{"id":308,"date":"2010-11-13T18:54:29","date_gmt":"2010-11-13T17:54:29","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=308"},"modified":"2011-01-07T20:54:52","modified_gmt":"2011-01-07T19:54:52","slug":"jean-charles-pichon-julien-debenat","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=308","title":{"rendered":"Jean-Charles Pichon \/ Julien Debenat"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: center;\"><strong> <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Auteur d\u2019une soixantaine d\u2019ouvrages, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 21 juin 2006 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 86 ans, cet homme a pass\u00e9 sa vie \u00e0 explorer de diverses mani\u00e8res (po\u00e8mes, romans, essais, conf\u00e9rences, &#8230;) les relations entre les hommes, les Dieux et les mythes. Il a beaucoup travaill\u00e9 sur les cycles, d\u2019apr\u00e8s Platon, Nostradamus, Paracelse, Nicolas de Cues, &#8230; Il a \u00e9tudi\u00e9 les livres sacr\u00e9s, de Gilgamesh au Coran, ainsi que les auteurs proph\u00e9tiques et\/ou \u00e9sot\u00e9riques (Rimbaud, Poe, Jarry, Roussel &#8230;) Nous souhaitons ici rendre hommage \u00e0 son oeuvre, une oeuvre marqu\u00e9e par le symbolisme, l\u2019\u00e9sot\u00e9risme et l\u2019astrologie. Une qu\u00eate du sens qui bouscule, et nous oblige \u00e0 nous cramponner, ou \u00e0 renoncer, \u00e0 quelques-unes de nos convictions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Mise en garde : attention, article \u00e0 caract\u00e8re \u00e9sot\u00e9rique !!!<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Peuple d\u2019ombres ! Vous qui grimpez sur les cr\u00eates des montagnes, qui courez le long du rude sentier pierreux, qui regardez en avant vers le sentier cr\u00e9pusculaire, errant au milieu des neuf tombeaux o\u00f9 nul mensonge n\u2019est permis, asseyez-vous, les jambes crois\u00e9es, pr\u00e8s de la cabane. Ecoutez le vieillard qui parle depuis le monde des morts, qui vous parle du monde d\u2019En Bas, celui-l\u00e0 qui a construit comme de paille s\u00e9ch\u00e9e la Localisation. Comprenez-vous ce qu\u2019il dit ?\u00a0\u00bb (pri\u00e8re toungouse), en exergue \u00e0 La folie-Merlin. [1]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parler d\u2019\u00e9sot\u00e9risme, c\u2019est risquer de passer pour un farfelu, un doux-dingue, voire un dangereux adepte d\u2019une dangereuse secte. Turlututu chapeau pointu ! Nous sommes cependant des \u00eatres spirituels, nous avons tous nos croyances diverses, et nous vivons entour\u00e9s des symboles qui les expriment. Jean-Charles Pichon a consacr\u00e9 sa vie \u00e0 \u00e9couter la voix des symboles, \u00e0 tenter de les comprendre, et essayer d\u2019en rendre compte. Nous allons ici essayer de d\u00e9finir les principes essentiels de son travail sur les croyances humaines. Nous demandons par avance d\u2019excuser toute sch\u00e9matisation excessive, quasiment in\u00e9vitable dans un article court parlant d\u2019une oeuvre importante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s\u2019agit d\u2019une oeuvre inspir\u00e9e, audacieuse, plus libre qu\u2019une litt\u00e9rature scientifique, sociologique ou historienne. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9 c\u2019est une oeuvre bien plus savante, plus rationnelle, et plus s\u00e9rieuse qu\u2019une certaine litt\u00e9rature \u00ab\u00a0nouvel \u00e2ge\u00a0\u00bb dont elle se rapproche par les th\u00e8mes principaux : les Dieux, les cycles, l\u2019attente du verseau. Une oeuvre en marge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Une vie consacr\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9criture.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 13 ans, et n\u2019a jamais cess\u00e9 depuis. En 1945, il publie dans la revue \u00ab Pr\u00e9textes \u00bb \u00ab\u00a0L\u2019Ethique, introduction \u00e0 une morale sensuelle, mystique et raisonn\u00e9e\u00a0\u00bb, un texte qui contient en germe les id\u00e9es-forces de son oeuvre future.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1946 \u00e0 1958, il publie des po\u00e8mes, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre et des romans (Prix de la Libert\u00e9 en 1947 pour \u00ab\u00a0La libert\u00e9 de D\u00e9cembre\u00a0\u00bb, Prix de la Soci\u00e9t\u00e9 des Gens de Lettres en 1955 pour \u00ab\u00a0Les cl\u00e9s et la prison\u00a0\u00bb, prix Sainte-Beuve en 1960 pour \u00ab\u00a0il faut que je tue M. Rumann\u00a0\u00bb). Il \u00e9crit aussi des sc\u00e9narios et des dialogues de films (notamment \u00ab\u00a0la t\u00eate contre les murs\u00a0\u00bb de G. Franju, 1957, et Les Dragueurs, de J-P Mocky, 1958).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 partir de 1959, il alterne :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">des oeuvres \u00e9sot\u00e9riques : \u00ab\u00a0L\u2019homme et les dieux\u00a0\u00bb en 1965, \u00ab\u00a0Histoire universelle des sectes et soci\u00e9t\u00e9 secr\u00e8tes\u00a0\u00bb en 1969, \u00ab\u00a0N\u00e9ron et le myst\u00e8re des origines chr\u00e9tiennes\u00a0\u00bb en 1971, \u00ab\u00a0L\u2019Islam dans le Coran\u00a0\u00bb en 1981, &#8230; \u00ab\u00a0Les litanies de dieux morts\u00a0\u00bb en 2001.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">des romans : \u00ab\u00a0Le temps du Verseau\u00a0\u00bb en 1962, \u00ab\u00a0Borille\u00a0\u00bb en 1966, \u00ab\u00a0La terrasse du D\u00f4me\u00a0\u00bb en 1982, \u00ab\u00a0le fonctionnaire d\u00e9plac\u00e9\u00a0\u00bb en 2001, \u00ab\u00a0la folie Merlin\u00a0\u00bb en 1986, et \u00ab\u00a0le retour \u00e0 la ville\u00a0\u00bb en 2004.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">des autobiographies : \u00ab\u00a0l\u2019autobiographie\u00a0\u00bb en 1956, \u00ab\u00a0Un homme en creux\u00a0\u00bb en 1973.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la vari\u00e9t\u00e9 des genres abord\u00e9s par Jean-Charles Pichon correspond un style particulier, quasiment inclassable. Au long de cette oeuvre multiforme se pose sans cesse la question de la relation entre croyance, croyant et objet de la croyance : le mythe, l\u2019homme et le Dieu. Le travail sur le symbolisme et l\u2019\u00e9sot\u00e9risme des grandes croyances et des grands mythes de l\u2019humanit\u00e9, semble se situer pour Jean-Charles Pichon au-del\u00e0, ou \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la question de l\u2019existence ou de l\u2019inexistence des dieux ou de Dieu. Jean-Charles Pichon a beaucoup r\u00e9p\u00e9t\u00e9, surtout vers la fin de sa vie : \u00ab\u00a0je ne fais que constater\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Ier constat : il y a des Dieux.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils font partie de l\u2019Histoire, ils sont pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019esprit des hommes, ils en obs\u00e8dent certains, en laissent d\u2019autres perplexes ou d\u00e9go\u00fbt\u00e9s, mais Ils sont.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils sont nos croyances, car tout homme croit en quelque chose : en un Dieu unique, en de nombreux dieux de la nature, en la science, en la raison, en l\u2019amour,&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Dieux existent par les croyances et les mythes, et \u00e0 travers toute la cr\u00e9ativit\u00e9 humaine : rites, contes, chants, danses, paroles,&#8230; Un Dieu ne se postule pas, pas plus qu\u2019il ne se d\u00e9montre (\u00ab\u00a0Qu\u2019est-ce que je d\u00e9montre, sinon ce que je crois ?\u00a0\u00bbLa folie-Merlin).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se constate, ou Il ne se constate pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les notions de Bien et de Mal sont inatteignables \u00e0 ce niveau du seul constat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Croire, c\u2019est ressentir une pr\u00e9sence. Ne pas croire, c\u2019est ressentir une absence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Qu\u2019est-ce qu\u2019un Dieu ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Jean-Charles Pichon, comme pour de nombreuses traditions religieuses, Dieu a diff\u00e9rents noms. Il est multiple et un, immuable et changeant. Donner une seule r\u00e9ponse \u00e0 la question \u00ab\u00a0qu\u2019est-ce qu\u2019un Dieu ?\u00a0\u00bb est alors tr\u00e8s difficile car un Dieu \u00ab\u00a0n\u2019est qu\u2019une des qualit\u00e9s que l\u2019humain pr\u00eate \u00e0 l\u2019inintelligible. On peut donc qualifier ce qu\u2019on ne comprend pas [&#8230;] Mais Dieu me devient intelligible lorsqu\u2019Il m\u2019habite, bien que je ne puisse le qualifier. Je peux donc comprendre ce que je ne peux nommer\u00a0\u00bbLa folie-Merlin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2\u00e8me constat : Il y a des cycles.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous l\u2019avons dit, Dieu, ou les dieux, sont absents ou pr\u00e9sents, se constatent ou ne se constatent pas. Mais de plus il y a alternance de la pr\u00e9sence et de l\u2019absence. Tout comme le doute envahit parfois le croyant, la croyance elle aussi hante le doute. Citons pour exemple Emil Cioran (qui passe, sans doute \u00e0 tort, pour un grand sceptique moderne) : \u00ab\u00a0Il m\u2019est impossible d\u2019avoir la foi de m\u00eame qu\u2019il m\u2019est impossible de ne pas penser \u00e0 la foi. Et la n\u00e9gation prend toujours le dessus. Il y a en moi comme un plaisir n\u00e9gatif et pervers du refus. Je me suis mu toute ma vie entre le besoin de croire et l\u2019impossibilit\u00e9 de croire.\u00a0\u00bb Entretien avec Gabriel Liiceanu. [2]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ceci rejoint un po\u00e8me du soufi Omar Khayam :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La distance qui s\u00e9pare l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9 de la foi n\u2019est que d\u2019un souffle, celle qui s\u00e9pare le doute de la certitude n\u2019est \u00e9galement que d\u2019un souffle, passons donc gaiement cet espace pr\u00e9cieux d\u2019un souffle, car notre vie aussi n\u2019est s\u00e9par\u00e9e de la mort que par l\u2019espace d\u2019un souffle\u00a0\u00bb Omar Khayam, Les Roubayates, quatrain N\u00b0 32. [3]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Qu\u2019est-ce qu\u2019un cycle ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce souffle dont parle Omar Khayam est pr\u00e9cis\u00e9ment ce cycle, cette respiration entre deux choses tenues pour oppos\u00e9es. Il y a des cycles courts, et des cycles longs, des cycles contenus dans d\u2019autres cycles. Puisqu\u2019il y a des cycles, il y a des r\u00e9gularit\u00e9s, et une math\u00e9matique des cycles. Rien de plus normal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le triangle d\u2019Aristote d\u00e9montre que toutes les droites abaiss\u00e9es de son sommet coupent toutes les bases en autant de points chacune, ces droites seraient-elles en nombre infini, c\u2019est-\u00e0-dire que le plus grand est comme le plus petit. Un th\u00e9or\u00e8me indiscutable. L\u2019imb\u00e9cile seul y voit une affirmation religieuse ou herm\u00e9tique.\u00a0\u00bb La folie-Merlin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019Histoire de l\u2019humanit\u00e9, Jean-Charles Pichon constate, apr\u00e8s d\u2019autres, une r\u00e9gularit\u00e9 des cycles de pr\u00e9sence et d\u2019absence de la divinit\u00e9, en d\u2019autres termes de l\u2019apog\u00e9e et du d\u00e9clin de toute grande croyance. La plupart de ces cycles divins sont constatables historiquement. Ce souffle, ce cycle, que Jean-Charles Pichon appelle aussi un \u00ab\u00a0battement de c\u0153ur de Dieu\u00a0\u00bb, dure 2160 ans. C\u2019est la dur\u00e9e \u00e9voqu\u00e9e par Platon dans le Tim\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce Dieu qui se pr\u00e9sente ou s\u2019absente, qui s\u2019approche et s\u2019\u00e9loigne, est-ce le m\u00eame Dieu, est-ce un autre ? Jean-Charles Pichon semble ne jamais se d\u00e9terminer sur ce point, laissant chacun libre de d\u00e9cider pour soi, en son \u00e2me et conscience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le Zodiaque : un outil parmi d\u2019autres.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le zodiaque est un outil symbolique permettant d\u2019approcher et de nommer les figures et les qualit\u00e9s des cycles divins successifs. Chaque tradition a \u00e9labor\u00e9 ses propres symboles, le zodiaque n\u2019est que l\u2019un d\u2019eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">zodiaque : nom masculin (latin zodiacus, du grec dz\u00f4diakos, de z\u00f4on, \u00eatre vivant ou animal)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Zone de la sph\u00e8re c\u00e9leste qui s\u2019\u00e9tend sur environ 8\u00b0 de latitude de part et d\u2019autre de l\u2019\u00e9cliptique, et dans laquelle on voit se d\u00e9placer le Soleil, la Lune et les plan\u00e8tes principales du syst\u00e8me solaire, sauf Pluton.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le zodiaque est partag\u00e9 depuis l\u2019Antiquit\u00e9 en douze signes, qui s\u2019\u00e9tendent chacun sur 30\u00b0 de longitude : le B\u00e9lier, le Taureau, les G\u00e9meaux, le Cancer, le Lion, la Vierge, la Balance, le Scorpion, le Sagittaire, le Capricorne, le Verseau et les Poissons. Ces signes portent les noms de constellations avec lesquelles ils co\u00efncidaient il y a environ 2 000 ans. \u00c0 cette \u00e9poque, le passage du Soleil par le point vernal (\u00e9quinoxe de printemps) co\u00efncidait avec son entr\u00e9e dans le signe qui abritait la constellation du B\u00e9lier. Mais, par suite du ph\u00e9nom\u00e8ne de la pr\u00e9cession des \u00e9quinoxes, le point vernal r\u00e9trograde sur l\u2019\u00e9cliptique \u00e0 raison de 50,26\u2033 par an, soit de 30\u00b0 (ou un signe du zodiaque) en 2 150 ans. Il existe donc actuellement un d\u00e9calage d\u2019environ une unit\u00e9 entre les signes du zodiaque et les constellations correspondantes. D\u2019autre part, il existe une treizi\u00e8me constellation, Ophiucus (ou le Serpentaire), entre le Scorpion et le Sagittaire, que le Soleil traverse dans son mouvement apparent annuel dans le ciel, mais \u00e0 laquelle ne correspond aucun signe du zodiaque.\u00a0\u00bb (source : diff\u00e9rentes sources internet)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3\u00e8me constat : dans l\u2019alternance, il y a changement.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019outil du Zodiaque, aussi imparfait soit-il, permet tout de m\u00eame de nommer les diff\u00e9rents cycles de 2150-2160 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Actuellement, nous sommes dans l\u2019attente du Verseau, caract\u00e9ris\u00e9 par la notion de libert\u00e9. Auparavant, il y eut les \u00e8res :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">des Poissons = de l\u2019Amour (christianisme, bouddhisme, islam).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du B\u00e9lier = de la Justice (juda\u00efsme, brahmanisme, confucianisme).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du Taureau = de la Cr\u00e9ation (Babylone, Sumer, Baal).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La divinit\u00e9 porte \u00e0 chaque cycle un masque et des qualit\u00e9s diff\u00e9rents. De plus, elle offre quelque chose qui est ensuite repris. Par exemple le paradis donn\u00e9 puis perdu, l\u2019alliance contract\u00e9e puis bris\u00e9e, et le Graal, offert puis disparu. \u00c0 chaque fois, on retrouve ce rythme d\u2019un don suivi d\u2019une perte. Les grandes qu\u00eates sont les moments de recherche de ce qui a \u00e9t\u00e9 poss\u00e9d\u00e9 puis perdu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Il y a eu d\u2019abord la perte de l\u2019Eden, et puis l\u2019essai de trouver une issue \u00e0 cet exil. Ensuite, un rejet de l\u2019alliance avec Dieu et aussi une recherche de la fa\u00e7on de concilier cet \u00e9cart avec la vie de l\u2019homme ; et puis la nourriture, la nourriture qui doit venir aux affam\u00e9s, \u00e0 ceux qui ont besoin. Et l\u00e0 encore, apr\u00e8s la perte du Graal, la recherche d\u2019autre chose, qui se trouve \u00eatre la modernisation et la mondialisation.\u00a0\u00bb La le\u00e7on exemplaire, entretien avec Jean-Charles Pichon, ao\u00fbt 2005. [4]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Qu\u2019est-ce que le changement ?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le changement et son attente, provoque en l\u2019homme de l\u2019espoir et de la crainte. D\u2019o\u00f9 une p\u00e9riode de retour en arri\u00e8re, durant laquelle les \u00eatres humains cherchent salut dans le Dieu de l\u2019\u00e8re qui pr\u00e9c\u00e8de celle qui est en train de finir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Il y a quelque chose qu\u2019on esp\u00e8re et quelque chose qu\u2019on n\u2019esp\u00e8re plus. Il y a la pr\u00e9sence de l\u2019Eden et l\u2019exil de l\u2019Eden. Il y a l\u2019alliance avec Dieu et la m\u00e9salliance. Il y a la nourriture divine et puis il y a l\u2019absence de nourriture. Il y a toujours une pr\u00e9sence et une absence, une union et une d\u00e9sunion, et lorsqu\u2019on consid\u00e8re l\u2019histoire des 5000 ans sous cet angle, il appara\u00eet qu\u2019on ne peut pas trouver la modernisation des choses, parce qu\u2019il y a toujours plut\u00f4t une sorte de retour en arri\u00e8re et le d\u00e9sir de retour en arri\u00e8re et en fait on ne veut pas aller en avant. [&#8230;]lorsque le Graal est perdu et qu\u2019on se trouve sans nourriture, qu\u2019on se trouve dans le manque et que les hommes deviennent des anthropophages, et bien on va d\u2019abord chercher dans un retour \u00e0 la Justice. Depuis le 18\u00e8me si\u00e8cle, les Voltaire, D\u2019Alembert, Diderot vont chercher dans la Justice ce qu\u2019ils ont perdu dans le Poisson-nourriture. Et finalement, ce n\u2019est pas la Justice qui peut nous sauver, mais il faudra encore pas mal de temps pour comprendre qu\u2019il ne s\u2019agit pas de la Justice et que ce qui est attendu, c\u2019est l\u2019esprit de Libert\u00e9 et que \u00e7a n\u2019a pas grand-chose \u00e0 voir avec la Justice.[&#8230;]\u00a0\u00bb La le\u00e7on exemplaire, entretien avec Jean-Charles Pichon, ao\u00fbt 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Jean-Charles Pichon nous sommes \u00e0 l\u2019heure actuelle, en qu\u00eate de justice, sous forme de modernisation et de mondialisation. Mais pour le moment \u00ab\u00a0[&#8230;] on ne peut pas vraiment moderniser les choses parce qu\u2019on tend de tout notre \u00eatre, de toutes nos croyances, au retour en arri\u00e8re. En fin de compte, on ne pourra pas \u00e9tudier ce probl\u00e8me, sinon le r\u00e9soudre, sans admettre l\u2019Autre. L\u2019Autre, c\u2019est \u00e0 dire celui qui est \u00e0 c\u00f4t\u00e9, qui est en dehors, qui n\u2019est pas soi, qui est aussi bien, d\u2019ailleurs, l\u2019autour et l\u2019auteur, mais aussi l\u2019aut, qui veut dire ou.\u00a0\u00bb La le\u00e7on exemplaire, entretien avec Jean-Charles Pichon, ao\u00fbt 2005.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La Localisation : savoir o\u00f9 on est.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019oeuvre de Jean-Charles Pichon nous rappelle que les destins de Dieu, du monde et de l\u2019homme, c\u2019est-\u00e0-dire du Cr\u00e9ateur, de la Cr\u00e9ation et de la cr\u00e9ature, sont \u00e9troitement m\u00eal\u00e9s. Ainsi par l\u2019\u00e9tude de l\u2019histoire, des l\u00e9gendes et des cr\u00e9ations humaines, Jean-Charles Pichon s\u2019est attach\u00e9 \u00e0 d\u00e9crire les cycles des transformations de(s) Dieu(x). Par l\u2019inspiration litt\u00e9raire et sous une forme d\u2019\u00e9criture qui pourrait passer pour une \u00e9criture de m\u00e9dium, il a tent\u00e9 de formuler notre \u00e9poque : l\u2019attente du Dieu nouveau. Les pages qui suivent sont extraites d\u2019un livre \u00e9crit en 1971.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0L\u2019av\u00e8nement d\u2019une Croyance universelle ne doit pas tout \u00e0 l\u2019\u00e9sot\u00e9risme, qui ne peut qu\u2019en recenser les composants. Mais la Croyance s\u2019incarne d\u2019abord dans une cat\u00e9gorie nouvelle, particuli\u00e8re, de citoyens ou, plut\u00f4t, de non-citoyens, rejet\u00e9s de la communaut\u00e9, de la cit\u00e9 ou de la soci\u00e9t\u00e9 rationnelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont des artisans et des laboureurs qui ont fait le dieu de Cr\u00e9ation, les nomades le dieu de Justice, les esclaves le dieu d\u2019Amour. Sur ces exemples, d\u00e8s le si\u00e8cle dernier, Hegel, puis le comte de Saint-Simon, puis Marx avait cherch\u00e9 \u00e0 d\u00e9finir (rationnellement) le moteur de l\u2019Esprit nouveau, le messianiste de la Libert\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Partis de l\u2019id\u00e9e d\u2019un dieu autre, d\u2019un anti-dieu, ils avaient propos\u00e9 le R\u00e9volt\u00e9 d\u2019abord, puis le Cr\u00e9ateur industriel &#8211; et le Prol\u00e9taire enfin. Depuis le d\u00e9but du XX\u00e8 si\u00e8cle, c\u2019\u00e9tait un dogme, admis par les bourgeois eux-m\u00eames, que l\u2019Ouvrier porte le germe du renouveau. Soit qu\u2019ils l\u2019encensent, soit qu\u2019ils le briment, tous avouaient par leur action m\u00eame qu\u2019ils voyaient en lui l\u2019espoir ou le danger, l\u2019Avenir d\u00e9sir\u00e9 ou craint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ce ne sont pas les prol\u00e9taires qui changent le monde, car ils ne furent pas les v\u00e9ritables exclus de notre Lok\u00e2yata. N\u00e9s de la fin de l\u2019esclavage, ils ne sont que les nouveaux esclaves, incapables, comme les anciens, de se lib\u00e9rer. Quelque chanson sentimentale ou quelque annonce publicitaire les comblent, en relan\u00e7ant leur app\u00e9tit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9voration suffit \u00e0 leur bonheur, ou des biens consommables ou des l\u00e8vres de l\u2019aim\u00e9, parce qu\u2019elle fut le seul espoir de l\u2019esclave romain. On peut attendre d\u2019eux un renouveau prochain des religions chr\u00e9tiennes, ou bouddhistes en Orient ou islamiques. S\u00fbrement pas l\u2019av\u00e8nement de la Libert\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour \u00e9clairer le probl\u00e8me, c\u2019est le colonis\u00e9 qui doit servir d\u2019exemple. Nous devons nous demander : quelle condition sociale, en nos Etats, ressemble le plus \u00e0 celle du peuple colonis\u00e9 ? Laquelle est le plus \u00e9videmment d\u00e9pourvue de droits et de moyens ? Ou, plus bri\u00e8vement, \u00e0 l\u2019inverse : quel est le ma\u00eetre en nos Etats ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On sait qu\u2019aux temps d\u2019Akkad, ce fut le Citadin (de la Ville aux sept portes) : d\u2019o\u00f9 l\u2019exclusion du nomade. Mais, dans le dernier si\u00e8cle hell\u00e9nistique, quand le \u00ab\u00a0droit de cit\u00e9\u00a0\u00bb donna au nomade le statut de citoyen \u00e0 part enti\u00e8re, il n\u2019y eut plus de citadin. Le ma\u00eetre se nomma le Citoyen : d\u2019o\u00f9, la condamnation de l\u2019esclave.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, ces mots n\u2019ont plus de sens, alors que \u00ab\u00a0l\u2019\u00e9galit\u00e9 devant la loi\u00a0\u00bb donne \u00e0 l\u2019ouvrier tous les droits civiques, y compris le droit de vote, s\u2019il est adulte. Il n\u2019est d\u2019autre ma\u00eetre que l\u2019Adulte : d\u2019o\u00f9 l\u2019\u00e9crasement de l\u2019adolescent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019il le soit par l\u2019\u00e2ge, comme en Occident, ou par une mentalit\u00e9 particuli\u00e8re &#8211; et finalement mythique &#8211; comme on le voit dans les nations nouvelles d\u2019Asie, d\u2019Afrique et d\u2019Am\u00e9rique du Sud, l\u2019adolescent n\u2019est pas \u00e0 proprement parler proscrit ou condamn\u00e9. Mais, comme le nomade jadis et comme l\u2019esclave nagu\u00e8re, il n\u2019a pas d\u2019existence civique, pas de droits. Il ne vit que des privil\u00e8ges qu\u2019on lui consent et des pr\u00e9sents qu\u2019on lui accorde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car un dieu (de Cr\u00e9ation, de Justice ou d\u2019Amour) ne peut exalter le Citadin, le Citoyen ou l\u2019Adulte sans rejeter de la ville, du statut ou du sexe ceux qui ne l\u2019adorent pas. S\u2019il faut, ses pr\u00eatres cr\u00e9eront une classe nouvelle, dont ils feront le pays de l\u2019oubli, l\u2019enfer terrestre de l\u2019exclu : l\u2019\u00e9tat nomade, l\u2019esclavage ou l\u2019adolescence, entre autres. Telle est la signification profonde de la grande r\u00e9volte de la jeunesse, annonc\u00e9e par Rimbaud et par ces jeunes proph\u00e8tes, de quinze \u00e0 dix-neuf ans, que furent Fr\u00e9d\u00e9ric II, Fox, Saint-Just ou Galois, Ramakrishna ou le B\u00e2b, sensible d\u00e8s l\u2019apr\u00e8s-guerre, manifeste aujourd\u2019hui. Mais l\u2019\u00e9clatement de 1968 nous trompe, par son ampleur. Bien avant les r\u00e9voltes de Chicago, de Prague, de P\u00e9kin, de Paris, de Mexico et de Rome, le mouvement \u00e9tait en marche d\u00e9j\u00e0, dans les fureurs de Shelley, la rigueur de Saint-Just, le g\u00e9nie de Galois, les crimes des blousons noirs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce \u00e0 dire que les Gardes Rouges, les Hooligans, les Gammlers, les Beatniks, les Provos, les Hippies, les Yippies feront la Libert\u00e9 ? Je ne l\u2019aventurerai pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans doute retrouvent-ils, parcimonieusement et comme par hasard, les pouvoirs de Dionysos, ses dons ou ses figures : la danse, le jeu, l\u2019envo\u00fbtement, le rire, le spectacle, la drogue, le masque et le travesti. Mais ils imitent encore l\u2019adulte, dans ses d\u00e9sirs, ses amours-propres et sa paresse. Ou bien, refusant le Mod\u00e8le, ils deviennent ces diables sans piti\u00e9 que sont Charles Manson et ses supp\u00f4ts ou les Cavaliers des Tarots. Leurs mythes incertains demeurent pr\u00e9matur\u00e9s, comme si la spoliation dont ils sont les victimes les portait \u00e0 l\u2019erreur, par l\u2019impatience.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur premi\u00e8re vraie puissance sera par le martyre, la torche vivante prenant ici la valeur de croix. Ils seront vaincus d\u2019abord, comme leurs pr\u00e9d\u00e9cesseurs, Sinouh\u00e9, Spartacus le furent, \u00e9cras\u00e9s sous les violences, n\u00e9es de la peur, des ma\u00eetres. Puis, alors m\u00eame, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s par leur \u00e9chec, ils divagueront encore. Ils renonceront la Libert\u00e9 pour d\u2019autres dieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nomades attendaient le Bien, l\u2019Amour, alors que la Justice n\u2019existait pas ; les esclaves attendaient la Libert\u00e9. Nos jeunes se livrent au caprice &#8211; et \u00e0 la Capricieuse d\u00e9j\u00e0 &#8211; deux mill\u00e9naires avant son av\u00e8nement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les mythes qui les animent et les rites qu\u2019ils fondent doivent beaucoup \u00e0 la M\u00e8re, \u00e0 la \u00ab\u00a0bande\u00a0\u00bb foetale. Ce sont des M\u00e8res, en Am\u00e9rique, dans l\u2019Inde, qui ont cr\u00e9\u00e9 les premi\u00e8res communaut\u00e9s et les premiers ashrams, ces familles femelles, sans p\u00e8re, sans fr\u00e8re a\u00een\u00e9, sans loi hi\u00e9rarchis\u00e9e et qui permettent en fait la gestation f\u00e9conde bien plut\u00f4t que le Geste. Le mythe de la Caper n\u2019est pas tr\u00e8s loin derri\u00e8re, synchronique \u00e0 celui du Dionysos Liber il y a vingt-deux si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela se fera, se fait, par l\u2019\u00e9mancipation de la femme, naturellement. Mais aussi par la fuite de la Ville, de ses pollutions et de ses pers\u00e9cutions, par le retour \u00e0 la Terre nourrici\u00e8re et secourable, cr\u00e9atrice bient\u00f4t. Puis quelqu\u2019un se souviendra que l\u2019Arbre y a ses racines et que le Soleil l\u2019\u00e9claire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A nouveau, l\u2019ant\u00e9christ annoncera le dieu vivant.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon, Histoire des mythes, 1971. [5]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conclusion :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout homme, comme le proph\u00e8te Job, objet d\u2019un bras de fer entre le Dieu et le Diable, est le jeu, l\u2019enjeu et le terrain de jeu [la formule est d&rsquo;Olivier Chouteau, professeur d&rsquo;arts martiaux] d\u2019une partie endiabl\u00e9e et divine. Selon Jean-Charles Pichon, l\u2019ant\u00e9christ, Satan ou Iblis sont un moment de la transformation de l\u2019ancien Dieu en le Dieu nouveau, une phase de la mue. Dans ce jeu de transformation, \u00e0 ce moment du cycle, l\u2019\u00eatre humain se sent perdu et d\u00e9sorient\u00e9. Ainsi \u00ab\u00a0Nous cherchons le passage dans les caves emmur\u00e9es et les recoins les plus sombres, mais il est partout ou il n\u2019est pas. Nous ne cessons jamais de l\u2019avoir devant les yeux, notre aveuglement seul nous emp\u00eache de le voir.\u00a0\u00bb La folie-Merlin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est admettre enfin que de tout temps, tout est l\u00e0. Seule notre vision change.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles (pseudonyme de Jean-Baptiste) Pichon est n\u00e9 au Croisic en 1920, et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Limoges au solstice d\u2019\u00e9t\u00e9 2006 (nuit du 20 au 21 juin). Presque aveugle \u00e0 la fin de sa vie, il avait coutume de plaisanter : \u00ab\u00a0Depuis que je perds la vue, j\u2019y vois beaucoup plus clair.\u00a0\u00bb Il est enterr\u00e9 au Croisic.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Julien Debenat<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notes :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[1] La folie-Merlin, Jean-Charles Pichon, e\/dite, 2006, ISBN 2-84608-184-0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[2] Gabriel Liiceanu, Itin\u00e9raires d\u2019une vie : E.M. Cioran, Suivi de : Les continents de l\u2019insomnie : entretien avec E.M. Cioran Michalon, 1995 ISBN : 284186006X<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[3] Omar Khayam, Les Roubayates, \u00e9ditions Seghers, 1965. Traduction J-B Nicolas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[4] La le\u00e7on exemplaire, entretien avec Jean-Charles Pichon, ao\u00fbt 2005. source : Jean-Charles Pichon.com<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[5] Jean-Charles Pichon, Histoire des mythes. Editeur : E-dite (pour l\u2019\u00e9dition 2002) ISBN : 2846080828<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<div class=\"mceTemp mceIEcenter\" style=\"text-align: justify;\">\n<dl id=\"attachment_309\" class=\"wp-caption aligncenter\" style=\"width: 258px;\">\n<dt class=\"wp-caption-dt\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/HOMMAGES21.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-309\" title=\"HOMMAGES2\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/HOMMAGES21-248x300.jpg\" alt=\"\" width=\"248\" height=\"300\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/HOMMAGES21-248x300.jpg 248w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/HOMMAGES21.jpg 440w\" sizes=\"auto, (max-width: 248px) 100vw, 248px\" \/><\/a><\/dt>\n<dd class=\"wp-caption-dd\" style=\"text-align: center;\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/dd>\n<\/dl>\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Auteur d\u2019une soixantaine d\u2019ouvrages, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 21 juin 2006 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 86 ans, cet homme a pass\u00e9 sa vie \u00e0 explorer de diverses mani\u00e8res (po\u00e8mes, romans, essais, conf\u00e9rences, &#8230;) les relations entre les hommes, les Dieux et les mythes. &hellip; <a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=308\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-308","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-hommages"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/308","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=308"}],"version-history":[{"count":8,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/308\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":312,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/308\/revisions\/312"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=308"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=308"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=308"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}