compléter la série des Scipions:

          Première guerre:

          Scipion, Asina > Lénine: la monarchie russe, impopulaire et vaincue par le Japon, puis par l’Allemagne, aurait sonné le glas de la Russie, face au appétits occidentaux (emprunts russes, soutien armé à la contre-révolution), y compris en cas d’une victoire des révolutionnaires modérés, devenus contre-révolutionnaires (Menscheviks, SR…).

          Deuxième guerre:

          Scipion, l’Africain > Staline: Hitler a été vaincu par l’Urss contre laquelle il concentrait 75% de ses troupes… Sans les Russes (20 millions de morts!), le nazisme aurait triomphé, au moins en Europe et en Afrique, et signé une paix séparée avec les Anglo-saxons (Carthage)… Ce sont les Russes qui sont entrés à Berlin et à Vienne…

          Troisième guerre:

          Scipion, Émilien > Poutine: sans lui la Russie aurait suivi le chemin préparé par Gorbatchov et Eltsine, c’est-à-dire la capitulation face aux manigances de l’Otan, le désarmement, l’éclatement en une multitude d’états fantoches, et le pillage de ses richesses notamment en Sibérie…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *