{"id":1158,"date":"2012-01-11T16:45:15","date_gmt":"2012-01-11T14:45:15","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1158"},"modified":"2013-01-01T11:45:28","modified_gmt":"2013-01-01T09:45:28","slug":"2-les-trois-et-les-quatre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1158","title":{"rendered":"2 &#8211; LES TROIS ET LES QUATRE"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>2<\/strong><br \/>\n<strong>LES TROIS ET LES QUATRE<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En des moments pr\u00e9cis de l&rsquo;Histoire, l&rsquo;humanit\u00e9 pensante admet que le r\u00e9el est autre que le connaissable. Elle ne s&rsquo;en d\u00e9sesp\u00e8re pas encore, mais se complait en cette antinomie, qui lui permet de jouer en toute impunit\u00e9, dans le cadre des r\u00e8gles qu&rsquo;elle s&rsquo;invente alors : en toute impunit\u00e9, puisque les r\u00e8gles du jeu sont sans commune mesure avec ce qu&rsquo;elle sait \u00eatre l&rsquo;inconnaissable : l&rsquo;Etre en soi, le R\u00e9el m\u00eame, Dieu.<br \/>\nLaissant au na\u00eff ou \u00e0 l&rsquo;innocent les p\u00e9rils de l&rsquo;informul\u00e9, le nocent ne s&rsquo;applique plus qu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9ciser, nombrer, simplifier le rapport qui conditionne son divertissement : soit le rapport b\u00e2ton\/cercle, qui joue de l&rsquo;unit\u00e9, soit le rapport du M\u00eame et de l&rsquo;Autre, qui joue de la relation sensible, soit tout autre rapport, plus ou moins analogue, qui joue du continu et du discontinu, du plus et du moins, du mieux et du pis, de la coh\u00e9rence et de l&rsquo;incoh\u00e9rence, etc.<br \/>\nCe n&rsquo;est pas sans ramener le probl\u00e8me ind\u00e9finissable \u00e0 une \u00e9nigme d\u00e9finie.<br \/>\nComment se peut-il que le plus grand (un b\u00e2ton de cinq coud\u00e9es) et le plus petit (un b\u00e2ton de trois) soient tous les deux \u00e9gaux \u00e0 1? C&rsquo;est-\u00e0-dire que 5\/5 \u00e9galent 3\/3?<br \/>\nComment se peut-il que l&rsquo;Autre comporte un M\u00eame : l&rsquo;autre chose est une m\u00eame chose, et que le M\u00eame comporte un Autre : la chose m\u00eame, la chose autrement. Ou que le nombre immodifiable se pr\u00eate \u00e0 la mesure des modifications, sinon \u00e0 celle des rythmes infinis de la mati\u00e8re?<br \/>\nComment se peut-il que l&rsquo;infini des num\u00e9rations, dans une s\u00e9rie d\u00e9termin\u00e9e, se limite \u00e0 quelque fini? Ou que je ne puisse \u00eatre contenu en une totalit\u00e9 et contenant d&rsquo;une fragmentation sans que ce contenu-moi se pr\u00e9sente comme plus grand que ce moi-contenant?<br \/>\nIci, le jeu finit et le s\u00e9rieux commence. Puisque je veux nommer l&rsquo;innommable, rien n&rsquo;\u00e9chappe donc \u00e0 ma raison? Ici, le signe ludique se r\u00e9v\u00e8le appareil, machine, m\u00e9canisme. De ce que mes anc\u00eatres n&rsquo;ont pu forcer les portes, je ne veux plus d\u00e9duire que je ne peux les forcer. Jouant avec les dieux, je me ris de leur pouvoir; aspirant \u00e0 les vaincre, je les ai d\u00e9j\u00e0 vaincus. Comment ne nierais-je pas enfin leur existence?<br \/>\nMais \u00e9noncer l&rsquo;\u00e9nigme, ce n&rsquo;est pas la r\u00e9soudre. Derri\u00e8re porte ouverte une autre se profile, plus imposante ou faite d&rsquo;un m\u00e9tal que j&rsquo;ignore. Plus na\u00eff que l&rsquo;innocent soudain, l&rsquo;instructeur, le technite, le technicien essaie sur la nouvelle muraille toutes les cl\u00e9s qu&rsquo;il s&rsquo;est forg\u00e9es et n&rsquo;y trouve aucune serrure.<br \/>\nAvec les mots anciens, dont il a perdu le sens, ou d&rsquo;autres qu&rsquo;il invente imprudemment, il dit son d\u00e9sarroi et recherche inutilement l&rsquo;erreur qu&rsquo;il a commise, qu&rsquo;il n&rsquo;a pu s&#8217;emp\u00eacher \u2013 mais pourquoi? \u2013 de commettre.<br \/>\nDeux fois d\u00e9j\u00e0, ainsi, au 3\u00e8me mill\u00e9naire avant J.-C. et dans les si\u00e8cles qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le Christ, s&rsquo;est renouvel\u00e9 un processus en trois \u00e9tapes, dont il se r\u00e9v\u00e8le \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence que nous avons suivi les deux premi\u00e8res (depuis 1600 plus ou moins).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>a) \u2013<\/em><em> la formulation du Signe :<\/em><\/strong><br \/>\nDans ce premier temps (Imouth\u00e8s, vers -2650, Pythagore vers -500, Galil\u00e9e, Neper et Descartes, puis Newton au 17\u00e8me si\u00e8cle), le rationalisme se pr\u00e9sente comme un jeu double. Un jeu de mots : le b\u00e2ton\/serpent, le moyen\/moyenne, l&rsquo;infini\/fini, et un jeu de nombres, qui semblent se complaire en eux-m\u00eames.<br \/>\nMais, tr\u00e8s vite, le calembour ouvre sur une dialectique o\u00f9 se figure le monde, la cit\u00e9, l&rsquo;univers : le partage et la totalit\u00e9, le m\u00eame et l&rsquo;autre, le contenu et le contenant (le sujet et l&rsquo;objet bient\u00f4t!).<br \/>\nEn m\u00eame temps, la constante trouv\u00e9e : 11\/7, puis 22\/7, le nombre d&rsquo;Or, puis \u221a5, e, puis e-1, livre \u00e0 l&rsquo;humanit\u00e9 ou para\u00eet lui livrer un outil tellement prodigieux que la prise au s\u00e9rieux s&rsquo;ensuit n\u00e9cessairement. Le savant ne joue plus. Par la gr\u00e2ce du cercle, ou de la quadrature du cercle ou de la s\u00e9rie convergente, c&rsquo;est l&rsquo;univers en soi : le Ka, le Logos ou le Transcendantal que l&rsquo;instructeur, le sophiste, l&rsquo;observateur du si\u00e8cle des Lumi\u00e8res pr\u00e9tend \u00e0 dominer, conna\u00eetre ou refl\u00e9ter dans l&rsquo;oubli m\u00eame du dieu ou du mythe qui l&rsquo;y portent.<br \/>\n<strong><em>b \u2013<\/em><em> l&rsquo;Appareil : <\/em><\/strong><br \/>\nDans ce second temps, le refus du jeu et l&rsquo;oubli du Signe dominant isolent litt\u00e9ralement le \u00ab\u00a0chercheur\u00a0\u00bb de l&rsquo;univers ou, pour mieux dire, de la r\u00e9alit\u00e9. Il lui faut tout reconduire ou, plut\u00f4t, reconduire le Tout de l&rsquo;univers \u00e0 son petit syst\u00e8me, comme l&rsquo;y invitent ces grands syst\u00e9matiques que furent Dj\u00e9defhor et Ptahhotep vers 2500 avant J.-C., Platon et Aristote au 4\u00e8me si\u00e8cle, Kant et Hegel autour de 1800.<br \/>\nEncore, de ces pr\u00e9curseurs, le premier se fonde-t-il sur des sortes de structures, sa propre quadrature : les 4 sens \u00e9gyptiens, les 4 termes de Platon, la relation, la modalit\u00e9, la quantit\u00e9, la qualit\u00e9 kantiennes. Elles le gardent, sinon en quelque humilit\u00e9, puisqu&rsquo;il en est l&rsquo;auteur, du moins en une rigueur encore signifiante. Mais, pour ses successeurs, cette quadrilogie n&rsquo;a plus le moindre sens : le syst\u00e8me lui-m\u00eame leur importe moins que la m\u00e9thode, l&rsquo;outil, l&rsquo;appareil qui leur permettent de s&rsquo;y conduire.<br \/>\nQuant \u00e0 la Trinit\u00e9 fondamentale : l&rsquo;Akh, le Ba et le Ka; le Vrai, le Bien, le Beau; les Trois Personnes, il leur faut la nier ou la ramener aux Deux du dilemme insoluble, qu&rsquo;ils pr\u00e9tendent r\u00e9solu, car le troisi\u00e8me terme ou facteur trilogique n&rsquo;est plus que le moyen terme, la moyenne arithm\u00e9tique ou la synth\u00e8se h\u00e9g\u00e9lienne\u00a0 des deux autres.<br \/>\nMais la dialectique retrouv\u00e9e n&rsquo;est jamais que celle du continu (le cercle, la loi, la force cin\u00e9tique entre autres) et du discontinu (le partage du bambou, les apparences formelles ou le volumineux).<br \/>\nEt, de fait, les trilogies que pr\u00e9sente l\u00a0\u00bbAppareil se laissent r\u00e9duire sans peine \u00e0 la seule dialectique. J&rsquo;en ai donn\u00e9 plusieurs exemples anciens (voir Les pr\u00e9cis ridicules). En voici un tout proche : la loi de Mariotte.<br \/>\nLa densit\u00e9 d&rsquo;un gaz est proportionnelle \u00e0 la pression exerc\u00e9e sur le gaz et inversement proportionnelle \u00e0 son volume. Il s&rsquo;en d\u00e9duit imm\u00e9diatement que la pression exerc\u00e9e sur le gaz est inversement proportionnelle \u00e0 son volume.<br \/>\nEn effet, si d = 1\/v et si d est proportionnel \u00e0 p, p = 1\/v.<br \/>\nOn pourra \u00e9crire que : P\/P&rsquo; = V&rsquo;\/V, ou que : PV = P&rsquo;V&rsquo;.<br \/>\nSi P cro\u00eet jusqu&rsquo;\u00e0 P&rsquo;, V d\u00e9cro\u00eet jusqu&rsquo;\u00e0 V&rsquo;.<br \/>\nLa trilogie P, D, V ne d\u00e9borde pas la dialectique : volume\/force (en entendant ce dernier concept tant\u00f4t comme une dynamique : la pression, tant\u00f4t comme un \u00e9tat : la densit\u00e9).<br \/>\nIl s&rsquo;ensuivra que la masse tant\u00f4t sera consid\u00e9r\u00e9e comme inerte et tant\u00f4t comme pesante, mais cette antinomie se d\u00e9duisait d\u00e9j\u00e0 des formules de Galil\u00e9e (l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration) et de Newton (la gravitation). Il faudra Einstein pour ne plus l&rsquo;admettre.<br \/>\nElle n&rsquo;en reste pas moins pr\u00e9sente dans toute la physique classique, dont l&rsquo;objet n&rsquo;est que le syst\u00e8me d\u00e9fini comme thermodynamique. Et il n&rsquo;en reste pas moins que l&rsquo;appareillage qu&rsquo;elle fonde demeure utilisable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>c \u2013 <\/em><em>le Seuil :<\/em><\/strong><br \/>\nTout autres sont les trilogies qui s&rsquo;offrent dans la troisi\u00e8me p\u00e9riode rationaliste. Comme \u00e0 partir des Deux chemins de la Moyenne Egypte (vers -2300), de la dialectique sympathie\/antipathie des Physica hell\u00e9nistiques ou de l&rsquo;\u00e9lectromagn\u00e9tique, depuis 1900.<br \/>\nAinsi en est-il de la trilogie : fr\u00e9quence (f), longueur d&rsquo;onde (\u03b3) et temps (t).<br \/>\nLa fr\u00e9quence d&rsquo;une onde est inversement proportionnelle \u00e0 sa longueur : f = c\/\u03b3. Elle est aussi inversement proportionnelle au temps : f = 1\/t.<br \/>\nJe ne peux cependant en d\u00e9duire que le temps et la longueur d&rsquo;onde sont proportionnels. Il n&rsquo;est aucun rapport entre le temps-fr\u00e9quence d&rsquo;une part et la longueur-fr\u00e9quence de l&rsquo;autre. Car un quatri\u00e8me facteur intervient dans le calcul : C (la vitesse de la lumi\u00e8re). Qu&rsquo;il soit une constante ne me permet pas de l&rsquo;exclure.<br \/>\nAu contraire : loin de r\u00e9duire la trilogie : f, \u03b3, t \u00e0 une simple dialectique, la constante C me fait p\u00e9n\u00e9trer dans un autre univers ou une autre dimension, quadridimensionnelle.<br \/>\nNous avons vu qu&rsquo;il en fut de m\u00eame de la trilogie : la m\u00eame chose et le contraire, la chose m\u00eame. Ou, plus pr\u00e8s de nous, de la trilogie : P, C et T utilis\u00e9e pour ramener l&rsquo;autre univers (l&rsquo;antimati\u00e8re) \u00e0 un doublet du n\u00f4tre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il demeure une dialectique \u2013 trop \u00e9vidente \u2013 entre la position et le mouvement, ou entre le m\u00eame et l&rsquo;autre, ou entre le syst\u00e9matique (notre mod\u00e8le d&rsquo;univers) et la totalit\u00e9 (le r\u00e9el), il s&rsquo;agit d&rsquo;une dialectique ouverte, non seulement aux trois mais aux quatre dimensions.<br \/>\nOn \u00e9tablit sans peine que la dialectique ferm\u00e9e caract\u00e9rise le syst\u00e8me clos, pour lequel il n&rsquo;existe pas un au-del\u00e0. En ce sens, la dialectique thermodynamique (masse\/volume) est repr\u00e9sentative du m\u00eame univers clos que la dialectique aristot\u00e9licienne ou tao\u00efste : le m\u00eame\/l&rsquo;autre, le yin\/yang, le continu\/le discontinu.<br \/>\nAu contraire, la dialectique ouverte caract\u00e9rise un syst\u00e8me tel qu&rsquo;il comporte un au-del\u00e0 (la totalit\u00e9) qui le contient. En ce sens, une certaine continuit\u00e9 peut \u00eatre saisie dans l&rsquo;Autre (la m\u00eame chose ou, contradictoirement, la sympathie, l&rsquo;attraction des contraires) et dans le M\u00eame (la chose m\u00eame); une certaine discontinuit\u00e9 peut \u00eatre saisie dans le M\u00eame (la chose autrement) et dans l&rsquo;Autre (la r\u00e9pulsion, la dissociation). Les 2 reconduisent aux 4 : les Qualit\u00e9s : le sec, l&rsquo;humide, le chaud, le froid; puis, les 4 Qualit\u00e9s reconduisent aux El\u00e9ments.<br \/>\nEn ce sens, deux mille ans plus tard, l&rsquo;univers de la mati\u00e8re (onde\/corpuscule), consid\u00e9r\u00e9 d&rsquo;abord comme une totalit\u00e9, doit tol\u00e9rer un univers : l&rsquo;antimati\u00e8re, inverse et contenant. Puis les deux univers mati\u00e8re\/antimati\u00e8re commencent d&rsquo;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme constituant une dialectique ouverte, dans l&rsquo;orbe d&rsquo;un univers X, contenant des deux.<br \/>\nIl appara\u00eet certain d\u00e8s lors, que l&rsquo;aboutissement de la science actuelle sera, au si\u00e8cle prochain et peut-\u00eatre d&rsquo;ici \u00e0 la fin de ce si\u00e8cle, l&rsquo;invention d&rsquo;une nouvelle quadrature, finalement r\u00e9ductible aux El\u00e9ments, Cardinaux, Termes, Qualit\u00e9s ou Sciences des \u00e9sot\u00e9rismes anciens. Mais nous n&rsquo;en sommes pas encore l\u00e0, malgr\u00e9 les 4 coordonn\u00e9es de Buckminster Fuller, les 4 dimensions d&rsquo;Einstein, les 4 facteurs de l&rsquo;\u00e9lectron, les 4 \u00ab\u00a0saveurs\u00a0\u00bb du Quark, les 4 \u00e9nergies d&rsquo;Abdus Salam (prix Nobel 1979).<br \/>\nNous en sommes seulement \u00e0 la prise de conscience de la dialectique double : rationnelle dans le syst\u00e8me ou le mod\u00e8le d&rsquo;univers, cin\u00e9tiquement ferm\u00e9; irrationnelle \u00e0 d&rsquo;autres niveaux ou en d&rsquo;autres univers que le n\u00f4tre, sur lesquels le n\u00f4tre ouvre cependant.<br \/>\nSi l&rsquo;une des deux dialectiques concerne le contenu d&rsquo;un syst\u00e8me et son contenant, quel que soit le syst\u00e8me choisi, tel que le premier soit enferm\u00e9 dans le second, il se peut que l&rsquo;autre dialectique concerne l&rsquo;Unit\u00e9 en soi, objective en tant que contenue dans le contenant et subjective en tant que contenante d&rsquo;un contenu et plus grande d\u00e8s lors en tant qu&rsquo;objective et contenue qu&rsquo;en tant que subjective et contenante, \u00e0 l&rsquo;inverse de l&rsquo;axiome rationnel, selon lequel le contenant est toujours plus grand que le contenu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Le quatri\u00e8me d\u00e9mon<\/em><\/strong> \u2013 En 1962, dans la pr\u00e9face de Le royaume et les proph\u00e8tes, j&rsquo;\u00e9non\u00e7ais une \u00e9vidence que je n&rsquo;avais pas encore d\u00e9montr\u00e9e. \u00ab\u00a0Aussi loin que nous inventions, nous ne faisons qu&rsquo;\u00e9largir l&rsquo;orbe de l&rsquo;univers, et l&rsquo;\u00e9cart ne cesse de s&rsquo;accro\u00eetre qui s\u00e9pare le rayon-loi de la circonf\u00e9rence-univers\u00a0\u00bb.<br \/>\nCette intuition tendrait \u00e0 faire pr\u00e9f\u00e9rer aux figures d\u00e9finies jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent (la corde et l&rsquo;arc d&rsquo;Assur, les deux cercles de Platon, l&rsquo;onde et le corpuscule de Planck) la juxtaposition ou l&rsquo;interaction de deux dimensions diff\u00e9rentes.<br \/>\nSi le r\u00e9el est une surface (une circonf\u00e9rence ou un carr\u00e9), la connaissance rationnelle est comme une droite : le diam\u00e8tre ou le c\u00f4t\u00e9 et toute la science rationnelle ne tend qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9couvrir le rapport qui permet de passer de la droite (une dimension) \u00e0 la surface (deux dimensions).<br \/>\nSi le r\u00e9el est un volume (un cube, une sph\u00e8re, un c\u00f4ne), la connaissance rationnelle est comme un cercle ou un carr\u00e9 et toute la science rationnelle ne tend qu&rsquo;\u00e0 \u00e9tablir le rapport qui existe \u2013 ou peut exister \u2013 entre les deux univers.<br \/>\nSi le r\u00e9el a quatre dimensions, la connaissance rationnelle n&rsquo;y est qu&rsquo;un volume et le rapport \u00e0 d\u00e9couvrir est celui de n\u2074\/n\u00b3.<br \/>\nSur une telle symbolique, il arrive qu&rsquo;en sa derni\u00e8re phase, le rationalisme fonde sa pr\u00e9tention. Il r\u00eave d&rsquo;\u00e9tablir un rapport constant entre un univers quelconque \u00e0 n dimensions : n\u207f et la connaissance-s\u00e9cante que l&rsquo;esprit humain en aurait : n\u207f\u207b\u00b9.<br \/>\nEn th\u00e9orie, sans doute, cela n&rsquo;est pas impossible. Mais, pratiquement, toutes les tentatives en ce sens ont \u00e9chou\u00e9, depuis le \u00ab\u00a0baderne\u00a0\u00bb hell\u00e9nistique jusqu&rsquo;aux \u00ab\u00a0tenseurs\u00a0\u00bb de la math\u00e9matique moderne, par l&rsquo;invention de l&rsquo;alg\u00e8bre, du nombre irrationnel, du diff\u00e9rentiel et de l&rsquo;int\u00e9gral, de la math\u00e9matique des ensembles, de la math\u00e9matique des \u00ab\u00a0fractals\u00a0\u00bb, etc.<br \/>\nCar il se trouve que l&rsquo;homme n&rsquo;a que trois dimensions, et son esprit de m\u00eame (ou cette r\u00e9alit\u00e9 abstraite que je nomme JE). L&rsquo;espace o\u00f9 je me meus n&rsquo;a donc que ces trois dimensions \u00e9galement, et le temps qui me porte n&rsquo;a que ces trois aussi : le pass\u00e9, le pr\u00e9sent, l&rsquo;avenir, ou, \u00e0 l&rsquo;inverse, le devenir, l&rsquo;instant et le devenu. Mes aspirations, mes \u00ab\u00a0natures\u00a0\u00bb, mes \u00ab\u00a0personnes\u00a0\u00bb sont triples tout de m\u00eame : le Vrai, le Bien, le Beau, ou le je-moi, le je-toi, le je-lui, ou le Signe, l&rsquo;Appareil et le Seuil.<br \/>\nParler de la quatri\u00e8me dimension, par suite, c&rsquo;est parler de l&rsquo;inconnu, dont je suis la s\u00e9cante : le 4\u00e8me d\u00e9mon de Platon, qui ne se laisse annexer que par force, le Ph\u00e9nix des alchimistes, l&rsquo;antimati\u00e8re de nos physiciens.<br \/>\nD&rsquo;o\u00f9 le jeu de Platon, entre les puissances de 3 et celles de 4 (ou de 2); d&rsquo;o\u00f9 celui de Kant, 2 160 ans plus tard, entre la relation et la modalit\u00e9, la quantit\u00e9 et la qualit\u00e9. D&rsquo;o\u00f9 les 4 facteurs de l&rsquo;\u00e9lectron ou les 4 saveurs du quark subatomique : polarit\u00e9 (up\/down), \u00e9tranget\u00e9, charme et beaut\u00e9.<br \/>\nOr, ces quadrilogies, nous l&rsquo;avons sugg\u00e9r\u00e9, ne sont pas fondamentalement diff\u00e9rentes des quadratures antiques : les Cardinaux, les El\u00e9ments, les Qualit\u00e9s. Elles ne sont jamais que constat\u00e9es; elles ne sont pas toujours comprises.<br \/>\nC&rsquo;est ici le monde de l&rsquo;abstraction absolue, o\u00f9 toutes les distinctions concr\u00e8tes s&rsquo;abolissent en la notion privil\u00e9gi\u00e9e aujourd&rsquo;hui : la mati\u00e8re en tant que masse\/\u00e9nergie, que seule p\u00e9n\u00e8tre la science parfaitement formelle des constantes math\u00e9matiques.<br \/>\nL&rsquo;un des exemples les plus significatifs en est peut-\u00eatre celui des 4 composants de l&rsquo;atome : dans le noyau : le proton, de charge positive, et le neutron, de charge neutre; hors du noyau, le positron, de charge positive, et l&rsquo;\u00e9lectron, de charge n\u00e9gative.<br \/>\nMais le proton est constitu\u00e9 de neutrons et de positrons, le neutron est constitu\u00e9 d&rsquo;\u00e9lectrons, de positrons et d&rsquo;une particule de charge neutre : le hadron neutre.<br \/>\nSi bien que chacun des composants ne peut \u00eatre d\u00e9fini en soi mais seulement en opposition aux trois autres.<br \/>\nPar exemple, tous sont de tr\u00e8s longue dur\u00e9e, pratiquement \u00e9ternels, \u00e0 l&rsquo;exception du neutron, dont la dur\u00e9e de vie ne d\u00e9borde pas les 8 minutes.<br \/>\nTous ont une charge positive ou neutre, \u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;\u00e9lectron.<br \/>\nLe positron est le seul \u00e9l\u00e9ment de charge positive et de tr\u00e8s longue dur\u00e9e notable hors du noyau.<br \/>\nLe proton est le seul \u00e9l\u00e9ment de charge positive et qui poss\u00e8de une \u00ab\u00a0masse propre\u00a0\u00bb.<br \/>\nPar suite, les trait\u00e9s de physique ne parlent que de 3 composants de l&rsquo;atome : g\u00e9n\u00e9ralement les deux constituants du noyau et l&rsquo;\u00e9lectron (en consid\u00e9rant le positron comme une vari\u00e9t\u00e9 de celui-ci), mais quelquefois de l&rsquo;\u00e9lectron et du positron, de charges oppos\u00e9es, et du neutron, consid\u00e9r\u00e9 comme le composant essentiel du noyau.<br \/>\nDepuis que le physicien reconna\u00eet trois sortes diff\u00e9rentes de \u00ab\u00a0neutrinos\u00a0\u00bb et une vari\u00e9t\u00e9 presque infinie de hadrons (au point de ne plus \u00e9tudier que leur \u00ab\u00a0formulation\u00a0\u00bb : le quark), la coutume para\u00eet se g\u00e9n\u00e9raliser de d\u00e9nommer les \u00ab\u00a0trois\u00a0\u00bb composants de l&rsquo;atome : le neutrino, le hadron et l&rsquo;\u00e9lectron, sinon de les r\u00e9partir en 3 masses diff\u00e9rentes (l\u00e9g\u00e8re, moyenne et lourde).<br \/>\nLe probl\u00e8me est visiblement ici qu&rsquo;il semble difficile de joindre en une seule dialectique \u00ab\u00a0ferm\u00e9e\u00a0\u00bb des concepts aussi divers que : le positif\/n\u00e9gatif, le visible (le noyau)\/l&rsquo;invisible (hors du noyau), la masse propre\/la masse cin\u00e9tique, l&rsquo;\u00e9ternel\/la courte dur\u00e9e.<br \/>\nTandis que les uns (Jean E. Charon) en viennent \u00e0 comparer \u2013 sinon encore \u00e0 les confondre \u2013 l&rsquo;\u00e9lectron au \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb, massique mais hors de l&rsquo;espace (au-dedans de l&rsquo;univers), les autres ont renonc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude du hadron en tant que \u00ab\u00a0mat\u00e9riel\u00a0\u00bb : ils lui impliquent le d\u00e9nombrement \u00e9sot\u00e9rique des 3 (couleurs) et 4 (saveurs), repr\u00e9sentatifs d&rsquo;un simple \u00ab\u00a0positionnement\u00a0\u00bb spatial des structures formelles du hadron.<br \/>\nSi la premi\u00e8re voie d\u00e9bouche sur une nouvelle mystique : \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9lectron, c&rsquo;est l&rsquo;Esprit\u00a0\u00bb, l&rsquo;autre doit d\u00e9boucher sur une nouvelle mythologie : les 12 dieux ressuscit\u00e9s (3 X 4).<br \/>\nTel est l&rsquo;aboutissement de trois si\u00e8cles de rationalisme assidu, en ce qui concerne du moins l&rsquo;\u00e9tude de notre univers spatial : fini\/infini, apparence\/mati\u00e8re, masse\/\u00e9nergie, onde\/corpuscule, \u00e9lectromagn\u00e9tique et gravitationnel.<br \/>\nVoyons ce que nous r\u00e9serve ici l&rsquo;\u00e9tude du temps.<\/p>\n<div id=\"attachment_1451\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/REALITE2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1451\" class=\"size-medium wp-image-1451\" title=\"REALITE2\" alt=\"\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/REALITE2-300x225.jpg\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/REALITE2-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/REALITE2.jpg 761w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1451\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Les trois \u00e9nigmes<\/em><\/strong> \u2013 Quand Einstein d\u00e9finit la dimension quatri\u00e8me comme \u00e9tant le Temps t, il \u00e9nonce une hypoth\u00e8se math\u00e9matiquement absurde, car, si l&rsquo;Espace ne poss\u00e8de que les trois dimensions (ce qui n&rsquo;est pas d\u00e9montr\u00e9), on ne voit pas pourquoi le Temps n&rsquo;en poss\u00e9derait qu&rsquo;une.<br \/>\nL&rsquo;exp\u00e9rience quotidienne, au contraire, t\u00e9moigne que si l&rsquo;Espace est trinitaire, au regard de la raison, le Temps l&rsquo;est \u00e9galement : je m&rsquo;y trouve pris comme dans une bo\u00eete dont les dimensions seraient le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et l&rsquo;avenir (si je choisis de m&rsquo;y conduire dans le sens rationnel, de la cause vers l&rsquo;effet) ou le devenir, l&rsquo;instant et le devenu (si je choisis d&rsquo;y \u00eatre conduit dans le sens inverse).<br \/>\nMais, au plan o\u00f9 elle se situe, celui de la relativit\u00e9 m\u00e9taphysique, hors du \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb, l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;Einstein est g\u00e9niale. Car il n&rsquo;est d&rsquo;autre mani\u00e8re de quitter les trois dimensions du syst\u00e8me que de replacer le syst\u00e8me \u2013 quel qu&rsquo;il soit \u2013 dans le temps.<br \/>\nSi j&rsquo;\u00e9tudie le temps pass\u00e9, il appara\u00eet \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence que tout syst\u00e8me s&rsquo;y d\u00e9veloppe lentement et s&rsquo;y dissout tr\u00e8s vite. Plus : que le syst\u00e8me n&rsquo;est que la cl\u00e9, toute provisoire, trouv\u00e9e pour ouvrir une porte que l&rsquo;abus du syst\u00e8me (sa g\u00e9n\u00e9ralisation) en vient \u00e0 refermer.<br \/>\nSi je consid\u00e8re le temps pr\u00e9sent, j&rsquo;y vois non moins clairement que tout syst\u00e8me s&rsquo;y fonde sur la seule volont\u00e9 de \u00ab\u00a0simplifier\u00a0\u00bb le r\u00e9el, c&rsquo;est-\u00e0-dire de le d\u00e9naturer. L&rsquo;approximation, l&rsquo;ind\u00e9termination qu&rsquo;impose le syst\u00e8me ne peut que fausser le r\u00e9el \u2013 d\u00e9truire le syst\u00e8me. La g\u00eane \u2013 psychologique, psychique ou inconsciente, puis d&rsquo;un ordre social, sociologique et, pour finir, biologique \u2013 que provoque l&rsquo;entretien maniaque du syst\u00e8me t\u00e9moigne de l&rsquo;erreur qui lui demeure li\u00e9e : elle la mesure, en quelque sorte, \u00e0 sa temporelle dimension.<br \/>\nD&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;\u00e9chec assur\u00e9 de toutes les prospectives de caract\u00e8re rationnel : elles se fondent toujours sur le maintien du syst\u00e8me que le sens r\u00e9el du temps ne peut qu&rsquo;an\u00e9antir. Mais l&rsquo;intuition, la divination, la pr\u00e9monition et la proph\u00e9tie, de caract\u00e8re irrationnel, disent d&rsquo;avance le devenu o\u00f9 tombe tout devenir. Les cycles temporels, entre autres, leur permettent d&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 quel instant pr\u00e9cis \u2013 ou moins pr\u00e9cis \u2013 finira ce jour, ce mois, cette ann\u00e9e, cette \u00e8re pr\u00e9cessionnelle que je vis et que nulle syst\u00e9matique ne me permet de prolonger sans fin.<br \/>\nA tout moment du temps, si je tiens compte du temps, je peux juger de la valeur signifiante d&rsquo;un syst\u00e8me, en le comparant aux autres syst\u00e8mes r\u00e9volus. Je peux non seulement en \u00e9tablir la faille, l&rsquo;approximation, le \u00ab\u00a0degr\u00e9 de libert\u00e9\u00a0\u00bb mais d\u00e9duire de cet \u00e9tablissement le temps au terme duquel le syst\u00e8me cessera d&rsquo;\u00eatre utilisable, et je peux donc projeter \u00e0 \u00ab\u00a0l&rsquo;avenir\/devenu\u00a0\u00bb le d\u00e9s\u00e9quilibre, l&rsquo;incoh\u00e9rence, le d\u00e9sastre que doit engendrer n\u00e9cessairement l&rsquo;erreur.<br \/>\nLa connaissance exacte des d\u00e9lires pass\u00e9s n&rsquo;est pas une autre chose que le sentiment pr\u00e9sent de la menace contenue dans le d\u00e9lire pr\u00e9sent, n&rsquo;est pas une autre chose que la science irrationnelle de ce qui doit advenir et qui, au moment m\u00eame o\u00f9 le seuil fut atteint, est mille fois advenu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Le renversement trinitaire<\/em><\/strong> \u2013 C&rsquo;est se demander, autrement :<br \/>\nNous voyons que les trois derniers rationalismes se sont sold\u00e9s par un \u00e9chec d\u00e9finitif, qui renvoie l&rsquo;ath\u00e9isme (de l&rsquo;instructeur, du technite ou du technicien) \u00e0 de nouvelles croyances. D&rsquo;aucune de ces tentatives la moindre certitude ne peut \u00eatre tir\u00e9e. Mais n&rsquo;en peut-on tirer une de leur ensemble?<br \/>\nCar si, en chaque p\u00e9riode rationaliste (de quelque 180 ans en son ath\u00e9isme), nous voyons le chercheur jouer du Signe, puis en d\u00e9duire un Appareil utilisable et, finalement, revenir au Seuil qui s\u00e9pare le syst\u00e8me de la totalit\u00e9, les trois p\u00e9riodes elles-m\u00eames se pr\u00e9sentent dans cet ordre :<br \/>\nLe S\u00e9mite et le Brahmane n&rsquo;ont trouv\u00e9 qu&rsquo;un dieu-loi, un dieu Signe, de Cercle et de Feu, dans le Foyer, la famille, la tribu, la phratrie;<br \/>\nle Grec et le Romain (ou le bouddhiste en Orient) n&rsquo;ont trouv\u00e9 qu&rsquo;un dieu incarn\u00e9 ou un dieu Appareil, de Charit\u00e9 et d&rsquo;Eau, dans le Bapt\u00eame, l&rsquo;osmose, l&rsquo;eucharistie, le couple, l&rsquo;union prodigieuse de la Forme et de la Substance ou de l&rsquo;Autre et du M\u00eame (le Prochain);<br \/>\nenfin, notre probl\u00e8me universel n&rsquo;est-il pas celui du Seuil et de son franchissement, attendu de l&rsquo;Esprit ou de la Libert\u00e9?<br \/>\nSi bien que la trilogie notable dans une \u00e9poque (un cycle) d\u00e9termin\u00e9, l&rsquo;est \u00e9galement dans une \u00e8re (un cycle encore) douze fois plus \u00e9tendu. Une trilogie au moins nous semble formuler le contenu de ce cycle-l\u00e0 mais aussi le cycle qui le contient.<br \/>\nSimplement, entre le premier cycle (de 180 ans) et le second (de 2 160 ans), une p\u00e9riode mal d\u00e9finie, de 180 X 3 = 540 ans ou 180 X 4 = 720 ans a invers\u00e9 le rythme : a (signe), b (appareil), c (seuil), puisque, partant du seuil ancien, elle a fait na\u00eetre le signe nouveau, au \u00bc ou au 1\/3 du Grand Cycle.<br \/>\nNotre simple \u00e9nonc\u00e9, ainsi, ne sugg\u00e8re pas le jeu : signe, appareil, seuil dans les 3 \u00e8res du dieu de Justice, du dieu d&rsquo;Amour et de l&rsquo;Esprit Libre sans imposer le \u00ab\u00a0cycle\u00a0\u00bb de 3 \u00e8res de 2 160 ans = 6 480 ans entre le cycle de 2 160 ans et un cycle douze fois sup\u00e9rieur, la Grande Ann\u00e9e de 25 920 ans.<br \/>\nOr, les m\u00eames trois phases \u2013 de 180 ans cette fois \u2013 nous ont paru mener du Signe ludique (la phase rationaliste) au Seuil de la dialectique ouverte, mythologique (d\u00e9doubl\u00e9e en 4 El\u00e9ments ou Cardinaux ou Qualit\u00e9s) par l&rsquo;Appareil de la dialectique ferm\u00e9e (l&rsquo;arc et la corde, les deux cercles) que certains nomment aujourd&rsquo;hui \u00ab\u00a0l&rsquo;observateur\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0l&rsquo;observ\u00e9\u00a0\u00bb ou le \u00ab\u00a0subjectif\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0l&rsquo;objectif\u00a0\u00bb, et d&rsquo;autres le contenu\/contenant.<br \/>\nCes trois phases ont pu \u00eatre prises de -2700 \u00e0 -2200 plus ou moins, puis de -540 \u00e0 0 : elles sont \u00e0 prendre, en notre \u00e9poque, depuis 1620 jusqu&rsquo;\u00e0 la fin du si\u00e8cle prochain ou au milieu du suivant.<br \/>\nUn rythme se profile, historique, comme de 180 \u00e0 2 160 ans (par 540 ans), puis de 2 160 \u00e0 25 920 ans (par les 6 480 ans du calendrier juda\u00efque), dont rien ne permet de penser qu&rsquo;il ne se prolonge pas en de\u00e7\u00e0 des 180 ans au-del\u00e0 des 25 920, \u00e0 l&rsquo;infini.<br \/>\nUne telle triade inversible n&rsquo;est pas autre chose qu&rsquo;une dialectique doubl\u00e9e. Si je peux \u00e9crire indiff\u00e9remment 1, 2, 3, et 3, 2, 1, c&rsquo;est que je peux \u00e9crire : 2, 1, 3 et 2, 3, 1. Les deux sens contiennent en soi les probabilit\u00e9s de position des trois nombres.<br \/>\nDe la m\u00eame mani\u00e8re, le mythologue grec a jou\u00e9 des trois couleurs : le rouge, le jaune et le vert (Apollon, V\u00e9nus et Vulcain), le soufi des trois personnes (le je-moi, le je-toi et le je-lui) ou l&rsquo;alchimiste m\u00e9di\u00e9val de la forme, de la substance et du mixte. De la m\u00eame mani\u00e8re, par les deux cercles et leur s\u00e9cante, Platon a montr\u00e9 que la dialectique : croissance (1, 2, 3) et d\u00e9croissance (3, 2, 1) contient dans\u00a0 le m\u00eame, l&rsquo;autre dialectique : d\u00e9sassimilation, de l&rsquo;unit\u00e9 vers la pluralit\u00e9, et assimilation, \u00e0 l&rsquo;inverse; et le Yi King, par ses trigrammes, que le plus grand (ou le sup\u00e9rieur) et le plus petit (ou l&rsquo;inf\u00e9rieur) renvoient \u00e0 l&rsquo;autre dialectique, du continu et du discontinu.<br \/>\nLa physique nucl\u00e9aire nous montre que ce jeu n&rsquo;est pas seulement abstrait, th\u00e9orique ou religieux.<br \/>\nLorsque certaines particules se heurtent (par exemple, un m\u00e9son pi n\u00e9gatif et un proton), cette rencontre donne naissance \u00e0 deux autres particules (par exemple, un m\u00e9son K neutre et un lambda). Puis, la particule lambda se d\u00e9compose en deux autres particules, qui ne sont que les deux premi\u00e8res : un m\u00e9son pi n\u00e9gatif et un proton. Ici aussi, la dialectique originelle s&rsquo;est faite une triade : le m\u00e9son pi, le proton et le m\u00e9son K neutre, qui a port\u00e9 et porte diff\u00e9remment les quatre : 2 m\u00e9sons pi n\u00e9gatif, un m\u00e9son pi positif et un proton, quand le K neutre se d\u00e9compose en deux m\u00e9sons pi, n\u00e9gatif et positif.<br \/>\nMais si, dans les choses de l&rsquo;espace, le jeu ne nous est pas toujours \u00e9vident, parce que sans doute nous y sommes trop habitu\u00e9s, (1) dans les choses du temps il s&rsquo;impose de telle sorte qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de concevoir un cycle temporel qui ne soit cette inversion interne des sens en m\u00eame temps qu&rsquo;une dialectique d\u00e9doublable, comme le contenu et le contenant d&rsquo;autres cycles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(1) Pour exemples :<br \/>\na) les 3 \u00e9l\u00e9ments du moteur : le cylindre, le piston et la soupape permettent le jeu du cycle \u00e0 4 temps : aspiration, compression, d\u00e9tente, \u00e9chappement;<br \/>\nb) les 3 caract\u00e9ristiques de la vis : pas de vis, filet, diam\u00e8tre d\u00e9finissent les 2 mouvements d\u00e9doubl\u00e9s : circulaire (assemblage et desserrement) et rectiligne (p\u00e9n\u00e9tration et arrachement). Le pas varie avec le diam\u00e8tre selon des lois pr\u00e9cises : les filets sont triangulaires, carr\u00e9s, trap\u00e9zo\u00efdaux ou ronds;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c) en optique, si j&rsquo;utilise les 3 polariseurs : horizontal (1), vertical (2) et diagonal (3) dans cette localisation, ils font impasse (le rayon lumineux ne passe pas). Mais, localis\u00e9s dans l&rsquo;ordre : 1, 3, 2, ils laissent passer la totalit\u00e9 du rayon de lumi\u00e8re. Etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon 1982<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>2 LES TROIS ET LES QUATRE &nbsp; En des moments pr\u00e9cis de l&rsquo;Histoire, l&rsquo;humanit\u00e9 pensante admet que le r\u00e9el est autre que le connaissable. Elle ne s&rsquo;en d\u00e9sesp\u00e8re pas encore, mais se complait en cette antinomie, qui lui permet de &hellip; <a href=\"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1158\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34],"tags":[],"class_list":["post-1158","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-la-machine-de-leternite"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1158"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1158\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2539,"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1158\/revisions\/2539"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1158"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}