{"id":1909,"date":"2012-07-02T15:15:01","date_gmt":"2012-07-02T13:15:01","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1909"},"modified":"2012-07-02T16:48:35","modified_gmt":"2012-07-02T14:48:35","slug":"ii-la-question-des-jeux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1909","title":{"rendered":"II &#8211; LA QUESTION DES JEUX"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><strong>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 II<\/strong><\/h2>\n<h2 align=\"center\"><strong>LA QUESTION DES JEUX<\/strong><\/h2>\n<p align=\"center\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3 align=\"center\"><strong>7<br \/>\n<\/strong><\/h3>\n<h3 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Quelle r\u00e9ponse faire?<\/span><\/strong><\/h3>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelle r\u00e9ponse donner \u00e0 la question : \u00ab\u00a0Pourquoi questionner\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons dit : poursuivre ou revenir. La r\u00e9ponse nous suffit si nous parlons du Seul : le facteur tra\u00eetre ou fid\u00e8le, l&rsquo;enfant adult\u00e9r\u00e9, ou bien revenu en sa fonction d&rsquo;\u00e9lu (sacrifi\u00e9). Par la d\u00e9f\u00e9rence le facteur, par le handicap l&rsquo;enfant, comme nous le voyons par les vies de Poe ou de Baudelaire, du colonel Lawrence, de Jean Genet : des \u00e9lus arrach\u00e9s \u00e0 leur \u00e9lection de Fils, par l&rsquo;orphelinat ou la b\u00e2tardise, le beau-p\u00e8re monstrueux (Allan, Aupic) ou le p\u00e8re, la m\u00e8re ren\u00e9gats.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sinon la faille premi\u00e8re de l&rsquo;homme, parmi la multitude des animaux : un cerveau imparfait et qui questionne toujours, bien au-del\u00e0 de l&rsquo;avance et du retour, qui assassine ses guides et ses proph\u00e8tes, \u00e0 cause du handicap premier : il ne sait plus pourquoi il est \u00e9lu. Tous les enfants passeront, passent, ont pass\u00e9 par l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi Allah choisit-il l&rsquo;homme pour complice, alli\u00e9 ou partenaire privil\u00e9gi\u00e9? A cause de la folie de l&rsquo;homme, car les montagnes, les fleuves, le lion et le serpent ont refus\u00e9 cette \u00e9lection, selon le Coran. Avec exactitude.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le handicap et la d\u00e9f\u00e9rence (cap-in-hand) ont donn\u00e9 le choix \u2014 un autre choix d\u00e9j\u00e0 que la poursuite ou le retour; d&rsquo;innombrables partages : entre le droit et le courbe, puis, dans le courbe, entre le pli et la fronce \u2014 ou entre soumission et r\u00e9volte, conduit et r\u00e9duit, condition et lib\u00e9ration, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La pluralit\u00e9 des desseins d\u00e9coule de celle des dessins territoriaux : le projet du basque n&rsquo;est pas celui du rh\u00e9nan, ni celui du flamand celui du wallon. Mais ils cr\u00e9ent, ces desseins divers, d&rsquo;autres dessins, cartographi\u00e9s : l&rsquo;Espagne, l&rsquo;Allemagne, les deux Belgiques. Une R\u00e9publique coupe la Bretagne en deux, et la Vend\u00e9e en deux, pour cr\u00e9er la \u00ab\u00a0Loire inf\u00e9rieure\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0atlantique\u00a0\u00bb, d\u00e9truisant de la sorte les deux pays. Un trait\u00e9 de Versailles suscite, dans le monde entier, de tels Etats fant\u00f4mes, par l&rsquo;association cartographi\u00e9e de la Tch\u00e9co-slovaquie, de la Yougo-slavie, du Congo Belge ou du Soudan Fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Etat tue les pays, ou l&rsquo;humanitariste les hommes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que se passe-t-il donc l\u00e0, quand \u00e0 cent pays, Rome donne le nom : hell\u00e9nistiques, ou les U.S.A. d&rsquo;aujourd&rsquo;hui le nom de \u00ab\u00a0caucasiens\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelque chose qui a commenc\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9clin de la Gr\u00e8ce (-432) ou l&rsquo;av\u00e8nement de la Mac\u00e9doine (-360), le d\u00e9clin de l&rsquo;Islam (1728) ou l&rsquo;av\u00e8nement de la France (1800). Sinon, un si\u00e8cle avant Philippe ou Bonaparte, les d\u00e9lires des derniers rois mac\u00e9doniens ou fran\u00e7ais; deux si\u00e8cles plus t\u00f4t, vers -509, la fin des Etrusques ou, d\u00e8s le Mayflower (1620) l&rsquo;affrontement avec les Indiens, puis leur massacre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car la recherche est sans fin, quand elle ne qu\u00eate que les causes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;origine de Rome? Non la victoire de Postumus, mais les G\u00e9meaux, Romulus et Remus, au 8<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, sinon En\u00e9e, au lendemain de la chute de Troie (-1200),\u2026 Celle des U.S.A.? Non l&rsquo;arriv\u00e9e du Mayflower, mais Colomb, au 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, sinon les Vikings du 10<sup>\u00e8me<\/sup> : la naissance des Azt\u00e8ques et des Incas, des S\u00e9minoles et des Hopis alors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment s&rsquo;y retrouver?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En recherchant la 1<sup>\u00e8re<\/sup> Troie (J\u00e9richo ou Cnossos) sous la derni\u00e8re ville d\u00e9couverte? ou le dialogue de Platon sous une hymne chr\u00e9tienne? ou la peinture primitive sous la derni\u00e8re? En grattant la toile ou le parchemin, la terre du pays? Cette qu\u00eate suscite une figure : le palimpseste, l&rsquo;analemme, la bande de Moebius (qui fut de Platon).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle est sans fin, comme celle du premier homme : un ossement toujours a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le squelette, et celui-ci le \u00ab\u00a0cha\u00eenon manquant\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car il y eut un dessin d&rsquo;enfant, une tache de peinture, ou un r\u00e9cit, peut-\u00eatre oral, avant la premi\u00e8re \u00e9criture, sinon le papyrus lui-m\u00eame; une tribu, un clan, un nome, un tell avant la premi\u00e8re ville, sinon, bien s\u00fbr, le pays m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quels handicaps, brisures, cassures firent le premier homme avant Poe? Le premier singe avant le premier homme? Le premier oiseau, reptile, poisson, amibe avant le premier singe?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n&rsquo;en aurai pas la moindre id\u00e9e aussi longtemps que je n&rsquo;aurai pas consid\u00e9r\u00e9 en face le probl\u00e8me de la Pluralit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">La pluralit\u00e9<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin de progresser de question en question, depuis la plus particuli\u00e8re : \u00ab\u00a0Pourquoi est-ce l\u00e0, plut\u00f4t qu&rsquo;une autre chose?\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;\u00e0 la plus g\u00e9n\u00e9rale : \u00ab\u00a0Pourquoi questionner?\u00a0\u00bb, j&rsquo;ai us\u00e9 de dialectiques diverses : le m\u00eame et l&rsquo;autre, Ana et M\u00e9ta, les multiples (depuis 4) et les premiers (1, 2, 3). Mais la pluralit\u00e9 portait encore un nom, un seul : l&rsquo;autre, Ana, la s\u00e9rie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je m&rsquo;aventure en des s\u00e9jours, au-del\u00e0 des dimensions (3) et des quadrilogies (le 4, premier multiple), o\u00f9 ces dialectiques ne suffisent plus, ni ces triangles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La croix r\u00e9v\u00e8le son contenant : un cercle ou une pendule, qui joue de Pi. Le triangle, ou l&rsquo;angle, r\u00e9v\u00e8le son contenu : une oscillation, un pendule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, une infinit\u00e9 de directions, de sens, se d\u00e9couvre entre les cardinaux : les obliques : diagonale ou hypot\u00e9nuse, diam\u00e8tre, matrice, int\u00e9grale ou diff\u00e9rentiel, sur lesquels les math\u00e9matiques g\u00e9om\u00e9triques se fondent \u2014 depuis Pythagore (ou Imouth\u00e8s, deux mille ans plus t\u00f4t).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et une infinit\u00e9 d&rsquo;oscillations, non moins, fond\u00e9es sur le m\u00eame paradoxe, d&rsquo;Aristote : toutes les bases du triangle, de la plus petite \u00e0 la plus grande, exigent le m\u00eame temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;en est-il alors du m\u00eame et de l&rsquo;autre? De M\u00e9ta et d&rsquo;Ana? Des premiers et des multiples?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) Le m\u00eame et l&rsquo;autre, figur\u00e9s, ne sont qu&rsquo;une figure, propre \u00e0 l&rsquo;Amour. Un aspect et ses sens, le point et le tiret; ou une croix \u2014 de la passion, et son centre, indiff\u00e9renci\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les s\u00e9mites, les fils de Jacob et les tribus de Mo\u00efse ont ignor\u00e9 cette dialectique, non moins que les Hittites, les Assyriens, les races, nombreuses, n\u00e9es d&rsquo;Abraham, ou de No\u00e9, en remontant les temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur probl\u00e8me \u00e9tait celui du peuplement et du d\u00e9peuplement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ces jours que nous vivons, trop visiblement, la chose m\u00eame (l&rsquo;individu ou le territoire) n&rsquo;a plus de sens. On ne dit plus que l&rsquo;affectation (le souci de la m\u00eame chose, de l&rsquo;\u00e9quivalence). L&rsquo;autre chose n&rsquo;en a gu\u00e8re plus, dans le refus des pays, des races, des sexes, des corporations, le souci est de l&rsquo;autrement, comme d&rsquo;un office \u00e0 l&rsquo;autre, du balayeur au P.D.G., en cet emploi, une autre affectation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la m\u00eame chose et la chose autrement ne jouent plus de la chose m\u00eame et de l&rsquo;autre chose, dans l&rsquo;Amour. La dialectique chr\u00e9tienne, bouddhiste, a disparu. De quoi parlera-t-on demain? De semblables et de diff\u00e9rences (diff\u00e9rentiel?) dans un ordre int\u00e9gral \u2014 celui du Mac Donald&rsquo;s ou de la firme japonaise\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le fait, une quadrilogie : la chose m\u00eame et la m\u00eame chose, l&rsquo;autre chose, la chose autrement. Puisque l&rsquo;affectation\/simulacre m&rsquo;a interdit d&rsquo;\u00eatre moi-m\u00eame, par les handicaps impos\u00e9s; et que l&rsquo;affectation\/service n&rsquo;exige de moi qu&rsquo;une sym\u00e9trie de proportion (la partie dans le tout) contre la sym\u00e9trie d&rsquo;accord et d&rsquo;harmonie, par une feinte d\u00e9f\u00e9rence, un cap-in-hand de simagr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien \u00e9videmment, ni ceci ni cela \u2014 des conditionnements de religion, d&rsquo;\u00e9glise \u2014 ne peuvent cr\u00e9er Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En la corruption du mythe g\u00e9mellique (huit mille ans d&rsquo;existence!) la dialectique \u00ab\u00a0le m\u00eame et l&rsquo;autre\u00a0\u00bb ne nous propose plus que les Fr\u00e8res ennemis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) C&rsquo;est d&rsquo;une mani\u00e8re plus subtile que M\u00e9ta et Ana perdent leur caract\u00e8re propre. J&rsquo;ai dit que M\u00e9ta disait l&rsquo;unit\u00e9 : le change d&rsquo;une lettre dans le mot, celui d&rsquo;un mot dans une phrase; et qu&rsquo;Ana disait la pluralit\u00e9, les inversions de plusieurs lettres, de plusieurs mots. Mais voici que se propagent, en cette mode : le modernisme, les vocables : m\u00e9tamorphose, anamorphose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ch\u00e9rie des po\u00e8tes romantiques, la m\u00e9tamorphose dit un change de formes, mais d&rsquo;une forme synonymique \u00e0 quelque autre, qui maintiendrait le m\u00eame sens (signifi\u00e9), comme lorsque je joue de \u00ab\u00a0parure\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0parage\u00a0\u00bb dans le sens de \u00ab\u00a0parade\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou comme les fils de Jacob et les ap\u00f4tres, deux mille ans plus tard, vont dans le m\u00eame sens : de l&rsquo;est vers l&rsquo;ouest (l&rsquo;Egypte ou Rome). Et les tribus dans le m\u00eame sens que les chevaliers, vers l&rsquo;est, depuis l&rsquo;ouest : ou de l&rsquo;Egypte au Jourdain, ou de la Bretagne \u00e0 l&rsquo;Orient. Vers l&rsquo;ouest, l&rsquo;\u00e9lu; vers l&rsquo;est, le jaque. La m\u00e9tamorphose a seulement chang\u00e9 les servants de l&rsquo;IHV (Iahv\u00e9) en disciples du Christ (IHS). Ou les qu\u00eateurs de la Terre Promise dans les qu\u00eateurs du Graal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ch\u00e9rie des techniciens, hogiens selon Poe, et des joueurs de la Forme Vide, l&rsquo;anamorphose dit le change de sens en la m\u00eame forme. L\u00e9onard de Vinci l&rsquo;a peut-\u00eatre invent\u00e9e, par le vautour cach\u00e9 dans la robe de la M\u00e8re, Holbein l&rsquo;a poursuivie (la t\u00eate de mort dans l&rsquo;avant-plan de ses Ambassadeurs), Escher l&rsquo;a accomplie, pleinement, en presque toutes ses peintures. Mais le 4 dans une figure non nombr\u00e9e, le visage de la jeune et celui de la vieille dans le m\u00eame visage ou les cerises et les vers de Dali en t\u00e9moignent tout aussi bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce jeu homonymique, c&rsquo;est bien la forme unique, peinte une fois pour toutes, qui comporte <em>en soi<\/em> des images (sens\u00e9es) diff\u00e9rentes, comme les 4 op\u00e9rations de Pline et celles d&rsquo;Evola, deux mille ans plus tard, ou les 4 instruments : la table, la coupe, l&rsquo;arche, l&rsquo;arme pour le qu\u00eateur du Graal ou celui de la Terre Promise. Bien que, sur ces deux mille ans, les usages en soient autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Change de formes dans la m\u00e9tamorphose? Change de sens dans l&rsquo;anamorphose? Est-ce assez dire?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne l&rsquo;oublions pas : il n&rsquo;y plus que question apr\u00e8s celle-l\u00e0 : Pourquoi questionner? Il ne peut y avoir que des r\u00e9ponses, n\u00e9cessairement ludiques, puisque elles ne peuvent plus \u00eatre rationnellement, s\u00e9rieusement, apport\u00e9es. Les m\u00e9tamorphoses, l\u00e0, ne sont plus que des jeux de la mati\u00e8re, les anamorphoses que des jeux de formes, li\u00e9s entre autres \u00e0 l&rsquo;habilet\u00e9, la technique, du peintre ou du po\u00e8te, sinon du math\u00e9maticien.<\/p>\n<p>L&rsquo;anamorphose tient \u00e0 la technique, la m\u00e9tamorphose \u00e0 l&rsquo;ethnie.<\/p>\n<p>c) les multiples et les premiers.<\/p>\n<p>Bien s\u00fbr, le d\u00e9membrement \u2014 par la pluralit\u00e9 \u2014 du M\u00eame et de l&rsquo;Autre, ou de M\u00e9ta et d&rsquo;Ana, demeure ludique, par un jeu de figures ou de vocables. Cela fut ainsi, dira-t-on, mais \u00e7&rsquo;aurait pu \u00eatre autrement. Osera-t-on dire que les jeux de nombres sont non moins ludiques, en m\u00eame temps que contingent\u00e9s?<\/p>\n<p>Nous le constatons du moins : la Pluralit\u00e9 m\u00eame n&rsquo;est pas un concept des plus simples, ni m\u00eame des plus \u00e9vidents.<\/p>\n<p>Il y a une pluralit\u00e9 fractionnelle, des parties dans l&rsquo;UN. Peut-\u00eatre abstraite ou virtuelle, car le pub\u00e8re contient les m\u00eames parties que le b\u00e9b\u00e9, mais sans laquelle je ne peux rien mesurer.<\/p>\n<p>Il y a une pluralit\u00e9 des phases de la vie, en progression puis en d\u00e9gression, de part et d&rsquo;autre d&rsquo;une apog\u00e9e (tr\u00e8s peu de temps apr\u00e8s la pubert\u00e9).<\/p>\n<p>Je les nombre, pour faire court, M1 et M2; car elles jouent toutes deux de M\u00e9ta, l&rsquo;\u00eatre <em>en soi<\/em>.<\/p>\n<p>Il y a une pluralit\u00e9, A2. Nous sommes plusieurs passants en cette rue passag\u00e8re. Nous sommes plusieurs (de la m\u00eame famille ou non) qui prennent ce train.<\/p>\n<p>Il y a une pluralit\u00e9 de moyens de locomotion ou de cycles : plusieurs rues dans cette ville, plusieurs trains dans cette gare, peupl\u00e9s ou non, plus ou moins passagers.<\/p>\n<p>Passagers et passages, ces plusieurs sont Ana (A), bien que les passants se bousculent, s&rsquo;affrontent, et que les passages ne soient que des carrefours (PAT ou PAN).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Le man\u00e8ge et le drapeau<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On voit qu&rsquo;ici l&rsquo;Objet se pr\u00e9sente diff\u00e9remment, et que les objets divers sont pourtant le m\u00eame. Je les figurerai, ces objets, par le man\u00e8ge et le drapeau. L&rsquo;oserai-je?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le man\u00e8ge est constitu\u00e9 d&rsquo;un pivot moteur et de figurines, de \u00ab\u00a0fanfreluches\u00a0\u00bb dit Rabelais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le drapeau est constitu\u00e9 d&rsquo;une hampe et d&rsquo;une effigie (enseigne).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) le man\u00e8ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pivot est au centre, les silhouettes au pourtour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;UN est interne, la pluralit\u00e9 externe. Des parties (\u00e9l\u00e9ments du moteur) font le centre; des phases dans le tournoiement montrent cette figurine, un cheval, ou celle-l\u00e0, une auto. Je pourrai dire l&rsquo;auto une cinq-chevaux sans ajouter vraiment \u00e0 la pluralit\u00e9 des figures alentour. Car la pluralit\u00e9 est des figures externes; il importe peu que cette figure, cette fanfreluche, soit constitu\u00e9e de 5 \u00e9l\u00e9ments (les 4 membres et le sexe) ou de 4, si le personnage est manchot, amput\u00e9 d&rsquo;une jambe ou impuissant. De toute fa\u00e7on, elle a cette place dans le man\u00e8ge\/entour. Les danseurs \u00e0 loisir peuvent \u00e9voluer, lever ou abaisser les membres qu&rsquo;ils ont, autour de la piste de danse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le pivot-moteur ira plus ou moins vite, il sera plus ou moins fonctionnel, nouveau ou usag\u00e9, intact, d\u00e9t\u00e9rior\u00e9. Et cela est tr\u00e8s important : le man\u00e8ge marche bien ou non.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) le drapeau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici, l&rsquo;ext\u00e9rieur se montre par les enseignes, fait (e) s d&rsquo;\u00e9toffe. Il se fonde sur la hampe, qui toutes les enseignes ou pavillons. Puis-je r\u00e9duire le pivot-moteur \u00e0 une hampe, les silhouettes, fanfreluches, \u00e0 des enseignes?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9duire la m\u00e9tamorphose (du man\u00e8ge au drapeau, ou \u00e0 l&rsquo;inverse) \u00e0 une anamorphose : un centre et un pourtour, dans tous les cas?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne r\u00e9pondrai \u00e0 cette question, encore, qu&rsquo;en jouant des mots : hampe et enseigne, l\u00e0, afin d&rsquo;y retrouver le pivot et les silhouettes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Enseigne<\/em> est un homonyme riche : il se pr\u00eate \u00e0 l&rsquo;anamorphose. On peut y distinguer :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l&#8217;embl\u00e8me, fait d&rsquo;\u00e9toffe tiss\u00e9e, du drapeau,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la marque d&rsquo;une maison de commerce, placard\u00e9e \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du magasin,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et, abstraitement :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">un cas particulier (\u00e0 telle enseigne, \u00e0 la m\u00eame enseigne),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">une argumentation, sinon une preuve : \u00e0 telle enseigne que\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le nom, au masculin, d\u00e9crit aussi une \u00e9lection particuli\u00e8re : l&rsquo;homme qui porte le drapeau, avant d&rsquo;\u00eatre seulement un \u00e9l\u00e8ve officier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, par d\u00e9formation classique du sens, au cours des si\u00e8cles, le nom a donn\u00e9 le verbe : enseigner. Puis, de ce sens : enseignement, il n&rsquo;a cess\u00e9 de se disperser, se particularisant. On ne parlera plus que de l&rsquo;enseignement la\u00efc ou religieux, primaire ou secondaire, public ou priv\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9lu est devenu fonctionnaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mention primitive (un signe) s&rsquo;est pervertie par l&rsquo;usage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Hampe<\/em> ne dit rien que cela : le manche, de bois ou de m\u00e9tal qui supporte le ou les enseigne (s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Afin que ce sens soit conserv\u00e9 au cours des \u00e2ges, il faudra transformer la forme du mot, en de nombreuses m\u00e9tamorphoses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vieux fran\u00e7ais disait son origine : la lance (<em>hante<\/em>), mais le vieux germain disait tout autre chose : ce qui contient, la panse du b\u0153uf (<em>wampa<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jouant du double support, ce qui se dresse en avant et ce qui contient, l&#8217;empeigne dit cette tige en avant du pied, et l&#8217;empennage, un bouquet de plumes \u00e0 l&rsquo;arri\u00e8re de la fl\u00e8che ou \u00e0 la queue de l&rsquo;oiseau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme enseigne en vient \u00e0 se r\u00e9duire \u00e0 l&rsquo;S, \u00e9crit \u00ab\u00a0c\u00a0\u00bb, d&rsquo;enseigner ou d&rsquo;<em>educere<\/em>, hampe conserve, en ses changements de forme, le \u00ab\u00a0p\u00a0\u00bb premier du mot \u2014 jusqu&rsquo;e ses plus \u00e9tranges m\u00e9tamorphoses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le P qui porte l&rsquo;enseigne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le S que trace dans l&rsquo;air l&rsquo;\u00e9toffe de l&rsquo;enseigne au vent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On aimerait rattacher les deux vocables, et les objets r\u00e9els, ou les concepts qu&rsquo;ils disent, \u00e0 des dialectiques d\u00e9j\u00e0 \u00e9prouv\u00e9es. A celles, peut-\u00eatre, qui ouvrent ce livre, et qui d\u00e9doublent, en l&rsquo;UN, l&rsquo;agalma et l&rsquo;amalga de Socrate et de Lacan : monture, parade.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut certes consid\u00e9rer la hampe comme une monture\/ench\u00e2ssement et l&rsquo;enseigne au-devant de la compagnie d&rsquo;uhlans comme la monture\/coursier par excellence. Mais le moteur du man\u00e8ge est non moins le coursier et les silhouettes externes\u00a0 s&rsquo;y ench\u00e2ssent tout comme les enseignes \u00e0 la hampe, dans le drapeau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dira-t-on les enseignes parures, comme les fanfreluches du man\u00e8ge? En quoi la parade des enseignes se distingue-t-elle de la parade des silhouettes, des fanfreluches?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;un peut-il donc se faire l&rsquo;autre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Effectivement. Une hampe circulaire et des enseignes qu&rsquo;on disposerait sur son pourtour comme des godets (une image famili\u00e8re au bio technicien) ne constitueraient qu&rsquo;un autre man\u00e8ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;inverse, vu de loin, comme d&rsquo;une colline on regarde une f\u00eate foraine, le man\u00e8ge n&rsquo;est plus qu&rsquo;un drapeau dont le pavillon central, qui contient le moteur, s&rsquo;offre comme une hampe, et le tournoiement des figurines comme celui des enseignes au vent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est cela m\u00eame qu&rsquo;Ez\u00e9chiel pr\u00e9tendait avoir vu : les 4 roues semblables aux 4 faces de b\u00eates (par le moyen des Semblances), et que l&rsquo;Apocalypse d\u00e9crit longuement : comme des enseignes ou des silhouettes, les 6 (sceaux, trompettes, tonnerres, signes, coupes, cit\u00e9s\/montagnes), et comme le squelette de la Chose, une hampe mais un moteur, les\u00a0 7 phases vivantes en chacun des 6 : 7 sceaux, trompettes, tonnerres, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici et l\u00e0, l&rsquo;anamorphose et la m\u00e9tamorphose se joignent ou se confondent \u2014 comme dans la hampe circulaire ou le man\u00e8ge vu de loin. Comme, dans l&rsquo;Unit\u00e9, la lecture de l&rsquo;acte et l&rsquo;acte de lecture. Comme d&rsquo;autres objets aussi.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">La pi\u00e8ce et la tour<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car <em>m\u00e9tamorphose<\/em> ne dit pas seulement : change de formes, mais aussi r\u00e9alit\u00e9 du changement, une r\u00e9alit\u00e9 substantielle : la chose m\u00eame est concern\u00e9e, comma quand je passe de la tour au fou dans le jeu d&rsquo;\u00e9checs. Les diff\u00e9rences ne sont pas seulement formelles, elles sont dynamiques, li\u00e9es aux mouvements : la tour se meut en ligne droite, le fou en oblique. Ce ne sont pourtant que des <em>pi\u00e8ces<\/em>, et le vocable dira, dans une seule langue (fran\u00e7aise) : une chambre, une monnaie ou un spectacle, anamorphique alors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Anamorphose<\/em> ne dit pas seulement un change de sens, mais une lecture. C&rsquo;est l&rsquo;observateur qui se d\u00e9place ici, et, se d\u00e9pla\u00e7ant, change en image le symbole abstrait, comme dans les dessins de Vinci et d&rsquo;Holbein. En regardant la figure de haut (de loin) ou \u00e0 l&rsquo;horizontale et de tout pr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi dirai-je que la Tour est un tout (un \u00e9difice, o\u00f9 les pi\u00e8ces sont des chambres),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">un pourtour, un entour (par le tour de la pi\u00e8ce de terre ou de la pi\u00e8ce d&rsquo;eau),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">une habilet\u00e9, une rouerie : un tour de cartes, l&rsquo;escamotage d&rsquo;une pi\u00e8ce, ou le talent de l&rsquo;auteur si la pi\u00e8ce est spectacle,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le moteur, le moyeu de l&rsquo;appareil, qui, g\u00e9n\u00e9ralement, unit ou relationne des pi\u00e8ces s\u00e9par\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, la pi\u00e8ce et la tour ne sont qu&rsquo;un seul objet, au jeu d&rsquo;\u00e9checs, bien que la tour n&rsquo;ait que cette forme et cette conduite, quand la pi\u00e8ce peut \u00eatre un autre \u00e9lu (un fou, un cavalier, le roi, la reine) et m\u00eame un jaque, le pion. Quand les tours (2 ou 4) ne sont qu&rsquo;une partialit\u00e9 dans les 16 ou 32 pi\u00e8ces (le nominatif le plus g\u00e9n\u00e9ral), commun. Les tours contenues dans les pi\u00e8ces, comme les 4 dans les 32.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On n&rsquo;oserait pas de tels jeux (de mots) dans un propos auguste, si le jeu d&rsquo;\u00e9checs, pr\u00e9cis\u00e9ment, ne se retrouvait en tous les d\u00e9tours du Graal ou de ses qu\u00eates. Car ce jeu est l&rsquo;\u00e9preuve que la Dame du Ch\u00e2teau du Graal impose \u00e0 Gauvain d&rsquo;abord, \u00e0 Perceval ensuite. Experte en ce jeu, d&rsquo;abord.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons suspendu les Qu\u00eates en 1260 ou 1296, un peu moins de 13 si\u00e8cles apr\u00e8s l&rsquo;an 0. Et l&rsquo;histoire active de l&rsquo;alchimie en 1728 ou 1800, 2160 ans apr\u00e8s 432 ou 360 avant J.-C. Nous ne voyons pas encore comment le Graal peut se m\u00e9tamorphoser en un objet tout diff\u00e9rent. Mais nous commen\u00e7ons de distinguer comment 1728 (ou 1800) reproduit -432 (ou -360), de Socrate \u00e0 Rousseau, ou de Platon \u00e0 Kant. Parce que l&rsquo;inventaire (Ana) s&rsquo;y fait la borne (M\u00e9ta) autour de laquelle le coureur, le coursier tourne. Quand le terminus se fait t\u00eate de ligne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sera notre figure 12, qui englobera les 12 du proph\u00e8te Ez\u00e9chiel (3 X 4) et les 12 de l&rsquo;Apocalypse (6 X 2); bien que la somme : 3 + 4 soit 7.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1947\" title=\"LA PIECE ET LA TOUR001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR001.jpg\" alt=\"\" width=\"725\" height=\"343\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR001.jpg 725w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR001-300x141.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 725px) 100vw, 725px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je donne \u00e0 cet inventaire, au terme des questions, le nom de donne, tout au d\u00e9but du jeu. Donne de r\u00e8gles, distinctes en chaque jeu : d&rsquo;\u00e9checs, de d\u00e9s, de cartes (ou de rugby, d&rsquo;escrime, de judo); et donne d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments, \u00e9galement propres \u00e0 chaque jeu : pi\u00e8ces, d\u00e9s ou cartes (sinon les joueurs eux-m\u00eames : 11 ou 13, 4 ou 2).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ces r\u00e8gles et de ces \u00e9l\u00e9ments, que vais-je faire?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelle que soit la r\u00e9ponse, comment, par quels chemins, vais-je la faire venir?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Note 1 \u2014 R\u00e9gul\u00e9s, les nombres jouent de la p\u00e9riode (e-1) ou 2160 et de 3456 (pour \u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb), comme je l&rsquo;exposerai en annexe.<\/p>\n<p>7776 = e + 2(e-1) ou 3456 + 4320,<\/p>\n<p>4356 = e + (e-1)\/2 ou 3456 + 1080.<\/p>\n<p>Diff\u00e9remment, 7776 = 12 X 648,<\/p>\n<p>4536 = 7 X 648,<\/p>\n<p>et 7776\/4536 = 12\/7 ou (e-1), selon Platon, l&rsquo;Apocalypse et Flore.<\/p>\n<p>Les Rose-Croix jouent du 1\/3 de 648 : 216, ou du 1\/6 : 108.<\/p>\n<p>3456 = 8 X 432, ou 16 X 216 ou 32 X 108,<\/p>\n<p>4536 = 21 X 216 ou 42 X 108,<\/p>\n<p>7776 = 36 X 216 ou 72 X 108.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 align=\"center\"><strong>8<\/strong><\/h3>\n<h3 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment la faire venir<\/span><\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame que le \u00ab\u00a0Quoi, cela?\u00a0\u00bb de la premi\u00e8re question (Heidegger), on voit que le premier probl\u00e8me de la r\u00e9ponse se d\u00e9duit d&rsquo;un inventaire, d&rsquo;un recensement s\u00e9mantique. Le s\u00e9manticien ici \u2014 ou l&rsquo;\u00e9pist\u00e9mologiste \u2014 parlera de \u00ab\u00a0topiques\u00a0\u00bb. Le joueur dira : la donne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame que le \u00ab\u00a0Comment \u00eatre?\u00a0\u00bb de la premi\u00e8re question, le deuxi\u00e8me probl\u00e8me que pose la question sera : \u00ab\u00a0Comment la faire venir?\u00a0\u00bb, par quels chemins?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le s\u00e9manticien parlera d&rsquo;Insertions, et l&rsquo;informaticien de Canal (entre le message et le code). L&rsquo;un et l&rsquo;autre seront nombr\u00e9s, ainsi que la deuxi\u00e8me question.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le joueur aussi se fondera sur un certain nombre de r\u00e8gles ou d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments. Mais il devra distinguer entre les r\u00e8gles ou \u00e9l\u00e9ments qui entrent en jeu dans la partie (que jouent tous les joueurs, selon le jeu choisi) et ceux qui entrent en jeu dans ce coup-l\u00e0, conditionn\u00e9 par la r\u00e9partition des \u00e9l\u00e9ments : pi\u00e8ces, cartes ou d\u00e9s, et par leur localisation : le pion se dirige en ligne droite ou en oblique, le roi peut roquer ou non, le valet vient apr\u00e8s le roi ou le domine selon qu&rsquo;il est d&rsquo;atout ou non (\u00e0 la belote).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je joue des dieux, ils seront g\u00e9n\u00e9ralement 12, en presque tous les panth\u00e9ons (assyriens ou babyloniens, hittites, romains ou hindouistes, bouddhistes, etc.). Mais les entit\u00e9s purent n&rsquo;\u00eatre que 10 (Intelligences de l&rsquo;Islam ou Sephiroth des math\u00e9matiques d\u00e9cimales), sinon les 13, en certaines p\u00e9riodes maya, bien que les lettres du Coran soient 12, comme les Fondamentales de la Kabbale, ou les Images du \u00ab\u00a0royaume\u00a0\u00bb maya.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les vies des dieux, ou leurs insertions ne joueront que des 7, comme dans l&rsquo;Apocalypse ou chez Ez\u00e9chiel (3 + 4), bien que le Yi King y adjoigne l&rsquo;Unit\u00e9, en 8, et que le qu\u00eateur scientiste de l&rsquo;algorithme universel en retranche l&rsquo;UN, en 6. Le 12 n&rsquo;est alors que le doublement de ce nombre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A notre connaissance, l&rsquo;Apocalypse est le seul \u00e9crit qui se fonde sur le jeu plus complexe des 12 et des 7. Mais c&rsquo;est en ne traitant que de la p\u00e9riode de 6, au demi de 12 (le cycle).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre jeu complexe est celui de l&rsquo;hindouisme, mais cet \u00e9sot\u00e9risme double les 7 en 14 (yugas).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les autres textes sacr\u00e9s adjoignent seulement le 7 au 12, en 19, comme le Pentateuque ou le Coran : 7 + 12 = 19.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;Apocalypse<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout proph\u00e8te ou ma\u00eetre du temps est un joueur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;auteur de l&rsquo;Apocalypse (on le nomme Jean) joue aux d\u00e9s, \u00e0 la passe anglaise, aux craps. Car il joue des deux d\u00e9s et de leurs 6 faces, dont les combinaisons possibles sont au nombre de 42 : 6 X 7.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Consid\u00e9r\u00e9s comme des \u00ab\u00a0mois\u00a0\u00bb, ces 42 contiendront 1260 jours et seront contenus en 3,5 ans. Si bien que, lorsque Jean parle des 3,5 ans ou des 1260 jours, il dit encore les 42 \u00ab\u00a0mois\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce serait l\u00e0 un bon exemple d&rsquo;anamorphisme, qu&rsquo;il conviendrait de nommer : anavalence, puisque les nombres, alors, se font calend\u00e9riques (positionnels). Mais le mot pr\u00eaterait \u00e0 confusion, puisque les 42 englobent \u00e0 la fois les 6 p\u00e9riodes de l&rsquo;Apocalypse, et les 7 phases en chacune.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, les phases sont clairement quantitatives, li\u00e9es au destin de chaque entit\u00e9 : en formation, en +, ou en d\u00e9clin, en -.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ez\u00e9chiel ne recourt qu&rsquo;aux similitudes (semblables), la vertu des G\u00e9meaux \u2014 le 3<sup>\u00e8me<\/sup> terme de sa trilogie, entre les Roues et les Figures bestiales. Le C\u0153ur, dira la kabbale du Yetsira, entre la Roue et le Dragon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Apocalypse, comme Potocki plus tard, ne dit que le d\u00e9clin des G\u00e9meaux (les Deux T\u00e9moins), divins en leur \u00e8re (scell\u00e9e), puis mesureurs, puis propagateurs des plaies, en l&rsquo;av\u00e8nement des Coupes. Mais ils devront rena\u00eetre, ou l&rsquo;un des deux, dans la J\u00e9rusalem Nouvelle, au terme des villes\/montagnes, dans le Cavalier Blanc : l&rsquo;Arkhon supr\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme toutes les entit\u00e9s : le Roi\/Lion et le Serpent\/Cancer, apr\u00e8s la Vierge, ils auront alors travers\u00e9 les 7 phases, plus les 3 de leur emprisonnement, de leur \u00ab\u00a0grande mort\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7 + 3 = 10, les 10 Rois ou les 10 T\u00eates du Serpent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 7 Vierges aussi bien, les 7 r\u00e9veils d&rsquo;Ishtar, plus les 3 ans et demi ou 42 mois de la retraite au d\u00e9sert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est alors le Roi Lion qui menace le Souffle de Vie, inspirateur du \u00ab\u00a0livre de miel\u00a0\u00bb, ou le Serpent qui poursuit la Vierge, ou les G\u00e9meaux qui d\u00e9naturent le Roi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, dit l&rsquo;Apocalypse, le Temple h\u00e9bra\u00efque, depuis de le temple de toile (de Mo\u00efse), a uni le Roi, Adona\u00ef, et le Souffle, Elohim, en IHV.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Eglise de la Ville aux 7 collines unira la Vierge et le Serpent, en J\u00e9sus-Christ, le fils d&rsquo;Herm\u00e8s et d&rsquo;Aphrodite, l&rsquo;hermaphrodite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre jour, le Ma\u00eetre et les T\u00e9moins s&rsquo;uniront dans l&rsquo;Institution du Verseur, de l&rsquo;Inverseur, le dieu aux Coupes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et il faudra encore que le Serpent (mort) et la Cr\u00e9ation taurique s&rsquo;allient en la Caper (capricieuse et capable) de la future Babylone, avant que le Cavalier \u00e0 l&rsquo;arc renaisse, par la nouvelle Mesure et le nouvelle Justice. L&rsquo;aboutissement, le terme, de la qu\u00eate apocalyptique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2160 ans apr\u00e8s le royaume de la Caper,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4320 apr\u00e8s le royaume de l&rsquo;Inverseur,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6480 ans apr\u00e8s le temps des vendangeurs et moissonneurs, la Parousie chr\u00e9tienne, au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">8640 ans apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9criture du Livre de miel, h\u00e9bra\u00efque,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">10800 ans apr\u00e8s Sumer, Mari ou Ekidu,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">12960 ans apr\u00e8s une Atlantide g\u00e9mellique, o\u00f9 les T\u00e9moins \u00e9taient divins, et l&rsquo;Horus\/Anzati un mort, dispers\u00e9 par le Seth \u2014 ou les Cam\u00e9s, en Am\u00e9rique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">10 unit\u00e9s de 1296 ans (les 10 T\u00eates du Serpent ou les Rois) dans la Grande Ann\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le temps supr\u00eame d&rsquo;un dieu est aussi le temps de l&rsquo;an\u00e9antissement de son p\u00e8re, comme il en est chez les humains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est la mort du Cavalier \u00e0 l&rsquo;arc qui a fait le triomphe des G\u00e9meaux;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la mort du Verbe scorpionnaire (Enki ou Min) qui a fait la gloire du Taureau (Mardouk, Apis);<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la mort du Souffle, du Vent (Elohim, El) qui a fait l&rsquo;expansion universelle du dieu de Justice;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la mort de la Vierge qui a cr\u00e9\u00e9 le Fils, IHS.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mort du Roi (le roi fait n\u00e9ant) fera, dit l&rsquo;Apocalypse, la parousie de son fils, le Messie Verseur, qui videra les mers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mort du Serpent fera le temps des la Terre Premi\u00e8re, capricorne, sa fille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mort des G\u00e9meaux (de la sym\u00e9trie) fera la splendeur de l&rsquo;Archer, du Sagittaire, leur fils, quand les temps se seront retourn\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un monumental \u00e9difice! Que fonde le sacrifice du P\u00e8re, mais nous ne sommes pas assez savants du Jeu pour le comprendre (ou seulement l&rsquo;admettre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n&rsquo;en sommes qu&rsquo;au man\u00e8ge ou au drapeau, que nous constatons seulement, sans les comprendre bien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u0152uvrant sur les douze mill\u00e9naires, l&rsquo;Apocalypse d\u00e9borde \u2014 de tous c\u00f4t\u00e9s \u2014 le n\u00f4tre. Comme un jeu ses parties, ses coupes, et le JEU les jeux divers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Des \u00e9checs au porche d&rsquo;Amiens<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9s ne furent pas le premier jeu. Les \u00e9checs les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s, qui jouent des 8,16, 52 et les 2 cercles du Yi King (8, 16,64), sinon, presque certainement, les 4 figures du \u00ab\u00a0jeu de mains\u00a0\u00bb: le puits, la feuille qui le recouvre, les ciseaux qui coupent la feuille, la pierre qui \u00e9crase les ciseaux. Toujours les instruments des qu\u00eates, les op\u00e9rations de l&rsquo;alchimie, ou les 4 El\u00e9ments en-de\u00e7\u00e0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aux \u00e9checs, les 52 pi\u00e8ces se partagent en 16 noires et 16 blanches, puis les 16 en 8 pions et 8 figures : les 4 d\u00e9doubl\u00e9es, des Souverains (Roi et Reine), des Tours, des Fous, des Cavaliers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jouant du m\u00eame d\u00e9doublement, pour dire le nombre d&rsquo;\u00e9l\u00e9ments atomiques contenus dans les corps, depuis l&rsquo;hydrog\u00e8ne (2): la s\u00e9rie de Mendele\u00efev.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa formule: 2 n au carr\u00e9 a sembl\u00e9 \u00e0 Caillois une invention ma\u00eetresse, une \u00ab\u00a0symbolique permanente\u00a0\u00bb du plus haut niveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est seulement la s\u00e9rie que donnent les produits des nombres pairs par les nombres entiers: 1&#215;2, 2&#215;4, 5&#215;6, 4&#215;8, 5&#215;10, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 42 de l&rsquo;Apocalypse d\u00e9coulent d&rsquo;un tout autre calcul: 6 x 7. Ils utilisent un nombre premier:7 dans ce domaine des jeux qui n&rsquo;usait, jusqu&rsquo;alors, que des pairs, des multiples ou des puissances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;invention m\u00e9di\u00e9vale des cartes, n\u00e9e de la Kabbale et des Tarots, semble en \u00eatre revenue tout d&rsquo;abord aux multiples, sinon aux pairs, par les 22 \u00ab\u00a0atouts\u00a0\u00bb (cabalistiques), ou les 52 cartes, puis les 52. Mais, par les 4, \u00ab\u00a0as\u00a0\u00bb ou figures: le roi, la dame, la cavali\u00e8re, le valet, tous ces jeux pr\u00e9servaient la T\u00eate. Puis, le 1\/4 de 52 est 13 (la donne du bridge).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre jeu de cartes me semble plus \u00e9tonnant, en m\u00eame temps que mieux accompli. Etrangement, ce fut, pendant deux ou trois si\u00e8cles, le jeu des opprim\u00e9s, des otages, r\u00e9volt\u00e9s de l&rsquo;\u00eatre : camisards, vend\u00e9ens, arabes d&rsquo;Afrique du Nord. Les uns le nomment les Aluettes, les Vend\u00e9ens; d&rsquo;autres (dans le midi de la France) la Vache; les Africains le Doulo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce jeu retrouve le nombre de Sumer: 60. Il se constitue de 4 x 15 cartes : le ma\u00eetre, un interm\u00e9diaire (2 d&rsquo;\u00e9crit, 2 de ch\u00eane, 9 de coupes, 9 de deniers), un as, puis les 4 figures: roi, dame, amazone, valet, puis 8 cartes nombr\u00e9es: les 10, moins l&rsquo;interm\u00e9diaire et l&rsquo;as.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se joue entre 4 partenaires, qui ne sont que 3 : les 2 adversaires et le ma\u00eetre, le conducteur du jeu, qui connait le jeu de son aide, par les signaux que celui-ci lui envoie: de la main, pour dire les interm\u00e9diaires, et de la t\u00eate (la bouche, les yeux) pour dire les Ma\u00eetresses qu&rsquo;il poss\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En chaque partie, l&rsquo;enjeu sera 2 points (la totalit\u00e9 des plis) ou un seul point, selon l&rsquo;annonce du Conducteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Clairement, les 32 cartes nombr\u00e9es (8 x 4), les 4 interm\u00e9diaires, les 4 as et m\u00eame les 16 figures (4&#215;4) se formulent par des chiffres, car les figures demeurent valoris\u00e9es : elles le sont en tout jeu de cartes : le roi prime la dame comme 4 prime 3, la dame l&rsquo;amazone, comme 3 est plus grand que 2, l&rsquo;amazone le valet, comme 2 contient le 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Ma\u00eetresses ne le sont pas: de pures entit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Ma\u00eetre (des \u00e9p\u00e9es ou des styles),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la Dame, que figure le cygne, ma\u00eetresse des coupes,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la Vache, ma\u00eetresse des ch\u00eanes ou des b\u00e2tons, de Terre,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le Borgne, scorpionnaire, le ma\u00eetre des monnaies, des deniers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis que j&rsquo;ai lu Ruskin, et son traducteur: Proust, le jeu m&rsquo;\u00e9voque une cr\u00e9ation du 13<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 si\u00e8cle \u2014 le grand porche de la cath\u00e9drale d&rsquo;Amiens, qui de m\u00eame, se fondant sur des textes \u00e9prouv\u00e9s: la bible h\u00e9bra\u00efque et les Evangiles, avait tent\u00e9 d&rsquo;atteindre \u00e0 une \u00ab\u00a0symbolique permanente\u00a0\u00bb, selon le mot de Leibniz.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 4 ma\u00eetres y sont les effigies du haut : le Christ, puis Firmin (le saint), David et Marie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En d\u00e9coulent les 36: 5 x 12,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le zodiaque, \u00e0 la droite du porche, sous Firmin,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">les 12 ap\u00f4tres, en 6 vertus et 6 vices,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6 rois et 6 vierges \u00e0 gauche, sous Marie. `<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la base du porche se retrouvent les 16 des Echecs et du Yi King:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">les 4 grands proph\u00e8tes isra\u00e9lites; puis les 12 petits (en 3 groupes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de 4 ou 4 de 3).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;ensemble: 4 + 36 + 16 donne le nombre 56, comme les cartes de la Vache, si j&rsquo;en exclus les Ma\u00eetresses, non nombr\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi 56? Je ne l&rsquo;ai pas su d&rsquo;abord. Mais le nombre se retrouve \u00e0 Stonehenge, des mill\u00e9naires avant la Vache ou le commentaire de Ruskin et de Proust \u00a0(la qu\u00eate du Temps perdu). Il ne peut donc \u00eatre hasardeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;y ai trouv\u00e9 plus tard (je jouais aux Aluettes, en mon enfance) ce commentaire scientiste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">56 = 8 au carr\u00e9 &#8211; 8 = 7 au carr\u00e9 + 7.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une \u00e9quation de la s\u00e9rie: N au carr\u00e9 &#8211; N = n au carr\u00e9 + n, d\u00e9duite de la formule de Poincar\u00e9: N = n + 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres \u00e9sot\u00e9rismes jouent d&rsquo;autres \u00e9quations de la m\u00eame s\u00e9rie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7\u00b2 \u2014 7 = 6\u00b2 + 6, les 42 de l\u2019Apocalypse,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6\u00b2 &#8211; 6 = 5\u00b2 + 5, les 30 du mois sum\u00e9rien,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5\u00b2 &#8211; 5 = 4\u00b2 + 4, les 20 figures mayas (nombr\u00e9es)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4\u00b2 &#8211; 4 = 3\u00b2 + 3, les 12 \u00e9ternels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nombres premiers ne sont pas exclus de cette s\u00e9rie, plus qu&rsquo;ils ne le sont de la s\u00e9rie des factorielles inverses:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/1 + 1\/ (1&#215;2) + 1\/ (2x3x4) + 1\/ (1x2x3x4x5) ou:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1, 1\/2, 1\/6, 1\/24, 1\/120, 1\/720, 1\/5040&#8230;, dont Platon tire la sommation 12\/7, en s&rsquo;arr\u00eatant a 1\/5.040, et dont Euler tire, deux mille ans plus tard, la sommation \u00ab\u00a0e-1\u00a0\u00bb, affinant les 12\/7 ou 1,714 en 1,718.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De &#8211; 452\/-360 a 1728\/1800 encore : le domaine de l&rsquo;alchimie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est en ce temps que les d\u00e9s ont vu le jour, puis les cartes, des jeux bien plus subtils que les osselets, les \u00ab\u00a0dames\u00a0\u00bb ou les \u00e9checs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par l&rsquo;intervention des nombres premiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mendeleieff, ici, marque un d\u00e9clin. Mais il n&rsquo;est pas le seul parmi les hogiens, les scientistes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que vivent les Ruskin, les Proust, les joueurs de la Vache! Les bons \u00ab\u00a0facteurs\u00a0\u00bb!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le lituus<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce cri pouss\u00e9, bien sur, il serait illusoire de croire que Ruskin et Proust, ou les r\u00e9volt\u00e9s de la Vache aient dit ce qu&rsquo;ils ont dit pour la premi\u00e8re fois de l&rsquo;Histoire. Le porche d&rsquo;Amiens date de huit si\u00e8cles, et Stonehenge, peut-\u00eatre, de huit mill\u00e9naires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans remonter aussi loin, les vocables nous disent que les S\u00e9mites d&rsquo;Abraham, puis les H\u00e9breux de Mo\u00efse, et les peuples de leur \u00e9poque, Egyptiens, Hittites, Assyriens, jouaient d\u00e9j\u00e0 du cercle (ou du demi-cercle) et de la pyramide ou du triangle. Les fils de Jacob et les tribus de Moise les disaient : lituus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vocable disait le cercle, l&#8217;embouchure de la trompette, porteuse du Souffle Elohim, et le b\u00e2ton fourchu, plus tard le b\u00e2ton-serpent de Mo\u00efse, l&rsquo;insigne du pouvoir, du Guide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Patriarches le figuraient, ce lituus, en son myst\u00e8re; ils ne l&rsquo;avaient pas invent\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quatre si\u00e8cles plus t\u00f4t, les Akkadiens ou les habitants de Lagash \u2014 les rationalistes de l&rsquo;\u00e9poque \u2014 avaient formul\u00e9 le demi-cercle, l&rsquo;arc, et son diam\u00e8tre (la droite), trouvant ainsi le 11 et le 7 (figure 13) et le rapport 11\/7 = Pi\/2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0D\u00e8s le 23<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 si\u00e8cle ou le 22<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0avant J.-C., les Egyptiens fondaient leurs croyances, \u00e0 demi rationnelles, \u00e0 demi th\u00e9ologiques, sur les 2 chemins: le courbe, de Seth, et le droit, de Ra (une science, une autorit\u00e9)-<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis les Assyriens avaient cr\u00e9\u00e9 la dialectique de l&rsquo;Arc et de la Fleche.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1950\" title=\"LA PIECE ET LA TOUR002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR002.jpg\" alt=\"\" width=\"580\" height=\"64\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR002.jpg 580w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR002-300x33.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 580px) 100vw, 580px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, d\u00e8s le 27<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 si\u00e8cle, ou le 26<sup>\u00e8me<\/sup>, Imouth\u00e8s, puis Ch\u00e9ops avaient cr\u00e9\u00e9 la Pyramide (un triangle volumineux). Ce triangle nous semble \u00e9ternel, vieux de cinq mille ans. Il nous permet de figurer les 3 p\u00e9riodes :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1951\" title=\"LA PIECE ET LA TOUR003\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR003.jpg\" alt=\"\" width=\"564\" height=\"64\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR003.jpg 564w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-PIECE-ET-LA-TOUR003-300x34.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trois enseignes li\u00e9es \u00e0 la m\u00eame hampe. Au pourtour du Man\u00e8ge. Ainsi que les 3 fl\u00e8ches dans la main du licteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, ces 3 ne sont mas vraiment distincts du cercle. Ils n&rsquo;en figurent que le quart, par la Croix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<span style=\"text-decoration: underline;\">La 1\u00e8re coupe <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle se situe, nous l&rsquo;avons vu par Galaad, en la fin de l&rsquo;Unit\u00e9, la Terre Promise d&rsquo;Egypte ou le Sang R\u00e9al \u2014 et donc, \u00e9galement, par Mo\u00efse ou Josu\u00e9, r\u00e9partissant les 12 aux cardinaux. Deux mille ans avant Mo\u00efse, ce fut le partage de l&rsquo;Arche\/nef, pour isoler, en chaque douzi\u00e8me, les races (bestiales encore). Car l&rsquo;architecture de la Nef n&rsquo;\u00e9tait pas moins pr\u00e9cise que celle des tribus, ou celle des chevaliers-qu\u00eateurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le partage jouait d\u00e9j\u00e0 des 12, ou des 24, des 48, des 60, les nombres de Sumer \u00e9tant trouv\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0Du cercle na\u00eet la croix, et les 4 triangles, dont la Pyramide n&rsquo;est que \u00a0le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, ce n&rsquo;est rien que l&rsquo;action du b\u00e2ton, de la fl\u00e8che, du diam\u00e8tre et du rayon dans le cercle : du droit dans le courbe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le cercle fermait, f\u00fbt-il de la Voix, du Souffle. Le droit, le triangle ouvre. Par le nombre d&rsquo;Or d&rsquo;abord (voir l&rsquo;annexe).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cercle, la t\u00eate ou la pendule, quelque pendule s&rsquo;accroche, qui fut dans le cercle, quelque triangle ou quelque queue. Ce pendu cependant&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nombres ne disent jamais que ce t\u00eate-\u00e0-queue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais quelle anamorphose! Telle que l&rsquo;Histoire n&rsquo;y voit que des m\u00e9tamorphoses, comme du lituus au licnon. Parce que l&rsquo;historien ne sait pas toujours se coucher ou se relever quand il le faut.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Le coup et la partie<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme ils explicitent la question: \u00a0\u00bb Comment est-ce: \u00eatre?\u00a0\u00bb, les nombres sont indispensables pour dire les chemins de la r\u00e9ponse, ils disent comment la faire venir. Mais, l\u00e0 encore, on voit qu&rsquo;ils reconduisent \u00e0 des figures; il faut donc que, d&rsquo;une autre mani\u00e8re, ils proc\u00e8dent aussi des vocables. L&rsquo;insertion et le canal du s\u00e9manticien et de l&rsquo;informatique ne sont-ils pas des mots?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis le man\u00e8ge ou le drapeau, ces mots disent d&rsquo;abord des objets: la pi\u00e8ce, la tour. Ils peuvent dire des positions: de la partie dans le jeu, du coup dans la partie. Et m\u00eame des propositions: celles de Leibniz apr\u00e8s Descartes (le oui et le non de Pythagore), puis celles de Boole: le + (et), le x (ou), fondements de toute l&rsquo;informatique, deux mille ans apr\u00e8s le dilemme de Z\u00e9non et le sophisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Commentant les quatrains de Nostradamus qui pr\u00e9disaient la fuite et la prise \u00e0 Varenne, Georges Dum\u00e9zil refuse la traduction classique des \u00ab\u00a0deux parts\u00a0\u00bb: les deux \u00e9poux, le Roi et la Reine. Il joue du mot : de (ux) parts, pour dire les deux d\u00e9parts, vers la libert\u00e9 ou vers la prison. Il ne semble pas consid\u00e9rer les deux partis (royaliste, r\u00e9volutionnaire). Les 3 acceptions du mot sont pourtant possibles. Un Raymond Roussel aurait pu \u00e9crire, comme Nostredame par son jeu de mots : \u00a0\u00bb des deux partis, le bon \u00e9tait parti (le fianc\u00e9 &#8211; ou l&rsquo;amant de la Reine) : le mariage fut rompu, au point que les \u00e9poux seront s\u00e9par\u00e9s : l&rsquo;une des parts du couple royal (Louis XVI) sacrifi\u00e9e avant l&rsquo;autre (Marie-Antoinette)\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au couple a succ\u00e9d\u00e9 la coupe, par le coup pr\u00e9cis de la guillotine. Ou par le couperet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aux cartes, c&rsquo;est toujours l&rsquo;atout qui coupe, si le coup a \u00e9t\u00e9 bien jou\u00e9, ou que la donne permettait celui-l\u00e0. Josu\u00e9 ou Galaad ont \u00e9t\u00e9 cet atout, dans les 2.160 ans, par l&rsquo;anamorphose de l&rsquo;Arc-en-ciel en Arche d&rsquo;alliance, ou du Sang R\u00e9al au Saint Gr\u00e9al.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le domaine des dieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aussi Saint-Just dans le monde des hommes, et dans le petit cycle des 180 ans : \u00ab\u00a0La mort du roi sera le moteur m\u00eame de la R\u00e9volution (et de l&rsquo;\u00e2ge \u00e0 na\u00eetre)\u00a0\u00bb. La Coupe est ce qui donne la victoire au Parti \u2014 qui formule le triangle dans Le cercle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces jeux : pi\u00e8ce\/tour, coup et coupe, partie et parti, ouvrent sur beaucoup d&rsquo;autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le coup n&rsquo;est qu&rsquo;une partie de la partie, mais il englobe toute la partie, dont il d\u00e9cide, par la coupe. Il n&rsquo;a qu&rsquo;une situation d\u2018emploi dans la partie, comme la pi\u00e8ce. Mais, tour, il a un r\u00f4le particulier (par sa forme et ses directions, horizontale\/verticale).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">0r, le r\u00f4le n&rsquo;est pas seulement cette \u00e9lection : il englobe les emplois ou des causes diverses, dans le r\u00f4le d&rsquo;\u00e9quipage ou le r\u00f4le judiciaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&#8217;emploi n&rsquo;a pas seulement cet usage partiel (de valet, par exemple).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, de l&#8217;emploi de valet, sont n\u00e9s les r\u00f4les \u2014 inoubliables, \u00e9lus \u2014 de Scapin, de Sganarelle, de Figaro. Deux mille ans plus t\u00f4t, le r\u00f4le de Sosie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00f4le et l&#8217;emploi jouent de sujets (de la phrase ou du prince), comme &#8211; ou + assujettis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres mots ne diront que des positions : la station et l&rsquo;\u00e9tat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les stations (ferroviaires) sont dans l&rsquo;Etat (la France).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00e9tats de J\u00e9sus, dans le chemin de croix (14 stations) sont propres \u00e0 cette station-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;ou, le jeu de mots de Jarry: le chemin de fer du<em> Surm\u00e2le<\/em>, et le chemin de croix de Faustroll, et la synth\u00e8se: \u00a0\u00bb le chemin de croix consid\u00e9r\u00e9 comme une course cycliste\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous arr\u00eaterons la: les exemples seraient sans fin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;en est assez pour d\u00e9montrer que, dans le jeu, le mouvement a disparu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;objets (la pi\u00e8ce, la tour), de positions (la station, l&rsquo;\u00e9tat) et de propositions (le r\u00f4le, l&#8217;emploi), il ne s\u2018agit jamais que du coup et de la partie: lequel est d\u00e9pendant de l&rsquo;autre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lequel est contenant, contenu?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la limite il faut bien dire que la dialectique de l&rsquo;Unit\u00e9 (acte et lecture) a disparu. Et que les vocables de l&rsquo;UN n&rsquo;ont plus de sens : monture, parade.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;y a plus que ce qui sort et disparait : une fin, ou qui entre, s&rsquo;inscrit dans l&rsquo;inventaire: une entr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, dans la fin, il y a le terme, ou ce qui subsiste apr\u00e8s le terme: la mouture\/salaire, dans le sens m\u00e9di\u00e9val, et le relief\/vestige.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;inscription, il y a le relief\/remblai, autour de la borne : m\u00e9ta, qui indique le chemin du retour, et la mouture\/copie, le duplicata du cycle pr\u00e9c\u00e9dent dans le nouveau, d&rsquo;hier dans ce jour-ci.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car nous sommes dans \u2014 ou autour de \u2014 la forme vide, dans l&rsquo;ouverture (la fronce) ou la fermeture (le pli) de l&rsquo;analemme ou du cercle, entre autres, mais de ce palimpseste ou de ce palindrome, de la bande de Moebius et de la 2<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0coupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette r\u00e9ponse immobile, inerte, o\u00f9 vais-je la faire venir?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;attends ou qui m&rsquo;attend? Dans l&rsquo;Au-del\u00e0 de la mort, la Forme Vide parfaite?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">9<\/span><\/strong><\/h3>\n<h3 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">o\u00f9 la faire venir?<\/span><\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Avant de se fonder sur le 3 et le 4, (sur la derni\u00e8re des dimensions, le 3<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0nombre premier et sur le premier multiple), les questions ont pos\u00e9 le 2 (la dialectique), 2<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0dimension et base des multiples pairs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au point que certains, les facteurs, les hogiens, les syst\u00e9matiques, les rationalistes refusent le 3 (le tiers exclu), pour ne parler que de la lecture et de l&rsquo;acte, du signifi\u00e9 et du signifiant, ou des 2 \u00ab\u00a0ensembles\u00a0\u00bb dans le syst\u00e8me, ou d&rsquo;un continu synchronique, d&rsquo;un discontinu diachronique (la coagulation, fusion, et la dissolution, fission) de l&rsquo;alchimie, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le domaine que nous tentons de d\u00e9crire, des jeux, semble d&rsquo;abord proscrire toutes ces dialectiques. Il n&rsquo;y est plus que des pluralit\u00e9s, au lieu de la dualit\u00e9 : premiers\/multiples. Il n&rsquo;y est plus que des cens, des recensements, au lieu de la dualit\u00e9 : mention\/usage, signifiant\/signifi\u00e9. Il n&rsquo;y est plus de lecture et d&rsquo;acte, ni d&rsquo;imagerie ou de symbolique autour de l&rsquo;UN, faute de l&rsquo;UN et de ses sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout y est pluralit\u00e9, cens, image.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, il n&rsquo;est de raisonnement que dialectique, selon les raisonneurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment, donc, puis-je poursuivre mon raisonnement au-del\u00e0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Etrangement, il me faut r\u00e9pondre: par le 4, le premier des multiples.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) Car, des pluralit\u00e9s j&rsquo;ai distingu\u00e9 les 4 : M1, M2, A1, A2, traitant des parties et des phases en M, des autres et des autrements en A.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sans doute les pluralit\u00e9s peuvent \u00eatre de lettres dans le mot, de mots dans la phrase, de phrases dans la proposition, de propositions dans le discours, le raisonnement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle peut \u00eatre de points et de tirets dans la ligne, de lignes (droites ou courbes) dans la surface, de surfaces ouvertes ou ferm\u00e9es dans l&rsquo;image, d&rsquo;images (visibles, audibles ou non) dans le r\u00e9bus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle peut \u00eatre de nombres, de s\u00e9ries (suites ou fonctions), de fonctions convergentes ou divergentes, convergentes vers l&rsquo;UN par Pi et ses fractions, ou vers 0, par les constantes \u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb ou issues de \u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fond\u00e9 sur des propositions irrationnelles (des contingences), sur des r\u00e9bus (concrets\/abstraits), sur des constantes ou des fractions, parmi bien d&rsquo;autres positions, l&rsquo;univers des jeux se pr\u00e9sentera d&rsquo;abord comme un inventaire doubl\u00e9 d\u2019une fin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une mouture\/salaire la fin des inscriptions dans ce cycle : quotidien, mensuel, annuel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un relief\/vestige l&rsquo;inscription des fins, comme, au-del\u00e0 de l&rsquo;inventaire, il demeure le crayon qui le dressa (trop us\u00e9 pour y figurer).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien que ce puisse \u00eatre tout \u00e0 l&rsquo;inverse, si je fais du relief un remblai \u2014 de la piste autour de M\u00e9ta; et de la mouture une copie, une reproduction du cycle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) le jeu exclut le mouvement. Il n&rsquo;exclut pas le change. Si le facteur, celui qui fait, et l&rsquo;\u00e9lu se m\u00ealent, se confondent, au point que l&rsquo;innocent l&#8217;emporte sur le tricheur, le technicien, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne sait plus bien, a la limite, s&rsquo;ils sont les deux aspects du M\u00eame (les 2 Wilson, Hyde et Jekyll, Dorian et son portrait) dans l&rsquo;anamorphose, ou si, ennemis, ils ne doivent pas changer de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, se m\u00e9tamorphosant, comme le vaurien en saint (Augustin, Paul ou Saint Fran\u00e7ois d&rsquo;Assise) et le maudit, H\u00f6lderlin, Rimbaud, Artaud, en pur proph\u00e8te et guide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par la m\u00e9tamorphose ou l&rsquo;anamorphose, d&rsquo;autres transmutations ou substitutions s&rsquo;op\u00e8rent, bien que ces changes\/transpositions ne soient en rien des mouvements, des transports. La substitution s&rsquo;op\u00e8re en ce lieu (d&rsquo;une pi\u00e8ce \u00e0 l&rsquo;autre), la transmutation en ce temps \u2014 l&rsquo;instant du sacrifice, de la messe. Maintenant le fils devient un p\u00e8re, ou le vivant un mort, la larve un papillon, la branche nue la branche fleurie, la bave d&rsquo;escargot une \u00e9toile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici, la tour a pris la place du fou, pris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mouvement de la tour ne sera pas celui du fou. Le mouvement, l&rsquo;insertion dans la r\u00e9alit\u00e9, du p\u00e8re, du papillon, du saint, de l&rsquo;\u0153uvre renomm\u00e9e, ne sera pas celui de l&rsquo;enfant, de la chenille, du voyou, de l&rsquo;\u0153uvre maudite ou ignor\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, ici et maintenant, quel mouvement distinguer? Cela ne passe pas, seulement se passe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c) Il sera moins ais\u00e9 de dire ce qui a lieu hors da l&rsquo;acte et de la lecture. Mais je l&rsquo;ai dit, malgr\u00e9 moi : la fin et l&rsquo;inscription.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A cela pr\u00e8s que je con\u00e7ois le salaire et le vestige (impay\u00e9, sinon incalculable) : l&rsquo;angoisse ou le repos \u00e0 l&rsquo;heure du sommeil, le \u00ab\u00a0quelque chose\u00a0\u00bb qui va se d\u00e9verser dans le r\u00eave, selon que je consid\u00e8re l&rsquo;homme comme une machine, les dieux comme des d\u00e9lires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il m\u2019est plus difficile \u2014 presque inconcevable \u2014 de cerner et d\u2019admettre \u00a0le relief\/remblai, la mouture\/copie., c&rsquo;est \u00e0 dire le chemin m\u00eame et son (ou ses) tournant(s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je peux concevoir comment tout signe, un jour, ne signifie plus rien, au seuil. Par l&rsquo;usure synchronique des synapses \u2014 \u00a0jusqu&rsquo;a ce point, recens\u00e9 \u00e0 z\u00e9ro : l&rsquo;entropie. Car c\u2018est le chemin de la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne m&rsquo;est pas concevable, puisque je vis, \u00a0que l&rsquo;inventaire reconduise \u00e0 l&rsquo;indivis, en d\u00e9pit de tous les degr\u00e9s de libert\u00e9, les approximations, les ind\u00e9terminations des contingences (le reste du crayon ou de l&rsquo;homme : un squelette) par le simple remblai et la simple copie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme les pluralit\u00e9s et comme les changes, il faut pourtant bien que ces figures soient concevables, ou d\u00e9scriptiv\u00e9es, d\u00e9crypt\u00e9es : la quadrilogie des figures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Mouture\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0relief\u00a0\u00bb me l&rsquo;ont dit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est l\u00e0 \u2014 et l\u00e0 seulement \u2014 que peut venir la r\u00e9ponse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;espace et le temps<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Traitant du \u00a0\u00bb O\u00f9?\u00a0\u00bb dans les questions, j&rsquo;ai oppos\u00e9 d&rsquo;abord la carte ou le territoire, dans un espace r\u00e9el (le territoire) ou virtuel \u00a0(la carte), puis le pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avenir, dans le temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La carte et le territoire ne disent que des \u00e9tendues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le pass\u00e9, l&rsquo;avenir ne disent qu&rsquo;une dur\u00e9e, toujours ax\u00e9e de l&rsquo;avant vers l&rsquo;apr\u00e8s, autour de l&rsquo;UN, du pr\u00e9sent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l&rsquo;\u00e9tendue ne recouvre\u00a0 qu&rsquo;un quiproquo selon Raymond Roussel, disant la Campagne d&rsquo;Egypte et la bataille des Pyramides. La chose est-elle la m\u00eame, vue de pr\u00e8s ou de loin, invisible dans l&rsquo;infrarouge, inexistante (?) dans l&rsquo;ultra violet. Bonaparte y fut-il vainqueur (les musulmans ne l&rsquo;ont pas cru)? Y fut-il, d\u00e8s alors, vaincu par son destin, qui ne pouvait que le transmuer en Napol\u00e9on, le meurtrier d&rsquo;un million d&rsquo;hommes?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 la dur\u00e9e, elle est telle que, pour m&rsquo;y diriger, la mesurer, je dois user de l&rsquo;\u00e9tiquette, salon Roussel. Ce produit est miracle, ou cet autre un rem\u00e8de certain : l&rsquo;\u00e9tiquette de la bouteille le dit. La Vierge ou le vaccin sont tels que nul ne peut les mettre en doute (une idole, dans tous les cas). Roussel a dit le pilier, la colonne, dont le toucher gu\u00e9rit de la jaunisse, mais ses exemples n&rsquo;ont pas omis le produit pharmaceutique, dont les ravages ne sont connus que bien plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le calcul de l&rsquo;\u00e9tendue suppose le quiproquo; celui de la dur\u00e9e exige une \u00e9tiquette (ou un quantum).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il reste que l&rsquo;espace n&rsquo;est pas une \u00e9tendue. Il n&rsquo;est, dans les espaces, ou hors d&rsquo;eux, que l&rsquo;intervalle, l&rsquo;interstice entre les \u00e9tendues, qu&rsquo;on dit pr\u00e9cis\u00e9ment \u00ab\u00a0espaces\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un temps r\u00e9el, mais hors de ces dur\u00e9es, il n&rsquo;est plus que des contingents, des cycles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les intervalles ne sont pas des \u00e9tendues. Les cycles ne sont pas de la dur\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est d&rsquo;\u00e9tendue (et de quiproquos), de dur\u00e9e (l&rsquo;\u00e9tiquette) que de l&rsquo;UN, l&rsquo;<em>En-soi<\/em>, que le monde des jeux ignore. Il ne sera donc d&rsquo;intervalles et de cycles que dans le monde du Jeu. Roussel les nomme la Question et sa fin (son Extinction), mais c&rsquo;est seulement qu&rsquo;il ne sait rien de ce monde, ne pouvant qu&rsquo;y jouer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand Gautier dit que les dieux sont les r\u00eaves de l&rsquo;humanit\u00e9, il ne dit aussi que des contingences, des quiproquos. Quand Bergson dit que l&rsquo;homme est une machine \u00e0 faire les dieux, il ne d\u00e9nomme qu&rsquo;une \u00e9tiquette syst\u00e9matique (n\u00e9e du syst\u00e8me de Darwin).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les jeux usent de ces contingences (pi\u00e8ces, cartes, d\u00e9s) et de ces n\u00e9cessit\u00e9s (les r\u00e8gles du jeu). Mais ces contingences offrent une r\u00e9alit\u00e9, une mat\u00e9rialit\u00e9 d\u00e8s l&rsquo;abord \u00e9vidente : une carte est autre chose qu&rsquo;une pi\u00e8ce d&rsquo;\u00e9checs, un pion des Dames.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;abstraction des r\u00e8gles n&rsquo;en fait pas de simples \u00e9tiquettes, puisque, trich\u00e9es ou non, elles sont le moteur du jeu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons dit les \u00e9l\u00e9ments du jeu les fanfreluches du man\u00e8ge ou les enseignes du drapeau. Sa r\u00e8gle : le pavillon central du man\u00e8ge ou la hampe du drapeau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que sont-ils <em>\u00e0 l&rsquo;autre bout<\/em>, alors qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de quiproquos, d&rsquo;\u00e9tiquette, d&rsquo;\u00e9tendue ou de dur\u00e9e, mais seulement les intervalles et les cycles (espaces\/temps)?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-TOUR001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1956\" title=\"LA TOUR001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-TOUR001.jpg\" alt=\"\" width=\"666\" height=\"209\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-TOUR001.jpg 666w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/LA-TOUR001-300x94.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 de Roussel, entre 1950 et 1940, les deux derniers dicteurs de la Forme Vide ont \u00e9t\u00e9 deux po\u00e8tes : Ren\u00e9 Daumal (<em>Quand l&rsquo;aube parait<\/em>) et Yeats (<em>Visions<\/em>).J&rsquo;entends : formes vides litt\u00e9raires, car bien d&rsquo;autres, scientifiques ou scientistes, ont aspir\u00e9 au vide (virtuel), jusqu&rsquo; \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Daumal donne un jeu tr\u00e8s complexe, de cercles non concentriques mais inclus l&rsquo;un dans l&rsquo;autre et de triangles mi-rouges mi-noirs; tel, ce jeu que, sans cesse, on passe d&rsquo;une forme \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Yeats sugg\u00e8re un jeu de c\u00f4nes, l&rsquo;un primaire, l&rsquo;autre antith\u00e9tique, dirig\u00e9s vers l&rsquo;est ou l&rsquo;ouest. Unis par la base, ces c\u00f4nes (ou gyres) donnent l&rsquo;As de carreau; unis par le sommet, le Sablier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux visions de Yeats (re\u00e7ues d\u00e8s avant la mort de sa femme, en 1919) et de Daumal, plus tardives, sont clairement compl\u00e9mentaires, mais \u00e0 tel point que 2 objets : le cercle et le triangle, ou le sablier et le carreau, ne suffisent pas pour en rendre compte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jeu des mots m\u2019en fournit 4 : la fus\u00e9e\/fuseau, la navette, le fil et le d\u00e9fil\u00e9, mais ces 4 en viendront tr\u00e8s vite \u00e0 12.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La succession des peuples, en leurs croyances diverses, m\u2019en permettent 4 autres, fond\u00e9es sur le n et le u, ou sur le A et le V. Mais nous n&rsquo;en saisirons pleinement la succession que par les interventions\/inversions du W au M, ou \u00e0 l\u2019inverse. Nous y retrouverons le A d&rsquo;Ana dans le W, et le V dans le M de M\u00e9ta.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne quitterai donc pas les 4 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) le X et le O de Yeats et de Daumal,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) V dans M, A dans W.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">1) X et O<\/span>:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) la fus\u00e9e et la navette<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que disent les mots?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fus\u00e9e prend les 3 sens, du plus ancien au plus moderne:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00e0 l&rsquo;origine, au Moyen Age, elle dit un autre meuble que le mobile, le mobilier, qui ne se d\u00e9place pas de lui-m\u00eame, ne bouge pas : le meuble de l&rsquo;\u00e9cu d&rsquo;armoiries, en forme de losange (en h\u00e9raldique);<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00e0 partir de la Renaissance, la partie de l&rsquo;essieu autour duquel tourne la roue; puis le cylindre tournant de diverses machines;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">plus r\u00e9cemment, en m\u00e9decine, la projection ou prolongement d&rsquo;un abc\u00e8s en formation; en artillerie, l&rsquo;organe ajout\u00e9 a un projectile creux, pour en mesurer l&rsquo;\u00e9clatement. Les deux acceptions situent ce troisi\u00e8me sens du mot au temps de Napol\u00e9on, origine de la m\u00e9decine et du g\u00e9nie moderne (militaire). On sait ce que l&rsquo;astronautique fait de la fus\u00e9e, ce n&rsquo;est qu\u2019une autre projection, rigoureusement mesur\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement, mais sur une p\u00e9riode plus courte (du 13<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 si\u00e8cle au 18e) \u00ab\u00a0fuseau\u00a0\u00bb pr\u00e9sente aussi 3 sens:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la totalit\u00e9 du fil enroul\u00e9 (sur le fuseau),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le double c\u00f4ne dont les femmes se servent pour filer a la quenouille. C&rsquo;est aussi, par suite, g\u00e9om\u00e9triquement, spatialement, \u00a0\u00bb la portion de la surface d&rsquo;une sph\u00e8re comprise entre deux demi-circonf\u00e9rences unies par ce diam\u00e8tre commun\u00a0\u00bb,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">abstraitement ou temporellement, le m\u00eame double c\u00f4ne qui permet de calculer le \u00ab\u00a0temps\u00a0\u00bb, les temps divers, \u00e0 la surface de la sph\u00e8re terrestre : le fuseau horaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 3 sens de \u00ab\u00a0navette\u00a0\u00bb sont autres: simultan\u00e9s plut\u00f4t que successifs, mais d&rsquo;une simultan\u00e9it\u00e9 qui renvoie bien en-de\u00e7\u00e0 du Moyen Age, aux temps gallo-romains et qui peut-\u00eatre, comme \u00e9ternelle, n&rsquo;a pas fini de nous pr\u00e9occuper, de nous obs\u00e9der, en l&rsquo;Inverseur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La navette est, primitivement (?) un petit vase, en forme de navire, o\u00f9 les chr\u00e9tiens conservent l&rsquo;encens (mais, autrefois, quelle myrrhe ou quel alcool?);<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l&rsquo;assemblage de 2 navettes primitives, en une sorte de c\u00f4ne ferm\u00e9 aux deux extr\u00e9mit\u00e9s, que le tisserand utilise pour faire courir le fil de la trame \u00e0 la cha\u00eene, ou de l&rsquo;autre \u00e0 l&rsquo;une;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le va-et-vient lui-m\u00eame, entre 2 points quelconques : l&rsquo;oscillation du pendule (triangulaire) contre 1&rsquo;horloge, la pendule des fuseaux horaires; ou l&rsquo;instrument de retour, le v\u00e9hicule r\u00e9current, pour les passagers de la fus\u00e9e moderne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Anciennement, toujours, la fus\u00e9e ou la navette n&rsquo;ont dit qu&rsquo;un contenant, un r\u00e9cipient (le meuble ou le vase) : puis le tournoiement ou le glissement d&rsquo;un fil, d&rsquo;un mouvement absent; puis le lancer (de la fus\u00e9e), le va-et-vient de la navette, son retour dans le temps :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 un espace \u00e9tendu,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 le passage de l&rsquo;espace au temps,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 un temps cyclique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ceci et cela contraignent \u00e0 d&rsquo;autres dialectiques, objectives encore (fond\u00e9es sur des objets) en m\u00eame temps que conceptuels et, \u00e0 l\u00e0 limite, subjectives.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) le fil et le d\u00e9fil\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) le fil et le d\u00e9fil\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que disent les mots?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les entendre pr\u00e9cis\u00e9ment, il faut se souvenir du mythe (grec) des 3 Parques, qui filent, mesurent et rompent la vie (la 3<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0se nomme Antropos, bien avant notre entropie).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le FIL est une continuit\u00e9, de la vie;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">un support, le chemin de l&rsquo;\u00e9quilibriste;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">une chose qui se rompt ais\u00e9ment, pour la 3<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0\u00a0Parque, mais qui peut rompre aussi : le fil \u00e0 couper le beurre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une poursuite, un support, une casse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mot en impose donc un autre: DEFILE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or le d\u00e9fil\u00e9 peut \u00eatre celui des drapeaux ou des enseignes, des fanfreluches, autour de la seule hampe ou du seul moteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il peut \u00eatre le passage, la discontinuit\u00e9, entre les montagnes ou les maisons, le chas de l\u2018aiguille par o\u00f9 le fil passe;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l\u2018\u00e9tat de ce qui est pass\u00e9, s&rsquo;est d\u00e9fil\u00e9, dont Roussel traite en son 4<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 po\u00e8me des <em>Nouvelles Impressions<\/em>. Celui qui a quitt\u00e9 le salon, la r\u00e9ception, et dont on ne sait pas exactement s&rsquo;il fut le tricheur honteux ou le solitaire, impatient de fuir la cohue;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je dis ces 3 des objets\/concepts car, pour les entendre ou les voir bien, il faut jouer du soulagement et de la d\u00e9livrance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme le fil, le SOULAGEMENT est une poursuite, une \u00e9l\u00e9vation. Soulag\u00e9, je suis plus l\u00e9ger, je m&rsquo;envole;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">pour prolonger mon soulagement, je m&rsquo;appuie, sur un principe, une certitude conceptuelle,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u00e9\u00e7u, je me casse ou casse. Je suis soulag\u00e9 de ma bourse, par le voleur, ou de ma vie, par le tueur. Quand le fil \u00e0 couper est, lui-m\u00eame, rompu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous le savons: le facteur\/messager peut se faire \u00ab\u00a0celui qui fait\u00a0\u00bb, l&rsquo;ouvrier, le mauvais traducteur, le tra\u00eetre, pour cr\u00e9er l&rsquo;automate, qui le tue. Il ne soulage qu&rsquo;en volant ou tuant; il n&rsquo;est soulag\u00e9 que par sa propre mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est le destin du Fil.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;inverse, priv\u00e9 de mouvement, le d\u00e9fil\u00e9 n&rsquo;est qu&rsquo;un passage, par ouverture : la DELIVRANCE de l\u2019enfant; ou, plus g\u00e9n\u00e9ralement le passage par un col, entre les montagnes. Il est ce col m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou, simplement, pluriel, il sera la succession des \u00e9tendards ou des drapeaux : la pr\u00e9sentation de celui-ci apr\u00e8s celui-l\u00e0 : un positionnement de messages \u00ab\u00a0d\u00e9livr\u00e9s\u00a0\u00bb, toujours l&rsquo;un apr\u00e8s l\u2019autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou bien, priv\u00e9 de sens, l&rsquo;\u00e9tat du d\u00e9livr\u00e9, de celui qui, s&rsquo;\u00e9tant d\u00e9fil\u00e9, est sorti de ma vue \u2014 et de la vue de tous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9livrance de l&rsquo;enfant, par le passage, le col, le chas,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u00e9livrance de cette lettre-l\u00e0,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d\u00e9livrance de celui, le fil rompu, qui s&rsquo;est \u00e9vad\u00e9, \u00e9chapp\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le soulagement est du fil, la d\u00e9livrance n&rsquo;est que du d\u00e9fil\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Unique, mobile, sens\u00e9, le fil et le soulagement sont de l&rsquo;ordre des questions.\u00a0 Pluriels, inertes (mais meubles) ou insens\u00e9s, la d\u00e9livrance et le d\u00e9fil\u00e9 sont de l&rsquo;ordre des jeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, ici et l\u00e0, un seul LIEU demeure en cause ou comme enjeu: la Forme Vide. J&rsquo;en devrai donc dire les 2 dispositions, d\u00e9finitions, d\u00e9clinaisons contraires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) La Forme Vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A) Elle est comme une absence :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">soit l\u2019intervalle entre les 2 enseignes, si je traite du Drapeau, ou entre 2 silhouettes, si je traite du Man\u00e8ge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hors de l\u2019Unit\u00e9, mais une p\u00e9riode l&rsquo;incluant \u00a0(e-1), elle se nombrera (e-1) &#8211; 1 = (e\u20142). Ce sera les 900 ans de d\u00e9clin si U vaut les 1.260.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2.160 &#8211; 1.260 = 900, selon les calculs de Platon, de l&rsquo;Apoca1ypse et des proph\u00e8tes m\u00e9di\u00e9vaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le triangle de l&rsquo;alchimie, ou de la Terre Promise qu\u00eat\u00e9e ant\u00e9rieurement (une autre enseigne); mais hors du triangle du Graal (ou de l&rsquo;Arche, ant\u00e9rieurement).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme les couches d&rsquo;argile entre les villes \u2014 horizontales mais \u00e9difi\u00e9es l&rsquo;une au-dessus de l&rsquo;autre, dans le palimpseste.<\/p>\n<p>l&rsquo;alchimie &#8211; le graal<\/p>\n<p>la terre promise \u2014 l&rsquo;arche \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0le FEU \u2014 l&rsquo;EAU<\/p>\n<p>la TERRE \u2014 le FEU<\/p>\n<p>le souffle de vie \u2014 l&rsquo;\u00e9den (Terre premi\u00e8re)<\/p>\n<p>l&rsquo;AIR &#8211; la TERRE<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la Balance, la Vierge, le Roi dans ce sens (ceux qui se meurent), la Dame de la Montagne (Caper), le Sagittaire, puis le Verbe scorpionnaire dans l&rsquo;autre sens (les morts qui doivent revivre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Forme Vide, absence ou mort, est-elle de fait ce mort, le Souffle Enlil, la Vierge sacrifi\u00e9e, le Roi fait n\u00e9ant, le P\u00e8re ou la M\u00e8re d\u00e9funts, desquels doivent ressusciter le B\u00e9lier de justice, le Poisson d&rsquo;amour, le Verseau d&rsquo;harmonie? L&rsquo;Elu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B) Dans le monde des jeux, vertical, la F.V. est tout autre chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non plus le V dans le M, mais le A dans le W.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La F.V. n&rsquo;est pas hors du Jeu, car il n&rsquo;est rien de plus vide qu&rsquo;un jeu. Elles seraient au plus, plurielles, comme les r\u00eaves ou les visions du passager: les 2 cercles que le promeneur consid\u00e8re, de part et d&rsquo;autre de sa marche : les objets lointains dans le sens de la marche, les objets tout proches dans le sens contraire, disparaissant derri\u00e8re son dos. Hors de tout mouvement r\u00e9el (sauf du passant), positionn\u00e9s et insens\u00e9s (ou chim\u00e9riques).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le moyen ou la moyenne<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est, dit Einstein, non seulement inconcevable mais inadmissible que deux structures de l&rsquo;univers existent, que ce soit successivement ou simultan\u00e9ment, synchroniquement ou diachroniquement. Mais ces 2 structures existent, sous les noms de corpuscule et d&rsquo;onde, ou de masse pesante et de masse inerte, cu de forme et de mati\u00e8re (d&rsquo;esp\u00e8ce et de genre), etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous les nommons ici: lacunes, entre les enseignes du drapeau ou les fanfreluches du man\u00e8ge : des espaces, dans le sens d&rsquo;intervalles. En tout m\u00e9tier, de commer\u00e7ant ou de militaire, de tisserand on d&rsquo;orf\u00e8vre, de g\u00e9n\u00e9ral ou de montreur de marionnettes. Mais toujours, d&rsquo;une mani\u00e8re ou de l&rsquo;autre, ce tisseur (de m\u00e9tier \u00e0 tisser) qui, du puzzle ensemblier tire le syst\u00e8me discernable \u00bb dans l&rsquo;espoir de ramener cette distinction (visuelle, du jaque) \u00e0 la\u00a0 distinction\/\u00e9lection de l&rsquo;enfant \u00e9lu. Par la r\u00e9v\u00e9lation da la lettre d\u00e9livr\u00e9e, le message originel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et nous les nommons : entours,\u00a0 autour du cycle et par le cycle, mais, en fait, les 2 cycles, en direction ou pr\u00e9cession ou les 2 r\u00eaves, de souvenir et de pr\u00e9monition, par les sentiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La lacune pose un probl\u00e8me insupportable, puisque elle survient dans le royaume ou la pr\u00e9sence, dans l&rsquo;UN : l&rsquo;introuvable sympt\u00f4me (rejet\u00e9 \u00e0 l&rsquo;asymptote). \u00a0Le dieu nouveau \u2014 le Fils \u2014 exige la mort du P\u00e8re, afin d&rsquo;atteindre \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e. Une \u00ab\u00a0travers\u00e9e du d\u00e9sert. \u201c L&rsquo;exode du \u00a05<sup>\u00e8me<\/sup>\u00a0 acte\u00a0 pr\u00e9c\u00e8de n\u00e9cessairement l&rsquo;\u0152uvre accomplie ou le triomphe du politicien, de Galaad, le nouvel Elu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Forme Vide { entour) ne pose pas probl\u00e8me, mais elle impose les 2 visions ou les 2 cycles, le direct et le pr\u00e9cessionnel, de part et d&rsquo;autre du marcheur. Dans l&rsquo;\u00e9chelle des g\u00e9n\u00e9rations, il est le Fils de quelqu&rsquo;un (l&rsquo;inconnu) et le \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 P\u00e8re de quelque chose \u2014 le nouveau sentier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous le savons: les Machines C\u00e9libataires ont jou\u00e9 des 4 (le 5<sup>\u00e8me<\/sup>, la Mari\u00e9e Pendue, en dehors des circuits, le Sympt\u00f4me introuvable, rejet\u00e9 \u00e0 l&rsquo;asymptote), \u00e0 cause de l&rsquo;Unit\u00e9 ou de la signature perdues, de la Lettre non d\u00e9livr\u00e9e). De part et d&rsquo;autre de cette petite p\u00e9riode (1896\/1919), nous trouvons les machines de Samuel Butler : <em>Erewhon<\/em> (Nulle Part) et les Kal\u00e9idoscopes d&rsquo;Ir\u00e8ne Hillel-Erlanger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que disent ce m\u00e2le et cette femelle?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ir\u00e8ne dira le t\u00e9l\u00e9phone (son fil) et le thermom\u00e8tre (ses niveaux), mais le t\u00e9l\u00e9phone jouant de l&rsquo;audible et de l\u2018inaudible selon que le fil tient ou se casse, le thermom\u00e8tre jouant de la froidure, de la chaleur, comme de l&rsquo;ultraviolet \u00e0 l&rsquo;infrarouge. Puis, elle dira l&rsquo;aboutissement du son: la lettre, dans l&rsquo;alphabet de l\u2019imprimeur (le caract\u00e8re et le corps) et l&rsquo;aboutissement des temp\u00e9ratures: la coquille d&rsquo;huitre ou d&rsquo;escargot, retrouvant la 5<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0figure de Kepler: le pentacle, entre les poly\u00e8dres duels. Ce 5<sup>\u00e8me<\/sup>, elle le nomme : la Monnaie, toujours duelle, par les alliages et l&rsquo;effigie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Butler a dit l&rsquo;avant-naissance, o\u00f9 le f\u0153tus choisit, en toute libert\u00e9, s&rsquo;il veut \u00eatre ou ne pas \u00eatre, et l&rsquo;aboutissement de toute morale sociale, non plus entre le bien et le mal, mais entre le bon (en bonne sant\u00e9) et le mauvais (malade), seule distinction r\u00e9elle, mat\u00e9rialis\u00e9e. Entre ces 4 : \u00eatre ou ne pas \u00eatre, la maladie et la sant\u00e9, quel centre (moyen\/moyenne) Samuel a-t-il choisi? Les banques musicales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l&rsquo;absence de la Mari\u00e9e Pendue (la hie de Kafka ou de Roussel), Samuel, puis Ir\u00e8ne ont situ\u00e9 \u00a0le 5<sup>\u00e8me<\/sup> \u00a0au centre et l&rsquo;ont nomm\u00e9 \u00ab\u00a0monnaie\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0banque\u00a0\u00bb, l&rsquo;esp\u00e8ce mon\u00e9taire, de Marx, du Faux-monnayeur, puisque les genres sexuels ne se joignent plus. Un compte.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">La comptine<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est l\u00e0 que le compte se fait comptine ( un conte ) : l\u2019\u00e2ne ( ana ) et son ma\u00eetre ( m\u00e9ta ) et toutes les histoires o\u00f9 les \u00e2nes interviennent \u2014 de Balaam, de Buridan, du Christ en son Entr\u00e9e, ou d&rsquo;Apul\u00e9e ( L&rsquo;\u00e2ne d&rsquo;or ) et de Perrault ( Peau d&rsquo;\u00e2ne ), etc. Mais les contes aussi qui \u00e9lisent, ennoblissent ou glorifient le Comte : son invention, ses aventures, et sa mesure, son harmonie. Entre le Baron, m\u00e9ticuleux, un peu sordide, et le Marquis, le ma\u00eetre au seuil (la marche de l&rsquo;Empire).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car c&rsquo;est le fil de la couturi\u00e8re, et de la couture : ce soulagement, qui tisse la trame de chaque enseigne. Ou ces 2 fils : la mention et l&rsquo;usage, de l&rsquo;\u00e9lu celle-l\u00e0, du facteur celui\u2014ci. En d\u00e9pit de la menterie de la seule mention (le faux-semblant) et de l&rsquo;usure, valorisante et destructrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 de la couture : l&rsquo;\u00e9quilibre, le suspens \u2014 ou la rupture, la casse qui tiennent encore \u00e0 ce fil : du baladin ou du casseur (cass\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont des d\u00e9fil\u00e9s (procession ou chas) qui font la motion \u2014 de la d\u00e9livrance (de l&rsquo;enfant, de la lettre, de l&rsquo;\u00e9vad\u00e9), par une imposte qui n&rsquo;est pas une imposture, un manipule qui n&rsquo;est pas manipulation, le signe lu au lieu du cryptogramme. Hors des \u00e9motions et des passions vaines, cet objet-l\u00e0, cet indivis: l&rsquo;Objet. Imposte, manipule ou signe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les fils sont tous dans l&rsquo;enseigne \u2014 ou dans le monde des questions, dont l&rsquo;objectif est d\u2019enseigner; et la Forme Vide, la mention, le signifiant, comme en dehors de la question, qui l&rsquo;incrimine, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;ultime: pourquoi questionner?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9fil\u00e9s, leur promotion ou \u00e9lection, le \u00ab\u00a0pour mouvoir\u00a0\u00bb du meuble, qui ne se meut pas lui-m\u00eame, ou leur simple motivation, ne sont ni de l&rsquo;enseigne ni de la question. Ils sont du jeu. On les dit: donne, en tant que topiques, coup ou partie comme insertions, enjeu (atropique, entropique) en promotion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;usage est le choix du facteur, puis de l&rsquo;\u0153uvrier, dans le m\u00e9pris de la mention (le choix du signifi\u00e9 contre le signifiant), quel indistinct s&rsquo;oppose \u00e0 la distinction de la motion, quel trouble \u00e0 sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, quelle casse \u00e0 sa continuit\u00e9? On les dira de l&rsquo;\u00e9motion, de la passion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car l&rsquo;usage (la tourn\u00e9e quotidienne) du facteur se perd par l&rsquo;usure, volontaire, p\u00e9cuniaire, puis impos\u00e9e, de l&rsquo;aspect \u00e0 la sp\u00e9culation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la passion du joueur non moins le perd : que je ne sois pas si vieux! Ou que cette partie se joue un autre jour, contre d&rsquo;autres partenaires l Un autre jour, un autre adversaire (mauvais) fera le d\u00e9sespoir du passionn\u00e9, lorsqu&rsquo;il ne peut plus choisir, ou bien attendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 faire venir la non-r\u00e9ponse du Jeu? \u00b7<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une forme vide toujours. Mais cette F.V. est intervalle entre les enseignes et leurs croix, mention entre les usages. Elle est motion (imposte, manipule ou signe) entre les passions et les \u00e9motions de la biosph\u00e8re, de la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;usage fait la n\u00e9gation des dieux, ces r\u00eaves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9motion fait la destruction de l\u2019homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la divinit\u00e9 revit, d&rsquo;un dieu (ou d&rsquo;une enseigne) \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;humain aussi se recommence, lors de l&rsquo;hypoth\u00e8se de la m\u00e9tempsychose, par la filiation, la g\u00e9n\u00e9alogie, comme de la m\u00e8re ou du p\u00e8re au fils ou \u00e0 la fille \u2014 et le po\u00e8me mort, us\u00e9, a procr\u00e9\u00e9 d&rsquo;autres po\u00e8tes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;usage et l&rsquo;\u00e9motion ne m\u00e8nent qu&rsquo;\u00e0 leur fin : ils ne sont que pour finir. Comment la mention, la motion concluent-elles?<\/p>\n<div id=\"attachment_1982\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE5.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1982\" class=\"size-medium wp-image-1982\" title=\"CONCLURE5\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE5-300x224.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"224\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE5-300x224.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE5.jpg 623w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1982\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 align=\"center\"><strong>10<\/strong><\/h3>\n<h3 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Conclure ou finir<\/span><\/strong><\/h3>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour que se succ\u00e8dent sans mouvement les dieux, les entit\u00e9s ou \u2014 plus simplement \u2014 les coups dans la partie, les parties dans un jeu, ce jeu dans le domaine ludique, ce doit \u00eatre assez que juxtaposer les dieux (les cartes) ou que d&rsquo;inclure les coups dans la partie, les parties dans ce jeu, ce jeu dans le Jeu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La difficult\u00e9 r\u00e9side en cela : les dieux doivent \u00eatre juxtapos\u00e9s, comme dans un panth\u00e9on m\u00e9tamorphique, alors que la volont\u00e9 de pr\u00e9f\u00e9rence, de ce grand dieu sur les autres, fait de cette m\u00e9tamorphose une pure anamorphose : chacun y lit ce qu&rsquo;il pr\u00e9f\u00e8re, selon sa position (debout ou couch\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;inverse, la concentration de la partie dans le tout, essentiellement mutante, est per\u00e7ue comme anamorphique : c&rsquo;est moi qui d\u00e9cide du r\u00f4le de la tour en ce coup, ou de son emploi de pi\u00e8ce en la partie (pratiquement, je dois la sauver ou accepter de la perdre). Alors que ce change est m\u00e9tamorphique, comme les ronds seront plus larges, puis moins \u00e9tendus au lancer d&rsquo;une pierre dans un \u00e9tang : \u00e0 l&rsquo;encontre du rationnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce paradoxe tient \u00e0 la coexistence des deux modes : celui des questions et celui des jeux. Car le chemin du facteur et celui de l&rsquo;\u00e9lu me sont apparus successifs (le Graal intervenant bien apr\u00e8s l&rsquo;alchimie); ou la hantise syst\u00e9matique n&rsquo;intervient dans l&rsquo;Histoire que bien apr\u00e8s la qu\u00eate de l&rsquo;Ensemble <em>en soi<\/em>, le hogien (Aristote, Hegel) apr\u00e8s le cantien (Platon ou Kant). Je ne demande : Pourquoi questionner? qu&rsquo;apr\u00e8s m&rsquo;\u00eatre demand\u00e9 : Pourquoi cette question?, une interrogation elle-m\u00eame post\u00e9rieure \u00e0 la Question de Martin Heidegger.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les qu\u00eates du Graal sont incluses dans l&rsquo;alchimie (comme 1260 en 2160), ou la question de Heidegger, la plus r\u00e9duite, dans les autres, plus g\u00e9n\u00e9rales. Elles sont de fait concentriques. Historiquement, les Qu\u00eates et l&rsquo;alchimie ont op\u00e9r\u00e9 ensemble, sur plus de mille ans, Heidegger et Beckett \u0153uvrent \u00a0ensemble, de 1930 \u00e0 1960, \u00e0 quelques ann\u00e9es pr\u00e8s, bien que les derni\u00e8res \u0153uvres de l&rsquo;Irlandais succ\u00e8dent \u00e0 celles de l&rsquo;Allemand, et que la question de celui-ci pr\u00e9c\u00e8de la question de celui-l\u00e0 : que se passe-t-il si la notion est maintenue (dans <em>Le d\u00e9peupleur<\/em>)?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, les jeux apparaissent successivement (les \u00e9checs, puis les d\u00e9s, les cartes, et les tarots avant la Vache), ainsi que leurs \u00e9l\u00e9ments. Mais, aujourd&rsquo;hui encore, on joue \u00e0 tous ces jeux. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une simultan\u00e9it\u00e9 de passage, de l&rsquo;alchimie et des qu\u00eates ou de la fin de Gautier et de la jeunesse de Bergson, mais d&rsquo;une simultan\u00e9it\u00e9 qu&rsquo;on peut dire \u00e9ternelle : lesquelles ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 les autres, de la peinture abstraite et de la concr\u00e8te, des \u00ab\u00a0osselets\u00a0\u00bb ou des \u00ab\u00a0jeux de mains\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En quelle anamorphose vois-je s\u00fbrement d&rsquo;abord le dessin abstrait de Vinci ou d&rsquo;Holbein, ou l&rsquo;enfant qui sourit de l&rsquo;un, la t\u00eate de mort de l&rsquo;autre? C&rsquo;est ce qu&rsquo;illustre avec \u00e9clat la figure du <em>licnon<\/em> apr\u00e8s (avant?) celle du <em>lituus<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le licnon<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons situ\u00e9 dans le temps les diff\u00e9rentes formes du rond et du droit, ou de la circonf\u00e9rence et de la pyramide. Depuis la pyramide et le cadran solaire jusqu&rsquo;aux cercles\/triangles de Daumal et les gyres de Yeats, sur cinq mille ans, par les Deux Chemins, l&rsquo;Arc et la Fl\u00e8che des Assyriens, le lituus des H\u00e9breux, le licteur des Romains.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ces figures n&rsquo;ont pas contin\u00fbment nourri les croyances humaines.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la seconde moiti\u00e9 du 3<sup>\u00e8me<\/sup> mill\u00e9naire, l&rsquo;image du Chaudron succ\u00e8de \u00e0 celle de la Pyramide; en t\u00e9moignent d&rsquo;antiques l\u00e9gendes : le B\u00e9lier que la cuisson fait revivre, dont les Bacchantes useront, que M\u00e9d\u00e9e utilise. Le mythe de Prom\u00e9th\u00e9e suivra, porteur d&rsquo;une tradition plusieurs fois mill\u00e9naire : l&rsquo;invention m\u00eame du Feu, le passage incontournable du cru au cuit. Revivifi\u00e9, le mythe est plus que jamais puissant : le Feu domestiqu\u00e9, une Justice r\u00e9gnera, de nouveau consentie aux hommes quand le nomade s\u00e9mite instituera le Foyer, c&rsquo;est-\u00e0-dire la Famille.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, au nomade s&rsquo;imposera le lituus, tout ensemble la trompette (la Voix du Souffle Enlil, qu&rsquo;Abraham nomme Elohim) et le b\u00e2ton\/serpent du guide : le patriarche, ses fils et petits-fils, Mo\u00efse enfin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, avant que d&rsquo;\u00eatre l&#8217;embouchure de la trompette, le cercle parfait, le symbole nouveau (?) n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que la Cloche, o\u00f9 retentit aussi une Voix, puis le cadran solaire, o\u00f9 l&rsquo;ombre fait triangle; et le dieu lui-m\u00eame IHV n&rsquo;est pas le dieu de la Voix sans \u00eatre l&rsquo;Adona\u00ef, le ma\u00eetre du Feu, et du Buisson dress\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;est pas sans stupeur que, deux mille ans plus tard, apr\u00e8s le triomphe d&rsquo;une pyramide nouvelle (le triangle rectangle de Pythagore), nous retrouvons un autre demi-cercle, le Panier, puis cette figure invers\u00e9e dans le Casque. Cette image double illustre inversement le dieu \u00e0 na\u00eetre, \u00e0 rena\u00eetre, qui fut Bacchus pour les Bacchantes, qui sera l&rsquo;Attendu des sectes dionysiaques, agraire encore par le panier, \u00e0 Eleusis, mais guerrier par le casque (le second sens du mot) quand il sera devenu le nouveau roi. Les historiens datent de 30 avant le Christ ce retournement, par le conflit entre Marc-Antoine et Octave-Auguste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1962\" title=\"CONCLURE002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE002.jpg\" alt=\"\" width=\"657\" height=\"76\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE002.jpg 657w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE002-300x34.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 657px) 100vw, 657px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suivront les deux triangles, ouvert par en haut, de l&rsquo;alchimie, ouvert par le bas, des Qu\u00eates. C&rsquo;est toujours la figure 16b, mais invers\u00e9e sous d&rsquo;autres noms : le symbole royal (l&rsquo;Or) en haut, le Vase \u2014 l&rsquo;ancien panier \u2014 en bas. En la Renaissance, le Vase bris\u00e9 de la Kabbale de Safed, et la Coupole de l&rsquo;Islam turc, puis vingt conflits entre le Temple des protestants (une autre synagogue) et la Pi\u00e8ce Mont\u00e9e des \u00e9glises catholiques ou entre le Pendule de Galil\u00e9e et des hogiens, et l&rsquo;\u00e9ternelle Pendule cyclique des messianistes et des kantiens \u2014 la droite du progr\u00e8s, le cercle de la r\u00e9currence, en d&rsquo;autres lituus. Mais toujours par un change, qui serait le vrai pendule, d&rsquo;une premi\u00e8re coupe (du cercle par la croix) en une seconde, inconcevable, de l&rsquo;analemme au cercle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1963\" title=\"CONCLURE003\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE003.jpg\" alt=\"\" width=\"657\" height=\"66\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE003.jpg 657w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE003-300x30.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 657px) 100vw, 657px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il s&rsquo;agit de l&rsquo;inversion du monde des Questions au monde des Jeux, ou l&rsquo;inverse, je ne peux dire l&rsquo;un de la succession, l&rsquo;autre de la simultan\u00e9it\u00e9, ou l&rsquo;un de la sym\u00e9trie d&rsquo;\u00e9quivalence, l&rsquo;autre de la sym\u00e9trie de proportion. Mais il est s\u00fbr que seul le lituus nous dit une coexistence parfaite entre le courbe et le droit, quand le licnon nous offre des images inverses et successives. Quant aux changes : lituus-licnon, et licnon-lituus, il est non moins s\u00fbr qu&rsquo;ils se succ\u00e8dent sans fin, comme d&rsquo;une coupe \u00e0 l&rsquo;autre. Mais comment cette bande de Moebius, cet analemme, ce palimpseste n&rsquo;imposeraient-ils pas une autre horloge, un autre cercle, un palindrome?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne le voit pas.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">La 2<sup>\u00e8me<\/sup> coupe<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la 1<sup>\u00e8re<\/sup> coupe, toute rationnelle, topologique, de Josu\u00e9 ou de Galaad \u2014 le partage du cercle par la croix \u2014 s&rsquo;oppose une 2<sup>\u00e8me<\/sup> coupe, mystique ou prodigieuse, qui transforme l&rsquo;X en O. La grande tradition japonaise l&rsquo;illustre par le coup de sabre (magique) du H\u00e9ros divin, qui tranche les 8 t\u00eates du Dragon \u2014 ou du Yi King \u2014 afin de faire du monstre lui-m\u00eame l&rsquo;enceinte de la Cit\u00e9 Parfaite, aux 8 portes. D&rsquo;un m\u00eame coup de sabre (spirituel) Mahomet tranche le n\u0153ud dont la Sorci\u00e8re l&rsquo;a ligot\u00e9. Selon la Bible, l&rsquo;Exode est un tel d\u00e9nouement (que la Kabale premi\u00e8re, du Yetsira, s&rsquo;efforcera de r\u00e9p\u00e9ter).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le Coup peut \u00eatre ludique, dans le monde des Jeux. C&rsquo;est toujours l&rsquo;X, qu&rsquo;il s&rsquo;agit de transformer en un O, ou l&rsquo;analemme en palindrome. Alors l&rsquo;X et le O s&rsquo;avouent pour ce qu&rsquo;ils sont : des lettres, comme dans \u00ab\u00a0Le parafe aux X\u00a0\u00bb d&rsquo;Edgar Poe, les jeux de Jarry (Faustroll) et de Raymond Roussel, \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e de la Forme Vide. C&rsquo;est aussi bien le jeu d&rsquo;Alexandre le Grand (dans la p\u00e9riode \u00e9quivalente) tranchant le N\u0153ud Gordien, que nul ne peut d\u00e9faire. C&rsquo;est toute l&rsquo;\u00e9volution de l&rsquo;arch\u00e9ologie, depuis le palimpseste (le premier d\u00e9couvert en dernier) jusqu&rsquo;aux cycles temporels des Villes successives : en leur succession m\u00eame, le Temple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;homme descend-il du singe (th\u00e9orie de Darwin)? Ou le singe ne fut-il qu&rsquo;une branche pourrie dans le Grand Arbre adamique? Un homme \u2014 \u00eatre \u00e9tonnant, miraculeux \u2014 put succ\u00e9der \u00e0 quelque singe, plus handicap\u00e9 qu&rsquo;un autre. Mais il retombe au singe : on le constate tous les jours. Ou bien le singe, si perfectionn\u00e9 qu&rsquo;il f\u00fbt, n&rsquo;interdit pas le retour de l&rsquo;Homme \u00e0 l&rsquo;Homme\u2026 Car, dans le palindrome des \u00ab\u00a0symboles permanents\u00a0\u00bb, l&rsquo;X peut toujours susciter un O (entre deux X), et l&rsquo;X se reconnaitre entre les deux O.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La lettre qu&rsquo;inscrit le blanc sur la bande du billard n&rsquo;est pas une autre chose que la lettre qu&rsquo;inscrit le Blanc sur la bande du pillard. SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS se lit dans les deux sens de l&rsquo;inscription magique (le serpent en rampant tient par \u0153uvre les roues).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Simplement, la 1<sup>\u00e8re<\/sup> coupe reconduit l&rsquo;Unit\u00e9 ind\u00e9chiffrable (la lettre perdue) et tout l&rsquo;Inconnu du r\u00e9el aux dimensions cruciales du vertical et de l&rsquo;horizontal, comme De Saussure le diachronique et le synchronique, ou la cosmologie bantoue la ligne (verticale) des g\u00e9n\u00e9alogies et la ligne (horizontale) de JE m\u00eame, depuis sa naissance jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort : la Noosph\u00e8re et la Biosph\u00e8re de Chardin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La 2<sup>\u00e8me<\/sup> coupe r\u00e9duit l&rsquo;imbroglio \u00ab\u00a0succession\/simultan\u00e9\u00a0\u00bb aux sens de direction et de pr\u00e9cession dans le cercle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par le rationalisme des Questions la premi\u00e8re; par le double caract\u00e8re sacralis\u00e9\/ludique du Miracle ou du Jeu les secondes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">Le relief : vestige et remblai<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier sabreur ne peut aboutir qu&rsquo;\u00e0 un inventaire, en cette fin du cycle (le jour, le mois, l&rsquo;ann\u00e9e), qui permet le calcul d&rsquo;un salaire, 1<sup>er<\/sup> sens de \u00ab\u00a0mouture\u00a0\u00bb. Le second sabreur, en renouvelant le cycle, n&rsquo;autorise qu&rsquo;une coupe, une reproduction (2<sup>\u00e8me<\/sup> sens du mot). Mais cette antinomie se fonde sur deux visions contraires de ce qui est : le vestige, ce pendu, qui subsiste apr\u00e8s l&rsquo;inventaire (le crayon \u00e0 demi us\u00e9) \u2014 et le remblai qui dessine et figure le retour, dans le cercle ou le circuit. Les deux sens de \u00ab\u00a0relief\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car la croix dans le cercle y dessine 4 triangles, dont je peux faire des carr\u00e9s. Chacun des 4 carr\u00e9s contient un cercle (inscrit); il est contenu dans un cercle circonscrit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 4 cercles circonscrits s&rsquo;interp\u00e9n\u00e8trent, par des s\u00e9cantes : ils dessinent la Fleur \u2014 la Rose ou le Tr\u00e8fle (\u00e0 quatre feuilles).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 4 cercles inscrits, tangents, laissent hors d&rsquo;eux des triangles ou des c\u00f4nes : les triangles de Daumal, les c\u00f4nes de Yeats : l&rsquo;as de carreau ou le sablier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont ces analemmes, ces X, que le 2<sup>\u00e8me<\/sup> sabreur doit ramener au O de la Forme Vide, par son coup magistral. En attendant qu&rsquo;un autre 1<sup>er<\/sup> sabreur, facteur ou questionneur, partage ce O en X, par la croix cardinale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui nous trompe? C&rsquo;est que le partage premier fait rena\u00eetre les triangles (de l&rsquo;alchimie et des qu\u00eates, entre autres), bien qu&rsquo;il ne joue que des 4. Et que la coupe seconde suscite d&rsquo;autres quadrilogies, telles que les 4 cartes (tr\u00e8fle, carreau, c\u0153ur, pique) ou les 4 instruments, ou, par exemple, le chaudron et la cloche, le panier et le casque : les 4 El\u00e9ments toujours! Bien que le second sabreur se soit fond\u00e9 sur les 3 de la mue oscillatoire : le support (au sommet), le va-et-vient ou la navette au c\u0153ur, les termes \u00e0 la base.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou, mieux : le Drapeau (hampe\/enseignes) au sommet;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">les lictuus et les licnons dans le parcours;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">quelle chose autre \u00e0 la base, sinon le double relief : ana, un inventaire, ou m\u00e9ta, une borne?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le C\u0153ur de la figure, au milieu des parcours, n&rsquo;est plus qu&rsquo;une forme vide, un O, et les 4 n&rsquo;y sont plus que des anamorphoses : n sur u ou V sur A selon que je regarde sous un angle ou l&rsquo;autre. Alors que ce C\u0153ur, au centre des Questions, est l&rsquo;Unit\u00e9 elle-m\u00eame : la Terre Promise et l&rsquo;Arche, ou l&rsquo;Or et le Graal ensemble : le milieu de l&rsquo;X;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si j&rsquo;inclus le V dans une suite quelconque, je retrouve le M.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si, dans une autre s\u00e9rie, j&rsquo;inclus le A, c&rsquo;est le W que je retrouve.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si bien qu&rsquo;une figure totale et non syst\u00e9matique (l&rsquo;Ensemble) doit se constituer de ce M et (ou) de ce W.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce ne sera pas sans dire tout \u00e0 la fois, alors, une conclusion ou (et) une fin.<\/p>\n<p>\u00a0<a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE004.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1967\" title=\"CONCLURE004\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE004.jpg\" alt=\"\" width=\"657\" height=\"192\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE004.jpg 657w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE004-300x87.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 657px) 100vw, 657px\" \/><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La croix semble s&rsquo;ouvrir, de ses 4 membres. Mais la 1<sup>\u00e8re<\/sup> coupe ne l&rsquo;a que trac\u00e9e dans le cercle, qui la tient enferm\u00e9e; et les 4 parties (carr\u00e9s ou cercles) qu&rsquo;elle autorise seront d&rsquo;autres prisons r\u00e9duites \u00e0 l&rsquo;image de la plus grande enclave.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La bande de Moebius (analemme, palimpseste) ne r\u00e9v\u00e8le qu&rsquo;une triple fermeture, \u00e0 droite, \u00e0 gauche et au milieu. Et la Fleur ou les c\u00f4nes, de m\u00eame, du Tr\u00e8fle ou du Carreau. Mais la 2<sup>\u00e8me<\/sup> coupe en fait plus que l&rsquo;Ouverture : l&rsquo;infinit\u00e9 du cercle, parcouru \u00e0 jamais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, l&rsquo;Ensemble recueille en effet les deux coupes, successives en un cycle donn\u00e9 mais simultan\u00e9es sit\u00f4t que les coupes se situent en des cycles diff\u00e9rents, en des domaines autres, des niveaux \u00e9tag\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que puis-je dire ici des questions et des jeux?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;\u00e9quation nominale<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au plus ancien probl\u00e8me de JE, en son plus permanent enjeu : finir ou bien conclure (afin de poursuivre ailleurs ou autrement), se greffe la dialectique, peut-\u00eatre aussi ancienne : conna\u00eetre (ce qui fut, la cause) ou na\u00eetre \u2014 \u00e0 de nouvelles projections, motivations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nul ne l&rsquo;ignore : la connaissance ne fait pas naissance. On ne cr\u00e9e jamais par la raison, c&rsquo;est l&rsquo;exception \u00e0 la r\u00e8gle qui motive la r\u00e8gle nouvelle, le syst\u00e8me encore in\u00e9dit. Ou c&rsquo;est l&rsquo;erreur dans la pratique qui modifie la th\u00e9orie. Quel vrai savant, de Claude Bernard \u00e0 Poincar\u00e9 et bien au-del\u00e0, quel physicien, quel m\u00e9decin ne l&rsquo;a pas \u00ab\u00a0reconnu\u00a0\u00bb? Quel po\u00e8te digne de ce nom ne sait pas que la connaissance pr\u00e9matur\u00e9e de ce qu&rsquo;il veut dire (le sens) interdit le po\u00e8me, tout de naissance des formes? Analysant <em>Le Corbeau<\/em> ou <em>Le cimeti\u00e8re marin<\/em>, leur pur chef-d&rsquo;\u0153uvre, Poe et Val\u00e9ry ne disent que l&rsquo;ignorance du sens et l&rsquo;obsession du cens, des mots, des rythmes (le nombre de pieds ou de syllabes) ou la figure de la strophe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une tache sur la toile, un bris du marbre, un cri dans le silence est le premier geste du cr\u00e9ateur : po\u00e8te, sculpteur ou musicien. Un r\u00eave ou une quelconque inattention est le reste, ce pendu, dont le savant partira.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ignore g\u00e9n\u00e9ralement \u2014 ou l&rsquo;on refuse ce paradoxe \u2014 que conclure n&rsquo;est pas finir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fin ach\u00e8ve, nul n&rsquo;en ignore. La conclusion est arrangement, disposition, des conclusions de l&rsquo;avocat (un recensement des pr\u00e9tentions et des moyens de son client) \u00e0 celles d&rsquo;un trait\u00e9 entre nations (les m\u00eames) qui ne ferment la guerre que pour ouvrir \u00e0 la paix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est pas d&rsquo;historien ou de philosophe qui ne conclue son trait\u00e9 pour se laisser le moyen et la disposition d&rsquo;en entreprendre un autre, dans l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;approfondir ou de d\u00e9velopper son sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On nommera : pessimiste celui qui attend la fin, et finalement finit, parce qu&rsquo;il croit tout conna\u00eetre. Optimiste celui qui s&rsquo;acharne \u00e0 conclure, dans le dessein de rena\u00eetre en un autre syst\u00e8me, en une autre chance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Conclure s&rsquo;oppose \u00e0 finir comme na\u00eetre \u00e0 conna\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On finit ce qu&rsquo;on conna\u00eet (ou le croit). On conclut ce qu&rsquo;on ignore encore, par l&rsquo;hypoth\u00e8se d&rsquo;une suite \u2014 d&rsquo;une poursuite \u2014 toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien d&rsquo;autres \u00e9quations donnent des figures semblables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame les plus complexes. Telles que celles-ci :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le JE qui veut conna\u00eetre accumule seulement, jusqu&rsquo;\u00e0 ce point de rupture : la culmination. Le sujet actif, le JE, a jou\u00e9 d&rsquo;une appropriation (la prise) qu&rsquo;ach\u00e8vera toujours une r\u00e9signation (intransitive) par \u00ab\u00a0remise\u00a0\u00bb dans le meilleur des cas : un d\u00e9lai, la pi\u00e8ce aux d\u00e9chets, ou \u00ab\u00a0d\u00e9mission\u00a0\u00bb, s&rsquo;il s&rsquo;est agi d&rsquo;un fonctionnaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;autre sens, un \u00ab\u00a0cens\u00a0\u00bb, approchant de la fin, JE partage, par la 1<sup>\u00e8re<\/sup> coupe, et r\u00e9partit ensuite, dans le cercle. Le JE sujet actif, s&rsquo;est r\u00e9sign\u00e9 (intransitif) au r\u00e9signement (transitif). Il a choisi, rejetant la part nocive ou illusoire, afin de s&rsquo;approprier \u00e0 l&rsquo;indivis qu&rsquo;il qu\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la r\u00e9signation s&rsquo;oppose le r\u00e9signement. A l&rsquo;appropriation l&rsquo;appropriement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;opposent aussi le sens du facteur, traducteur puis tra\u00eetre : la prise puis la mise, et de l&rsquo;\u00e9lu enfant, otage puis hostie : la mise puis la prise : un cens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ce dernier cens : l&rsquo;investissement, je ne donnerai que deux exemples, parce qu&rsquo;ils compl\u00e8tent ce que j&rsquo;ai dit de Joseph en la Gen\u00e8se, et de l&rsquo;Odyss\u00e9e apr\u00e8s l&rsquo;Iliade.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour conqu\u00e9rir (prendre) l&rsquo;Egypte, Joseph doit y introduire ses fr\u00e8res, les 12 Fils. Que fait-il? Il mise, met le bijou royal dans le sac de Benjamin : les fr\u00e8res et le p\u00e8re suivront, men\u00e9s \u00e0 la trace, et les Rois-bergers, Hyksos, seront les ma\u00eetres de l&rsquo;Egypte pendant trois si\u00e8cles ou gu\u00e8re moins (-1870\/-1570).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour prendre Troie, Ulysse doit y introduire les Grecs alli\u00e9s (les 12 rois). Que fait-il? Il mise le Cheval dans la Ville, qu&rsquo;il prend.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Homme du r\u00eave (des Vaches ou des Epis) Joseph ouvre un temps (le triomphe du B\u00e9lier) qu&rsquo;Ulysse ferme. Mais l&rsquo;un et l&rsquo;autre sont des hommes de l&rsquo;Investissement (\u00e9lus, miseurs, preneurs au terme), des \u00e9lus de la conclusion et de la renaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hors de ce temps, du Miracle ou du Prodige, d&rsquo;autres hommes, non \u00e9lus, les facteurs-ouvriers, traducteurs\/tra\u00eetres, prendront d&rsquo;abord (l&rsquo;otage) pour le miser. Et ils auront raison : la prise (d&rsquo;eau, de feu, de terre ou d&rsquo;air) pr\u00e9c\u00e8de bien la mise : \u00e0 l&rsquo;eau, en feu, en l&rsquo;air, en terre. Mais l&rsquo;inondation, l&rsquo;incendie, le typhon, le tremblement de terre ne sont que des fins; et, de m\u00eame, pour le Sujet, la noyade, la combustion, la mise en l&rsquo;air, le cimeti\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car la voie rationnelle, des hogiens selon Poe, ne conduit qu&rsquo;\u00e0 la FIN.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non pas d&rsquo;investissement, mais de version, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pourrais conclure sur ce mot, ou ces mots et leur jeu. Mais leur simple formulation m&rsquo;en a dit davantage, que JE le veuille ou non.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JE ne joue pas seulement pour rassembler : \u2192 \u2190 ou partager : \u2190 \u2192 : fermer, ouvrir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne joue pas seulement du Sujet ou de l&rsquo;Objet, mais de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre, comme agents ou objets actifs : le sujet de la phrase, l&rsquo;objet -objection\/obstacle, et passifs : le sujet du prince, l&rsquo;objectif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est-\u00e0-dire des traitements et des entretiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par le levier, qui \u00e9l\u00e8ve ou abaisse l&rsquo;assemblage, l&rsquo;Ensemble. Mais aussi par le bouton, et son d\u00e9clic, qui ouvre ou ferme le canal et les circuits. L&rsquo;enjeu \u2014 plut\u00f4t que la r\u00e9ponse \u2014 reste le plein ou le vide de l&rsquo;appareillage, debout ou couch\u00e9, ferm\u00e9 ou ouvert, mais plein ou vide d&rsquo;abord.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par quelle man\u0153uvre (main\/\u0153uvre) ou quel m\u00e9tier\/sentier, que le levier et le d\u00e9clic ne disent pas?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les pas et les marches<\/span>. Plus simplement: comment les fin et conclusions sont-elles conditionn\u00e9es par l&rsquo;horizontal et le vertical \u00a0(les synchronie et diachronie s\u00e9manticiennes)? Ou : comment le vertical (debout) et l&rsquo;horizontal (couch\u00e9) impliquent-ils ces actes: ouverture, fermeture, et ces \u00e9tats: plein, vide? C&rsquo;est ce que disent encore des vocables : pas, marches, en un autre Porche de cath\u00e9drale, un autre jeu d&rsquo;aluettes. Sans avoir \u00e0 traiter du mouvement : pas de marche ou marche au pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE005.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1970\" title=\"CONCLURE005\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE005.jpg\" alt=\"\" width=\"666\" height=\"541\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE005.jpg 666w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/CONCLURE005-300x243.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les vocables sont \u00e0 l&rsquo;infini, comme les nombres : signifi\u00e9s ou non, selon l&rsquo;\u00e9poque, d\u00e9clin\u00e9e (le cycle) ou d\u00e9clinante (la dur\u00e9e).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ils reconduisent toujours \u00e0 l&rsquo;Unit\u00e9 de Sumer : 56 + 4 = 60.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A laquelle, diff\u00e9remment, reconduisent les calculs sino-mongols dont je n&rsquo;ai rien dit : 5 X 12 = 60.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon<\/p>\n<div id=\"attachment_1979\" style=\"width: 563px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE6.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1979\" class=\"size-full wp-image-1979\" title=\"CONCLURE6\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE6.jpg\" alt=\"\" width=\"553\" height=\"529\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE6.jpg 553w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/07\/CONCLURE6-300x286.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 553px) 100vw, 553px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1979\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 II LA QUESTION DES JEUX \u00a0 7 Quelle r\u00e9ponse faire? \u00a0 Quelle r\u00e9ponse donner \u00e0 la question : \u00ab\u00a0Pourquoi questionner\u00a0\u00bb? Nous avons dit : poursuivre ou revenir. La r\u00e9ponse nous suffit si nous parlons du Seul : le facteur &hellip; <a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1909\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-1909","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une-preface-au-verseau"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1909","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1909"}],"version-history":[{"count":24,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1909\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1981,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1909\/revisions\/1981"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1909"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1909"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1909"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}