{"id":329,"date":"2010-11-14T17:22:23","date_gmt":"2010-11-14T16:22:23","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=329"},"modified":"2011-01-07T20:53:04","modified_gmt":"2011-01-07T19:53:04","slug":"de-la-vie-impossible-a-loeuvre-impossible","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=329","title":{"rendered":"De la vie impossible \u00e0 l&rsquo;oeuvre impossible"},"content":{"rendered":"<p><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme le dit Jean-Charles Pichon, \u00ab\u00a0<em>il n&rsquo;importe pas de r\u00e9ussir sa vie, mais de l&rsquo;accomplir<\/em>\u00ab\u00a0. Aller du possible vers la dur\u00e9e, en somme, et y mettre \u00ab\u00a0<em>patience et passion<\/em>\u00ab\u00a0. Que la propre vie de notre ami soit une illustration de cette id\u00e9e, cela n&rsquo;est que trop \u00e9vident. Mais, ignorant tout de sa premi\u00e8re oeuvre, sinon le peu qu&rsquo;il disait dans \u00ab\u00a0<strong>Un homme en creux<\/strong>\u00ab\u00a0, je ne laissais pas d&rsquo;\u00eatre intrigu\u00e9 par ces titres de romans imprim\u00e9s au d\u00e9but de ses ouvrages mythiques, comme la m\u00e9moire d&rsquo;une vie ant\u00e9rieure. Ces titres me plaisaient, ils me parlaient par leur force et leur pouvoir \u00e9vocateur, leur \u00e9num\u00e9ration formait en quelque sorte les vers d&rsquo;un po\u00e8me &#8211; un ensemble coh\u00e9rent. J&rsquo;aurais aim\u00e9 lire ces livres introuvables, mais je me demandais surtout de quelle fa\u00e7on ils participaient de l&rsquo;accomplissement singulier de leur auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;\u00e9tais intrigu\u00e9 par ce passage de la fiction au mythe, et je sentais peut-\u00eatre confus\u00e9ment que la premi\u00e8re avait men\u00e9 au second, ou bien, pour mieux dire, qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait pas sans rapport avec l&rsquo;oeuvre \u00e0 venir &#8211; malgr\u00e9 le peu de cas que Jean-Charles semblait en faire lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et puis Jean-Paul Debenat m&rsquo;a fait cadeau de \u00ab\u00a0<strong>La vie impossible<\/strong>\u00ab\u00a0, le premier des romans. Le hasard avait bien fait les choses. J&rsquo;aime appr\u00e9hender les ph\u00e9nom\u00e8nes dans leur dimension temporelle. Il me pla\u00eet de d\u00e9couvrir un auteur en suivant l&rsquo;ordre m\u00eame qui s&rsquo;est impos\u00e9 \u00e0 lui dans sa d\u00e9marche cr\u00e9atrice, les diverses \u00e9tapes de sa \u00ab\u00a0<em>n\u00e9cessit\u00e9 int\u00e9rieure<\/em>\u00a0\u00bb (Kandinsky). Or j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 de constater, en lisant cette \u00ab\u00a0Vie impossible\u00a0\u00bb, \u00e0 quel point j&rsquo;avais vu juste. J&rsquo;\u00e9crivais donc \u00e0 Jean-Charles, le 7 janvier 1997: \u00ab\u00a0Au-del\u00e0 de la tentation, un peu superficielle, d&rsquo;y voir tel ou tel \u00e9l\u00e9ment autobiographique, je sens qu&rsquo;il s&rsquo;est agi, bien plut\u00f4t, d&rsquo;une vision pr\u00e9monitoire. J&rsquo;ignore si le jeune homme que vous \u00e9tiez se sentait aussi clairement habit\u00e9 par un dieu que Jean Desanges [h\u00e9ros\u00a0 de \u00ab\u00a0La vie impossible\u00a0\u00bb], mais le fait est que vous \u00eates devenu essentiellement cela, un homme habit\u00e9 par un dieu. Quant \u00e0 celui-ci, il est int\u00e9ressant de constater, dans le roman, une certaine ambigu\u00eft\u00e9, ou plut\u00f4t un conflit entre le Christ, l&rsquo;Amour, et un dieu, d&rsquo;essence dyonisiaque, que je suis tent\u00e9 d&rsquo;assimiler au Verseau; c&rsquo;est la fusion dans la nature comme dans un absolu, la contemplation des roches et des fleurs, une vie qui ses satisfait d&rsquo;elle-m\u00eame. Et cet <em>amour<\/em> de la nature n&rsquo;est-il pas une n\u00e9gation de l&rsquo;Amour? La d\u00e9monstration de sa non-n\u00e9cessit\u00e9? A la fin du roman,, m\u00eame Solange-Elvire n&rsquo;est plus n\u00e9cessaire au jeune homme, qui n&rsquo;a <em>pas plus besoin d&rsquo;elle que des autres pour vivre<\/em>. VIVRE, en effet, voil\u00e0 l&rsquo;essentiel. Et ce simple mot de vient le nouveau credo de Jean (&#8230;Baptiste Constant?), qui renoue par l\u00e0 avec son enfance amoureuse des choses, du concret, du vivant. Et n&rsquo;est-ce pas \u00e0 la fois le credo et le destin de Jean-Charles Pichon, en la derni\u00e8re page du roman :<em>Vivre longtemps et vivre libre,<\/em> en marge, de plus en plus, des <em>tyrans<\/em>?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis je remarquais que la trilogie, qui se poursuivait avec \u00ab\u00a0<strong>L&rsquo;\u00e9preuve de Mammon<\/strong>\u00ab\u00a0, trouvait sans conclusion dans \u00ab\u00a0<strong>La libert\u00e9 de d\u00e9cembre<\/strong>\u00ab\u00a0. Et je concluais ainsi: \u00ab\u00a0La libert\u00e9, bien s\u00fbr &#8211; dans le d\u00e9cembre mythique, ne se vit-elle pas dans l&rsquo;instant?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais je demandais jusqu&rsquo;\u00e0 quel point \u00ab\u00a0cette lucidit\u00e9 qui transpara\u00eet dans le texte\u00a0\u00bb \u00e9tait consciente. J&rsquo;avais lu de puis longtemps \u00ab\u00a0Un homme en creux\u00a0\u00bb et y avait vu les derni\u00e8res \u00e9tapes de la transformation de la pens\u00e9e du romancier-reporter en la pens\u00e9e du mythologue. Mais j&rsquo;en savais trop peu encore encore sur toute la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente &#8211; la jeunesse, pour comprendre r\u00e9ellement de quel terreau commun avaient pu surgir l&rsquo;oeuvre litt\u00e9raire et l&rsquo;oeuvre mythique. Pour comprendre qu&rsquo;elles forment en r\u00e9alit\u00e9\u00a0les deux v\u00e9hicules d&rsquo;une recherche unique. Car de m\u00eame que le mythe \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sent dans l&rsquo;oeuvre romanesque, la fiction a toujours sa place dans l&rsquo;oeuvre mythique, comme en font foi de nombreux textes \u00e9crits au cours des vingt derni\u00e8res ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Verdana; font-size: x-small;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/VIE1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-330\" title=\"VIE1\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/VIE1-210x300.jpg\" alt=\"\" width=\"210\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/VIE1-210x300.jpg 210w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/VIE1.jpg 544w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;en \u00e9tais l\u00e0 de mes r\u00e9flexions quand, il y a quelques mois, j&rsquo;ai pu mettre la main sur un exemplaire de \u00ab\u00a0<strong>L&rsquo;autobiographe<\/strong>\u00ab\u00a0, paru chez Grasset en 1956 dans la collection <em>Rien que la vie<\/em> (sic). Entreprise apr\u00e8s la mort de sa premi\u00e8re femme, France Guy, cette premi\u00e8re autobiographie de Jean-Charles est une entreprise de r\u00e9v\u00e9lation de soi. Justement, on entre tout \u00e0 coup dans autre chose que la litt\u00e9rature, au-del\u00e0 m\u00eame de l&rsquo;autobiographie. Cet arrachement, long et douloureux (du 15 septembre 1955 au 28 mai 1956), des voiles de l&rsquo;individualit\u00e9 est un extraordinaire effort de r\u00e9v\u00e9lation de l&rsquo;\u00eatre, qui s&rsquo;appuie sur une analyse rigoureuse des journaux intimes. La queste, ici de v\u00e9rit\u00e9 totale, ne peut \u00eatre obtenue qu&rsquo;au prix d&rsquo;une n\u00e9gation de la personnalit\u00e9, telle qu&rsquo;on la con\u00e7oit couramment. Appara\u00eet ici l&rsquo;id\u00e9e se d\u00e9veloppant au fil de l&rsquo;oeuvre: chaque individu est multiple, porte en soi la diversit\u00e9 de ses semblables, et ainsi participe de l&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le livre narre toute la jeunesse de Jean-Charles Pichon et nous le montre tel qu&rsquo;il est toujours, de ce point de vue: il \u00e9crit pour vivre, \u00e0 d\u00e9faut d&rsquo;en vivre, et d\u00e9ploie son art dans les trois formes \u00e9ternelles que sont la fiction, l&rsquo;essai et le journal. Il passera du th\u00e9\u00e2tre au roman, ne cessera jamais d&rsquo;\u00e9crire son journal, et tr\u00e8s t\u00f4t essaiera de fixer les \u00e9l\u00e9ments d&rsquo;une th\u00e9orie qui, transfigur\u00e9e, nourrira toute l&rsquo;oeuvre mythique. Il est frappant de lire dans \u00ab\u00a0L&rsquo;autobiographe\u00a0\u00bb des passages comme celui-ci:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Ainsi, ce que je nommais la continuit\u00e9 n&rsquo;\u00e9tait pas le pass\u00e9, mais le lieu de rencontre du pr\u00e9sent et de l&rsquo;avenir; ce que je nommais la pr\u00e9sence n&rsquo;\u00e9tait pas le pr\u00e9sent, mais le lieu de rencontre de l&rsquo;avenir et du pass\u00e9, d&rsquo;une certaine ouverture de soi au monde et de l&rsquo;habitude de soi-m\u00eame.\u00a0\u00bb De m\u00eame, \u00ab\u00a0je ne doutais pas que le <em>pass\u00e9<\/em>, le <em>pr\u00e9sent<\/em>, l&rsquo;<em>avenir<\/em> \u00e9taient des mots d\u00e9pourvus de sens. Il n&rsquo;existait rien que des <em>formes d&rsquo;\u00eatre<\/em> diff\u00e9rentes du temps, ou, plut\u00f4t, de tout rapport possible\u00a0 entre l&rsquo;univers et l&rsquo;homme\u00a0\u00bb. Et dans la m\u00eame page 272: \u00ab\u00a0Je ne doutais pas davantage que, sous l&rsquo;optique du <em>temps r\u00e9el<\/em>, l&rsquo;impossible devait appara\u00eetre possible, l&rsquo;avenir, ou mieux: le devenir &#8211; troisi\u00e8me rapport de l&rsquo;homme au monde &#8211; n&rsquo;\u00e9tant que le lieu de rencontre de ma situation pr\u00e9sente et de ma projection dans la continuit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On retrouve aussi dans \u00ab\u00a0L&rsquo;autobiographe\u00a0\u00bb la gen\u00e8se des grands principes de \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e9thique\u00a0\u00bb, qui prendra une importance capitale dans l&rsquo;\u00e9volution de la pens\u00e9e de Jean-Charles Pichon. Cette \u00ab\u00a0<strong>Introduction \u00e0 une morale sensuelle, mystique et raisonn\u00e9e<\/strong>\u00a0\u00bb sera publi\u00e9e en 1945 dans la revue <em>Pr\u00e9textes<\/em>. La synth\u00e8se du syst\u00e8me \u00ab\u00a0tenait en cinq pages de d\u00e9finitions et en trois axiomes et se pr\u00e9sentait comme un condens\u00e9 de g\u00e9om\u00e9trie, o\u00f9 les signes eussent \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9s par des mots\u00a0\u00bb. L&rsquo;axiome premier se formulait ainsi: \u00ab\u00a0Toute lib\u00e9ration d&rsquo;un lieu est condition d&rsquo;un autre lieu\u00a0\u00bb, une id\u00e9e v\u00e9ritablement centrale dans l&rsquo;oeuvre mythique de Jean-Charles Pichon. Ce travail th\u00e9orique s&rsquo;est poursuivi jusqu&rsquo;\u00e0 aujourd&rsquo;hui et a trouv\u00e9 son aboutissement dans \u00ab\u00a0<strong>La Question et le Jeu<\/strong>\u00ab\u00a0, sorte de pr\u00e9cis de la g\u00e9om\u00e9trie temporelle qui est le lieu de d\u00e9ploiement de l&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui auparavant \u00e9tait pour moi si myst\u00e9rieux, l&rsquo;incursion soudaine dans l&rsquo;univers du mythe \u00e0 la fin des ann\u00e9es 50, qui aboutit bient\u00f4t \u00e0 la publication de cette oeuvre monumentale qu&rsquo;est \u00ab\u00a0<strong>L&rsquo;homme et les dieux\u00a0\u00bb<\/strong> (\u00e9crite en moins de deux ans!), puis de tous les livres qui s&rsquo;encha\u00eeneront comme machinalement, m&rsquo;appara\u00eet maintenant sous son vrai jour. En v\u00e9rit\u00e9, Jean-Charles Pichon est l&rsquo;homme d&rsquo;une seule <em>queste<\/em>, dont le visage s&rsquo;est peu \u00e0 peu pr\u00e9cis\u00e9 sous l&rsquo;effet de son propre cheminement. Il a march\u00e9 sur un <em>chemin qui m\u00e8ne quelque part<\/em>, in\u00e9luctablement, empruntant tour \u00e0 tour les voies du beau, du bien et du vrai &#8211; de la fiction, de l&rsquo;essai et de l&rsquo;autobiographie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il me semble donc qu&rsquo;il convient d&rsquo;\u00e9tudier son oeuvre telle qu&rsquo;en elle-m\u00eame, dans la coh\u00e9rence de sa totalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je viens de localiser un exemplaire de \u00ab\u00a0<strong>Borille<\/strong>\u00ab\u00a0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Andr\u00e9 Lemelin, le 1er mars 1999<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0Les Portes de Th\u00e9l\u00e8me\u00a0\u00bb, N\u00b03, juillet 1999<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme le dit Jean-Charles Pichon, \u00ab\u00a0il n&rsquo;importe pas de r\u00e9ussir sa vie, mais de l&rsquo;accomplir\u00ab\u00a0. 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