Les signes des temps

Les signes des temps

 

Un jour, j’ai appelé Jean-Charles au téléphone et lui ai dit combien j’étais frappé par le nombre et la fréquence des symptômes de la mutation des temps qu’il a décrite dans ses livres. Il me semblait que nous nous approchions bien vite du Grand État, de cette machine à broyer les individus et les peuples. Lui-même, ayant prévu tout cela, n’était pas moins surpris de la vigueur du mouvement. L’empire planétaire est en gestation dans le ventre du monde et montre son visage de plusieurs façons.

Un symptôme : le retour des gladiateurs.

 Un sociologue des médias, Jean-Serge Baribeau,écrivait en 2010: « Dans certains pays, les émissions de téléréalité flirtent de plus en plus avec la mort. C’est là l’ultime étape qui ne peut que succéder à un ensemble d’étapes antérieures, de plus en plus basées, au fil du temps, sur l’ébaubissement, sur l’époustouflant, sur le palpitant, sur le “ dégradant ”, sur le scabreux et sur le “ scandaleux ”. » Il ajoutait : « Certaines personnes sont déjà décédées dans le cadre d’émissions de téléréalité. Quand verrons-nous le retour du “ sacrifice humain ” en direct, comme se le demande pertinemment le philosophe Michel Serres? » (Jean-Serge Baribeau, « Une funeste téléréalité qui entraîne le “sommeil éternel” », Le Devoir, 10 avril 2013.)

Ces paroles prennent tout leur sens avec la mort récente d’un candidat de l’émission de téléréalité française Koh-Lanta, suivie du suicide du médecin de service, accusé d’être responsable de cette mort. Il le niait, mais s’est tout de même auto-sacrifié. Dans un certain nombre d’années (les paris sont ouverts !), peut-être ces deux morts auraient-elles été montrées aux téléspectateurs fascinés.

Autre exemple: l’effacement des sexes.

 Le phénomène est beaucoup plus large que le mariage gai et l’adoption par des couples homosexuels. Le journaliste Christian Rioux écrivait, il y a quelques jours (Le Devoir, 12 avril 2013):

On a beaucoup ri il y a quelques années d’un exercice du cours d’éthique et de culture religieuse. Des élèves devaient dire s’ils étaient un « garçon », une « fille » ou « je ne sais pas ». Depuis, ce genre de bizarrerie n’a cessé de se répandre. On retrouve le même choix de réponses ubuesques dans une enquête du Conseil des arts et des lettres du Québec. Le Conseil des arts du Canada est encore plus « créatif » – normal pour des artistes, direz-vous. Dans un de ses questionnaires, il demande si vous êtes « homme », « femme », « transgenre » ou « autre ». Ce dernier choix étant heureusement suivi de la note « veuillez préciser ».

Le jour n’est pas loin où les déclarations de revenu seront ainsi rédigées.

 

La très luthérienne Suède a poussé jusqu’à la caricature cette nouvelle idéologie, non plus de l’égalité, mais de la « neutralité sexuelle ». Nombre de garderies suédoises refusent toute distinction entre filles et garçons dans les jouets et les jeux. Parodiant Orwell, certaines vont jusqu’à pratiquer une novlangue. Elles utilisent un nouveau pronom neutre (« hen ») afin d’éviter le « il » (han) et le « elle » (hon), jugés

discriminatoires. Pour la même raison, une marque de vêtements suédoise a supprimé les rayons filles et garçons de ses magasins. Sans s’esclaffer, des députés sont allés jusqu’à proposer d’éliminer les pissotières au profit de « toilettes neutres » afin d’éviter les catégories sexuelles.

 

Sous prétexte de lutter contre les discriminations, il faudrait donc biffer toute référence au sexe, comme si celui-ci était par essence discriminatoire. Il faudrait le remplacer par cette nouvelle idée de « genre » (gender) venue des États-Unis. Contrairement au sexe qui est un critère à la fois biologique et anthropologique, le «genre » serait entièrement subjectif et lié à l’idée que chacun se fait de lui-même et que la société se fait de chacun. Les attributs du sexe, comme celui de pouvoir ou de ne pas pouvoir enfanter, s’effaceraient comme par magie. On ne naîtrait plus homme ou femme, mais simple « individu ». Tout étant relatif et culturel, l’homme enfin devenu démiurge pourrait ainsi choisir son sexe comme on coche une case dans un questionnaire du Conseil des arts.

 

On frémit en entendant un tel discours qui n’est au fond que la version sans sexe (et non plus sans classe) de « l’homme nouveau ».

 

Autre phénomène: l’effacement des États.

 C’est un processus planifié de longue date; le 17 février 1950, le banquier James Paul Warburg déclarait devant le Sénat américain: “ We shall have World Government, whether or not we like it. The only question is whether World Government will be achieved by conquest or consent. ” Depuis, la conquest poursuit son cours, et prendra une ampleur bien plus grande dans les décennies à venir. En 2001, je m’étais attaché à décoder le sens du mot hémisphere.

HEMISPHERE

 

(Le Devoir, 4 mai 2001).

 

À SUIVRE.

André Lemelin

Le 18 avril 2013

Illustration Pierre-Jean Debenat

Illustration Pierre-Jean Debenat

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19 réponses à Les signes des temps

  1. Je remarque que, dans les comparaisons que l’on est amené à faire entre la Rome antique et les EUA, on fait toujours référence à un état avancé, sinon achevé, de l’Empire romain, alors que selon notre calendrier précessionnel, nous n’en sommes qu’à l’époque de la troisième guerre punique et quatrième guerre de Macédonienne, donc sans arène ni gladiateur, sans novlangue, sans empire encore, et le territoire romain commence tout juste à déborder les limites de l’Italie…
    Or il me paraît essentiel, pour raison et proportions garder, de s’en tenir à une observation suffisament rigoureuse de cet écart dans le temps, qui est la durée d’une ère zodiacale, laquelle ne saurait s’étendre au delà de 2160 années…
    En fait, beaucoup de « retours d’évènements » se produisent avant cette échéance, au bout de 2150 années le plus souvent, ainsi la parallèle obligé entre Alexandre le Grand et Napoléon Bonaparte, doit être finalement écarté, puisque dépassement largement les 2160 ans, au profit de celui entre le même Bonaparte et le père d’Alexandre, Philippe II de Macédoine, au point que leurs dates de naissance et perte du pouvoir coïncident à un intervalle de 2151 ans…
    Les guerres napoléonniennes sont donc celles de Phillipe II contre les Illyriens, les Péoniens, Sparte, Athène et la Ligue Achéenne, avant d’envisager de s’attaquer à la Perse en Asie mineure, qui en l’occurence corresponderait à l’empire Otoman de l’époque moderne…
    Si son fils Alexandre a bien mené, pour le compte de son père, son « expédition en Egypte », on ne peut pas dire qu’il ait fait de la Perse un véritable empire, pas plus que Napoléon n’eut jamais l’intention de conquérir l’Empire russe, ni même otoman, tout juste aura-t-il ouvert la voie de la colonisation de l’Afrique du nord-ouest, nos états hellénistiques…
    Puisqu’il est question plus haut d’hémisphères, précisons que les régions que je viens de mentionner correspondent à la Méditerranée orientale, jusqu’à l’Adriatique et Carthage, et englobent notre Europe (Grèce antique), notre Afrique (l’Asie antique) et partiellement notre Amérique (Afrique antique) jusqu’à Carthage (EUA), et qu’au delà, dans l’autre hémisphère (la Méditerranée occidentale), se situe le reste du monde, et notamment le Pacifique, où Rome (la Russie) affronte ses adversaires puniques, ibères et celtes (Asiatiques)…
    Ainsi, notre nouvelle Carthage, emmurée dans ses remparts, où elle pense pouvoir protéger ses trésors et faire rebondir son prospère commerce, vit encore d’en l’illusion de son invincibilité et de sa pérennité…

    • André dit :

      L’empire américain est déjà incroyablement là sûr toute la planète.
      Des centaines de bases millitaires Américaines sont là implantées un peu partout sur la planète. Vous oubliez le syncrétisme de l’Air. Pensez aux satellites, aux drônes, à Internet, à Google, à l’empire par les ondes… Il faut toujours en revenir au Mythe, aux croyances, pour tenter de comprendre la concordance des cycles précessionels.

  2. Patrick Chevin dit :

    Les Etats-unis n’ont tout de même pas le monopole des airs, même s’ils sont du signe des Gémeaux… Ou alors ils l’ont comme Carthage avait celui de la mer… l’Union soviétique, qui était du signe du Verseau, signe fixe d’air, a bien précédé les US dans la conquête de l’espace, obligeant ces derniers à monter l’opération Apollo onze, leur premier gros bluff… et avant cela le premier vol sur aéroplane fut bien celui de Santos-Dumont le brésilien, pour le compte de la France, tandis que les Frères Wright s’étaient bornés à planner sans autonomie de vol, comme on lance un caillou…
    Il est vrai que la communication courre les ondes en anglais d’un coin à l’autre du globe, mais il n’est pas moins vrai qu’ìl y a 2160 ans les marins et commerçants du pourtour méditerranéen , et alentours ne s’exprimaient pas en latin…
    Mais il existe encore une voie intermédiaire à explorer. Si l’on admet que le futur empire s’est déjà dessiné à la faveur des deux premiers conflits mondiaux, alors on peut rejoindre Georges Orwell, auteur du roman de science-fiction « 1984 », en émettant l’hypothèse des trois Romes: l’Oceania (Otan), l’Eurasia (la Russie) et l’Eastasia (la Chine), tandis que notre Carthage et autre Corinthe sont les états-nations et les peuples souverains…

    • André dit :

      Encore une fois vous prêcher par trop de rationalisme. Les écarts de temps entre les ères précessionnelles n’ont pas d’importance. Le temps peut parfois ralentir, l’orloge peut parfois se reposer et s’accélérer à la guise du mythe. Alexandre le Grand a bouleversé par ses croyances, ses actions , le monde de son époque, comme Napoléon l’a fait à la sienne. Il y a eu trois guerre puniques, il y aura-t-il trois guerres mondiales? Peu importe, ce qui compte c’est comment un mythe se meurt et comment un nouveau arrive. Fin du mythe d’Amour et début du Mythe de Liberté. Que se passe-t-il dans le monde aujourd’hui en comparaison avec ce qui s’est passé il y a environ 2160 ans entre la fin du Mythe de Justice et le début du mythe d’Amour?

      Vous dites que les USA n’ont pas le monopole de l’espace. Libre à vous. Pourtant les moyens qu’il y mettent, qu’ils y ont mît et qu’ils vont encore mettre demain sont colossaux devant ce que pourra faire la Russie. L’empire Romain il y a 2160 ans après avoir rasé Carthage n’en était encore qu’aux prémisses de son empire. Il en était terminé de la domination des mers par Carthage. La guerre des étoiles pronée par Reagan à en quelque sorte mît à terre l’Urss. Les États-Unis n’en sont encore qu’aux prémisses eux aussi de leur empire. Il n’est rien encore par rapport à ce qu’il sera demain. Leur domination est sans fin jusqu’au jour ou ils s’effondreront eux aussi. Après la fin de Rôme, Carthage est redevenue puissante, mais le monde avait changé. Demain la Russie ou plutôt un retour universel aux mythes marxistes reviendra après la disparition des États-Unis. Mais le monde aura bien changé et il nous est bien impossible aujourd’hui de pouvoir le concevoir.

  3. Patrick Chevin dit :

    J’ai l’impression que la seule raison qui fait qu’on attribue aux États-unis le rôle de la Rome antique est le constat, erroné à mon avis, de leur domination présente. Une puisance dominante n’a pas recours au mensonge, au complot, aux mercenaires, aux agressions tout azimut, aux assassinats, à la fuite en avant, ne pratique pas la politique de la terre brûlée, et du chaos organisé, tout simplement parce que ce n’est pas nécessaire si vraiment elle domine…
    Mais le plus difficile pour moi est de voir le rapport qu’il y aurait entre la vieille cité marine de Carthage ayant jadis dominé par sa puissante flotte le commerce en Méditerranée et la Russie/Urss…
    Rome est passé de royaume à république pour devenir empire, tandis que Carthage comme les USA, sont passés de colonies à ploutocraties. La Russie peut très bien être passée du servage au communisme pour aller vers une nouvelle forme de gouvernement à sa mesure et convenance…
    Il y a bien sûr une certaine flexibilité du temps qui sépare les évènements en relation, mais trop d’élasticité nous permettrer de comparer l’incomparable car pour tout moment historique on trouve quelque chose de plus ou moins équivalent dans le passé…
    Beaucoup de lieux communs d’aujourd’hui ne sont que des mirages de la désinformation et du conditionnement des esprits, mais je crois que nous avons atteint le point d’étirement maximum de l’élastique et que, dès cette année, tout deviendra clair, y compris pour moi, si je me trompe…

    • André dit :

      « Une puissance dominante n’a pas recours aux mensonges etc… » !!!???
      Vous pensez vraiment que Rôme, comme la plupart des pays hellénistiques, n’était pas corrompue, adepte des complots, des mercenaires, des agressions tout azimut, des assassinats, de la fuite en avant, ne pratiquant pas la politique de la terre brûlée, et du chaos organisé???
      Deuxième désaccord:
      N’avez-vous jamais entendu parlé des 13 colonies de l’empire britannique d’Amérique du Nord qui ont donné naissance aux États-Unis. De plus les territoires conquis par Rome sur toute « l’Italie » de l’époque se sont fait aux détriments des peuples étrusques, ligures et Vénètes ,d’autres colonies en sommes, comme la république États-unienne s’est faites aux détriments des Amérindiens.
      L’erreur à ne pas commettre il me semble c’est de faire des comparaisons, à défaut plutôt d’y voir des concordances de mythes et de croyances, entre Rome et les Etats-Unis ainsi qu’entre Carthage et La Russie.
      Vous parlez de lieux communs inhérents sembleraient-il à notre époque. Mais vous même à quelle désinformation êtes vous prisonnier, à quel conditionnement d’esprit êtes vous vous même l’obligé?

  4. Patrick Chevin dit :

    N’allez pas imaginer que je défens mordicus mon point de vue, même si c’est l’impression que je laisse. Ce mode affirmatif et provocateur n’est qu’une façon de tester mes convictions, un peu comme une garantie de liberté face aux conditionnements qui nous assaillent et desquels je m’efforce de m’afranchir, contrairement pas ce que vous suggérez.

    Les EUA sont bien une colonie anglo-saxonne (et un peu hollandaise), qui a éliminé les amérindiens autoctones et s’est développée au détriment d’autres colons de langue latine, espagnols et français (et russes en Alaska). Ils ont bien joué un rôle prépondérant dans la monde, prennant en cela le relais des Britanniques, à la faveur des guerres mondiales, surtout la deuxième…

    Rome n’était pas une colonie, et elle a conquis son territoire contre des peuples voisins, de même rang et origine et qu’elle a assimilés après les avoir vaincus. Le plus grand danger pour Rome a été les invasions gauloises, qui n’ont pas d’équivalents aux EUA, et le parachèvement de la conquête de son espace propre (l’Italie), contre les colons grecs, dont ils subiront une ascendance linguistique, culturelle et religieuse pendant plusieurs siècles après les guerres puniques et macédoniennes… Donc encore une fois, pas d’équivalent…

    À l’opposé, Carthage était bien une colonie phénicienne, en concurrence avec les colonies grecques (français/espagnols) et à la veille de sa destruction par Rome (cette année donc..) elle avait de longs siècles durant domminé la méditerranée, alors que Rome (Russie) n’en était qu’aux prémices de sa puissance politique et militaire sur le pourtour méditerranéen… Que je sache, la Russie, à laquelle vous attribuez la rôle de Carthage, ne s’est pas illustrée, au cours des siècles passés par son emprise commerciale sur le monde…

    J’avoue avoir quelques difficultés avec l’approche mythique à cause du manque d’objectivité et de précision de concepts par trop élastiques comme en astrologie où on fait dire un peu tout à n’importe quoi, puisque tous les éléments contiennent potentiellement leurs opposés et que les signifiants se superposent presqu’à l’infini (signes, planètes, maisons, aspects, voire pour certains les étoiles fixes et les degrés monomères…). Si en plus vous laissez de côté, ou relativisez au delà de raisonnable la durée du retour de l’evènement, alors on est dans le flou total…

    Un peu de patience: si cette année la domination US prend un ascendant définitif sur l’Europe, l’Amérique latine et la Russie, alors c’est que vous aviez raison! Sinon…

  5. Patrick Chevin dit :

    J’ajouterais que les Russes n’ont pas pour les Américains la haine que nourrissaient les Carthaginois pour Rome et que celle-ci, après avoir décidé d’éliminer sa rivale, n’a pas pensé un instant à exploiter son nouveau territoire, alors que l’intérêt principal des USA après la fin des fausses rivalités idéologiques est bien de faire main basse sur les richesses de la Sibérie, tandis que personne n’imagine que les Russes puissent s’intéresser au territoire des États-unis. La volonté de détruire Carthage répondait plutôt à une logique défensive, de même pour Corinthe, et non pas à une volonté de conquête…

  6. Jin Yu En dit :

    J’ignore si les Etats-Unis d’Amérique sont Rome ou Carthage.

    Toutefois, je sais trois choses dont je voudrais vous faire part, Messieurs André, Patrick Chevin et Debenat.

    D’abord, ce pays est sous domination Protestante, car même les athées là bas sont fondamentalement des Protestants. Par ce que, toutes Religions, comme vous, Ô lecteurs de Jean-Charles Pichon le savez certainement, ne sont rien de moins que des modifications de la psychologie de masse, intervenant périodiquement sous l’effet de la mécanique de l’Eternel Retour : c’est pourquoi même les athées là bas sont en général des « chrétiens non-théistes » plus qu’autre chose.

    Or, le Protestantisme représente l’hérésie du Poisson retournant vers le Bélier, c’est à dire la Religion fille retournant vers la Religion mère déchue ; comme notée dans la Frise Pichon, en 1260-1440 YHWH le dieu de Justice cause la perte du dieu d’Amour qui de façon déconcertante attendait quelque soutien de sa part… Comme remarqué dans cette même frise, la Maçonnerie est une émanation du Protestantisme. Tous ces gens là sont victime du désespoir causé par la Mort de Dieu (celui des Poissons) et de l’Impatience qui précède la naissance du dieu nouveau (en l’occurrence, le Verseau).
    Par conséquent, ce qui faut regarder ce n’est pas simplement les pays ; dans ce jeu de la géopolitique il faut aussi et surtout prendre en compte les sociétés secrètes les plus puissantes et influentes… c’est à dire la Maçonnerie et le lien qu’elle forme entre les USA et la Grande-Bretagne, les deux pays qui ont le plus servis de base opérationnelle aux adeptes du Bélier, et Israël maintenant.[…] Dans ce qui nous intéresse, le Frankisme et les Marannes représentent ces adeptes du Bélier qui ont endurés et complotés pour le déclin du dieu Poisson, tout en étant les jouets de l’Eternel Retour, comme les adeptes du Taureau défunt l’avaient étés avant eux.

    Secondement, et pour évoquer un autre sujet, je rappellerais que quelque soit le domaine, que l’on joue aux échecs, que l’on fasse de la communication, du marketing, ou que l’on soit en charge de stratégies militaires de hautes-échelles (états…) ; il est toujours extrêmement difficile, risqué et compliqué de changer de Stratégie.

    Pourquoi est-ce que je dis cela ?

    Les Etats-Unis sont le fer de lance du progrès technologique, Rome ou Carthage, c’est là qu’il y a concentration de cerveaux et de moyens pour améliorer la technologie Humaine. Je vois mal out ce bazar être déménagé de façon adroite et efficace dans d’autres pays, pas sans retard et handicap considérables (notamment niveau coordination et redistribution des résultats obtenus).

    Troisièmement, je connais encore assez mal le travail de Jean-Charles Pichon, mais il me semble à moi qu’il n’a pas tout prédit… j’ai beau cherché dans les données que j’ai récoltées, je ne trouve rien sur l’année 2030. Or, plus je contemple l’abysse avec intensité, et plus je vois de choses converger pour cette année 2030.

    Par exemple, d’ici à cette année là, dans les pays développée, il y aura au moins 45% des métiers composants le marché du travail qui seront automatisés ! Je crains que les problèmes de société ne seront pas adressés avant que le dieu prophète du Verseau ne rallie les masses (il serait facile pour moi de régler le problème, mais je doute que « Dieu », la Fortune, le Cosmos… ne me laissent faire).

    Autres exemples très importants… en 2030, le Gange et le Fleuve Jaune seront tous les deux asséchés, si les Chinois et les Indiens ne prennent pas les mesures concrètes nécessaires pour résoudre la situation. Et on sait tous qu’en société matérialiste, l’argent est la seule chose sacrée… par conséquent, ils n’arrêteront jamais leurs usines et leurs conneries en général, pas de leur propre volonté.

    Il est clair pour moi que l’Eternel Retour est réel et que les thèses de Pichon sont au minimum globalement correctes. Aussi, je suis curieux de voir comment l’Eternel Retour et la « machine de l’éternité » vont gérer tout cela et intégrer ces évènements d’une ampleur majeure, qui contrairement aux guerres en général, ne sont pas de la simple anecdote !

    Maintenant, Messieurs, nous sommes en 2016. Votre discussion a eut lieu en 2030. J’aimerais, s’il vous plait, que s’il vous arrive de repasser par ici, vous fassiez votre constat sur la situation actuelle, sur Rome, Carthage, les USA, la Russie et le reste ; et potentiellement que vous donniez vos opinions sur le reste.

    A bons entendeurs !

    • admin dit :

      Bonjour monsieur En (?),
      ça fait toujours plaisir de débattre sur ces sujets des correspondances. Cette question semble secondaire pour certains et en passionne d’autres (ce débat le prouve). Peut-être que c’est une question cruciale d’un certain point de vue, et dérisoire d’un autre. Restent à définir lesquels. Personnellement à certains moments ça me passionne, et à d’autres ça m’indiffère. Mais en tout cas cela montre les limites de la science de l’éternel retour. Ou qu’il y a encore du boulot sur ces sujets.
      Ceci dit il est clair ​que pour Jean-Charles, Rome = USA, ​pour lui ça ​
      ne faisait pas l’ombre d’un doute​ (à ma connaissance)​. En revanche, pour d’autres concordances, il y a ​effectivement chez Pichon ​des trous, des flous, des insuffisances, voir des changements selon les livres. Et pourtant, son œuvre, qui défend avec force l’éternel retour, semble, comme vous le dites si bien, « au minimum globalement correct ». C’est déjà pas mal ! On verra jusqu’où c’est correct « dans les détails » au fur et à mesure que l’histoire se reploie. Comme dit monsieur Chevin : « un peu de patience  » ! Mais pour l’instant la correspondance Rome-USA tient la route, selon nous. Je laisse ici une citation de Jean-Charles Pichon lui-même :
      « Sans prétendre établir un tableau rigoureux (car les degrés de liberté individuels et collectifs peuvent jouer à 60 ans près, soit la durée moyenne d’une vie humaine), nous formulerons ces lois […] : Hiver (janvier, février, mars) : un écart de 2180 à 2160 ans, / Printemps (avril, mai, juin) : un écart de 2160 à 2130 ans / Eté (juillet, août, septembre) : un écart de 2130 à 2160 ans / Automne (octobre, novembre, décembre) : un écart de 2160 et au-delà. S’il arrive que des travaux de plus longue haleine et plus précis confirment ces constantes, il apparaîtra plus clairement que l’accélération dans le déroulement du temps (le sens passé-avenir) et le ralentissement dans l’enroulement du temps (le sens possible-action) obéissent aux mêmes lois que le flux et le reflux ou l’action mécanique qu’Ezéchiel et saint Jean avaient prises pour symbole. Quant à l’auteur de ce livre, il doit avouer que le double mouvement lui apparaît, d’ores et déjà, de l’ordre des certitudes absolues. Il y voit seulement la preuve qu’aux jours de la présence de Dieu, l’humanité tend à freiner la course du temps, pour demeurer le plus possible dans ce temps-là, et qu’aux jours de l’absence de Dieu, elle s’efforce de hâter la course du temps, pour y revenir. » (Dieu Du Futur – édition Planète, p.264)

  7. Patrick Chevin dit :

    Bonjour, le sujet ayant redémaré, me revoici. Effectivement, nous nous étions donné rendez-vous en 2014… Je passe par dessus l’éternel retour et les « dieux » et mythes correspondants ; je suis chrétien orthodoxe et le monde pour moi (espace-temps) a bien une fin, si bien que les cycles ne sauraient avoir un caractère absolu ni éternel, puisque constitutif d’un monde créé, et, d’une certaine façon, illusoire pour nos sens. Je crois par conséquent que seul le présent existe, et il est la clé de ce qu’on appelle la vie éternelle, d’ailleurs, c’est bien au présent que vivons nos expériences passées et futures… Cependant, j’ai gardé de mon intérêt passé pour l’astrologie deux outils suffisament concrets pour qu’un sceptique accepte d’en faire usage. Le premier est la précession des équinoxes, qui nous donnes les douzes mois précessionnels, sensés reproduire des évenements de l’ère précédente, et le deuxième est l’indice cycle de concentration planetaire, supposé nous indiquer les moments de crises et d’equilibre, sans toutefois en préciser la teneur (certains s’y sont risqués, mais ça manque de recul) et qui pour le période presente chute de 2014/15 à 2020/21, avec une accélération en 2017… La durée présente du mois préssessionnel est de près de 2147 ans et il semble que son maximum soit de 2160 ans. Si nous reportons le date de la fin de troisième guerre punique et de la quatrième guerre de Macédoine (-146), nous obtenons un minima en 2001 et un maxima en 2014, l’année de notre rendez-vous pris en 2013. Les récits des guerres antiques appartiennent à un registre plutôt littéraire, composés par et pour les vainqueurs, mais le fait historique est bien la soummission et jusqu’à la destruction des villes hostiles, soit Carthage, Sparte et Corinthes, par Rome, qui du coup devient la seule puissance méditerranéenne, même si son emprise définitive prendra un bon siècle et demi pour butter sur la résistance des Parthes, successeurs des Perses. J’arrête ici ma trop longue introduction pour présenter ma lecture du moment actuel: la Pax Romana ne sera (serait, dans un ou deux siècles!) pas la Pax Americana (en l’occurence, une « Pax Satana », en fait l’empire romain n’a jamais été en paix…) mais une Pax Russa. L’éphemère puissance commerciale maritime, colonie phénicienne, de langue punique, s’étant substituée à sa métropole, ce sont bien les Américains, émancipés de leurs fondateurs européens (Anglosaxons, Hollandais et Juifs expulsés du Portugal, puis de Pernambouc, Nouvelle Amsterdam, New-York, Carthage, la « Nouvelle Ville…), et la puissance continentale, contruite sur la base de conflits avec ses voisins, comme elle, autochtones, ou envahisseurs gaulois (Mongols et Tatars) et qu’elle finira par assimiler, mais qui tarde à s’aventurer en dehors de son espace, c’est bien la Russie, la « Troisième Rome », comme elle s’était elle-même intitulée, mais pour d’autres raisons… Puisque nous parlons d’espace, je tiens à rappelé que mon analyse incorpore des notions de correspondances géographiques et linguistiques: la partie nord de la méditerranée antique, y correspond à l’Eurasie actuelle (un seul et même continent!) et la partie sud, à l’Amérique actuelle, l’Afrique actuelle correspondant à la Péninsule arabique d’antan. Ainsi, les peuples germaniques d’aujourd’hui sont les peuples sémites d’hier, les peuples latins d’aujourd’hui, les grecs d’autrefois, les Germains et Celtibères de jadis, les Asiatiques actuels… Ainsi, si la langue punique n’a pas complétement disparu et a même connu un renouveau sur la tard là où elle était encore parlée (Afrique romaine), elle ne jouera plus de rôle majeur, pas plus que l’Anglais d’aujourd’hui après l’effondrement des États-Unis d’Amérique et du Commonwealth, ni les Russes n’imposeront leur langue au monde, ou du moins pas tout de suite, ayant eux-même unifié et promu la langue de Pouchkine que depuis peu, faisant auparavant un large usage du français par ses élites, le grec d’un Jules César… Mais revenons, à nos moutons, les dates et les faits de notre actualité: le 11 septembre 2011, la ploutocratie américaine décide de profiter de la faiblesse momentanée de son principal adversaire (depuis la guerre russo-japonais fomentée par l’Angleterre pour conter la Russie en Iran, et qui provoquera la première révolution russe…) pour créer les conditions d’une agression illégitime, en forgeant elle même sa victimisation-prétexte, c’est l’attentat maison du 11 septembre qui lui permettra de commetre la série d’agressions que l’on sait (et dont les justifications n’ont pas fait long feu), de l’Irak en 2003/4 à la Syrie actuelle, pour faire court… Cet acte de terrorisme déjà!, en quelque sorte les mercenaires carthaginois, en rébellion contre leur employeur !!! sonne le glas du pays de l’Oncle Sam, la Carthage qui faisait rêver Un Alexandre le Grand, qui y aurait bien achevé son empire, et l’Amérique qui attirait un Napoléon Bonaparte, qui s’y voyait prendre une retraite méritée, si l’un comme l’autre n’avaient été empoisonnés… Avec un dette impayable dans les mains de la Chine, devenue la première économie du monde, et une défense en désaroi face à un ennemi russe plus solide, sur son socle continental, le mainland des stratégistes, avec son histoire, as culture, sa foi, son intelligence et sa Science, son courage et son abnégation jusqu’au sacrifice, sa solidarité et sa loyauté, bref, son humanité, franchement, expliquez-moi comment est-ce qu’en cette année 2016 vous pouvez encore croire que des maniaques dégénerés et pervers, gouvernés par des sectes sataniques, et qui dans un ultime accès de haine, s’apprêtent à semer la chaos et la destruction programmée de la planète (si c’est pas á nous ça ne sera à personne…), à l’opposé des valeurs auxquelles ils feignent de croire, peuvent être quelque peu comparés à un Empire Romain, qui ne débutera qu’un siècle plus tard… Non, croyez-moi, le siècle nouveau, comme les précédants, prend forme en cette même année 2014/15 pour ne débuter qu’autour des années 20/21 comme cela a toujours été le cas dans notre histoire europénne puis mondiale: 2015-21/1915-21/1815-21/1715-21/1615-21/1515-21… Ainsi se réfère-t-on à l’époque d’avant la première guerre mondiale (1914-18), ou de la Révolution russe (1917-21), à l’Europe d’avant Napoléon, où on faisait la guerre à cheval et à pied (1815 abdication-1821 mort), de la France de Louis XIV, mort en 1715, et, avant lui, de celle de Charles Quint (« Empereur des Romains » en 1519)… Aussi vivons-nous en ces année 2015-2021 le temps de la fin des utopies et du retour de la terreur, de la précarité, de la misère et de la souffrance, de la peur du lendemain, avec ses relans apocalyptiques, entre sectes satanistes et églises de Laodicée, le temps de l’Antéchrist et de la fin d’un temps sinon de tous les temps, puisque seul le présent est notre temps…

  8. Errata: 11 septembre 2001.

  9. Les résultats des élections américaines, mettent fin, si besoin était, au mythe d’une Pax americana et d’un monde unipolaire avant l’heure. Désormais, chaque bloc religieux/identitaire (chrétien, juif, musulman, athée etc…) sera transpercé par un clivage nouveau entre d’une part les forces sataniques de l’anéantissement, et, de l’autre, celles de la résistance spirituelle dans l’attente de la seconde incarnation. Le salut viendra de la Russie.

  10. Je suis bien d’accord avec vous mais les aiguilles de l’horloge ne sont pas maîtresses du temps et les mythes ont besoin d’être activés par la conscience des hommes, sinon ils ne sont rien. De plus, si les cycles sont bien réels (quoique relatifs), les mythes, eux, sont aussi une croyance, comme l’était d’ailleurs la prétendue « Pax Americana », basée sur une aspiration à un pouvoir occulte mondial politico-religieux (judéo-maçonnique) que Saint-Jean appelle la « Synagogue de Satan »…

    • admin dit :

      Juste deux remarques. La « Paix Romaine » relève d’une légende : depuis Jules César, au moins, jusqu’à la chute de l’Empire romain, les guerres n’ont pas cessé (sauf à Rome, bien sûr).
      En ce qui concerne Saint-Jean (je suppose que vous parlez de l’auteur de l’Apocalypse et non de Saint Jean de la Croix), je vous recommande la lecture de l’ouvrage de Jean-Charles Pichon, « Le déménagement zodiacal », publié aux éditions de l’Œil du Sphinx.

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