{"id":187,"date":"2012-07-02T15:20:35","date_gmt":"2012-07-02T13:20:35","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=187"},"modified":"2012-07-12T17:15:16","modified_gmt":"2012-07-12T15:15:16","slug":"la-question-et-le-jeu","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=187","title":{"rendered":"LA QUESTION ET LE JEU"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><em>AVANT-PROPOS<\/em><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>\u00ab\u00a0La Question et le Jeu\u00a0\u00bb fait partie d&rsquo;un vaste ensemble intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le Rire du Verseau\u00a0\u00bb, qui comporte plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ouvrages.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Presque \u00e0 chaque fois que j&rsquo;allais voir Jean-Charles, il me parlait de son r\u00e9cent travail, puis me disait : \u00ab\u00a0C&rsquo;est le dernier, je n&rsquo;ai plus rien \u00e0 dire\u00a0\u00bb. Et 6 mois plus tard, la m\u00eame sc\u00e8ne se reproduisait.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Pourquoi ajoutait-il sans rel\u00e2che \u2014 ou presque \u2014 un nouvel ouvrage \u00e0 cette somme? Il nous en fournit au moins une r\u00e9ponse dans la pr\u00e9face de l&rsquo;un d&rsquo;eux, intitul\u00e9 \u00ab\u00a0L&rsquo;Enigme\u00a0\u00bb, que je vous livre ici, \u00e0 titre de t\u00e9moignage sinc\u00e8re et prenant.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Pierre-Jean Debenat<\/em><\/span><\/p>\n<p align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><em>\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<h3 align=\"center\"><span style=\"color: #800000;\"><strong><em>L&rsquo;ENIGME<\/em><\/strong><\/span><\/h3>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Le propos de cet opuscule ne fut pas de r\u00e9sumer six mille ans d&rsquo;histoire et autant de po\u00e8mes, d&rsquo;\u00e9tudes, d&rsquo;assertions et de claires remises en question, comme l&rsquo;ont tent\u00e9 les six mille pages \u00e9crites pendant pr\u00e8s de soixante ans. Il ne fut au d\u00e9part \u2014 il y a six mois \u2014 que de r\u00e9sumer la trentaine d&rsquo;ouvrages accumul\u00e9s.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Mais ces livres, en effet, ne faisaient que r\u00e9sumer, c&rsquo;est-\u00e0-dire reprendre, r\u00e9p\u00e9ter au plus court les six mille qui m&rsquo;ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Ils n&rsquo;apportaient rien de neuf \u00e0 ce que mes p\u00e8res ont dit; ou, plut\u00f4t, s&rsquo;ils en apportaient, ce n&rsquo;\u00e9tait que ce nouveau particulier, \u00e9trange, que toute \u0153uvre comporte, tiss\u00e9 de paradoxes, d&rsquo;insuffisances et d&rsquo;approximations. Ils ne permettaient aucune saisie du Tout, sinon \u2014 parce qu&rsquo;il reste un vestige, tout de m\u00eame, de tout travail \u2014 un d\u00e9doublement de l&rsquo;Enigme.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Le saisissable : nombrable, figurable, nommable, est faux ou, sinon, frapp\u00e9 par la faux au terme : partiel et mortel. Ma lecture de l&rsquo;univers doit \u00eatre sans cesse modifi\u00e9e.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>L&rsquo;insaisissable, innombrable, infigurable, innommable, qui me demeure cach\u00e9, demeure aussi, hors de tout change, l&rsquo;objet de ma qu\u00eate ou de mon \u0153uvre, comme seule r\u00e9alit\u00e9, si bien que je ne puis pas m&rsquo;arr\u00eater de qu\u00eater ou d&rsquo;\u0153uvrer \u2014 sans fin.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Il devait donc m&rsquo;appara\u00eetre un jour, enfin, que ce qui peut \u2014 ou doit \u2014 r\u00e9soudre l&rsquo;\u00e9nigme, insaisissable mais \u00ab\u00a0donn\u00e9\u00a0\u00bb, saisissable mais craint, rejet\u00e9, maudit \u00e9tait ce particulier, paradoxal ou approximatif qui g\u00eanait \u00e0 la fois dans les \u0153uvres d&rsquo;autrui et dans les miennes. L&rsquo;\u0153uvre \u00e0 faire pouvait et devait \u00eatre la plus courte possible, particuli\u00e8re, originale, nouvelle en tous ses mots, figures et nombres. Non pour qu&rsquo;elle soit plus belle, plus vraie, meilleure que toutes les autres, mais pour qu&rsquo;elle soit autre et jamais encore propos\u00e9e.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Si, dans les pages qui suivent, on cherche des vestiges, des traces du plus ancien, du plus commun, du plus durable, on les y trouvera certainement. Mais c&rsquo;est qu&rsquo;on ne fait du neuf qu&rsquo;avec du vieux.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>Un autre jour \u2014 lointain? je l&rsquo;ignore \u2014 ce que j&rsquo;expose ici sera lui-m\u00eame ancien, commun, au terme de sa dur\u00e9e.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #800000;\"><em>La justification de l&rsquo;opuscule? Ce jour n&rsquo;est pas le mien.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>\u00a0<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #800000;\"><em>Jean-Charles Pichon<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">___________________________________________________________________<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>\u00ab\u00a0Pourquoi cela est-il l\u00e0, plut\u00f4t qu&rsquo;une autre chose?\u00a0\u00bb Parce que le temps est venu de meubler le local et d&rsquo;en ouvrir les fen\u00eatres.<\/strong><\/em><\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>I<\/strong><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong> LE JEU DES QUESTIONS<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">1<\/span><\/strong><\/h3>\n<h3 style=\"text-align: center;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Lexique<\/span><\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question de Martin Heidegger semble \u00e0 ce point g\u00e9n\u00e9rale que sa g\u00e9n\u00e9ralisation peut offenser. Celui qu&rsquo;elle offense tentera de la ridiculiser; il y parviendra sans peine :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est-ce que Cela?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment est-ce \u00ab\u00a0Etre\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 est-ce, l\u00e0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le \u00ab\u00a0O\u00f9\u00a0\u00bb exige un territoire &#8211; ou une carte. Dans la pens\u00e9e du questionneur, s&rsquo;agirait-il d&rsquo;une concr\u00e9tisation (la France, l&rsquo;Europe, l&rsquo;Occident), que localise seulement une cartographie: de la France dans l&rsquo;Europe, de l&rsquo;Europe dans l&rsquo;Occident?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou s&rsquo;agit-il d&rsquo;un territoire: celui o\u00f9 je vis, celui que j&rsquo;occupe, celui que je vois: un marais de la Bri\u00e8re ou de la Camargue? De pures virtualit\u00e9s (ou de simples images) pour celui qui n&rsquo;y vit pas?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une institution que l&rsquo;homme du pays tient pour le produit d&rsquo;une machine (fran\u00e7aise, europ\u00e9enne, mondiale)?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une constitution organique, que l&rsquo;homme d&rsquo;un Etat doit tenir pour un r\u00eave: le pays, un simple compos\u00e9 de l\u00e9gendes, de traditions, d&rsquo;images fugitives et contingentes?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le \u00ab\u00a0Comment \u00eatre\u00a0\u00bb pose une question plus exigente. Car, dans la question de Martin Heidegger, le copule \u00ab\u00a0est\u00a0\u00bb est, bien \u00e9videmment, le plus impr\u00e9cis&#8230; Depuis que l&rsquo;humain existe &#8211; des milliers, sinon des millions &#8211; d&rsquo;ann\u00e9es, rares sont ceux qui ont d\u00e9fini l&rsquo;\u00eatre, et ceux-l\u00e0 m\u00eame sont si nombreux, contradictoires, qu&rsquo;ils ne nous ont laiss\u00e9 aucune r\u00e9ponse certaine: est-ce ob\u00e9ir, se r\u00e9volter? Disjoindre, joindre? Se remplir, se vider? Etre JE, est-ce vivre pour moi, perdurer, m&rsquo;accomplir? Pour toi, que j&rsquo;aime ou contre toi que je hais? Ou pour lui, que j&rsquo;ignore et qui me presse?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suis-je plus enti\u00e8rement, absolument, au Nord, au Sud, \u00e0 l&rsquo;Est,\u00a0\u00e0 l&rsquo;Ouest, quand je regarde en haut, en bas, vers ma gauche ou ma droite? Quand j&rsquo;ambitionne une condition avouable, ou ma lib\u00e9ration?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le probl\u00e8me est trop complexe pour que je l&rsquo;aborde de front.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reste la question la plus courte, si \u00e9vidente qu&rsquo;elle bloque l&rsquo;esprit et rend la question d\u00e9risoire: qu&rsquo;est-ce que Cela?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce une image, virtuelle dans le r\u00eave (une chaise, une table), ou l&rsquo;image de cette chaise, de cette table hors du r\u00eave?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce le symbole concret, visualis\u00e9, que portent les dessins de la tapisserie, de tout \u00ab\u00a0mandala\u00a0\u00bb, de tout \u00e9sot\u00e9risme? Ou le symbole math\u00e9matique, physique, chimique, astrophysique, dont se constitue toute machine humaine?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous commencerons par l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le vocable<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les trois questions annexes, sit\u00f4t que je les pose, m&rsquo;apparaissent plus m\u00eal\u00e9es que Heidegger ne le pr\u00e9tend. Je ne puis sugg\u00e9rer l&rsquo;une sans \u00e9voquer la seconde &#8211; et la troisi\u00e8me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car si Cela est une image ou un symbole, l&rsquo;une et l&rsquo;autre, nous le voyons, peuvent \u00eatre concrets (li\u00e9s \u00e0 un territoire) ou abstraits (cartographi\u00e9s) et leurs \u00eatres, par suite, sont de natures diff\u00e9rentes, non seulement entre eux mais en soi-m\u00eame (concret ou abstrait, r\u00e9el ou virtuel).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans tous les cas, une dualit\u00e9 perdure, qui fait dilemme: \u00ab\u00a0cela, plut\u00f4t qu&rsquo;autre chose\u00a0\u00bb. Et cette contradiction doubl\u00e9e &#8211; interne, externe &#8211; se pr\u00e9sente au questionneur comme une inversion constante &#8211; ou bien toujours possible &#8211; : de cela \u00e0 son contraire (ceci).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, si je traite de O\u00f9?, je dirai une figure &#8211; topologique au premier chef: une carte ou un territoire. Mais, seule une \u00e9tendue peut \u00eatre figur\u00e9e: l&rsquo;aspect de la chose. Le concept ne l&rsquo;est pas, que je dois symboliser: Dieu, la vie ou la mort. Je ne puis donc voir en Cela seulement une figure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je traite du : Comment \u00eatre? cela doit \u00eatre nombr\u00e9, soit par la distance qui s\u00e9pare cela de la limite (du territoire ou de la carte): les cardinaux, soit par la progression de la chose en + ou par sa d\u00e9gression en-. Mais des Cela ne peuvent \u00eatre nombr\u00e9s ou calcul\u00e9s, sinon par l&rsquo;\u00e0 peu pr\u00e8s, l&rsquo;approximation, qui pr\u00e9side au calcul. Ainsi de la constante de Planck, \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb, mesure de la double erreur commise sur la distance (la probabilit\u00e9 de position) et la vitesse du corpuscule (sa quantit\u00e9 de mouvements). Cependant, \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb est bien un Cela, et toute une science s&rsquo;y fonde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l&rsquo;insituable, non figurable, et l&rsquo;innombrable (l&rsquo;Unit\u00e9) peuvent toujours \u00eatre nomm\u00e9s: Dieu ou JE. Par le vocable, la question: \u00ab\u00a0Quoi cela?\u00a0\u00bb embrasse la figure (l&rsquo;aspect) et le non-figur\u00e9 (le concept), le mesurable, en +, en -, et le non-mesurable: l&rsquo;\u00eatre en soi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;en est-il donc de l&rsquo;inversion, si je ne traite que du Cela le plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9: le vocable?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) il peut s&rsquo;inverser dans sa forme, ou par la position de la lettre dans le mot, si je traite du vocable comme \u00ab\u00a0signifiant\u00a0\u00bb;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) il peut s&rsquo;inverser par son sens, ou la tendance, la direction que la phrase lui donne, si je traite du mot dans la phrase (son signifi\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le mot (signifiant) contient des lettres (elles-m\u00eames signifiantes). Mais il contient aussi des sens divers, s&rsquo;il est un homonyme. Il est contenu dans quelque phrase &#8211; signifiante ou non -, mais aussi en tant que signifi\u00e9 dans des contenants formels, des signifiants synonymes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) <span style=\"text-decoration: underline;\">l&rsquo;inversion des lettres dans le mot<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aucun exemple n&rsquo;en serait plus probant que celui que donne Lacan dans son <span style=\"text-decoration: underline;\">s\u00e9minaire<\/span>, lorsqu&rsquo;il traite de l&rsquo;<span style=\"text-decoration: underline;\">Agalma<\/span> de Platon, en son <span style=\"text-decoration: underline;\">Banquet<\/span> (et en d&rsquo;autres oeuvres, telles que le <span style=\"text-decoration: underline;\">Ph\u00e8dre<\/span>, dont Lacan ne parle pas).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Agalma est un mot de Socrate, qui le d\u00e9finit: une monture, un ench\u00e2ssement (son \u00ab\u00a0\u00e2me\u00a0\u00bb), dont il fait une monture tout autre, un coursier, sous le nom de \u00ab\u00a0destin\u00a0\u00bb.\u00a8<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parce que Socrate est une mani\u00e8re de dieu, auquel rien ne r\u00e9pugne, il n&rsquo;a cess\u00e9 d&rsquo;avouer, tout au long de sa vie, que le montage est fait de parures (le bracelet d&rsquo;or et de pierres pr\u00e9cieuses) et que son destin, son coursier, lui est ultime d\u00e9fense, parage, ainsi qu&rsquo;il l&rsquo;expose \u00e0 Criton, dans le discours nocturne qui pr\u00e9c\u00e8de sa mort. Il sugg\u00e8re, dans et hors l&rsquo;Agalma d&rsquo;autres amalgames: ceux qui font font le miroir et le m\u00e9lange. L&rsquo;Agalma, ainsi, n&rsquo;est plus qu&rsquo;une parade: des parures expos\u00e9es \u00e0 la d\u00e9fense (parage) qu&rsquo;offrent toutes les banlieues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Platon n&rsquo;expose pas ces parures: il les int\u00e9riorise, par les 3 Vertus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;avoue pas vraiment les d\u00e9fenses, les parages: il les ext\u00e9riorise, les image, par les 4 jeux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lacan n&rsquo;en dira rien, ni de l&rsquo;amalgame, car que serait l&rsquo;analyste qui s&rsquo;avouerait miroir en m\u00eame temps que m\u00e9lange? Mais il dira l&rsquo;affect, qui trouble le malade, l&rsquo;affectation que doit feindre le m\u00e9decin. Il cherchera, \u00e9perdument, une monture\/support (le sympt\u00f4me certain) entre l&rsquo;ench\u00e2ssement des parures (des images) et le coursier qu&rsquo;on nomme la vie (en ses symboles). La 3\u00e8 monture: toujours un vocable, dont il jouera, s&rsquo;y fiant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette 3\u00e8 monture, la parade, entre la parure et le parage, Platon la nomme: Id\u00e9e &#8211; et Kant, le r\u00e9p\u00e9tant: Cat\u00e9gorie. Quant au sympt\u00f4me, entre l&rsquo;imaginaire et le symbole, on sait assez que ni Lacan, malgr\u00e9 ses \u00ab\u00a0noeuds borrom\u00e9ens\u00a0\u00bb, ni aucun de ses successeurs n&rsquo;ont su clairement le d\u00e9finir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour nous tous, le probl\u00e8me demeure ce qu&rsquo;il fut pour les hell\u00e9nistiques: le choix n\u00e9cessaire -et impossible &#8211; entre Agalma et Amalga.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;inversion d&rsquo;une lettre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">2) l&rsquo;inversion des mots dans la phrase<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle se d\u00e9nonce d&rsquo;abord en l&rsquo;origine d&rsquo;un dieu; ensuite, en son d\u00e9clin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les quatre si\u00e8cles qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le Christ ou le Bouddha de Charit\u00e9 Cakyamouni apparaissent enti\u00e8rement contenus dans l&rsquo;inversion n\u00e9cessaire de \u00ab\u00a0l&rsquo;amour de la science\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0la science de l&rsquo;amour\u00a0\u00bb: des sophistes aux \u00e9l\u00e9giaques, mais aussi de Socrate \u00e0 J\u00e9sus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un renversement analogue caract\u00e9rise les quatre si\u00e8cles que nous vivons, de 1728 \u00e0 2160 (ou plus ou moins): de la \u00ab\u00a0cr\u00e9ation de la libert\u00e9\u00a0\u00bb, fruit de la Franc-Ma\u00e7onnerie sp\u00e9culative, \u00e0 la \u00ab\u00a0libert\u00e9 de la cr\u00e9ation\u00a0\u00bb, \u00e0 laquelle nous aspirons tous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des 3: un Herm\u00e8s trism\u00e9giste ou notre trilogie r\u00e9publicaine (Fraternit\u00e9, Egalit\u00e9, Libert\u00e9), aux 4 que formule le Christ, que l&rsquo;Esprit formulera.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En la d\u00e9g\u00e9nerescence du dieu &#8211; ou, tout au moins, en la constatation de son d\u00e9clin &#8211; l&rsquo;inversion se pr\u00e9sente comme diff\u00e9rente, plus tragique, mais ce n&rsquo;est encore que celle du mot dans la phrase.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a deux mille ans, le Taureau se mourait, il s&rsquo;absentait ou \u00ab\u00a0s&rsquo;endormait\u00a0\u00bb puisque les dieux sont immortels. Apr\u00e8s quatre mille ans de triomphe, puis de conflits. D\u00e8s Socrate et Platon, des centaines de proph\u00e8tes avaient pr\u00e9dit cette fin (l&rsquo;\u00e9loignement du d\u00e9miurge), ils attendaient la Cr\u00e9ation Derni\u00e8re (et la fin de toutes ses cr\u00e9ations, y compris l&rsquo;Homme).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand cela se produisit pourtant, au 2\u00e8 si\u00e8cle avant J.-C., par la destruction des 7 merveilles, des Jardins de Semiramis, du premier Phare d&rsquo;Alexandrie, du Colosse de Rhodes, du Sphinx d&rsquo;Alexandrie, de la Lampe \u00e9ternelle, on constata qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait que d&rsquo;une \u00ab\u00a0derni\u00e8re cr\u00e9ation\u00a0\u00bb. Et, de fait, Rome ne cr\u00e9a plus rien, elle ne fabriqua que des copies et des plagiats d&rsquo;Hom\u00e8re, de l&rsquo;atrium, de la colonne, d&rsquo;Hippocrate et d&rsquo;Euclide &#8211; jusqu&rsquo;\u00e0 sa fin, quatre si\u00e8cles plus tard. Le d\u00e9miurge fut honni de tous (les \u00e9l\u00e9giaques, puis les chr\u00e9tiens) et par Augustin encore. Mais ce ne fut pas la Cr\u00e9ation Derni\u00e8re: d&rsquo;autres suivirent, par un Islam, puis une Chr\u00e9tient\u00e9 triomphants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame, depuis le 18\u00e8 si\u00e8cle, des milliers de proph\u00e8tes attendent le Jugement Dernier, en une fin du monde telle que toute vie y dispara\u00eetrait, rendue au Paradis ou \u00e0 l&rsquo;Enfer. Mais tout ce qui se passe dans le monde nous montre qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait en fait que du \u00ab\u00a0dernier jugement\u00a0\u00bb. Seule la Justice s&rsquo;ab\u00eeme, non pas l&rsquo;humanit\u00e9, bien que le passage soit aussi rude de \u00ab\u00a0l&rsquo;homme bon\u00a0\u00bb au \u00ab\u00a0bonhomme\u00a0\u00bb, dans le d\u00e9sastre, que le passage inverse, merveilleux, de \u00ab\u00a0la cr\u00e9ation de la libert\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0la libert\u00e9 de cr\u00e9ation\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3) Il reste que la sous-question g\u00e9n\u00e9rale: Quoi <em>cela<\/em>? en entra\u00eene une troisi\u00e8me: si le <em>cela<\/em> s&rsquo;inverse toujours en un <em>ceci<\/em>, par d\u00e9clin ou par renaissance, quel est le <em>cela <\/em>nomin\u00e9, un <span style=\"text-decoration: underline;\">change<\/span>, qui motive cette corruption ou autorise ce regain?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou bien: quelle porte ou quel seuil (imag\u00e9s ou symbolis\u00e9s) se dressent au milieu de l&rsquo;ascension ou de la chute &#8211; ou quel chemin s&rsquo;est-il ouvert ici ou l\u00e0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je r\u00e9pondrai bri\u00e8vement, ne traitant que de <em>cela<\/em>:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) ce chemin est une d\u00e9ch\u00e9ance, mais le vocable ne d\u00e9choit qu&rsquo;en son sens;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) cette porte lui \u00e9choit, mais il n&rsquo;est d&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance pour le vocable \u00e9lu qu&rsquo;un changement de forme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La d\u00e9ch\u00e9ance, le change de sens, se dira une m\u00e9tonymie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le change de forme &#8211; ou de position formelle &#8211; se dira une m\u00e9taphore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) <span style=\"text-decoration: underline;\">la d\u00e9ch\u00e9ance<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle s&rsquo;op\u00e8re par le canal de la pluralit\u00e9 des sens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;en donnerai ces 3 exemples, de d\u00e9clins cons\u00e9cutifs \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e d&rsquo;un dieu: de Cr\u00e9ation, de Justice, d&rsquo;Amour; les changes de sens d&rsquo;Opus, de Prescription, de Caritas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) Opus ne dit pas l&rsquo;oeuvre sans dire l&rsquo;opulence: une saisie de la totalit\u00e9 du monde. Il porte encore ce sens dans l&rsquo;ancienne Gr\u00e8ce et m\u00eame dans le vieux latin: opulentia. C&rsquo;est peu \u00e0 peu que le vocable restreint son acception, pour dire seulement: l&rsquo;oeuvre de cr\u00e9ation, puis, finalement, un court ouvrage, un opuscule, seulement technique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand le Taureau s&rsquo;endort, ou la Vache, il n&rsquo;a plus que ce dernier sens. Et, quand la Vache rena\u00eet, dans l&rsquo;Inde ou dans l&rsquo;Islam, r\u00e9novant le Souverain Cr\u00e9ateur, l&rsquo;Oeuvre rena\u00eetra tout autrement, pour ne rien dire de l&rsquo;opulence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) D&rsquo;Abraham \u00e0 Mo\u00efse, dans la divinit\u00e9 pr\u00e9sente de la Justice (Iaveh, Brama), \u00ab\u00a0prescription\u00a0\u00bb dit: ce qui est avant toute inscription, pour que l&rsquo;Inscription soit. Car nul n&rsquo;\u00e9crit les lois encore: seul, Dieu les dicte au Juge, \u00e0 l&rsquo;Inspir\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, d\u00e9j\u00e0, quelque h\u00e9r\u00e9tique, un servant de l&rsquo;antique Cr\u00e9ateur Mardouk ou Apis, le Taureau, a \u00e9crit des lois. Ces Hammourabi ou Ptah ont donn\u00e9 au vocable le sens: ce qui inscrit, impos\u00e9 par l\u00e0-m\u00eame. Apr\u00e8s Mo\u00efse, le Grand Inscripteur, les \u00e9dits se multiplieront et les nouvelles rigueurs de m\u00eame, bien que mille proph\u00e8tes, justes ou l\u00e9gislateurs (de Salomon \u00e0 Solon) s&rsquo;opposent \u00e0 la perversion de sens, se veulent encore des inspir\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudra J\u00e9sus ou Cakyamouni (apr\u00e8s le J\u00e9sus du Temple et Gautama) pour que \u00ab\u00a0prescription\u00a0\u00bb emprunte un 3\u00e8 sens: non plus ce qui est avant l&rsquo;\u00e9crit, non plus l&rsquo;\u00e9crit, mais l&rsquo;oubli de l&rsquo;\u00e9crit, par humaine compassion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, deux mille ans seront n\u00e9cessaires pour que \u00ab\u00a0prescription\u00a0\u00bb perde ce troisi\u00e8me sens et disparaisse, abolissant toute justice. Car, en ce 20\u00e8 si\u00e8cle, quelle prescription est de Dieu? Laquelle \u00e9crite une fois pour toutes, dans l&rsquo;afflux des jurisprudences? Laquelle peut se dire oubli, pardon, au temps de Dreyfus, des proc\u00e8s de Moscou, de N\u00fcremberg et de la poursuite \u00e9chevel\u00e9e de quelque bouc \u00e9missaire?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne sait plus, ne r\u00e9git plus, ne pardonne plus. On tue ou l&rsquo;on enferme \u00e0 vie, au tribunal avant la prison ou l&rsquo;asile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3) Caritas (Charit\u00e9) ne connait pas ce destin: il ne l&rsquo;a pas v\u00e9cu jusqu&rsquo;au bout, puisque son dieu n&rsquo;atteint qu&rsquo;\u00e0 ses deux mille ans de vie. Mais, en lui aussi, l&rsquo;agalma c\u00e8de lentement \u00e0 l&rsquo;amalgame. Le divin Amour s&rsquo;est fait piti\u00e9, cl\u00e9mence, compassion. Il a pris le sens d&rsquo;entraide sociale. Comme l&rsquo;opus et la prescription, la charit\u00e9 doit cesser d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;apanage d&rsquo;un seul (l&rsquo;Etre-dieu) pour se perdre dans les plusieurs, sinon les opuscules et les jurisprudences:\u00a0 le charisme, qui attire, l&rsquo;aum\u00f4ne, qui soutient. Comme les livrets nagu\u00e8re ont perdu l&rsquo;opulence, puis les codes la prescription divine, combien de comit\u00e9s, de commissions, de socialismes pr\u00e9parent aujourd&rsquo;hui le d\u00e9clin d\u00e9finitif de Caritas, la charit\u00e9 sublime?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) <span style=\"text-decoration: underline;\">l&rsquo;\u00e9ch\u00e9ance<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni le dieu ni le vocable qu&rsquo;il prodigue aux humains ne disparaissent au terme des quatre mill\u00e9naires. C&rsquo;est m\u00eame alors que le dieu, perdant l&rsquo;Image premi\u00e8re et la protection sans limite qu&rsquo;il offre, s&rsquo;universalise en concept, en une entit\u00e9 de \u00ab\u00a0symbole physique\u00a0\u00bb. Or, c&rsquo;est alors que le Mot se complexifie, se diversifie, par le change formel. Opus s&rsquo;est fait \u00ab\u00a0opera\u00a0\u00bb, ce qui op\u00e8re &#8211; jusqu&rsquo;aux refuges du spectacle et de la musique, puis \u00ab\u00a0op\u00e9ration\u00a0\u00bb dans le sens alchimique, dans le sens chirurgical, etc. Bijou, parure; puis d\u00e9fense, parage: de la monture \u00e0 la parade alors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne savons quels changes formels devra subir \u00ab\u00a0prescription\u00a0\u00bb pour d\u00e9passer sa premi\u00e8re mort. Mais on sait le magma de proc\u00e8s, de proc\u00e9dures et de processus, d&rsquo;institutions et de crispations o\u00f9 le nouveau vocable sera pris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des dieux plus anciens, les G\u00e9meaux, ont v\u00e9cu huit mille ans de d\u00e9clin et deux \u00ab\u00a0absences\u00a0\u00bb d\u00e9j\u00e0, 1\u00e8 et 2\u00e8 morts. Nous ignorons le vocable qu&rsquo;ils portaient &#8211; ou qui les portait &#8211; au 7\u00e8 mill\u00e9naire avant le Christ. Leur agalma est r\u00e9volu depuis trop longtemps. Mais il fallut qu&rsquo;il se rattach\u00e2t au Simul (le semblable) dont t\u00e9moigne le mythe de similitude. Seulement, d\u00e8s les Fr\u00e8res ennemis: Abel\/Ca\u00efn, Amphion\/Z\u00e9tos, Jacob et Esa\u00fc, ou Jos\u00e8phe et ses fr\u00e8res, pour ne rien dire des autres, \u00e9trusques ou romains, aucune similitude n&rsquo;\u00e9tait plus \u00e9vidente entre les deux moti\u00e9s de Dieu (le Bien et le Mal). Ils ne sont n\u00e9s de nouveau, sous le dieu d&rsquo;Amour, que dans le vocable: sym\u00e9trie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au temps de leur 2\u00e8 mort, entre le 13\u00e8 et le 17\u00e8 si\u00e8cle, \u00ab\u00a0sym\u00e9trie\u00a0\u00bb m\u00eame eut les deux sens: le semblable topologique (la m\u00eame forme, la m\u00eame colonne, la m\u00eame figure, la m\u00eame chose) et le proportionnel, interne \u00e0 la chose m\u00eame: la partie est de m\u00eame nature que le tout. Une sym\u00e9trie de position \u00ab\u00a0ex\u00a0\u00bb, une sym\u00e9trie de possession \u00ab\u00a0in\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fallut dire comment deux \u00eatres se joignent, et comment deux parties se joignent dans la totalit\u00e9. Spinoza inventa l&rsquo;axiome: la puissance d&rsquo;affection (entre les autres) est li\u00e9e \u00e0 la puissance d&rsquo;affection que JE porte en soi (son \u00ab\u00a0essence\u00a0\u00bb). Puis, Kant a corrompu l&rsquo;axiome entre la contingence (le sentiment) et la n\u00e9cessit\u00e9 (de la loi): entre le ph\u00e9nom\u00e8ne et le \u00ab\u00a0noum\u00e8ne\u00a0\u00bb. Puis, de fausses traductions de Spinoza l&rsquo;ont confirm\u00e9, autour de 1900. A la limite, l&rsquo;essence n&rsquo;existe pas: c&rsquo;est une forme vide; seuls demeurent les rapports &#8211; tout affectifs &#8211; entre les \u00eatres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le vocable: sym\u00e9trie ne signifiait plus rien, sinon un jeu de figures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a continu\u00e9 de se d\u00e9grader, en \u00ab\u00a0simulacre\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0simulation\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En m\u00eame temps, \u00ab\u00a0affectation\u00a0\u00bb retombait en \u00ab\u00a0affect\u00a0\u00bb, une maladie selon Freud, le Mal selon Lacan. Du malade on ne cherchait plus \u00e0 d\u00e9finir que son affection (la tuberculose, la v\u00e9n\u00e9rienne ou le sida, toujours un mal li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;amour).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est, aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;affectation en ses deux sens: l&#8217;emploi et la\u00a0 simulation. L&rsquo;axiome de Spinoza devient: \u00ab\u00a0En son emploi\/l&rsquo;affectation, le jeu social sera mieux assum\u00e9 que l&rsquo;affectation\/simulation y sera mieux r\u00e9ussie, admise par le plus grand nombre\u00a0\u00bb. Le don de soi n&rsquo;est plus proportionnel \u00e0 l&rsquo;essence de l&rsquo;\u00eatre (une forme vide), mais la r\u00e9ussite sociale, en son emploi, l&rsquo;est au masque emprunt\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je remonte d&rsquo;une tranche la suite des mill\u00e9naires, je trouve la Pierre Lev\u00e9e, la Sagesse premi\u00e8re, la grande Kratophanie du mythe encore vivant &#8211; apr\u00e8s dix mill\u00e9naires. Je ne dirai rien des Inconnus, ni du vocable premier, ni du second. Car il y a trop longtemps que le divin Serpent n&rsquo;est plus que Satan, que la v\u00e9rit\u00e9 de l&rsquo;ondoiement n&rsquo;est plus que le venin de la vip\u00e8re. Mais un proph\u00e8te au moins, Vico, a \u00e9tudi\u00e9 le passage d&rsquo;<span style=\"text-decoration: underline;\">educare<\/span> \u00e0 <span style=\"text-decoration: underline;\">educera<\/span>, de l&rsquo;\u00e9ducation \u00e0 la science. Ce fut au 18\u00e8 si\u00e8cle, en l&rsquo;attente de la 4\u00e8 mue ou renaissance de l&rsquo;Immortel. Si l&rsquo;\u00e9ducation fait le prince, l&rsquo;enseignement n&rsquo;abrutit que le jaque, le sans-classe, le paria: educare \u00e9lit le JE, educera trompe, illusionne le trivial, in\u00e9ligible. Educare fait le h\u00e9ros, educera fait le savant, le pleutre et le n\u00e9gateur des dieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, par l&rsquo;enseignement, le Savoir survit, qui fut l&rsquo;une des acceptions du Sepher premier, puis d&rsquo;Isaac, de Joseph, de Josu\u00e9, de J\u00e9sus (de tous les Yochua) &#8211; et du scientifique aujourd&rsquo;hui. Par l&rsquo;\u00e9ducera le Serpent existe \u00e0 nouveau, pour mille ans: son <span style=\"text-decoration: underline;\">krita<\/span> ou \u00e2ge d&rsquo;or retomb\u00e9 au <span style=\"text-decoration: underline;\">kali<\/span>, son \u00e2ge de mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous verrons d&rsquo;autres exemples, d&rsquo;autres nominations de ce fragile regain dans le d\u00e9clin irr\u00e9sistible, puisque le Serpent refuse que ses ondulations et ses m\u00e9andres ne soient qu&rsquo;une ultime de l&rsquo;Inversion. Puisque aucun savant ne sait se d\u00e9mentir, ne veut avouer son ignorance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dira qu&rsquo;affection, affect, affectation ne doivent plus rien au Simul premier des G\u00e9meaux: ils lui doivent les sym\u00e9tries, puis les simulations, les simulacres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dira que les vocables: educare, educere, ne doivent plus rien au mot (inconnu) qui fut avant le Sepher, la Sagesse de Jacob. Ils lui doivent le sifflement du serpent, le S, que J\u00e9sus a exalt\u00e9 avant que d&rsquo;autres vocables, educare, educere, ne le sauvent de la mort, par le change de l&rsquo;S en C.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, une fois dress\u00e9 l&rsquo;inventaire de tous ces changes, de sens ou de formes, que reste-t-il de la Question: \u00ab\u00a0Pourquoi cela est-il&#8230;\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une question plus subtile ou plus pr\u00e9cise: \u00ab\u00a0Pourquoi cela ou ceci (le m\u00eame ou l&rsquo;autre) est-il, existe-t-il&#8230;\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nous faut d\u00e9cider de l&rsquo;\u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment est-on? Comment suis-je?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">2<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Comment est- ce \u00eatre ? Les nombres<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On joue, avec plaisir et pl\u00e9nitude, des mots et de leurs lettres, d&rsquo;une phrase et de ses mots. Tout semble clair, tenir \u00e0 ces deux existences : la forme et le sens, le signifiant et le signifi\u00e9. Il y a le signifiant qui contient un certain nombre de signifi\u00e9s : l&rsquo;homonyme (opus, prescription, charit\u00e9), cela que sa vie d\u00e9g\u00e9n\u00e8re toujours; mais aussi des formes diverses qui peuvent contenir un seul sens, les synonymes, comme l&rsquo;ench\u00e2ssement et la monture, ou la monture et le coursier, ou la parade des parures et la parade\/parage, dans la forme : parade ou dans les formes : exposition, d\u00e9fense. JE esp\u00e8re toujours qu&rsquo;un renouveau peut en sourdre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, cette distinction ne me suffira plus. Car il me faut inverser le mot dans la phrase pour que soient en effet l&rsquo;Amour, la Libert\u00e9. Ou l&rsquo;inverser de la m\u00eame fa\u00e7on pour que la Cr\u00e9ation Ultime ne soit plus que l&rsquo;ultime cr\u00e9ation, ou le Jugement Dernier que le dernier jugement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 se situe la diff\u00e9rence, l&rsquo;ab\u00eeme entre l&rsquo;av\u00e8nement et la fin ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un pas encore : des lettres aussi sont homonymes &#8211; le \u00ab\u00a0\u00e0\u00a0\u00bb, qui dit la direction (je vais \u00e0 Paris), la possession ( ce chien est \u00e0 moi), l&rsquo;usage (une scie \u00e0 m\u00e9taux, le fusil \u00e0 fl\u00e8ches), et m\u00eame le mode (un travail \u00e0 la main ou \u00e0 l&rsquo;usine). D&rsquo;autres lettres sont synonymes : le J fran\u00e7ais, le R espagnol en Juan, ou l&rsquo;I et le J, le U et le V en Juan et Ivan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici encore les synonymes font le regain (petit, dans une p\u00e9riode donn\u00e9e comme courte) : le S du Savoir et du Serpent dans le C d&rsquo;educere, ou le S de Similitude, puis de simulation dans le F d&rsquo;affection, affect, affectation (comme on le voit dans les textes du Moyen Age chr\u00e9tien et de la Renaissance).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;est pas sans l&rsquo;adjoint ou le retrait d&rsquo;autres lettres \u00e0 la lettre premi\u00e8re, que De Saussure nomme \u00ab\u00a0synchroniques\u00a0\u00bb ou Jakobson \u00ab\u00a0m\u00e9tonymiques\u00a0\u00bb, contre le Diachronique et le M\u00e9taphorique des g\u00e9n\u00e9rations longues, puisque le regain synchronique ou m\u00e9tonymique est des plus courts. Par de tels ajouts ou retraits on dira la 1\u00e8, la 2\u00e8 ou la 3e personne, le singulier\u00a0et le pluriel, le verbe et l&rsquo;adverbe &#8211; ou les groupes latins, allemands, mais toujours des \u00ab\u00a0groupages\u00a0\u00bb, des combinaisons, alors que le mot \u00ab\u00a0en soi\u00a0\u00bb poursuit sa d\u00e9ch\u00e9ance : du Sepher \u00e0 l&rsquo;enseignement, de la sym\u00e9trie au simulacre, de l&rsquo;affection \u00e0 l&rsquo;affectation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Clairement, ici et l\u00e0, JE ne joue plus du contenant et du contenu (de signifi\u00e9s, de signifiants), je ne joue plus du vocable seul. Je con\u00e7ois l&rsquo;UN et les plusieurs : j&rsquo;introduis la notion de nombre en la question : \u00ab\u00a0Pourquoi cela est-il ?\u00a0\u00bb Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est, \u00eatre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Ana<\/span> et <span style=\"text-decoration: underline;\">meta<\/span> &#8211; De fait, je n&rsquo;ai pas nomm\u00e9 les inversions susdites. Mais elles portent des noms &#8211; pr\u00e9cis et qui distinguent d\u00e9j\u00e0 l&rsquo;unicit\u00e9 de la pluralit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;inversion d&rsquo;une lettre se dit un \u00ab\u00a0metagramme\u00a0\u00bb (d&rsquo;Agalma et Amalga). L&rsquo;inversion d&rsquo;un mot dans la phrase se dira \u00ab\u00a0metabole\u00a0\u00bb (de l&rsquo;homme bon au bonhomme). Celle de l&rsquo;image, d&rsquo;un ensemble \u00e0 l&rsquo;autre, se dira \u00ab\u00a0metaphore\u00a0\u00bb, comme de l&rsquo;enfance dans la vie au printemps dans l&rsquo;ann\u00e9e. Mais l&rsquo;anagramme dira l&rsquo;inversion de plusieurs lettres dans le mot (aimer en Marie). L&rsquo;anastrophe dira celle de plusieurs mots dans une phrase, ridicule ( le \u00ab\u00a0Vos beaux yeux, Marquise&#8230;.\u00a0\u00bb du <span style=\"text-decoration: underline;\">Bourgeois gentilhomme<\/span>) ou logique, grammaticale, comme le d\u00e9placement du sujet et du compl\u00e9ment de l&rsquo;apr\u00e8s \u00e0 l&rsquo;avant le verbe : \u00ab\u00a0Manges-tu de la confiture ? &#8211; J&rsquo;en mange\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant au change de plusieurs concepts dans un syst\u00e8me, au lieu d&rsquo;une seule image dans les ensembles (la m\u00e9taphore), il se dira une \u00ab\u00a0analogie\u00a0\u00bb. Tel le change qu&rsquo;op\u00e8re Galil\u00e9e, de la gr\u00e2ce \u00e0 la pesanteur, par le pendule, ou celui qu&rsquo;impose Newton de la pomme \u00e0 la lune, par l&rsquo;attraction universelle. Bien que la gr\u00e2ce \u00e9choie et que la pesanteur d\u00e9choie, ou bien que la pomme tombe quand la lune ne tombe pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00e9taphore et l&rsquo;assertion qu&rsquo;elle suppose, d&rsquo;Herm\u00e8s (le plus petit est comme le plus grand) peuvent ne conduire qu&rsquo;\u00e0 la litote, et \u00e0 toutes ses extravagances po\u00e9tiques : la terre est bleue comme une orange, d&rsquo;Eluard (la terre est ronde, l&rsquo;orange aussi, la terre est dite \u00ab\u00a0la plan\u00e8te bleue\u00a0\u00bb, l&rsquo;orange doit donc \u00eatre bleue aussi), mais c&rsquo;est que cette litote joue du \u00ab\u00a0donc\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;analogie et le principe qu&rsquo;elle exige ne conduisent qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;enthym\u00e8ne (le 3e terme ou le tiers exclu), car Galil\u00e9e proclame l&rsquo;acc\u00e9l\u00e9ration et Newton l&rsquo;attraction : ils les nombrent mais ne justifient pas leurs inventions, sauf par le nombre, et un Newton l&rsquo;avoue : je ne sais pas ce qu&rsquo;<span style=\"text-decoration: underline;\">est<\/span> l&rsquo;Attraction Universelle. Un autre enthym\u00e8ne, celui de Descartes : je pense, donc je suis, \u00e9limine de m\u00eame le Principe dont il use : \u00ab\u00a0Est-ce que je pense parce que je suis ? Est-ce que je suis parce que je pense ?\u00a0\u00bb Lequel pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;autre, de la lecture ou de l&rsquo;acte ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Consid\u00e9rant Meta (m\u00e9tagramme, m\u00e9tabole, m\u00e9taphore), je constate que ce\u00a0cela ne joue que de l&rsquo;UN. Jouant de l&rsquo;objet Ana (anagramme, anastrophe, analogie), je dois admettre que cela s&rsquo;instaure dans la pluralit\u00e9, des lettres, des mots, des phrases et des symboles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est-ce que cela signifie ? Ou de quoi est-ce la forme ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment est-ce : l&rsquo;\u00eatre ? Dans celui de la litote ? Dans celui de l&rsquo;enthym\u00e8ne ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni la litote ni l&rsquo;enthym\u00e8ne ne sont des existences, des r\u00e9alit\u00e9s. La premi\u00e8re nie les apparences, les aspects de cela : le plus petit n&rsquo;est pas le plus grand, bien que la base la plus petite contienne autant de points que la base la plus grande, dans les triangles pendulaires d&rsquo;Aristote. L&rsquo;enthym\u00e8ne nie le \u00ab\u00a0tiers exclu\u00a0\u00bb, le principe fondamental sans lequel je ne puis inventer le syst\u00e8me de Descartes ou celui de Newton.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment me garder de la litote et de l&rsquo;enthym\u00e8ne, si je joue de Meta et d&rsquo;Ana ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par l&rsquo;image\/symbole de l&rsquo;Arbre et de la For\u00eat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;Arbre et la For\u00eat<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La for\u00eat contient de nombreux arbres. C&rsquo;est ce que chacun sait plut\u00f4t qu&rsquo;il ne le voit. Car son regard ne contient pas la for\u00eat tout enti\u00e8re; et, s&rsquo;il s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve assez pour voir toute la for\u00eat, en h\u00e9licopt\u00e8re, d&rsquo;une colline, il ne voit plus les arbres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l&rsquo;arbre contient une for\u00eat, de feuilles, de branches, de racines, et c&rsquo;est ce que chacun voit, d\u00e9coupant l&rsquo;arbre, bien que cela demeure inconcevable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, l&rsquo;arbre est seul, unique, sur la colline, contenant de sa for\u00eat. La For\u00eat, une autre unit\u00e9, contient cent arbres, dans la plaine. Mais l&rsquo;arbre se perd en la for\u00eat, un parmi les plusieurs. La mort de la for\u00eat suit celle de ses arbres; son unit\u00e9, un jour ou l&rsquo;autre, se dissout, s&rsquo;\u00e9vapore dans le d\u00e9sert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que disent les nombres, ici et l\u00e0 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&#8217;embl\u00e9e, d&rsquo;assurance hasard\u00e9e, on pr\u00e9tendra que le vocable seul joue du contenant et du contenu, par les synonymes ou l&rsquo;homonyme, des signifiants ou des signifi\u00e9s, mais que le nombre ne proc\u00e8de pas ainsi : il n&rsquo;est que progression, +, ou d\u00e9gression, -. Cela (ou ceci) n&rsquo;est donc que du vocable : il r\u00e9pond au \u00ab\u00a0Quoi, cela ?\u00a0\u00bb. Le nombre dit la vie, en progression, en d\u00e9gression. Par le + ou le -.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ce n&rsquo;est pas si simple : les plusieurs naissent de l&rsquo;UN, ou ils s&rsquo;y fondent. Il demeure quelque chose du cela dans l&rsquo;\u00eatre (cela est ou n&rsquo;est pas), et du vocable dans le nombre : je peux \u00e9crire : trois, quatre, ou figurer le 3 par trois I, le 4 par V moins I, cent par C, 1000 par M.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;une mani\u00e8re plus surprenante, les nombres, comme les mots, peuvent se contenir ou \u00eatre contenus. J&rsquo;en donnerai cet exemple, le plus parfait : les trois nombres-cl\u00e9s de l&rsquo;Apocalypse, 3,5\u00a0 , 42, 1260.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En tant que \u00ab\u00a0chiffres\u00a0\u00bb, le plus grand contient le plus petit : 1260 trente fois 42, 42 douze fois 3,5.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les nombres calend\u00e9riques vont \u00e0 l&rsquo;inverse : 3,5 ans contiennent les 42 mois (de 30 jours), et les 42 mois contiennent 1260 jours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je prends le \u00ab\u00a0jour\u00a0\u00bb pour une image de \u00ab\u00a0l&rsquo;ann\u00e9e\u00a0\u00bb, comme tous les proph\u00e8tes juifs (car le jour, comme l&rsquo;ann\u00e9e, est fait de 2 p\u00e9riodes, de croissance, puis de d\u00e9croissance de la lumi\u00e8re), les 42 mois seront 42 cycles saturniens, de 30 ans chacun (1260 ans) ou 3,5 abraxas (de 360 ans chacun).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je pourrai donc dire que les chiffres sont \u00e9volutifs dans un sens, en +, ou d\u00e9gressifs dans l&rsquo;autre, en -. Et que les nombres calend\u00e9riques, positionnels, ne le sont pas. Si je pose 1 devant 7, 7 devant 9, 9 devant 0, j&rsquo;obtiens 1790 (dans le cadre d&rsquo;un cycle dont l&rsquo;origine &#8211; tout illusoire &#8211; serait 0).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 29e jour, sans doute, est fait de 20+9, mais ce peut \u00eatre de 19, le nombre de Mahomet, +10. Ou m\u00eame de 12+7 (selon Mo\u00efse). Cela ne changera rien aux d\u00e9clinaisons de la lune, ni au Pentateuque, au Coran. Car l&rsquo;assemblage calend\u00e9rique, deux puis neuf, fera toujours 29.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette distinction : chiffres arithm\u00e9tiques (\u00e9volutifs\/involutifs) et nombres positionnels, n&rsquo;est ni reconnue ni admise en certaines p\u00e9riodes de l&rsquo;Histoire. Mais elle s&rsquo;annonce, puis s&rsquo;impose, \u00e0 partir du IVe si\u00e8cle avant J.C. ou d\u00e8s notre 18e si\u00e8cle, par Vico, sir William Hope, Potocki, entre 1728 et 1800.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;arithm\u00e9tique et le calendrier<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne dirai rien, pour l&rsquo;instant, des innovations sophistes, puis hell\u00e9nistiques, ce m&rsquo;est assez de noter leur affinement, leur perfectionnement dans l&rsquo;Apocalypse. Mais la future \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e9lation\u00a0\u00bb est \u00e0 venir, d&rsquo;o\u00f9 l&rsquo;importance des annonceurs, des audacieux de notre 18e si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les trois auteurs poursuivent le m\u00eame objet : la d\u00e9finition et la datation de la p\u00e9riode rationaliste, qui approche alors de son apog\u00e9e, que Vico dit \u00ab\u00a0du peuple\u00a0\u00bb, Potocki des \u00ab\u00a0sans dieu\u00a0\u00bb et que William Hope limite \u00e0 la p\u00e9riode r\u00e9publicaine, au triple mythe \u00ab\u00a0sp\u00e9culatif\u00a0\u00bb, de fraternit\u00e9, d&rsquo;\u00e9galit\u00e9, de libert\u00e9 &#8211; dans l&rsquo;attente d&rsquo;un dieu nouveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais leurs conceptions des num\u00e9rations apparaissent diverses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vico joue de phases successives : un temps des dieux, th\u00e9ologique, un temps des h\u00e9ros, aristocratique, un temps de civilisation, populaire; mais, en chaque phase, le rythme se renouvelle, de croissance, d&rsquo;apog\u00e9e, de d\u00e9clin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Potocki consid\u00e8re que les \u00ab\u00a0phases\u00a0\u00bb se constituent de \u00ab\u00a0combinaisons\u00a0\u00bb, plus riches et complexes chez l&rsquo;homme que chez l&rsquo;animal, chez l&rsquo;adulte que chez l&rsquo;enfant, chez le g\u00e9nie que chez l&rsquo;homme normal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nomme ces phases des \u00ab\u00a0combinaisons\u00a0\u00bb, contenues dans des s\u00e9ries, et les fonde sur 2, 3, 4, 5 lettres, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais l&rsquo;homme fut d&rsquo;abord un animal, le mature un enfant, l&rsquo;instruit un ignorant. Puis, l&rsquo;humanit\u00e9 d\u00e9g\u00e9n\u00e8re jusqu&rsquo;\u00e0 se situer en-de\u00e7a de l&rsquo;animal, le s\u00e9nile peut moins que l&rsquo;enfant, le g\u00e9nie &#8211; Newton ou Kant &#8211; tombe en d\u00e9mence, bien en dessous de la norme. Chaque \u00eatre suit cette courbe &#8211; ou \u00ab\u00a0chapeau\u00a0\u00bb &#8211; de Gauss, de part et d&rsquo;autre d&rsquo;une apog\u00e9e. Sur 2000 ans, le destin du dieu d&rsquo;Aaron, im\u00e2m de Mo\u00efse, puis du dieu d&rsquo;Ali, im\u00e2m de Mahomet, montre que, pour les dieux, il en va de m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la d\u00e9clinaison\/groupage de la combinaison s&rsquo;oppose donc la d\u00e9clinaison\/d\u00e9clin de l&rsquo;\u00eatre <span style=\"text-decoration: underline;\">en soi<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le groupage n&rsquo;est qu&rsquo;un moment dans un tel destin, en l&rsquo;apog\u00e9e de la puissance combinatoire, comme le nombre dans une suite. Mais ce destin lui-m\u00eame, li\u00e9 \u00e0 son apog\u00e9e, n&rsquo;est qu&rsquo;un moment dans une autre suite (une fonction), dont l&rsquo;animal, l&rsquo;enfant, l&rsquo;adulte, le normal, le g\u00e9nie, le dieu ne sont que des \u00e9tapes nombr\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus simplement, ou na\u00efvement, Sir Hope positionne en effet ses nombres : il place deux 7, deux 8, deux 6 l&rsquo;un aupr\u00e8s de l&rsquo;autre, pour dire non pas 14 (2&#215;7), 16 (2&#215;8), ou 12 (2&#215;6), mais 77, 88, 66. Il en fait le temps que dure une p\u00e9riode d\u00e9finie par quelque mythe particulier &#8211; le bien, la nature, la science.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A d&rsquo;autres degr\u00e9s, ces phases se constituent et s&rsquo;ordonnent en d&rsquo;autres p\u00e9riodes : par exemple, 77 + 12 + 88 en 177 ans, sa \u00ab\u00a0grande p\u00e9riode\u00a0\u00bb. Il en \u00e9tablit 2 ( x 177= 354 ans), de 1732 \u00e0 2096, date \u00e0 laquelle un autre Octave-Auguste ressuscitera le dieu de Chald\u00e9e, le Taureau, dans une Rome nouvelle : les Etats-Unis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au 2e si\u00e8cle avant J.C., une oeuvre, la <span style=\"text-decoration: underline;\">Kosmopoiia<\/span>, avait distingu\u00e9 les 4 p\u00e9riodes de Dieu : les Personnes, les Anges, les Rires, l&rsquo;Inversion, mais jou\u00e9 de 4 structures (l&rsquo;Archer, le Scorpion, la Balance, la Vierge), puis de 3 invers\u00e9es : Herm\u00e8s (m\u00e9moire), Kairos (lumi\u00e8re), Phryn\u00e9 (la Vierge) afin de dire l&rsquo;approche du Iachos ou Poisson futur, jouant des 9 &#8211; par le Serpent canc\u00e9rique et le Miroir g\u00e9mellique alors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En notre 20e si\u00e8cle, les jongleurs de la Forme Vide : Jarry, Kafka, Roussel reconstituent les 4 phases des combinatoires, puis les 7 et les 9, dans le <span style=\"text-decoration: underline;\">Surm\u00e2le<\/span> et <span style=\"text-decoration: underline;\">Faustroll<\/span>, <span style=\"text-decoration: underline;\">La colonie p\u00e9nitentiaire<\/span>, <span style=\"text-decoration: underline;\">Locus Solus<\/span>. Ou Michel Leiris, disciple de Roussel, dans <span style=\"text-decoration: underline;\">Le point cardinal<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors, le scientifique lui-m\u00eame, technite mac\u00e9donien ou technocrate, de ces \u00e9poques &#8211; ou d&rsquo;Akkad, deux mille ans plus plus t\u00f4t &#8211; utiliseront, pleinement ou non, les s\u00e9ries\/suites et les s\u00e9ries\/fonctions, les nombres positionnels et les directionnels &#8211; jusqu&rsquo;\u00e0 la perfection des Deux Chemins \u00e9gytptiens, de l&rsquo;Apocalypse ou de l&rsquo;oeuvre encore \u00e0 na\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, \u00e9trangement, &#8211; merveilleusement &#8211; les trois proph\u00e8tes du 18e si\u00e8cle avaient comme figur\u00e9 d\u00e9j\u00e0 une telle forme vide, car Vico et Sir Hope \u00e9crivent vers 1728\/1732, et Potocki compose son <span style=\"text-decoration: underline;\">Manuscrit<\/span> entre 1797 et 1815, mais il en situe l&rsquo;\u00e9criture en 1737. Potocki est un polonais, Hope un \u00e9cossais, Vico italien (de Naples). Mais Potocki situe son ouvrage en Espagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/QUESTION1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-188\" title=\"QUESTION1\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/QUESTION1.jpg\" alt=\"\" width=\"1762\" height=\"172\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/QUESTION1.jpg 1762w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/QUESTION1-300x29.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/QUESTION1-1024x99.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1762px) 100vw, 1762px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 le sch\u00e8me des Machines c\u00e9libataires (Jarry, Kafka, Roussel) entre 1900 (1896) et 1914.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les quadrilogies de la \u00ab\u00a0machine c\u00e9libataire\u00a0\u00bb &#8211; les cardinaux encore &#8211; ne se nombrent plus par des dates (incertaines alors) ni se positionnent par des pays d&rsquo;Europe : les nombres recouvrent ceux de la Kosmopoiia, les 4 s&rsquo;avouent pour ce qu&rsquo;ils sont, les Cardinaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce que les positions (des 3 proph\u00e8tes du 18e si\u00e8cle ou de Jarry, Kafka, Roussel) contiennent les 4 directions de leurs machines ? Ou n&rsquo;est-ce pas une direction commune (vers l&rsquo;Am\u00e9rique ou vers la demoiselle pendue) qui ordonne, argumente les 4 cardinaux ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;en serait-il si le sch\u00e9ma ne recouvrait plus les 6 ans d&rsquo;\u00e9criture des C\u00e9libataires sur les 36 (1896\/1932), ni les 72 ans des oeuvres proph\u00e9tiques (1732\/1800) sur les 432 ( du Mayflower \u00e0 l&rsquo;Auguste yankee), mais 864 ans (+ ou -) sur 5000 ans alors (Hope dit 4-8-7-6, en nombres positionn\u00e9s) depuis l&rsquo;\u00e9loignement du Chald\u00e9en ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que seraient les Cardinaux alors ? Et lesquels les 3 personnages, que Sir Hope nombre 5 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment est-on ? Serait-on plus ou moins dans le cycle saturnien, dans les 360 de l&rsquo;Abraxa, ou dans une double \u00e8re pr\u00e9cessionnelle ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au degr\u00e9 de libert\u00e9 pr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">La polarit\u00e9<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous savons cela du moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nombres se contiennent les uns les autres, calend\u00e9riques ou valoris\u00e9s, comme les vocables, signifiants ou signifi\u00e9s. Mais ils ne font pas que se contenir : ils s&rsquo;accroissent ou d\u00e9croissent, valoris\u00e9s, en m\u00eame temps que, positionn\u00e9s ils se tiennent dans ou hors un cela autre. Dans une dur\u00e9e l\u00e0, dans un cycle ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Valoris\u00e9s, ils se positionnent de part et d&rsquo;autre de l&rsquo;Unit\u00e9, de l&rsquo;Un vocatif, qui n&rsquo;est pas un nombre. Fractionnels en de\u00e7a, entiers au-del\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, valoris\u00e9s, en + ou en -, dans les plusieurs, au-del\u00e0 du UN, ou les parties, en de\u00e7a du UN, ne doivent-ils pas aussi, surtout, se positionner ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sera autour du 0 (z\u00e9ro) &#8211; la Forme Vide &#8211; qui ne se sugg\u00e8re que peu avant l&rsquo;av\u00e9nement du dieu, et ne r\u00e9v\u00e8le toutes ses merveilles que peu apr\u00e8s cet av\u00e9nement. De l&rsquo;Akkadien \u00e0 l&rsquo;Assyrien, de l&rsquo;Hell\u00e9nistique au Romain, de l&rsquo;Europ\u00e9en au grand Etat en formation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un premier temps, lettre plut\u00f4t que nombre, l&rsquo;inconnu akkadien ou le X romain, 0 compl\u00e8te seulement le nombre-fondement : le 6 sum\u00e9rien, donnant 60, ou le 9 de Pythagore, donnant 10.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, il m\u00e8ne l&rsquo;Unit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;infini, comme les 100 de Platon dans sa <span style=\"text-decoration: underline;\">R\u00e9publique<\/span> : 4 pi ou 12,56 deviennent 1256 (approximatifs ou irrationnels).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, 0 devient une limite, comme l&rsquo;UN \u00e0 l&rsquo;autre bout de la s\u00e9rie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">+ n&rsquo;est plus le progressif mais le positif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; n&rsquo;est plus le d\u00e9gressif mais le n\u00e9gatif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis des notions : le peuplement, le d\u00e9peuplement &#8211; ou le m\u00eame et l&rsquo;autre &#8211; changent encore les sens des signes + et -.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aux dialectiques premi\u00e8res : le contenant et le contenu, l&rsquo;un et le plusieurs, elles en adjoignent de nouvelles, que les peuples nous ont nomm\u00e9es de diff\u00e9rentes fa\u00e7ons (nous les \u00e9tudierons) mais qui se raccordent toutes aux notions de p\u00f4les (contraires ou semblables) ou de polarit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est alors, dans un dernier temps, que les signes + et &#8211; ne disent plus des num\u00e9rations seules, mais, localis\u00e9s, des emplacements, de part et d&rsquo;autre de 0 d&rsquo;abord, puis admis ou exclus, sacr\u00e9s, profanes, de b\u00e9n\u00e9diction, de mal\u00e9diction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ouverts et ferm\u00e9s, ces lieux, mais, plus g\u00e9n\u00e9ralement, discontinus, &#8211; -, et continus, __. Par le m\u00eame (unique ou continu), et par les autres (pluriels, discontinus).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est ce que raconte, en des sch\u00e9mas sans cesse repris, l&rsquo;histoire connue de l&rsquo;humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a &#8211; Les Deux chemins \u00e9gyptiens ou de l&rsquo;exil\u00e9 Outou-Enlil, puis d&rsquo;Abraham, de Jacob et de ses fils vers l&rsquo;ouest, puis des tribus vers l&rsquo;est, en la qu\u00eate du bon lieu et du bon peuplement, jusqu&rsquo;\u00e0 la grande question de Mo\u00efse, des Juges, des Rois et des Proph\u00e8tes : quelles doivent \u00eatre les 3 tribus du Sud, celles du Nord, de l&rsquo;Orient, de l&rsquo;Occident (le lieu d&rsquo;avenir) ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b &#8211; Et, deux mille ans plus tard, depuis les marginaux Booz ou Os\u00e9e, les proph\u00e8tes du Poisson (Tobie), puis les premiers chr\u00e9tiens et, d&rsquo;ailleurs, les derniers. Convient-il d&rsquo;\u00e9pouser sa soeur ou sa cousine, la fille de son clan, de sa tribu &#8211; ou l&rsquo;\u00e9trang\u00e8re, l&rsquo;impure m\u00eame, qui rajeunira le sang ? Puis, plus g\u00e9n\u00e9ralement, comment associe-t-on, comment dissocie-t-on le mieux ? Par les p\u00f4les semblables ou les p\u00f4les contraires ? Par les m\u00eames ? Ou par l&rsquo;autrement ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Ana, meta<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourra &#8211; devra &#8211; donc dire, en simplifiant, que les nombres &#8211; positionnels, valoris\u00e9s &#8211; sont comme des chemins (comment est-ce : \u00eatre ?) qui vont des vocables (quoi, cela ?) \u00e0 des figures ou des lieux (o\u00f9, l\u00e0 ?), ou dans le sens inverse, si les questions s&rsquo;\u00e9chelonnent en :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9, l\u00e0 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment est-ce : \u00eatre ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quoi, cela ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rien n&rsquo;interdit, ces chemins, de les nommer encore Ana et Meta.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les plusieurs, les autres (Ana) disent le partage, le d\u00e9membrement, l&rsquo;analyse, l&rsquo;anatomie, l&rsquo;enthym\u00e8ne et l&rsquo;analogie, puis le refus (de la mauvaise tribu ou du mauvais parti) : l&rsquo;anath\u00e8me et, finalement l&rsquo;isolement de l&rsquo;anachor\u00e8te en son d\u00e9sert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Meta, l&rsquo;unique, le m\u00eame, dit l&rsquo;Etre (m\u00e9taphysique), la litote et la m\u00e9taphore, la m\u00e9talogique des irrationnels, une quelconque m\u00e9tachronologie ou science des cycles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;en serait-il si je ne jouais plus que des figures, des lieux, &#8211; et ne posais que la seule question : o\u00f9, l\u00e0 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que deviendraient alors l&rsquo;autre, le m\u00eame ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que figureraient Ana et Meta ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">3<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les r\u00e9ponses : o\u00f9, l\u00e0 ?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question de Martin Heidegger n&rsquo;est pas seulement des plus impr\u00e9cises, par la non d\u00e9finition de cela, de \u00ab\u00a0est\u00a0\u00bb, de o\u00f9. Elle est \u00e9minemment tricheuse. Car elle semble porter sur le Cela, \u00ab\u00a0plut\u00f4t qu&rsquo;autre chose\u00a0\u00bb, sur le choix de l&rsquo;objet &#8211; ou du sujet. Mais elle est telle qu&rsquo;elle se poserait de m\u00eame si elle traitait de l&rsquo;autre chose : Pourquoi cette autre chose, ceci, plut\u00f4t que cela ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je traite du sujet plut\u00f4t que de l&rsquo;objet, je demanderai : Pourquoi suis-je l\u00e0 plut\u00f4t qu&rsquo;un autre ?, la question reste, en son essence, la m\u00eame, ainsi que le probl\u00e8me qu&rsquo;elle pose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je devrai toujours r\u00e9pondre :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">tant\u00f4t, \u00ab\u00a0pour que telle autre chose advienne\u00a0\u00bb;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">tant\u00f4t, \u00ab\u00a0parce que telle chose est advenue\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par une vocation, une Cause, ou par une explication, une cause.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il en sera de m\u00eame si je traite d&rsquo;un objet : pourquoi ce lit est-il l\u00e0 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour que je m&rsquo;y repose, car la pi\u00e8ce o\u00f9 il se trouve est une chambre \u00e0 coucher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parce que le premier locataire, ma m\u00e8re, ma femme, moi-m\u00eame, a plac\u00e9 le lit l\u00e0, d\u00e8s le premier jour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les r\u00e9ponses pourraient \u00eatre tout diff\u00e9rentes : pour que l&rsquo;harmonie de la chambre y gagne; parce que l&rsquo;ouvrier a fait le lit tel, plut\u00f4t qu&rsquo;un canap\u00e9, destin\u00e9 au salon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais on voit qu&rsquo;en tous cas, la r\u00e9ponse ne porte pas sur le cela : ce peut \u00eatre n&rsquo;importe quoi, n&rsquo;importe qui. Elle porte sur l&#8217;emplacement, le lieu. Simplement, il ne s&rsquo;agit plus seulement d&rsquo;un lieu de l&rsquo;espace : la carte ou le territoire de la s\u00e9mantique g\u00e9n\u00e9rale, mais d&rsquo;une figure temporelle : dans l&rsquo;avenir le Pour que, dans le pass\u00e9 le Parce que.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1 &#8211; <span style=\"text-decoration: underline;\">Pour que<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous l&rsquo;avons not\u00e9 d\u00e9j\u00e0. Selon la p\u00e9riode ou l&rsquo;\u00e8re, la r\u00e9ponse sera diff\u00e9rente. Au temps des nomades s\u00e9mites, des anciens Grecs ou des brahmanes, le lieu est cardinal, et le dilemme est de peuplement ou de d\u00e9peuplement. La vocation, la Cause s&rsquo;accomplira en cette tribu, cette caste ou cette phratrie &#8211; puis dans ce Temple propice \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au temps, qui a suivi, des proph\u00e8tes de l&rsquo;Amour, bouddhistes ou chr\u00e9tiens, et des Eglises post\u00e9rieures, le lieu sera le joint, la pl\u00e9nitude de l&rsquo;union, du couple \u00e0 la communaut\u00e9 des saints, puis un temple encore (diff\u00e9rent de celui des Grecs ou des H\u00e9breux), o\u00f9 la Cause sera soutenue et la Vocation accomplie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je savais remonter les temps au-del\u00e0 de la sum\u00e9rie ou des dynasties \u00e9gyptiennes, ou pr\u00e9voir les temps qui suivront, d&rsquo;autres dialectiques &#8211; et d&rsquo;autres r\u00e9ponses &#8211; s&rsquo;offriraient \u00e0 moi, plus anciennes que le peuplement, plus nouvelles que l&rsquo;union (de l&rsquo;autre et du m\u00eame). A l&rsquo;infini.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le Sepher, le Simul, l&rsquo;Opus exig\u00e8rent d&rsquo;autres r\u00e9ponses que la prescription. Les mots en formation, les op\u00e9ras et les affectations, en exigent d&rsquo;autres, bien diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour simplifier ou pour r\u00e9duire, je m&rsquo;en tiendrai au temps le plus court, celui des Machines C\u00e9libataires, et, dans ce temps, je me cantonnerai aux \u00ab\u00a0pour que\u00a0\u00bb r\u00e9ellement pos\u00e9s par les grands questionneurs de la p\u00e9riode 1896\/1930, \u00e9largie de la toute premi\u00e8re question (<span style=\"text-decoration: underline;\">Igitur<\/span>, 1866) \u00e0 la toute derni\u00e8re question (les derni\u00e8res notes de Chardin, 1946). Car les 3 questionneurs ont \u00e9t\u00e9 Mallarm\u00e9, Val\u00e9ry et Teilhard de Chardin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La dialectique, l\u00e0, joue de l&rsquo;ennemi et d&rsquo;un refuge (contre l&rsquo;adversaire). Les refuges sont divers, nominalement; l&rsquo;adversaire n&rsquo;est qu&rsquo;un : la Presse. Mais les Trois donnent des sens diff\u00e9rents au mot \u00ab\u00a0presse\u00a0\u00bb; ils ne donnent qu&rsquo;une figure aux refuges.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) Pour Mallarm\u00e9, la presse n&rsquo;est que d&rsquo;information : le quotidien, l&rsquo;hebdomadaire ou le mensuel. Il ignore la radio, la t\u00e9l\u00e9vision, bien qu&rsquo;il en pressente les ravages. Il recouvre tout cela du vocable : s\u00e9duction (l&rsquo;affectivit\u00e9 d\u00e9voy\u00e9e) et lui oppose la Transposition, qui somme toute ne pousse qu&rsquo;au hasardeux : le Coup de d\u00e9 sera sa r\u00e9ponse (en 1896), trente ann\u00e9es apr\u00e8s l&rsquo;Igitur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la fleur jointe dans le bouquet (le \u00ab\u00a0donc\u00a0\u00bb) de sa jeunesse, moteur de toute presse informative, il opposera la fleur \u00ab\u00a0hors de tout bouquet\u00a0\u00bb, dont la Cause est de cro\u00eetre, de pousser &#8211; pour \u00eatre. Hasardeusement, car le coup de d\u00e9, jamais, n&rsquo;abolit le hasard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) La presse de Val\u00e9ry, disciple de Mallarm\u00e9, est autre : elle joue du temps plut\u00f4t que de l&rsquo;espace. Consid\u00e9rant des temps divers mais qu&rsquo;il ne cesse de comparer (nous vivons d&rsquo;autres temps hell\u00e9nistiques), il d\u00e9couvre qu&rsquo;en ces p\u00e9riodes, la pr\u00e9cipitation l&#8217;emporte toujours sur la patience, sur l&rsquo;harmonie sportive du joueur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette pr\u00e9cipitation &#8211; le d\u00e9clin de la Musique &#8211; est ce qui interdit l&rsquo;harmonie de l&rsquo;Architecture : nul durable ne s&rsquo;y accomplit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lui aussi, il ignore l&rsquo;avenir : Beaubourg, les pyramides du Louvre ou verreries de la nouvelle Biblioth\u00e8que, qui le d\u00e9montreront. Mais il connait la Tour Eiffel, les buildingd new-yorkais, les H.L.M. :ils lui suffisent. Pour ne rien dire de la corruption du Sport par l&rsquo;exploit (de l&rsquo;huissier) et le record (toujours une vitesse accrue). A tous ces adversaires, que la Presse contient, il impose la pousse lente de la fleur ou du g\u00e9nie, l&rsquo;une et l&rsquo;autre de longues patiences qu&rsquo;il nomme \u00ab\u00a0le Sport intellectuel\u00a0\u00bb. Une patience, une pousse, faite d&rsquo;attente et d&rsquo;attention. La vertu de Monsieur Teste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une transposition encore (celle des mots dans <span style=\"text-decoration: underline;\">Le Bateau Ivre<\/span> ou dans <span style=\"text-decoration: underline;\">Le Cimeti\u00e8re Marin<\/span>, contre les sensibleries du <span style=\"text-decoration: underline;\">Lac<\/span>, selon ses propres exemples).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une autre architecture contre la musique \u00e9chevel\u00e9e. M\u00eame si la construction parfaite ne s&rsquo;observe plus, en notre \u00e9poque, que dans le royaume lointain des morts, avant que le Marin ne soit plus qu&rsquo;un cimeti\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c) L&rsquo;information entra\u00eene la pr\u00e9cipitation : il faut informer le plus vite possible : le <span style=\"text-decoration: underline;\">scoop<\/span> est le record, l&rsquo;exploit par excellence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque l&rsquo;information retombe au n\u00e9ant tr\u00e8s t\u00f4t, il lui faut gagner sur le temps, prendre au d\u00e9part la dur\u00e9e &#8211; courte &#8211; qui ne s&rsquo;obtient pas au terme. La presse devient une pression, une oppression, la pire contrainte. A la premi\u00e8re d\u00e9finition de la presse (l&rsquo;information), et \u00e0 la seconde (la pr\u00e9cipitation), Teilhard adjoint cette troisi\u00e8me : le camp de concentration, qu&rsquo;il a vu na\u00eetre et prosperer, dans l&rsquo;Etat stalinien, puis dans l&rsquo;Etat nazi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, plus qu&rsquo;il n&rsquo;incrimine Staline, Hitler, il incrimine le temps qu&rsquo;il vit et le processus m\u00eame qui, fatalement, conduit de la fleur en bouquet au camp de concentration. Le chemin fatal de toute vie, maintenant : la Biosph\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il lui lui oppose la pousse lente des g\u00e9n\u00e9rations (car ce temps n&rsquo;est qu&rsquo;un parmi d&rsquo;autres) : la Noosph\u00e8re, la Sph\u00e8re vide &#8211; o\u00f9 rien ne se passe, sinon le d\u00e9placement (une autre fatalit\u00e9) des formes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Contre la presse, toujours, une pousse. Mais quelle ? Une transposition, un sport, une noosph\u00e8re ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A lire toute l&rsquo;oeuvre du po\u00e8te, du philosophe et du savant, il se d\u00e9couvre ais\u00e9ment ce qu&rsquo;ils entendent par ces \u00ab\u00a0pousses\u00a0\u00bb, alors que, pour les trois, la presse appartient au Serpent, au Ver, que Mallarm\u00e9 d\u00e9nonce dans \u00ab\u00a0La crise des vers\u00a0\u00bb, Val\u00e9ry dans le faux, le mauvais emploi du \u00ab\u00a0vers\u00a0\u00bb (la direction) et Teilhard dans la contrainte de \u00ab\u00a0l&rsquo;envers des choses\u00a0\u00bb, la trop prenante biosph\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A ce ver en sa reptation, la v\u00e9locit\u00e9 de sa course, l&rsquo;\u00e9touffement de ses anneaux, Mallarm\u00e9 oppose le Vierge ou la Vierge (H\u00e9rodiade), Val\u00e9ry la droiture de l&rsquo;Archer Apollon, Chardin le Verbe Int\u00e9rieur, l&rsquo;Inconscient d\u00e9ifi\u00e9, le Christ-Om\u00e9ga. C&rsquo;est que le Serpent fut le Sepher, le b\u00e2ton-serpent ou le Serpent d&rsquo;Airin de Mo\u00efse, puis la Sagesse du Bouddha et de J\u00e9sus, le Savoir sacr\u00e9 de l&rsquo;herm\u00e9tisme et de la gnose, la chose en soi du scholastique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, les trois prospecteurs demeurent des chr\u00e9tiens. Ils ne peuvent renoncer ais\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;Amour, dont les composants furent une Vierge (l&rsquo;anagramme Marie), \u00ab\u00a0Celui qui envoie, l&rsquo;Arkhon\u00a0\u00bb et le Verbe en m\u00eame temps que le dieu de Sagesse. Du d\u00e9sastre scientiste, c&rsquo;est donc la Vierge, l&rsquo;Archer et le Verbe qu&rsquo;il est en question de sauver : l&rsquo;ultime poussi\u00e8re, pousse, dans la d\u00e9esse pure et vide, la pulsation de l&rsquo;oeuvre en soi, la pulsion qui, un jour, lib\u00e8re le captif, l&rsquo;\u00e9touff\u00e9, de l&#8217;embrassement du monstre tortionnaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il n&rsquo;est un disciple du Serpent, du Ver, l&rsquo;homme qui r\u00e9pond Pour que ne sera qu&rsquo;un mythologue. Son instrument sera l&rsquo;image, l&rsquo;Id\u00e9e de Platon ou le Noum\u00e8ne de Kant. L&rsquo;homme des formes, que le virus ou le cancer &#8211; et le vers dit blanc &#8211; an\u00e9antissent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2 &#8211; <span style=\"text-decoration: underline;\">Parce que<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;autre r\u00e9ponse \u00e0 la question \u00ab\u00a0O\u00f9, l\u00e0 ?\u00a0\u00bb se situe dans le pass\u00e9, la cause y s\u00e9journant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) L&rsquo;un dit : parce que ce pouvait \u00eatre ainsi. Ou mieux : la possibilit\u00e9 en existait d\u00e8s l&rsquo;origine (du mythe, du noum\u00e8ne), la probabilit\u00e9 de position, en chaque coup de la partie (comme aux \u00e9checs, au bridge). Il suffisait de conna\u00eetre &#8211; ou de percevoir &#8211; les donnes du Jeu pour en pr\u00e9voir l&rsquo;issue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des vocables, des nombres ou des figures, nous constatons que l&rsquo;inventaire de leurs fins (comptables) ne peut \u00eatre simple. Kant nomme ce domaine celui de la Contingence, et nous voyons pourquoi : les \u00ab\u00a0cela\u00a0\u00bb sont proches ou non les uns des autres, car con-tingence ne dit rien d&rsquo;autre qu&rsquo;une extr\u00eame proximit\u00e9. Les choses tiennent ensemble (co-tiennent) ou non.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais qu&rsquo;est-ce qui tient \u00e0 quoi dans une forme vide ? Mallarm\u00e9 a dit le hasard, Val\u00e9ry le \u00ab\u00a0sport\u00a0\u00bb de Monsieur Teste, Chardin l&rsquo;immense sph\u00e8re du N\u00e9o (n\u00e9ant).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela existe sans doute, et le nombre le d\u00e9termine, en probabilit\u00e9, par le + (l&rsquo;inventaire des profits) ou par le &#8211; (l&rsquo;inventaire des pertes). Mais qu&rsquo;est-ce qui fait le profit, la perte ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce la 2e dimension qui ouvre la ligne, dans la surface ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce la 3e dimension qui la referme, dans le volume ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-ce que je passe mieux par le continu ou le discontinu ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est-ce qui peuple ou d\u00e9peuple, de l&rsquo;approche ou de l&rsquo;\u00e9loignement ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lesquels unissent, des m\u00eames ou des contraires ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour que cela soit l\u00e0 plut\u00f4t qu&rsquo;une autre chose, ai-je d\u00fb suivre la voie d&rsquo;Ana, celle de Meta ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) Un autre r\u00e9pond : c&rsquo;est comme cela parce que cela devait \u00eatre. Contre le hasard (le \u00ab\u00a0jeu\u00a0\u00bb de l&rsquo;islamique) il choisit la loi. Ou, selon Kant, contre la contingence il mise la n\u00e9cessit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais quelle loi est assur\u00e9e, laquelle, \u00e0 coup s\u00fbr, n\u00e9cessaire ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si mon enjeu est le peuplement ( le +) contre le d\u00e9peuplement (le -) je dirai que l&rsquo;approche peuple et que l&rsquo;\u00e9loignement d\u00e9peuple. Cela est assur\u00e9 dans le temps : j&rsquo;approche le jour que je remplis, en vivant les secondes, les microsecondes. Je vide le jour dont je m&rsquo;\u00e9loigne : le souvenir m&rsquo;y livre des heures; mais des mois dans l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e; des ann\u00e9es en mon enfance &#8211; des \u00e9v\u00e8nements distants l&rsquo;un de l&rsquo;autre de dizaines d&rsquo;ann\u00e9es dans le temps historique, de centaines dans le temps l\u00e9gendaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;espace, cela est moins s\u00fbr. Plus je m&rsquo;approche du lieu dont vision faisait une for\u00eat, plus je la d\u00e9peuple, au point de n&rsquo;y plus consid\u00e9rer qu&rsquo;un arbre. Plus je m&rsquo;\u00e9loigne d&rsquo;un lieu, plus il se peuple, de toute une for\u00eat, toute une ville.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si mon enjeu est l&rsquo;union ou la conjonction, le continu contre le discontinu, la 1e loi est non moins claire, d\u00e9finie depuis Emp\u00e9docle (5e si\u00e8cle avant J.C.) jusqu&rsquo;\u00e0 Bolos (2e si\u00e8cle avant J.C.). La sympathie se fonde sur les m\u00eames, la ressemblance : je ressemble \u00e0 mon fr\u00e8re, j&rsquo;imite celui auquel je pr\u00e9tends ressembler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des si\u00e8cles ont \u00e9t\u00e9 n\u00e9cessaires pour que la loi s&rsquo;inverse, par l&rsquo;appr\u00e9ciation du Z\u00e9ro, et par le change du + et du &#8211; en positif, en n\u00e9gatif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si tout objet contient deux p\u00f4les (le +, le -), deux objets ne peuvent se fondre par le rapprochement des semblables : l&rsquo;union de deux p\u00f4les positifs dans le nouvel objet ferait que celui-ci n&rsquo;aurait plus que des p\u00f4les n\u00e9gatifs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour que le nouvel objet, n\u00e9 de la conjonction, conserve ses deux p\u00f4les contraires (positif\/n\u00e9gatif), il faut que les contraires seuls s&rsquo;unissent : un +, un -.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les contraires doivent s&rsquo;unir; les semblables ne le peuvent pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mon enjeu serait-il le passage ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re loi ne pose pas probl\u00e8me. J&rsquo;entre ou je sors par l&rsquo;ouverture, le discontinu, car je ne passe pas au travers d&rsquo;un mur compact, une porte m&rsquo;y est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais une seconde loi, n\u00e9e de l&rsquo;electra hell\u00e9nistique ou de notre \u00e9lectromagn\u00e9tique, \u00e9nonce le contraire. Le courant passe lorsque le fil est continu. Interdire le passge,\u00a0ouvrir le circuit disent : briser le fil, cr\u00e9er une discontinuit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce ne serait l\u00e0 que trois exemples, mais il en est bien d&rsquo;autres, que sugg\u00e8rent les enthym\u00e8nes de Descartes, de Newton : une loi cach\u00e9e, 3e alors &#8211; le tiers exclu &#8211; inverse, l\u00e0, le \u00ab\u00a0je pense parce que je suis\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0je suis parce que je pense\u00a0\u00bb; ou bien, ici, une gravitation pr\u00e9servatrice en un Big Bang d\u00e9mesur\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La terre tourne-t-elle autour du soleil ? On le croit aujourd&rsquo;hui, et de nombreux astronomes l&rsquo;ont pr\u00e9tendu dans la p\u00e9riode hell\u00e9nistique (dans la p\u00e9riode akkadienne ?).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le soleil tourne-t-il autour de la terre ? Parce qu&rsquo;on le voit, des millions d&rsquo;hommes l&rsquo;ont cru, entre le temps akkadien et le temps hell\u00e9nistique, entre celui-l\u00e0 et le n\u00f4tre. En des p\u00e9riodes tellement plus longues que les br\u00e8ves p\u00e9riodes rationalistes, que, regardant loin dans le pass\u00e9, nous assurons que ces anc\u00eatres ont toujours cru en un soleil mobile et une terre immobile. Seule notre intelligence, notre science, nous ont permis de rectifier l&rsquo;erreur (dans l&rsquo;ignorance ou le refus d&rsquo;Akkad et de la Mac\u00e9doine).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les 2 et les 3<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En son d\u00e9but, son \u00e9laboration, la figure parle encore des nombres, les premiers, le 2 et le 3, puisque le UN n&rsquo;est pas nombrable (Meta).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Pour que dit une forme \u00e0 venir : la Cause vocative, et cette vocation est double : une pression ou une pulsion. Mais il y a 3 presses, donc 3 pousses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Parce que dit le pass\u00e9, une cause, ou mythique ou ph\u00e9nom\u00e9nale, par le possible ou par la loi, mais les images mythiques sont contingentes, hasardeuses, les lois sont inversibles toujours : aucune n&rsquo;est plus certaine que son contraire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9 : entre l&rsquo;image et le symbole, Lacan a pressenti le symt\u00f4me; entre les 2 jugements : le cat\u00e9gorique (ET), le disjonctif (OU), Kant a sugg\u00e9r\u00e9 l&rsquo;hypoth\u00e9tique; entre la Grammaire, qui impose, et la Rh\u00e9torique, qui joue, Bo\u00e8ce a situ\u00e9 la Dialectique; entre le Vrai, qui pr\u00e9tend savoir, et le Beau, fruit de la cr\u00e9ation, Platon a d\u00e9fini le Bien. Etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est que le Pour que vit \u00e0 l&rsquo;avenir, mais que les 2 sens y passeront : du pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avenir la presse, du devenir au devenu la pousse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Parce que vit du pass\u00e9, mais les 2 sens n&rsquo;ont cess\u00e9 de s&rsquo;y croiser, de s&rsquo;y passer, qu&rsquo;Edgar Poe nomme le \u00ab\u00a0hogien\u00a0\u00bb, le ph\u00e9nom\u00e9nal, vers l&rsquo;avenir, et le \u00ab\u00a0cantien\u00a0\u00bb, le noum\u00e9nique, du devenir au devenu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si les 2 voies subsistent dans le pass\u00e9 ou dans l&rsquo;avenir, et si chacune d&rsquo;elles se d\u00e9double, il n&rsquo;y a plus 2 voies mais 4. Un point se situe en leur jointure ou leur carrefour, que celui-ci nommera le UN et celui-l\u00e0 la Forme Vide, mais un 3e lecteur la moyenne ou le moyen : le carrefour passager.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon Platon, dans sa R\u00e9publique, ces points, qu&rsquo;il nomme des \u00ab\u00a0termes\u00a0\u00bb, et ces traits &#8211; d&rsquo;un point \u00e0 l&rsquo;autre &#8211; qu&rsquo;il nomme des \u00ab\u00a0distances\u00a0\u00bb composent \u00e0 jamais la figure de l&rsquo;univers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le milieu de Lacan est un \u00ab\u00a0moyeu\u00a0\u00bb : le sympt\u00f4me, entre l&rsquo;aspect (l&rsquo;image) et le sens symbolique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celui de Bo\u00e8ce est un croisement, une moyenne &#8211; dialectique &#8211; entre la Grammaire de l&rsquo;en-soi et la Rh\u00e9torique du vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celui du scientiste ou du comptable est au coeur de la Forme Vide : le milieu qui entoure (du gang, du professeur, de l&rsquo;informatique).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Seuls Platon ou Kant osent dire les 3 sans les pr\u00e9f\u00e9rer l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, par les 3 Vertus ou les 3 Jugements : le O lettre (signifiant\/signifi\u00e9), le 0 nombre (entre le positif et le n\u00e9gatif), le O figure, le cercle de la forme vid\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE21.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-189\" title=\"FIGURE21\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE21.jpg\" alt=\"\" width=\"1519\" height=\"216\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE21.jpg 1519w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE21-300x42.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE21-1024x145.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1519px) 100vw, 1519px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette figure &#8211; dans ses redondances &#8211; les points sont 3, ou 5, ou 7, ou 11 &#8211; puis 17 ou 19, les nombres premiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les tirets sont 4, 6, 8, 10 &#8211; les nombres pairs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Issus, les points des seules 3 dimensions, les traits ou les tirets du redoublement des 2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE31.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-190\" title=\"FIGURE31\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE31.jpg\" alt=\"\" width=\"1842\" height=\"372\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE31.jpg 1842w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE31-300x60.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIGURE31-1024x206.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1842px) 100vw, 1842px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Ana et Meta<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la fin, bien \u00e9videmment, les figures reconduisent aux lettres. Car toutes, figures et lettres, sont faites de traits et de points. Et, d&rsquo;abord, la courbure du cercle ( du O), dont le point est au centre &#8211; ou les droitures de la croix (de l&rsquo;X): le n\u00e9ant ou l&rsquo;infini.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La figure recouvre ou d\u00e9couvre, selon que je la vois ouverte ou ferm\u00e9e (la ligne dans la 2e ou 3e dimension). Mais la recouverture, la cache (un -) se fait le recouvrement comtable (un +). Le d\u00e9couvert, le d\u00e9sert, une casse, (un -) se fait aussi un + en toute d\u00e9couverte. Selon que je consid\u00e8re l&rsquo;inscription des fins, comptable, ou la fin de toutes les inscriptions, le terminus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est L\u00e9on Bloy, au temps du Coup de d\u00e9 (1896) ou peu avant, qui d\u00e9finit le mieux la figure terminale, par l&rsquo;image du train ou du tramway : un terminus et une t\u00eate de ligne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, c&rsquo;est ce que disent les deux vocables : Ana &#8211; un inventaire des anecdotes et des axiomes, des principes, l&rsquo;aboutissement de la voie hogienne, de la cause \u00e0 l&rsquo;effet; Meta : de la borne aux termes du cirque romain, auquel ou \u00e0 laquelle se retournent les chevaux, les coureurs et les tramways, pour revenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, aussit\u00f4t, cent questions nouvelles se posent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment le A d&rsquo;Ana et le M de Meta imposent-ils l&rsquo;X et le O ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 \u00e0 l&rsquo;inverse ,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi y a-t-il un nombre\/lettre, contenant\/contenu ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une figure\/nombre, la polarit\u00e9, et un nombre\/figure (le + ou le -, la cache, la casse) et leurs contraires ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une figure\/lettre, le cercle ou la croix ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La complexit\u00e9 se fait telle que JE ne peut plus r\u00e9pondre \u00e0 la question de Heidegger : Pourquoi <span style=\"text-decoration: underline;\">cela<\/span> <span style=\"text-decoration: underline;\">est<\/span>-il <span style=\"text-decoration: underline;\">l\u00e0<\/span>, plut\u00f4t qu&rsquo;une autre chose ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car la lettre s&rsquo;est faite le mot, la phrase, le concept; le chiffre une s\u00e9rie (suite ou fonction), puis la jonction du z\u00e9ro et de l&rsquo;infini &#8211; l&rsquo;Enigme; la figure r\u00e9bus ou la lettre imag\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais une autre question s&rsquo;impose, par cette complexit\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi cette question ? Pourquoi ce pourquoi, quand il en est tant d&rsquo;autres ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre chapitre s&rsquo;ouvre, dans le jeu des questions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">4<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Pourquoi cette question? Le manque<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Suppos\u00e9 que cela soit toujours l\u00e0 et que cette pr\u00e9sence me convienne, on ne voit pas pourquoi &#8211; ni m\u00eame comment &#8211; je poserais la Question. Si cela \u00e9tait toujours l\u00e0, je ne conna\u00eetrais pas une autre chose; si cela me convenait, je n&rsquo;en voudrais pas d&rsquo;autre. La Question suppose dons une absence de l&rsquo;objet (un manque) et une exigence du sujet (un exc\u00e8s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi cela est-il l\u00e0, qui ne peut pas y \u00eatre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi cela est-il l\u00e0, que je ne veux pas y voir, plut\u00f4t qu&rsquo;autre chose, que je souhaite ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce chapitre, je traite de la premi\u00e8re question, de la pr\u00e9sence et de l&rsquo;absence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les distinctions que j&rsquo;y vois, peut-\u00eatre, para\u00eetront au lecteur arbitraires, th\u00e9oriques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se trouve que le philosophe ou le philologue ne se posent jamais que la 1<sup>\u00e8re<\/sup>, et que tout le connu (l\u00e9gende, histoire) n&rsquo;en pose pas d&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, que le nombreur, le math\u00e9maticien, n&rsquo;en pose pas d&rsquo;autre que la 2<sup>\u00e8me<\/sup>, ni l&rsquo;Histoire \u00e9tudiable, depuis Sumer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, que l&rsquo;\u00e8re derni\u00e8re, de deux mille ans, en pose une 3<sup>\u00e8me<\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce processus, au pass\u00e9, je semblerais donc aller de la dialectique la plus g\u00e9n\u00e9rale (le traitement et l&rsquo;entretien) \u00e0 la plus r\u00e9duite ou particuli\u00e8re (l&rsquo;or et le graal) par une dialectique interm\u00e9diaire, nombr\u00e9e : le syst\u00e8me et l&rsquo;ensemble. Comme des huit mill\u00e9naires \u2013 au moins \u2013 \u00e0 un nombre d\u00e9termin\u00e9 de si\u00e8cles (50?) \u2013 puis aux 20 si\u00e8cles que nous connaissons assur\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A \u2013 <span style=\"text-decoration: underline;\">le traitement et l&rsquo;entretien<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En sa forme la plus g\u00e9n\u00e9rale, cette dialectique semble renouveler celle \u2013 fondamentale \u2013 du sujet, de l&rsquo;objet,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00e0 condition de d\u00e9doubler le sujet en \u00ab\u00a0sujet de la phrase, acteur\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0sujet du prince, de l&rsquo;exp\u00e9rience\u00a0\u00bb, lu;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et de d\u00e9doubler l&rsquo;objet en \u00ab\u00a0objet r\u00e9el, obstacle\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0objet virtuel, objectif\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Traitement<\/span> dit un change, au transitif : je traite l&rsquo;objet (le fer) ou le sujet captif (l&rsquo;h\u00f4te) pour le changer \u2013 en cet objet utilisable (l&rsquo;\u00e9p\u00e9e) ou ce sujet conditionn\u00e9 (par la secte ou le milieu mondain).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, autrement, intransitif, il dit le discours, la conf\u00e9rence du Seul : je traite de tel sujet, de tel objet. Meta parle, dispose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le traitement n&rsquo;est plus qu&rsquo;une lecture (de l&rsquo;UN).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Entretien<\/span> dit le maintien. J&rsquo;entretiens l&rsquo;h\u00f4te en son conditionnement, ou cette fourchette d&rsquo;argent en son \u00e9clat et son usage : je les maintiens en leur \u00e9tat. Au transitif.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, \u00e0 l&rsquo;intransitif, je m&rsquo;entretiens de tel objet, de tel sujet, avec d&rsquo;autres personnes. L&rsquo;entretien se fait relation, dialogue, et il peut advenir que l&rsquo;opinion d&rsquo;autrui pr\u00e9vaille. Ana change les donnes m\u00eames, l&rsquo;\u00e9nonc\u00e9 du probl\u00e8me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La dialectique premi\u00e8re (traitement, entretien) se d\u00e9double en quadrilogie : le change et le maintien, la lecture et l&rsquo;acte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, il est s\u00fbr qu&rsquo;en toutes les vectrices de la quadrilogie, (les 4 branches de la croix) quelque chose manque : ou l&rsquo;acte dans le discours ou la lecture dans l&rsquo;action, ou le change ici, le maintien l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est parce que cette chose manque que l&rsquo;action ne me suffit pas, ni la lecture. Ni le change ou le maintien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je dis que cette dialectique recouvre des mill\u00e9naires. De fait, la Pierre Lev\u00e9e la porte (toutes les kratophanies), par le lieu-dit et sa r\u00e9p\u00e9tition, dans les lieux les plus divers. Plus clairement peut-\u00eatre, les Fr\u00e8res l&rsquo;imposent, semblables puis ennemis. Puis, le verbe interne, l&rsquo;inspiration, et le formul\u00e9 de la cr\u00e9ation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9loignement et l&rsquo;approche, le peuplement et le d\u00e9peuplement des Nombres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La chose m\u00eame et la m\u00eame chose, la chose autrement, l&rsquo;autre chose des polarit\u00e9s amoureuses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais on la ressent, cette dialectique, dans la disposition des grottes glaciaires (dans un p\u00e9rim\u00e8tre r\u00e9gional) et l&rsquo;ordonnancement des salles en chaque s\u00e9jour. Cela fut d\u00e9j\u00e0 lu (inscrit avant de l&rsquo;\u00eatre), un acte \u2013 religieux? \u2013 et la pr\u00e9monition ou la constatation de la fin de l&rsquo;acte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela fut fait pour maintenir, dans l&rsquo;espoir ou la crainte d&rsquo;un changement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aussi cette dialectique pr\u00e9side aux cycles les plus courts, si minuscules qu&rsquo;il faut l&rsquo;\u00e9lectronique, en de\u00e7\u00e0 de l&rsquo;information, afin d&rsquo;en rendre compte. Car c&rsquo;est \u00e0 chaque seconde, \u00e0 chaque microseconde, que l&rsquo;acte (la quantit\u00e9 de mouvements) et la lecture (de la probabilit\u00e9 de position), par les nombres valoris\u00e9s, positionnels, disent et font le change et le maintien de la particule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s&rsquo;agit donc bien de la dialectique la plus g\u00e9n\u00e9rale, quadrilogique alors. Dont le Yi King primitif fait les 8, les \u00e9checs les 16, la Kabbale les 32 (voies), ou le Yi King contemporain, mais invent\u00e9 par Confucius (?) les 64.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le d\u00e9doublement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B \u2013 <span style=\"text-decoration: underline;\">Le jet et la relation<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jet a pu se dire \u00ab\u00a0mode\u00a0\u00bb, et la relation \u00ab\u00a0rapport\u00a0\u00bb au cours des \u00e2ges, sans modifier cette dialectique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle se d\u00e9double aussi, dans l&rsquo;instant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jet est jection (injection) et \u00ab\u00a0mode\u00a0\u00bb l&rsquo;\u00eatre en soi ou les modes. Il subsiste en objet, sujet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La relation est rapport, mais r\u00e9cit. Entre plusieurs rapports, d&rsquo;un seul le r\u00e9cit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rapport de Sumer, la fraction de 60, sur 2 : 30, sur 3 : 20, sur 4 : 15 laisse un reste, un jet. Le probl\u00e8me : comment r\u00e9duire ce reste \u00e0 une fraction?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Platon nomme \u00ab\u00a0termes\u00a0\u00bb, les modes, aboutissements des jets ou vertus, au nombre de 3. Il nomme \u00ab\u00a0distances\u00a0\u00bb les relations, les rapports, en leurs fractions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Euler, puis Galois, et les calculateurs \u00ab\u00a0modernes\u00a0\u00bb situent les relations dans un ensemble (elles sont 2) et 2 \u00ab\u00a0ensembles\u00a0\u00bb dans leur syst\u00e8me. Entre les deux ensembles, les \u00ab\u00a0jections\u00a0\u00bb se trouvent \u00eatre au nombre de 3 : l&rsquo;injection dans le vide, la surjection s&rsquo;il y a surcharge, bijection si les \u00e9l\u00e9ments relationnels demeurent inchang\u00e9s en leur nombre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a deux mille ans, l&rsquo;hell\u00e9nistique nommait son syst\u00e8me \u00ab\u00a0baderne\u00a0\u00bb. Les ensembles y \u00e9taient des cercles calculables par le rayon et la constante Pi (22\/7).\u00a0 Les jections y \u00e9taient plut\u00f4t comme des fractales ou des espaces mal nombrables entre les cercles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, de l&rsquo;hell\u00e9nistique jusqu&rsquo;\u00e0 nous, ou, tout au moins, jusqu&rsquo;au 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, ce sont les syst\u00e8mes qu&rsquo;on englobe dans un ensemble divin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le syst\u00e8me, dialectique, pr\u00e9sente l&rsquo;aspect d&rsquo;une croix : les 2 chemins, projet\u00e9s. Du syst\u00e8me 1 au syst\u00e8me 2 s&rsquo;\u00e9tablissent les relations logiques, au nombre de 3 : dans le syst\u00e8me (<span style=\"text-decoration: underline;\">in<\/span>), en dehors (<span style=\"text-decoration: underline;\">ex<\/span>), \u00e0 l&rsquo;interface ou au seuil, en entr\u00e9e ou sortie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais les syst\u00e8mes sont in\u00e9gaux en leurs dur\u00e9es. Seules, les relations sont constantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Quelques exemples<\/span> :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Joachim de Flore nomme \u00ab\u00a0incubation\u00a0\u00bb une petite p\u00e9riode de 900 ans, et \u00ab\u00a0royaume\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0pr\u00e9sence\u00a0\u00bb une p\u00e9riode de 1260 ans, dans l&rsquo;\u00e8re de 2160 ans : 2160 = 900+1260.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rapport de l&rsquo;\u00e8re \u00e0 l&rsquo;unit\u00e9 : 2160\/1260 donne 12\/7 ou (e-1).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De l&rsquo;unit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;incubation, le rapport est 1260\/900 ou 7\/5.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mo\u00efse et Mahomet se fondent sur le nombre 19.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, pour Mo\u00efse, les 19 englobent les 12 tribus et les 7 jours, des nombres qui ne cesseront de jouer, par leurs puissances, tout au long des livres sacr\u00e9s : 12 x 12 = 144, 7 x 7 =49 (la 49<sup>\u00e8me<\/sup> est la sabbatique).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mahomet, le proph\u00e8te, englobe 19 ann\u00e9es en chaque sourate de son Coran. Pour lui, 19 = 11 + 8, les 11 serments (les 11 derniers versets) et les 8 anges gardiens de \u00ab\u00a0la Table Gard\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les hindouistes doublent 7 en 14 (mahayuga). Le doublement de 5 leur donne le 10, les Dix Yugas : 4 + 3 +2 + 1, dans le sens du d\u00e9clin, et le doublement du 50, 100 : 100\/14 = 7,14 (ou e-2 x 10).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ils n&rsquo;ignorent pas le <span style=\"text-decoration: underline;\">Saros<\/span>, de 19 ans lunaires (18 solaires), invent\u00e9 par Meton, au 5<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J-C.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous ces ensembles chronologiques englobent des syst\u00e8mes divers, en projection, et des relations logiques entre les syst\u00e8mes, dont les agents\/sujets seront des entit\u00e9s, des noum\u00e8nes ou des dieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;inverse des badernes ou de nos syst\u00e8mes math\u00e9matiques, qui englobent 2 ensembles (0 et 1), contenant des 2 relations (d&rsquo;\u00e9quivalence ou d&rsquo;ordre), et les 3 jections, entre les ensembles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En se fondant sur les ph\u00e9nom\u00e8nes hogiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 3 jections et les 2 relations ensembli\u00e8res imposent\u00a0 la figure a : une croix ou 2 triangles (un X) entre 2 O.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fig 4\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 O)(O\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 )O(<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(a)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 (b)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 3 relations logiques et les 2 projections syst\u00e9matiques exposent la figure b : un O entre 2 X.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si les 2 branches de l&rsquo;X se nombrent par 24 : 12 x 2, les diam\u00e8tres des cercles se nombrent 15 ou 9. 24 =15 + 9. Dans le rapport : 15\/9 ou 5\/3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si les 2 branches de l&rsquo;X se nombrent 19, les diam\u00e8tres des cercles sont 12 et 7. 19 = 12 + 7, dans le rapport 12\/7 ou (e-1).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb vaut alors 19\/7, UN se nombre 7\/7 et Pi : 22\/7, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans tous les cas, la succession des \u00e8res ou des p\u00e9riodes se pr\u00e9sente comme une cha\u00eene sans fin, de OO ou de XX.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dira que, dans l&rsquo;ensemble ou le syst\u00e8me, les jets et les relations ne cessent d&rsquo;\u00eatre pr\u00e9sents. Mais, quand la relation\/rapport y est, la relation\/r\u00e9cit n&rsquo;y est pas. Ni la projection syst\u00e9matique quand la jection entre les 2 ensembles pr\u00e9vaut. Des lexiques comparables, par leur ambigu\u00eft\u00e9 commune, aux traitements et entretiens des cycles plus grands ou plus petits!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C \u2013 <span style=\"text-decoration: underline;\">Le graal et l&rsquo;or<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Grands ou petits les cycles A opposent seulement 2 modes l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre : la lecture\/l&rsquo;acte ou le change\/le maintien. En \u00ab\u00a0\u00e9tendue\u00a0\u00bb, ils couvrent la carte et le territoire;\u00a0 temporellement, par la pens\u00e9e, ils englobent un pass\u00e9 qu&rsquo;il s&rsquo;agit de maintenir, un futur qu&rsquo;il s&rsquo;agit de faire. Pour reprendre l&rsquo;antinomie de Spinoza : l&rsquo;\u00e9tendue et la pens\u00e9e. C&rsquo;est pourquoi je les retrouve \u00e0 l&rsquo;infini, d&rsquo;une part et, d&rsquo;autre part, au plus profond de la mati\u00e8re dispers\u00e9e. Dans les utopies les plus permanentes et les dipsodies les mieux \u00e9prouv\u00e9es, pour reprendre l&rsquo;antinomie de Rabelais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Moyens, les cycles B opposent seulement 2 modalit\u00e9s de pens\u00e9e l&rsquo;une \u00e0 l&rsquo;autre : le syst\u00e8me et l&rsquo;ensemble. En cet univers tout humain, les composants de l&rsquo;utopie se diront images, contingences (Id\u00e9es, noum\u00e8nes); les constituants de la dipsodie se diront symboles, n\u00e9cessit\u00e9s ou ph\u00e9nom\u00e8nes. S&rsquo;y distinguent les 2 chemins de Poe : cantien (tout \u00e0 la fois de Platon et de Kant), hogien, comme depuis Aristote ou Hegel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aucun de ces cycles A ou B ne dit l&rsquo;Etre en soi, le UN, en tant que \u00ab\u00a0signe\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0indivis\u00a0\u00bb. Par modestie le cantien, par refus et peur le hogien; ou parce que le signe indivis est hors de l&rsquo;image (de l&rsquo;\u00e9tendue) et du symbole (de la pens\u00e9e) : l&rsquo;introuvable ou inefficace sympt\u00f4me, en l&rsquo;asymptote.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne puis cependant dessiner le cercle avant d&rsquo;avoir situ\u00e9 son centre, ni tracer le triangle dans l&rsquo;ignorance de son sommet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne puis dire le pass\u00e9 ou projeter le futur sans m&rsquo;\u00eatre situ\u00e9, en mon entier, <span style=\"text-decoration: underline;\">hic et nunc<\/span>, ici maintenant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9faut de ce centre, de ce sommet, demeure le d\u00e9faut par excellence, l&rsquo;absence absolue. Mais je ne puis le nombrer, car UN est innombrable, fait d&rsquo;une infinit\u00e9 de fractions, ouvert \u00e0 une infinit\u00e9 de factorielles et de fractales. Je ne puis le figurer : chaque point est un support en m\u00eame temps qu&rsquo;un terme, chaque tiret dit une distance (entre 2 points) et une tendance, depuis ce point-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis-je LE nommer? Pas plus que je ne peux nommer Dieu. Car chaque temps, cycle, p\u00e9riode, LUI donne un nom particulier \u2013 ou, plut\u00f4t, 2 noms diff\u00e9rents. Ce fut le dieu de Feu et le dieu de V\u00e9rit\u00e9 pour les fils de Jacob, puis les H\u00e9breux; le dieu d&rsquo;Eau et le dieu du Bien pour les ap\u00f4tres, puis les disciples et les chr\u00e9tiens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une seule chance d&rsquo;ordre en ce chaos : l&rsquo;objet, ou les objets.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car les peuples de l&rsquo;IHV, puis tous les peuples, un jour, ont qu\u00eat\u00e9 une Terre Promise en m\u00eame temps qu&rsquo;honor\u00e9 une Arche (d&rsquo;alliance).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les peuples de l&rsquo;IHS, puis tous les peuples, un autre jour, ont qu\u00eat\u00e9 l&rsquo;Or en m\u00eame temps que voulu ou regrett\u00e9 un Graal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les constituants de la Justice, le peuplement et le d\u00e9peuplement, ne sont plus en rien notre probl\u00e8me : nous ne les concevons plus qu&rsquo;\u00e0 peine. Les constituants de l&rsquo;Amour, le m\u00eame et l&rsquo;autre, nous importent encore : ils tiennent \u00e0 notre chair.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc de l&rsquo;Or et du Graal qu&rsquo;il convient de parler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;aurais tout dit d&rsquo;un mot :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A)\u00a0\u00a0\u00a0 le c\u0153ur de l&rsquo;alchimie, l&rsquo;OR, est une jonction entre 2 disjonctions, un continu entre plusieurs discontinus;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B)\u00a0\u00a0\u00a0 le c\u0153ur des Qu\u00eates, le Graal, est le point o\u00f9 le contenant englobe le contenu, o\u00f9 je ne distingue plus le liquide de la coupe, le sang du ciboire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N&rsquo;en disons pas plus, pour l&rsquo;instant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a \u2013\u00a0 <span style=\"text-decoration: underline;\">l&rsquo;alchimie, l&rsquo;Or<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;historien date son d\u00e9but de \u2013360 (une \u00e9p\u00eetre de D\u00e9mocrite) mais la l\u00e9gende fait d&rsquo;Emp\u00e9docle un alchimiste (il traite de l&rsquo;union et de la d\u00e9sunion) et le philosophe doit reconna\u00eetre dans l&rsquo;agalma de Socrate la qu\u00eate d&rsquo;une union, et dans l&rsquo;amalga du sophiste une disjonction. Emp\u00e9docle et Socrate renvoient \u00e0 \u2013432. D&rsquo;une lecture ou de l&rsquo;autre, c&rsquo;est alors que l&rsquo;alchimie na\u00eet : une simple science des teintures, qu&rsquo;Archim\u00e8de d\u00e9noncera en \u2013220. Il n&rsquo;est question que de donner \u00e0 tel tissu ou \u00e0 telle monnaie de bronze l&rsquo;apparence de l&rsquo;or (ou d&rsquo;une couleur noble, telle que la pourpre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fin de l&rsquo;alchimie, l\u00e9gendairement, par les \u00e9crits, se situe autour de 1800(Cyliani, Cambriel, le Balthazar de Balzac). Historiquement, les imposteurs du 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle d\u00e9noncent sa fin d\u00e8s 1728, par la fin de l&rsquo;\u0153uvre, de l&rsquo;op\u00e9ra en Franc-Ma\u00e7onnerie, puis le comte de Saint-Germain, Cagliostro, mais d&rsquo;abord Law, sous la R\u00e9gence. Le temps est, de nouveau, aux faux-monnayeurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous avons dat\u00e9 le scandale de la fausse monnaie de \u2013220, d&rsquo;Archim\u00e8de. On en parlera encore 4 si\u00e8cles plus tard.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce scandale est de notre \u00e9poque, mais il a pris naissance il y a 4 si\u00e8cles, par l&rsquo;institution de la \u00ab\u00a0comptabilit\u00e9 double\u00a0\u00bb et du cr\u00e9dit : on torture le faux-monnayeur au 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Il se prolongera bien pendant deux si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les vrais qu\u00eateurs suivent Archim\u00e8de : Marie la juive, puis Cl\u00e9op\u00e2tre. Ce sont des chercheuses. Il faudra Pline, au temps de Cl\u00e9op\u00e2tre, pour dire les 4 op\u00e9rations, que symbolisent le Grain, le P\u00e9lican, le Cam\u00e9l\u00e9on ou Salamandre, le Ph\u00e9nix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudra Zozime \u2013 et tous les Aenius ou Olympiodore \u2013 pour dire le Feu (l&rsquo;Arkhon, les anges, l&rsquo;homme d&rsquo;argent) et l&rsquo;Eau (Herm\u00e8s, les d\u00e9mons, l&rsquo;homme de cuivre); entre le 3<sup>\u00e8me<\/sup> et le 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle apr\u00e8s J-C. La distinction : forme\/mati\u00e8re n&rsquo;appara\u00eetra qu&rsquo;au 12<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, par les alchimistes arabes, les premiers kabbalistes, Roscelin et Ab\u00e9lard, Villeneuve, puis Lulle (le Grand Albert ou saint Thomas).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, entre la dialectique : Arkhon\/herm\u00e8s et l&rsquo;antinomie m\u00e9di\u00e9vale : Forme\/mati\u00e8re, entre 700 et 1100, une autre dialectique a pr\u00e9valu, du genre et de l&rsquo;esp\u00e8ce, issue des 2 <span style=\"text-decoration: underline;\">d\u00e9lits<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9lit dit la pierre enterr\u00e9e (comme le Grain). D&rsquo;une pierre enterr\u00e9e, qu&rsquo;on d\u00e9couvre, 3 faces sont visibles sur les 4. Il en manque une : ce manque, 1<sup>er<\/sup> d\u00e9lit, fait que la totalit\u00e9 de la pierre ne soit pas connue du d\u00e9couvreur \u2013 son existence de Signe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 2<sup>\u00e8me<\/sup> d\u00e9lit r\u00e9side dans le joint qui se d\u00e9couvre en la pierre (ou le bloc) arrach\u00e9e \u00e0 la terre. Pour utiliser cet objet, il faut lui arracher les paillettes de l&rsquo;or, ou les feuillets d&rsquo;ardoise, briser le joint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un arrachement, de la terre, r\u00e9pond au 1<sup>er<\/sup> d\u00e9lit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un d\u00e9liement, une rupture du joint, r\u00e9pond au 2<sup>\u00e8me<\/sup> d\u00e9lit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;arrachement recouvre tous les aspects; le d\u00e9liement vient \u00e0 bout du joint. Mais l&rsquo;ensemble des aspects (esp\u00e8ces) et la pr\u00e9sence du joint (genre) ont constitu\u00e9 l&rsquo;Or en soi, selon Etienne. L&rsquo;Or n&rsquo;est rien que la coexistence des aspects et du joint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela (l&rsquo;or) est bien ainsi : l&rsquo;Histoire le d\u00e9montre. Car, \u00e0 mesure que la dissolution s&rsquo;impose, les aspects et le joint se distinguent, ils s&rsquo;opposent, par l&rsquo;attribution du mouvement \u00e0 la forme (Villeneuve, Lulle et les Augustiniens), puis \u00e0 la mati\u00e8re (les Dominicains, Occam et d&rsquo;Autrecourt, Ripley).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du 15<sup>\u00e8me<\/sup> au 19<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, les esp\u00e8ces se font sp\u00e9cialit\u00e9s, par les techniques, puis de pures sp\u00e9culations \u2013 jusqu&rsquo;aux esp\u00e8ces mon\u00e9taires, dans le triomphe du faux-monneyage ou du cr\u00e9dit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le m\u00eame temps, les genres se font les g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s ou l&rsquo;\u0153uvre dangereuse des g\u00e9nies, le g\u00e8ne obscur et t\u00e9n\u00e9breux, qui g\u00eane et le probl\u00e8me \u2013 tragique dans le d\u00e9clin de l&rsquo;Amour \u2013 du m\u00e2le et de la femelle, des genres sexuels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la fin comme au d\u00e9but, non seulement le genre et l&rsquo;esp\u00e8ce apparaissent inconciliables, mais les esp\u00e8ces se diversifient, ainsi que les aspects et les sp\u00e9cialit\u00e9s \u2013 ou l&rsquo;alliage mat\u00e9riel et l&rsquo;effigie trompeuse. Les genres s&rsquo;opposent, se combattent, se nient, qu&rsquo;ils soient sexuels ou d\u00e9moniaques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est alors qu&rsquo;aux deux mati\u00e8res (le soufre et le mercure, l&rsquo;Arkhon\/l&rsquo;Herm\u00e8s, le sec et l&rsquo;humide) qui ne se joignent plus, doit s&rsquo;adjoindre une troisi\u00e8me : le \u00ab\u00a0mixte\u00a0\u00bb jadis, le \u00ab\u00a0sel\u00a0\u00bb \u00e0 partir du 16<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant que les 4 Op\u00e9rations acqui\u00e8rent lentement un sens (chez les Anciens) ou le perdent (chez les Modernes).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b \u2013 <span style=\"text-decoration: underline;\">les qu\u00eates, le Graal<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout autrement se propose le myst\u00e8re du Graal. Depuis le percement du Flanc par la lance l\u00e9gionnaire, qui fit jaillir le Sang R\u00e9al, jusqu&rsquo;au dernier r\u00e9cit des qu\u00eates, sur 1260 ou 1296 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un 1<sup>er<\/sup> temps, les ap\u00f4tres, puis les chevaliers ont bu le sang, sans trop en conna\u00eetre toute la vertu. Puis, le jet s&rsquo;est affaibli, on a d\u00fb qu\u00eater le lieu o\u00f9 il sour\u00e7ait encore. Le type de ces qu\u00eateurs est Gauvain, que caract\u00e9risent son \u00e9lection : il est fils de roi, son entourage : sa famille, car il n&rsquo;affronte que des cousins, des tantes, sa m\u00e8re m\u00eame, et son parcours, de l&rsquo;Est \u00e0 l&rsquo;Ouest, comme les ap\u00f4tres sont all\u00e9s de J\u00e9rusalem \u00e0 Rome, puis en Bretagne et au-del\u00e0. Le Soleil Souverain lui-m\u00eame, par son \u00e9clat, son \u00ab\u00a0jour\u00a0\u00bb et son chemin dans le ciel, du lever au coucher.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un 2<sup>\u00e8me<\/sup> temps, les qu\u00eates ne cherchent plus que la vase ou la coupe \u2013 \u00e0 demi pleine, puis vide : celle dont le contenu, invisible, \u00ab\u00a0gr\u00e9e \u00e0 chacun\u00a0\u00bb. Le type en est Galaad, l&rsquo;orphelin, le jaque, qui va parmi des \u00e9trangers, de l&rsquo;Ouest vers l&rsquo;Est (ainsi qu&rsquo;autrefois les tribus de Mo\u00efse). Ce n&rsquo;est plus le combat qu&rsquo;il cherche et qu&rsquo;il affronte, mais c&rsquo;est le choix au carrefour qui l&rsquo;interpelle, le hante. Car, priv\u00e9 du blason, lui, l&rsquo;orphelin, il a d\u00fb y tracer la croix, avec son sang. Mais ce carrefour, sur son bouclier, est \u00e0 l&rsquo;image de (ou symbolise) les 4 voies entre lesquelles il doit choisir, depuis le pays de Galles jusqu&rsquo;\u00e0 Sarraz, la ville des musulmans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre les deux qu\u00eateurs, le troisi\u00e8me : Perceval ou Parcifal. Un noble, mais priv\u00e9 de son p\u00e8re et de sa famille qui, tant\u00f4t va vers l&rsquo;ouest, sur les pas de Gauvain, tant\u00f4t vers l&rsquo;est, fid\u00e8le compagnon de Galaad, le questionneur \u00e9perdu : qu&rsquo;est-ce que le Graal? Le Sang R\u00e9al ou le vase dont le contenu gr\u00e9e \u00e0 chacun? L&rsquo;amour est-il la prise brutale et passionn\u00e9e de Gauvain, ou le chaste apitoiement de Galaad?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On rejetterait ces qu\u00eates comme l\u00e9gendaires et, de fait, elles ne seront dites que longtemps apr\u00e8s l&rsquo;acte, de Chr\u00e9tien de Troyes, le conteur de Gauvain, avant 1200, \u00e0 la Queste Cistercienne, qui conte Galaad, apr\u00e8s 1200. En 1200, Buron aura dit Perceval.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, de 1100\/1120 jusqu&rsquo;\u00e0 1200, ce sont les actes du 5<sup>\u00e8me<\/sup> au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle que les conteurs auront dits : l&rsquo;histoire du Roi Arthur et de ses chevaliers. De 1200 \u00e0 1260\/90, ce sont les actes de Perceval et de Galaad que les conteurs diront (tous accomplis au-del\u00e0 de la mort du Roi, le roi \u00ab\u00a0fait n\u00e9ant\u00a0\u00bb).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car les premiers n&rsquo;ont servi que le Roi. Les seconds n&rsquo;ont voulu que le gu\u00e9rir, puis que le pleurer. Le trouble de Perceval n&rsquo;est pas la fin du Christ-Amour : le dieu n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 si grand, si puissant sur la terre enti\u00e8re. C&rsquo;est la disparition du Christ-Roi, dont la croix ne sera plus que de bois d\u00e9sormais, par d\u00e9cision conciliaire, au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle pr\u00e9cis\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le C\u0153ur<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En son attente, il a \u00e9t\u00e9 qu\u00eat\u00e9 \u2013 ou bien \u0153uvr\u00e9 &#8211;\u00a0 comme un Royaume (une Terre Promise, 2160 ans plus t\u00f4t). Mais cette Terre Promise \u00e9tait l&rsquo;Egypte, enfin perdue. Ce Royaume avait besoin d&rsquo;un roi, le Souverain aboli. Ce qui survit? L&rsquo;Arche ou le Graal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fin de la Vierge a fait la fin de la Terre Promise premi\u00e8re; la fin du Roi a fait la fin du premier Graal. Le temps qui s&rsquo;ouvre, tribal ou f\u00e9odal, ne conna\u00eetra, pour quelques si\u00e8cles, que la pluralit\u00e9 des juges ou des saints.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette Terre, ce Royaume, ce C\u0153ur n&rsquo;\u00e9tait donc pour l&rsquo;homme qu&rsquo;une absence? La terminaison d&rsquo;Eurydice, de Sita dans l&rsquo;Inde, d&rsquo;Izanami au Japon, d&rsquo;Iphig\u00e9nie en Gr\u00e8ce antique; ou celle du Roi (fait n\u00e9ant). Mais c&rsquo;est le dieu de Justice, alors, qui s&#8217;empare de l&rsquo;humain; ou le dieu d&rsquo;Amour qui le d\u00e9vore \u2013 universellement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La promesse de Dieu aux patriarches : \u00ab\u00a0Je vous donnerai l&rsquo;Egypte\u00a0\u00bb, s&rsquo;est bris\u00e9e en Josephe, le dernier patriarche : \u00ab\u00a0Vous devrez quitter l&rsquo;Egypte un jour\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La promesse de Dieu aux ap\u00f4tres : \u00ab\u00a0Je serai toujours avec vous\u00a0\u00bb, s&rsquo;est rompue en Jean, le dernier ap\u00f4tre : \u00ab\u00a0Je ne serai pas toujours avec vous\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;une certaine mani\u00e8re, le C\u0153ur est ce point o\u00f9 la promesse : \u00ab\u00a0je te donne l&rsquo;Eden\u00a0\u00bb, faite au 1<sup>er<\/sup> Adam, s&rsquo;inverse dans le d\u00e9fi : \u00ab\u00a0tu ne toucheras pas \u00e0 l&rsquo;Arbre\u00a0\u00bb, impos\u00e9 au 2<sup>\u00e8me<\/sup> Adam, m\u00e2le, non plus androgyne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, en ce c\u0153ur, il est exig\u00e9 de l&rsquo;humain qu&rsquo;il ne vive plus pour lui-m\u00eame, servi par Dieu, mais pour Dieu, dont la vocation \u00e9chappe enti\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;humain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Royaume, la Pr\u00e9sence plus g\u00e9n\u00e9ralement, est l&rsquo;entr\u00e9e dans la nuit ou la T\u00e9n\u00e8bre, qui se disent Minuit ou la No\u00ebl, le point o\u00f9 la lumi\u00e8re rena\u00eet. Ce n&rsquo;est jamais que le c\u0153ur de l&rsquo;ombre, l&rsquo;indiscernable mais irrejetable Unit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la Terre ou de l&rsquo;Or perdus, de l&rsquo;av\u00e8nement de l&rsquo;Arche ou du Graal, ce c\u0153ur se situe en un seul point : la naissance de Mo\u00efse, jouant l&rsquo;Osiris sauv\u00e9 des eaux, ou celle de Charlemagne; ou de leurs p\u00e8res, vers 1500 avant J-C, ou vers 660.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le temps du miracle dure les 107 ans, \u00e0 12 ans pr\u00e8s. Il s&rsquo;ach\u00e8ve par la fin de l&rsquo;Exode (-1392?) ou par la fin des pr\u00e9curseurs, maires du Palais, et l&rsquo;av\u00e8nement de Charlemagne (768). Le temps de l&rsquo;Or r\u00e9uni (esp\u00e8ce et genre) mais du roi fait n\u00e9ant, ou de Perceval, si je traite de la seule \u00e8re chr\u00e9tienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/figure51.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-192\" title=\"figure51\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/figure51.jpg\" alt=\"\" width=\"1683\" height=\"288\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/figure51.jpg 1683w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/figure51-300x51.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/figure51-1024x175.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1683px) 100vw, 1683px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les triangles et la croix<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi se constitue l&rsquo;\u00e9trange figure \u2013 la plus banale \u2013 o\u00f9 la seule croix compose, ou recompose les triangles (4).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, \u00e9trangement, la r\u00e9duction des cycles s&rsquo;accompagne n\u00e9cessairement de la multiplication des nombres utilis\u00e9s, du plus vaste concept \u00e0 l&rsquo;objet le plus court.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;infini, les cycles A n&rsquo;ordonnent que les 2 voies, du traitement et de l&rsquo;entretien. Mais le d\u00e9doublement de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre en lecture, acte, change ou maintien, m&rsquo;impose \u2013 avant que d&rsquo;en traiter ou de m&rsquo;en entretenir \u2013 le change des 2 en 4 \u2013 et le maintien de cette quadrilogie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les cycles moyens, humains, se fondent aussi sur les 2 : le jet et la relation, puis les 2 relations internes \u00e0 chaque ensemble, ou les 2 projections internes \u00e0 tout syst\u00e8me. Mais ni le syst\u00e8me ne se constitue sans admettre les 3 jections, ni l&rsquo;ensemble ne s&rsquo;image sans tenir compte des 3 relations logiques. Ambitieux, le synth\u00e9tiseur \u2013 le rationaliste Bureau ou l&rsquo;adepte maudit de l&rsquo;Apocalypse \u2013 devra donc jouer du 6 : les dimensions de l&rsquo;Algorithme universel ou le nombre de la B\u00eate. 3 x 2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les cycles objectifs \u2013 C &#8211;\u00a0 ne jouent plus des 2 : l&rsquo;objet n&rsquo;est qu&rsquo;UN : l&rsquo;or ou le graal. Mais l&rsquo;alchimie d&rsquo;une part, la Qu\u00eate de l&rsquo;autre se fondent essentiellement sur les 3 et les 4 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">soit les 4 op\u00e9rations (et leurs symboles animaux), les 3 mati\u00e8res, trait\u00e9es en chaque op\u00e9ration;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">soit\u00a0 les 3 personnages qu\u00eateurs (et les p\u00e9riodes successives de leur action, puis des lectures qu&rsquo;on peut en faire), mais les 4 instruments dont ils usent tous trois : la table, la coupe, l&rsquo;arche, l&rsquo;arme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 3 demeurent immuables, immuables et reconnaissables d&rsquo;un cycle \u00e0 l&rsquo;autre, m\u00eame si les formes du vocable se modifient, comme des 3 pouvoirs \u00e9gyptiens (l&rsquo;Akh, le Ba, le Ka) aux 3 vertus de Platon, aux 3 Arts de Bo\u00e8ce, aux 3 Personnes d&rsquo;Erigene, aux 3 Jugements de Kant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 4 se diversifient sans fin : les 4 op\u00e9rations dans les 12 phases de l&rsquo;\u0153uvre, les 4 instruments, par le doublement, la quadrature (contenu\/contenant, continuit\u00e9\/discontinuit\u00e9), puis les 8 et les 64 du Yi King, les 32 voies de la Kabbale, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour ne dire que le doublement :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la Table est d&rsquo;Emeraude : le j\u00e2kut, issue d&rsquo;Herm\u00e8s, ou Ronde, la table des Elus (ap\u00f4tres ou chevaliers) . Mais ce put \u00eatre, en un autre cycle, de la Justice, la Table des lois de Mo\u00efse, la Table Gard\u00e9e de l&rsquo;Islam;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la\u00a0 Coupe est le r\u00e9cipient (plein ou vide), mais aussi le partage \u2013 et le blason, le plan, le cadastre n\u00e9 du partage;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l&rsquo;Arme est l&rsquo;\u00e9p\u00e9e, par excellence (d&rsquo;estoc ou de taille), et ce qui p\u00e9n\u00e8tre : la lance, la fl\u00e8che, ou ce qui taille : les couteaux, les ciseaux; aussi anciens, les uns, les autres, que le silex;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l&rsquo;Arche est un pont qui enjambe le fleuve, la rivi\u00e8re (Gauvain en rencontre un grand nombre sur son chemin) \u2013 ou le bateau, la nef, que Galaad utilise souvent. D&rsquo;alliance ou maritime, d\u00e9j\u00e0, pour les No\u00e9 de Sumer et de la Bible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme \u00e9ternels, ces instruments, dans leurs \u00ab\u00a0mentions\u00a0\u00bb, leurs formes vocatives, mais, d&rsquo;une p\u00e9riode \u00e0 l&rsquo;autre, divers en leur \u00ab\u00a0usage\u00a0\u00bb, leurs emplois, les sens donn\u00e9s aux mots.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus subtilement, les 4 op\u00e9rations de l&rsquo;alchimie renvoient aux 4 \u00e9l\u00e9ments de Sumer, aux 4 cardinaux des H\u00e9breux, aux 4 jeux de Platon, aux 4 \u00ab\u00a0sciences\u00a0\u00bb de Bo\u00e8ce. Les 4 instruments renvoient aux 4 fleuves de l&rsquo;Eden, aux 4 patriarches, aux 4 Evangiles, fondements des religions ma\u00eetresses, et de l&rsquo;Islam aussi, par les 4 califes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elles-m\u00eames 4, les religions encore dicibles :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">du cr\u00e9ateur Mardouk (d&rsquo;Apis ou de Rudra ailleurs);<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">du\u00a0 justicier IHV (Brahm\u00e2, Amon ou Zeus ailleurs);<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de l&rsquo;amant IHS (le Bouddha ou Quetzalcoatl);<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">de l&rsquo;esprit libre ou de libert\u00e9 ailleurs, par l&rsquo;Islam et par toutes les sectes messianistes depuis le Moyen Age finissant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, chacun de ces dieux embrasse les 3 personnes : de Terre, Mardouk, de Feu IHV, d&rsquo;Eau l&rsquo;IHS, d&rsquo;Air le Lib\u00e9rateur \u00e0 na\u00eetre. Et ces 4 englobent les 12 (4 x 3) en m\u00eame temps que chacun des 4 recouvre les 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par les Fils ou les Tribus, les Ap\u00f4tres ou les Chevaliers, les Signes du Zodiaque \u00e0 coup s\u00fbr, que Sumer connaissait d\u00e9j\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pourrait dire, plus simplement, que les 3 renvoient aux 3 jections syst\u00e9matiques, aux 3 relations logiques, ensembli\u00e8res; les cycles C reproduisent, en les affinant, les cycles B.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais que les 4 renvoient \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternel (les A) : la lecture et l&rsquo;acte, le change et le maintien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si LA question exige une telle complexit\u00e9 et de tels retours, de l&rsquo;objet dernier au concept premier, plus que jamais l&rsquo;autre question se pose : Pourquoi ce pourquoi? Ou bien, si cette question s&rsquo;explique par un manque, de la promesse au d\u00e9fi, ou d&rsquo;un d\u00e9lit \u00e0 l&rsquo;autre, pourquoi l&rsquo;homme\/JE ne peut-il se satisfaire de ce d\u00e9faut, qui le fait ce qu&rsquo;il est? Sans rechercher plus loin, questionner plus avant\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi cette question?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;insatisfaction<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la question : pourquoi ce Pourquoi (cela est-il l\u00e0 plut\u00f4t qu&rsquo;une autre chose?), je dois r\u00e9pondre, comme \u00e0 toute autre : <span style=\"text-decoration: underline;\">pour que <\/span>ou <span style=\"text-decoration: underline;\">parce que<\/span>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Parce que, nous le constatons, est un pi\u00e8tre myst\u00e8re. Il n&rsquo;appelle qu&rsquo;une r\u00e9ponse : le manque, l&rsquo;absence. Cela ne peut \u00eatre l\u00e0, ni le dit dans l&rsquo;acte, ni le maintien dans le change, ni \u00e0 l&rsquo;inverse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela ne doit pas \u00eatre l\u00e0 : ni le rapport dans le r\u00e9cit (en relation), ni la projection \u2013 magique \u2013 dans la jection math\u00e9matique, bien qu&rsquo;un syst\u00e8me comporte des ensembles, et l&rsquo;ensemble des syst\u00e8mes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Historiquement ou l\u00e9gendairement, cela n&rsquo;est pas l\u00e0, ni l&rsquo;esp\u00e8ce et le genre dans le Graal, ni le vide et le plein dans l&rsquo;Or, bien que les Qu\u00eates soient contenues en l&rsquo;alchimie, comme 1260 en 2160. Mais le 4 dans le 3, chacun des 3 ici : les 3 dans le 4, chacun des 4 l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Pour que appelle de tout autres r\u00e9ponses.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On pose la question par d\u00e9sir ou besoin que cela soit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou par refus et peur que cela soit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Parce que, au mieux, sont des cercles, concentriques ou non.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je traite des objets, l&rsquo;Or ou le Graal, l&rsquo;alchimie encercle les qu\u00eates. Mais, alors que le Graal n&rsquo;est plus qu&rsquo;un souvenir et l&rsquo;or en soi qu&rsquo;une nostalgie, le symbole, par le syst\u00e8me, et les images en leur ensemble hantent nos amphith\u00e9\u00e2tres et nos laboratoires, sous les noms de \u00ab\u00a0mythes\u00a0\u00bb l&rsquo;ethnologie, et de g\u00e8nes, de virus, de prions, de fractales math\u00e9matiques toutes nos biotechniques ou bio quelque chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, au-del\u00e0 des ensembles mythiques et des syst\u00e8mes dits rationnels, les cycles A et leur quadrilogie (acte\/lecture, maintien\/change) constituent plus que jamais les cadres de l&rsquo;informatique et de ses m\u00e9dia. J&rsquo;en donnerai ce seul exemple : les bulletins publicitaires remis par les grandes firmes pharmaceutiques \u00e0 leurs repr\u00e9sentants (visiteurs m\u00e9dicaux) pour \u00eatre distribu\u00e9s \u00e0 leurs destinataires : les m\u00e9decins clients.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces destinataires sont de quatre sortes (esp\u00e8ces? Genres?), d\u00e9duites de deux dialectiques compl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les m\u00e9decins th\u00e9oriciens (vou\u00e9s au discours) ou praticiens, auxquels seule importe l&rsquo;action m\u00e9dicale; s\u00fbrs d&rsquo;eux et de leurs doctrines les premiers, plus humbles les seconds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les m\u00e9decins progressistes remettent tout en question, par leur foi en l&rsquo;avenir (et traitent volontiers d&rsquo;erreur le traitement ancien). Le conservateur n&rsquo;admettra pas si volontiers l&rsquo;erreur, mais il craindra le d\u00e9lire du \u00ab\u00a0savant fou\u00a0\u00bb. Il s&rsquo;en tient au seul \u00e9prouv\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cela ne veut pas dire que le th\u00e9oricien conservateur soit pire que le praticien progressiste, en leurs extr\u00eames. Ni que le th\u00e9oricien progressiste vaille mieux que le praticien r\u00e9trograde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous les 4 diront se fonder sur le sympt\u00f4me. Mais comment le sympt\u00f4me de l&rsquo;un serait-il le sympt\u00f4me de l&rsquo;autre, en acte ou en lecture, change ou maintien?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On voit qu&rsquo;ici et l\u00e0, la seule r\u00e9ponse : le sympt\u00f4me, ou le choix de la r\u00e9ponse tient \u00e0 des questions diff\u00e9rentes, que posent des m\u00e9decins tout autres. O\u00f9 l&rsquo;un voit une preuve de ses th\u00e9ories, l&rsquo;autre voit un espoir, une foi en ses pratiques. O\u00f9 l&rsquo;un voit une projection \u2013 possible \u2013 du progr\u00e8s, l&rsquo;autre ne distingue que telle jection, en exc\u00e8s ou en manque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La r\u00e9ponse tient \u00e0 la question. Pourquoi ce sympt\u00f4me est-il l\u00e0? Ceci ou cela en leurs d\u00e9finitions, d\u00e9pendent du questionneur (et, accessoirement, de l&rsquo;insatisfaction du patient, du malade).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De Spinoza jusqu&rsquo;\u00e0 Lacan, sur les trois si\u00e8cles, il appara\u00eet que le chercheur (ou le cr\u00e9ateur) qui n&rsquo;atteint pas \u00e0 cette quadrilogie tr\u00e9buche en toute dialectique : la pens\u00e9e\/l&rsquo;\u00e9tendue, le noum\u00e8ne\/le ph\u00e9nom\u00e8ne, la substance\/l&rsquo;essence, l&rsquo;image ou le symbole. Cependant, une douzaine d&rsquo;\u00e9crivains, po\u00e8tes ou philosophes, depuis 1800 jusqu&rsquo;\u00e0 notre \u00e9poque, ont tent\u00e9 de sauver les deux dialectiques, par une antinomie tout autre, de l&rsquo;\u0153uvre, \u00e0 d\u00e9faut de l&rsquo;alchimie, de la fonction, au-del\u00e0 des Qu\u00eates.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce pourrait \u00eatre Goethe et son Faust, Balzac, en ses Lambert et Balthazar\u00a0 (le romantisme \u00e0 son terme) et Verne en son premier ouvrage,<span style=\"text-decoration: underline;\"> Ma\u00eetre Zacharius<\/span>, qui disent l&rsquo;Oeuvrier en son d\u00e9clin. Puis\u00a0 Courteline (Les Ronds-de-cuir) et Kafka, son arpenteur K, ainsi que beaucoup d&rsquo;autres en notre 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, les premiers semblent aboutir, \u00eatre recens\u00e9s, par une nouvelle de Melville : <span style=\"text-decoration: underline;\">Le campanile<\/span>; les seconds jaillir, \u00eatre suscit\u00e9s, par le personnage du m\u00eame auteur : Bartleby. Le Campanile raconte le destin d&rsquo;un ouvrier du Moyen Age : le M\u00e9canicien; Bartleby annonce, proph\u00e9tise le fonctionnaire kafka\u00efen, puis stalinien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le jaque et le maudit<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La nouvelle m\u00e9di\u00e9vale raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un m\u00e9canicien qui r\u00eave de cr\u00e9er le jaque-marteau, le jaquemart automate, qui sonnera les heures \u2013 comme Zacharius, l&rsquo;horloger m\u00e9di\u00e9val, voudra cr\u00e9er le mouvement perp\u00e9tuel, et y parvient par l'\u00a0\u00bb\u00e9chappement\u00a0\u00bb, ou Balthazar renouveler l&rsquo;alchimie par le bon emploi des p\u00f4les \u00e9lectromagn\u00e9tiques. Dans une autre nouvelle de Balzac, un autre personnage, ma\u00eetre Cornelius, nous appara\u00eet plus inspir\u00e9 par Faust : il veut pr\u00e9server son avoir, son or, comme l&rsquo;autre sa jeunesse. Il cache son tr\u00e9sor si bien, pendant le jour, qu&rsquo;il ne retrouve plus la nuit et crie au vol.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le m\u00eame secret, la m\u00eame cache, (le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9lit) est un \u00e9l\u00e9ment primordial dans le destin de l&rsquo;oeuvrier, m\u00e9canicien, horloger ou orf\u00e8vre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qu&rsquo;il s&rsquo;agit de cacher est toujours un crime : le pacte avec le diable, les vols de l&rsquo;usurier, le meurtre que le m\u00e9canicien a commis, cachant le corps de sa victime dans le bronze de la cloche. D&rsquo;o\u00f9, la fin effroyable de Faust, de Zacharius, de Balthazar, et celle du M\u00e9canicien, tu\u00e9 par son automate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Melville, pourtant, caract\u00e9rise son h\u00e9ros par un trait plus particulier. C&rsquo;est un jaque, un enfant trouv\u00e9. On notera que Faust aussi ignore son origine, que Zacharius et Balthazar (Cornelius?) sont des juifs, qui ont rejet\u00e9 leur dieu, ou des rejetons douteux d&rsquo;une race appauvrie. Tous, ils vivent pour leur or, ou pour cette passion vaine d&rsquo;\u00eatre enfin glorifi\u00e9s, gr\u00e2ce \u00e0 une invention g\u00e9niale \u2013 et restitu\u00e9s en leur jeunesse, une origine privil\u00e9gi\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Leur insatisfaction \u2013 causale \u2013 s&rsquo;exprime ainsi : \u00ab\u00a0Pourquoi cela (le nouveau croyant) est-il l\u00e0, dans le Temple, en la pr\u00e9sence de Dieu, plut\u00f4t que moi? Pourquoi ne suis-je pas l&rsquo;\u00e9lu?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce d\u00e9sespoir est ce qui <span style=\"text-decoration: underline;\">cause<\/span> le crime, sa cache et la fin terrible du maudit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;\u00e9lu et le fonctionnaire<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tout autre est le fonctionnaire de Melville, de Courteline ou de Kafka. Il na\u00eet de son \u00e9lection, de sa nomination au poste que, d\u00e9sormais, il devra occuper, chez le notaire, dans un service minist\u00e9riel ou au Ch\u00e2teau. Elu du peuple (c&rsquo;est la m\u00eame chose), il aura son si\u00e8ge au S\u00e9nat ou \u00e0 la Chambre des d\u00e9put\u00e9s, sinon au Comit\u00e9 Central.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dira que ces \u00e9lus aussi commettent des crimes : une d\u00e9claration de guerre ou le goulag. Mais il n&rsquo;est de crime qu&rsquo;individuel (pr\u00e9m\u00e9dit\u00e9). La fonction l\u00e9gitime tout acte, puisqu&rsquo;elle l&rsquo;exige, serait-elle pire, en ses effets, que le forfait individuel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9 la question : \u00ab\u00a0Quelle est au juste ma fonction?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi m&rsquo;a-t-on \u00e9lu? La folie s&rsquo;annonce l\u00e0, de K. ou du Rond-de-cuir, de Bartleby. Par l&rsquo;oubli ou la perte, ou la non-connaissance du document premier, de la lettre d&#8217;embauche ou de l&rsquo;assignation, qui, en d\u00e9finissant l&rsquo;objet de l&rsquo;\u00e9lection, innocente du crime.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni l&rsquo;arpenteur ni le chef de service d\u00e9ment du Service des D\u00e9p\u00f4ts ne trouveront la lettre du Ch\u00e2teau ou le dossier perdu. Quant \u00e0 Bartleby, le copiste, quand il re\u00e7oit un ordre \u00e9crit, d&rsquo;avoir \u00e0 quitter l&rsquo;Etude du notaire, ou d&rsquo;aller en prison plus tard, il y ob\u00e9it toujours sans surseoir; car il ne s&rsquo;est jamais r\u00e9volt\u00e9, <span style=\"text-decoration: underline;\">pr\u00e9f\u00e9rant<\/span> seulement (lui, le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, l&rsquo;\u00e9lu) ne pas quitter son bureau, ne pas copier, ne pas travailler ou m\u00eame ne pas recevoir de traitement, de salaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ces ordres d&rsquo;expulsion ou d&#8217;emprisonnement ne seront pas la vraie Lettre, esp\u00e9r\u00e9e toute une vie ou depuis le premier poste, nous dit enfin Melville, au D\u00e9p\u00f4t des Lettres au rebut, non d\u00e9livr\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une autre nouvelle, <span style=\"text-decoration: underline;\">La colonie p\u00e9nitentiaire<\/span>, Kafka, de m\u00eame, fonde sa \u00ab\u00a0machine c\u00e9libataire\u00a0\u00bb, quadrilogique, sur des lettres, inscrites, non lisibles, sur le ruban d&rsquo;en haut, et inscrites \u00e0 nouveau, dans la chair du coupable, qui n&rsquo;a pas su les lire. A la fin du supplice, le condamn\u00e9 mourra dans \u00ab\u00a0une explosion de joie\u00a0\u00bb, comme Bartleby heureux contre son mur. Mais le tortionnaire, qui veut v\u00e9rifier l&rsquo;appareil, ne conna\u00eetra que l&rsquo;horreur d&rsquo;une mort sans rachat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(On se rappellera le roman d&rsquo;un autre auteur, contemporain de Poe, Hawthorne, o\u00f9 \u00ab\u00a0la lettre \u00e9carlate\u00a0\u00bb se subdivise de m\u00eame, cousue sur le v\u00eatement de la coupable, une adult\u00e8re, inscrite dans la poitrine de son amant, un pr\u00eatre. L&rsquo;explosion de joie leur est la naissance d&rsquo;une fille, \u00ab\u00a0ange de l&rsquo;avenir\u00a0\u00bb, que la foule meurtri\u00e8re reconna\u00eetra un jour pour ce qu&rsquo;elle est).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme l&rsquo;oeuvrier, le jaque, est destin\u00e9 au crime et \u00e0 sa cache, le fonctionnaire, l&rsquo;\u00e9lu l&rsquo;est-il au sacrifice, \u00e0 la d\u00e9voration, pour lui-m\u00eame salvatrice?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le tra\u00eetre et l&rsquo;otage<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelque part dans le Temps, le jaque et l&rsquo;\u00e9lu se joignent : Gauvain le fils de roi et Galaad, le sans-p\u00e8re, en Perceval. Ou les fils de Jacob et les tribus en l&rsquo;homme Mo\u00efse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ils s&rsquo;\u00e9taient joints d\u00e9j\u00e0, dans le conflit, quatre ou cinq si\u00e8cles plus t\u00f4t (430 ans, selon la Bible), dans le dernier patriarche : Josephe, ou le dernier \u00e9vang\u00e9liste : Jean.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses fr\u00e8res (le plus acharn\u00e9 d&rsquo;entre eux : Juda) ont vendu Josephe aux marchands; un autre tra\u00eetre, Judas, vend \u2013 il doit \u2013 J\u00e9sus aux hommes du Sanh\u00e9drin. Le tra\u00eetre est toujours Juda(s), la victime Yesouah ou Yoshua. Le bravache, le h\u00e9ros, mais l&rsquo;ambitieux d&rsquo;abord, le press\u00e9, le forcen\u00e9, contre le sage ou le saint, dont Josephe et J\u00e9sus portent \u00e9galement le S.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment le jaque ouvrier devient-il ce tra\u00eetre, ce criminel? Comment l&rsquo;\u00e9lu, le grand innocent devient-il cette victime? Nous l&rsquo;avons vu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est non moins s\u00fbr, \u00e9vident, que, dans le premier rapport, le tra\u00eetre doit se saisir de l&rsquo;\u00e9lu, faire de lui son otage, le mener au supplice. Mais le tra\u00eetre devra cacher son crime \u2013 pendant 30 ans; et la victime devenir la nourriture de son peuple tout entier \u2013 <span style=\"text-decoration: underline;\">l&rsquo;hostis<\/span>, l&rsquo;\u00e9tranger au monde des oppresseurs, puis le pain sans levain, <span style=\"text-decoration: underline;\">l&rsquo;hostie<\/span>. On notera que Josephe, grand ministre d&rsquo;Egypte, nourrit d&rsquo;abord ses fr\u00e8res, avant de les accueillir et d&rsquo;en faire les ma\u00eetres de l&rsquo;Egypte, comme J\u00e9sus nourrit d&rsquo;abord ses ap\u00f4tres avant de conqu\u00e9rir le monde par eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, c&rsquo;est le m\u00eame Josephe qui dit aux Fr\u00e8res : \u00ab\u00a0Vous ne resterez pas toujours en Egypte\u00a0\u00bb, et c&rsquo;est le m\u00eame \u00e9vang\u00e9liste, Jean, qui fait dire \u00e0 son Christ : \u00ab\u00a0Je ne serai pas toujours parmi vous\u00a0\u00bb. Le point o\u00f9 la Promesse se change en D\u00e9fi. La promesse s&rsquo;accomplira 432 ans plus tard, par l&rsquo;Arche de Mo\u00efse ou le Graal de Perceval. Mais cet accomplissement sera concomitant avec la qu\u00eate d&rsquo;une autre Terre Promise, d&rsquo;un autre Or, en la mort de la Pr\u00e9servatrice (la Vierge) ou d&rsquo;un autre Souverain (Lion). Par l&rsquo;Exode ou le \u00ab\u00a0roi fait n\u00e9ant\u00a0\u00bb. Le d\u00e9fi s&rsquo;\u00e9ploiera, se manifestera (par le Fl\u00e9au), s&rsquo;incarnera pleinement (dans le refus des dieux) pendant les mille ans, plus ou moins.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour que la charit\u00e9 succ\u00e8de \u00e0 la justice, ou le Paraclet, le Libre Esprit, \u00e0 la charit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces contingences mythiques \u2013 en leur contingentement \u2013 nous ont \u00e9loign\u00e9s de la jonction premi\u00e8re, du tra\u00eetre et de l&rsquo;otage, et de la seconde, l&rsquo;Unit\u00e9 m\u00eame, de l&rsquo;accord indivis de l&rsquo;image et du symbole : le sympt\u00f4me divin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, le d\u00e9positaire des lettres, le Facteur dit \u00e0 la fois le voyageur r\u00e9duit \u00e0 sa tourn\u00e9e et celui qui fait, l&rsquo;oeuvrier. Et l&rsquo;\u00e9lu\/otage se dit aussi bien d&rsquo;un seul mot : l&rsquo;Enfant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le facteur conduit au sens : il distribue les lettres \u00e0 leurs destinataires, qui peuvent lire. Mais il ignore son origine, il est un jaque, et c&rsquo;est ce qu&rsquo;il ne peut supporter, car pour lui il n&rsquo;est pas d&rsquo;\u00e9lection \u00e0 attendre. Il lui faut trouver, inventer, construire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;enfant est r\u00e9duit au cens, au recensement qui l&rsquo;a \u00e9lu (\u00e0 la vie). Il ignore tout du sens, de son \u00e9lection, de sa mission, de sa vocation, sauf cela : il est n\u00e9 pour \u00eatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est l&rsquo;ignorance de son origine qui porte le facteur, l&rsquo;enfant trouv\u00e9, (mais le traducteur, plus simplement) \u00e0 \u0153uvrer, plut\u00f4t que de traduire, \u00e0 commettre le meurtre et en p\u00e9rir. C&rsquo;est l&rsquo;ignorance de la Lettre, autre innocence, qui conduit l&rsquo;\u00e9tranger, l&rsquo;otage, \u00e0 se faire une nourriture, l&rsquo;hostie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La figure est telle (le facteur bien avant le nouveau-n\u00e9, comme le sophiste avant le Fils, ou le Franc-ma\u00e7on sp\u00e9culatif avant l&rsquo;Esprit) :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG61.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-193\" title=\"FIG61\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG61.jpg\" alt=\"\" width=\"2003\" height=\"184\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG61.jpg 2003w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG61-300x27.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG61-1024x94.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 2003px) 100vw, 2003px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le vrai facteur, annonciateur, bien s\u00fbr, n&rsquo;est pas le sophiste, ou le sp\u00e9culatif. C&rsquo;est Socrate ou, mieux, Diotime, les inspirateurs de Platon; ou Jean-Jacques Rousseau et les M\u00e8res qui\u00e9tistes et occultistes, les inspirateurs de Kant. Plus qu&rsquo;\u00e0 de mi des \u00e9lu(e)s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Lequel pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;autre?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On en discutera longtemps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les auteurs que nous avons cit\u00e9s : Balzac ou Verne d&rsquo;une part, Courteline et Kafka de l&rsquo;autre \u2013 et pour Melville, leur joint, il ne fait pas de doute que le facteur oeuvrier, le jaque, a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le fonctionnaire (L\u00e9nine le croira encore), parce que le Moyen Age a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 les Temps Modernes, ou l&rsquo;\u0153uvre de la foi les \u00e9garements de la raison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais est-ce bien s\u00fbr?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La fin du Moyen Age a eu ses tortionnaires, ses rationalistes (l&rsquo;Inquisition) puis les b\u00fbchers de Calvin, la Saint-Barth\u00e9lemy mais les atrocit\u00e9s de Cromwell : des cr\u00e9ateurs au premier chef, de quelle utopie?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les temps dits \u00ab\u00a0modernes\u00a0\u00bb ont eu leurs victimes, parmi les d\u00e9fenseurs de la Libert\u00e9 surtout : qui\u00e9tistes, camisards, romantiques, maudits. Mais ni le Moyen Age n&rsquo;avait d&rsquo;otages, sorci\u00e8res ou Fr\u00e8res du Libre Esprit, ni les temps dits modernes n&rsquo;ont manqu\u00e9 de bourreaux, de Robespierre \u00e0 Staline. Victimes et tra\u00eetres sont de tous les temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est exact que, sur 30 ans, le dit du dernier romantique (Gautier) pr\u00e9c\u00e8de celui du premier expliciteur de l&rsquo;Evolution (Bergson); et que, sur trois si\u00e8cles, l&rsquo;\u0153uvre de Shakespeare, le g\u00e9nie, avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 de m\u00eame Darwin. Mais Shakespeare regardait vers l&rsquo;avenir : un dieu \u00e0 na\u00eetre, et Gautier vers le pass\u00e9 : les dieux-r\u00eaves. Darwin regardait vers le pass\u00e9 : les origines de l&rsquo;homme, et Bergson vers l&rsquo;avenir : l&rsquo;homme \u2013 machine \u00e0 faire les dieux. Lesquels \u00e9taient facteurs, lesquels \u00e9lus? Pour y comprendre quelque chose, il nous faut remonter plus avant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gautier explique Shakespeare, et le tue en l&rsquo;expliquant. Bergson commente Darwin et alimente sa doctrine en l&rsquo;exaltant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or? Un unique objet\/sujet est \u00e0 la source du nouveau Prom\u00e9th\u00e9e de Shakespeare : son Caliban de <span style=\"text-decoration: underline;\">La Temp\u00eate<\/span>, et de l&rsquo;homme-singe de Darwin, l&rsquo;Indien de la Terre de Feu, que Magellan d\u00e9crit en ses voyages, sans le juger. Shakespeare a lu le Voyage, Darwin l&rsquo;a recommenc\u00e9. Le po\u00e8te y voit \u2013 par l&rsquo;essor m\u00eame de son g\u00e9nie \u2013 le semblable du Prom\u00e9th\u00e9e d&rsquo;Eschyle (ne doutant pas d&rsquo;\u00eatre lui-m\u00eame l&rsquo;Eschyle des Nouveaux Temps). Car Prom\u00e9th\u00e9e, avant le t\u00e9n\u00e9breux sauvage, avait accept\u00e9 d&rsquo;\u00eatre l&rsquo;otage, la victime des Blancs (ou des Vautours) pour que, dans le futur, un autre dieu soit. Dans le sauvage, Darwin ne voit qu&rsquo;un homme-singe : tous les hommes \u00e9tant \u00e9gaux, selon le dogme sp\u00e9culatif, il tient la preuve que tous les hommes furent d&rsquo;abord des singes \u2013 et que Dieu n&rsquo;existe pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En un peu moins de trois si\u00e8cles, Shakespeare d\u00e9clinera en Gautier : le R\u00eave cr\u00e9ateur en r\u00eave suspect\u00e9. En un peu plus de 30 ans, Bergson sauvera Darwin, prouvant de la sorte non seulement le bien-fond\u00e9 de l&rsquo;\u00e9volutionnisme mais son ouverture \u00e0 l&rsquo;avenir. Mais trois cents s\u00e9parent Caliban de l&rsquo;homme-singe, moins de trente le mot de Bergson du mot de Gautier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une seule origine : Magellan (1520).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9 la figure :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG71.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-194\" title=\"FIG71\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG71.jpg\" alt=\"\" width=\"2035\" height=\"240\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG71.jpg 2035w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG71-300x35.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG71-1024x120.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 2035px) 100vw, 2035px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais cette figure n&rsquo;a pas de sens, temporellement, puisque les 4 : Darwin, Shakespeare, Gautier, Bergson furent post\u00e9rieurs \u00e0 l&rsquo;Odyss\u00e9e de Magellan. En quel domaine, ni temporel ni spatial, pr\u00e9senterait-elle un sens?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ne me faudrait-il pas, plut\u00f4t, y distinguer les triangles imbriqu\u00e9s de Poe en <span style=\"text-decoration: underline;\">Eur\u00e9ka<\/span>, de l&rsquo;indivis \u00e0 la dispersion? Ou les c\u00f4nes concentriques de Yeats et de Joyce?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG81.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-195\" title=\"FIG81\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG81.jpg\" alt=\"\" width=\"2035\" height=\"240\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG81.jpg 2035w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG81-300x35.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG81-1024x120.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 2035px) 100vw, 2035px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des cercles concentriques, diff\u00e9remment, depuis l&rsquo;indivis, l&rsquo;Indien de la Terre de Feu, jusqu&rsquo;\u00e0 la Forme Vide de Mallarm\u00e9, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;homme-machine et le dieu-r\u00eave, inconciliables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment passer d&rsquo;une figure \u00e0 l&rsquo;autre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les multiples et les premiers<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme toujours l&rsquo;erreur serait de s&rsquo;en tenir \u00e0 la seule dialectique, sous pr\u00e9texte que Shakespeare et Gautier furent po\u00e8tes, mais Darwin et Bergson des esprits scientifiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des Anglais, Darwin regardait au pass\u00e9 de l&rsquo;humanit\u00e9; il croyait au maintien d&rsquo;une doctrine au moins : la sienne. Mais Shakespeare regardait \u00e0 l&rsquo;avenir de l&rsquo;humanit\u00e9 : son dieu \u00e0 na\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des deux Fran\u00e7ais, c&rsquo;\u00e9tait le scientifique qui regardait \u00e0 l&rsquo;avenir des dieux : le produit d&rsquo;une humaine machine, et le po\u00e8te romantique qui regardait au pass\u00e9 des dieux : des r\u00eaves.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette quadrilogie n&rsquo;est pas autre que celle o\u00f9 les firmes pharmaceutiques cloisonnent, cat\u00e9gorisent les m\u00e9decins. Or, des 4, les d\u00e9doublant, je ne saurais faire que les 8 : n&rsquo;y a-t-il pas, chez les Disciples de l&rsquo;Evolution, de plus th\u00e9oriciens et de plus praticiens, de moins progressistes, de moins r\u00e9trogrades? Chez les po\u00e8tes, un Val\u00e9ry sait distinguer <span style=\"text-decoration: underline;\">Le bateau ivre<\/span> du <span style=\"text-decoration: underline;\">Lac<\/span>, la technique de l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9. Et Mallarm\u00e9 d\u00e9j\u00e0, bien avant De Chardin, avait su opposer le pass\u00e9isme du Chevalier (la biosph\u00e8re d&rsquo;Igitur) au coup hasardeux du joueur de d\u00e9s (r\u00e9inventant une noosph\u00e8re).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0, ce seront les 16 pi\u00e8ces des \u00e9checs ou les deux ensembles de 8 (les \u00ab\u00a0ciels\u00a0\u00bb) du Yi King primitif, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une figure bien diff\u00e9rente s&rsquo;obtient si je ne la construis \u00e0 partir de la croix ou des ellipses oppos\u00e9es (un analemme) mais \u00e0 partir de quelque triangle ou des trois cercles concentriques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 des 3, je trouve le 5<sup>\u00e8me<\/sup> : le sommet commun aux deux triangles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou le v\u00e9ritable centre des cercles concentriques, tout autre que les 4 cardinaux ou les 4 \u00e9crivains ou m\u00e9decins des quadrilogies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce 5<sup>\u00e8me<\/sup> sans doute (Magellan) pourra \u00eatre localis\u00e9 hors des 4, comme l&rsquo;origine des parcours, ou au croisement de la croix (sympt\u00f4me), au c\u0153ur de la figure, ou m\u00eame comme englobant de tous les syst\u00e8mes, tous les ensembles susdits : le milieu m\u00eame o\u00f9 tout s&rsquo;est accompli (le voyage et les r\u00e9cits, l&rsquo;homme-singe et le Caliban proph\u00e8te).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ces 3 \u00ab\u00a0milieux\u00a0\u00bb ne se confondent pas avec les cardinaux : ils s&rsquo;y adjoignent, nombrant les 7 : 4 + 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On le notera (dans la stupeur) : si <span style=\"text-decoration: underline;\">ana<\/span> joue des analyses, anatomies ou anath\u00e8mes, sans fin, m\u00e9tacentre dit les 4 cardinaux et leur centre, m\u00e9tatarse les 5 doigts du pied, m\u00e9tacarpe les 5 doigts de la main.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00e9ta s&rsquo;offre partout comme une quinte-essence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De telles m\u00e9tag\u00e9n\u00e8ses (m\u00e9taphysiques) ont formul\u00e9 les grandes machines sept\u00e9naires du 13<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle : le <span style=\"text-decoration: underline;\">Colloque des oiseaux<\/span>, d&rsquo;Attar, <span style=\"text-decoration: underline;\">Aurora consurgens<\/span> (de Saint Thomas?).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1, 2, 3, 5, 7 : les nombres premiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4, 8, 16, 32 : des multiples ou, du moins, des puissances de 2. Mais tout multiple n&rsquo;est, au d\u00e9part, qu&rsquo;un multiple de 2 : 3 x 2 = 6, 5 x 2 = 10.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand il n&rsquo;est pas un multiple de 2, il s&rsquo;obtient encore par redoublement :\u00a0\u00a0 3 x 3 = 9, ou 5 x 5 = 25.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, M\u00e9ta s&rsquo;est offert \u00e0 nous, d&rsquo;abord, comme un d\u00e9placement de l&rsquo;UN (une lettre dans le mot, un mot dans la phrase) et Ana comme l&rsquo;expression m\u00eame des Plusieurs, de la pluralit\u00e9. Les\u00a0 nombres m\u00e9ta demeurent donc \u00ab\u00a0premiers\u00a0\u00bb tout au long de leur parcours; les nombres ana des multiples, tout au long du leur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais c&rsquo;est M\u00e9ta qui dit la borne, en bout de piste \u2013 et le retour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est Ana qui dit l&rsquo;inventaire des fins, le floril\u00e8ge. M\u00e9ta la t\u00eate de ligne, Ana le terminus, dans le vocabulaire de Bloy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment les deux acceptions s&rsquo;accordent-elles?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est pas l&rsquo;heure encore de r\u00e9pondre \u00e0 cette question, mais elle se pose \u2013 ou se posera \u2013 sous la forme : \u00ab\u00a0Pourquoi r\u00e9pondre?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce qui concerne la question de Heidegger, elle se brise l\u00e0 sur la question : Pour quoi ce pourquoi?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un jeu la rompt, celui que Raymond Roussel, le ma\u00eetre de la Forme Vide, propose en son ouvrage : Comment j&rsquo;ai \u00e9crit mes livres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">La lettre<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n&rsquo;en donnerai qu&rsquo;un exemple, parmi ceux qu&rsquo;il choisit (mais les autres ne sont pas moins probants) : le palindrome :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0les lettres qu&rsquo;\u00e9crit le blanc \u2013 de la craie \u2013 sur la bande du vieux billard\u00a0\u00bb : une mention;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">et \u00ab\u00a0les lettres qu&rsquo;\u00e9crit le blanc (Rimbaud?) sur la bande du vieux pillard\u00a0\u00bb : un usage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le palindrome \u2013 des mots ici \u2013 est moins parfait que les palindromes de lettres : EVE, ICI, Esope reste ici et se repose, Sator arepo tenet opera rotas. A cause du change de \u00ab\u00a0b\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0p\u00a0\u00bb. Mais il remplit le m\u00eame office : le change d&rsquo;un analemme, d&rsquo;un n\u0153ud, d&rsquo;un X, en cercle, ou 0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;une lecture \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le m\u00eame Roussel ira plus loin dans son dernier ouvrage : \u00ab\u00a0Les nouvelles impressions d&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb, qui ne jouera pourtant que la quadrilogie :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG92.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-196\" title=\"FIG92\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG92.jpg\" alt=\"\" width=\"1891\" height=\"180\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG92.jpg 1891w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG92-300x28.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG92-1024x97.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1891px) 100vw, 1891px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle nous permet la figure 10, indiscernable sans le 5 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(la lettre perdue)\u00a0 le fonctionnaire\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 l&rsquo;automate (vide)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Fig 10<\/em> le tra\u00eetre\/l&rsquo;otage<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">(l&rsquo;enfant trouv\u00e9)\u00a0 le facteur\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 l&rsquo;enfant (plein)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">qui r\u00e9sout, tr\u00e8s provisoirement, notre probl\u00e8me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A condition, bien s\u00fbr, de r\u00e9pondre \u00e0 la question : \u00ab\u00a0Pourquoi questionner?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Pourquoi questionner?<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;en sera-t-il si je pose la question la plus g\u00e9n\u00e9rale : pourquoi questionner? Apparemment, je n&rsquo;y retrouverai aucune des sous-questions que pose la question de Heidegger : ni les aspects, relatifs au Cela : le vocable, le nombre, la figure, ni les concepts de direction, leurs sens, li\u00e9s aux nombres, ni les ouvertures\/fermetures que toute figure impose (ouverte par l&rsquo;angle, ferm\u00e9e par le cercle).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;y pourraient \u00eatre le m\u00eame et l&rsquo;autre (le signifiant, le signifi\u00e9)? L&rsquo;unit\u00e9, la pluralit\u00e9, le nombre directionnel et le positionn\u00e9? Ou Ana et M\u00e9ta, jusqu&rsquo;\u00e0 cet inventaire et cette borne \u2013 sinon le conditionnement de la fermeture, la lib\u00e9ration de l&rsquo;ouverture?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant nul ne doute qu&rsquo;en fin de compte, ce soit la question qui se pose. Car, en elle, pr\u00e9cis\u00e9ment se propose toute l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 de l&rsquo;humain, lorsqu&rsquo;on veut le distinguer des autres vivants. Sans doute, certains diront que cette \u00e9tranget\u00e9 r\u00e9side dans la T\u00caTE et dans le cerveau qu&rsquo;elle contient, au point qu&rsquo;on ne dira plus qu&rsquo;un homme est mort quand son c\u0153ur a cess\u00e9 de battre, comme il en serait d&rsquo;un \u00e9l\u00e9phant, d&rsquo;un loup, mais quand son cerveau a cess\u00e9 de fonctionner. Ceux-l\u00e0 ne voient en l&rsquo;humain qu&rsquo;une fonction, toute c\u00e9r\u00e9brale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres diront que\u00a0 l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 r\u00e9side dans la MAIN, dont l&rsquo;animal serait d\u00e9muni. Et le \u00ab\u00a0cha\u00eenon manquant\u00a0\u00bb serait en somme un singe qui se servirait de sa main aussi bien que l&rsquo;homme. Ceux-l\u00e0 font de l&rsquo;humain le facteur, celui qui fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;homme pourrait questionner parce qu&rsquo;il est l&rsquo;HOMME, dou\u00e9 d&rsquo;un cerveau accumulatif, fonctionnel, et d&rsquo;une main copieuse, factrice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais est-ce bien s\u00fbr?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On d\u00e9couvre de plus en plus, de mieux en mieux, que l&rsquo;animal m\u00e9morise \u2013 et qu&rsquo;il accumule donc : tel animal craint l&rsquo;eau ou le froid, qu\u00eate l&rsquo;ombre ou la lumi\u00e8re, ainsi que la plante. Comme Potocki l&rsquo;imaginait, le pissenlit a sa fonction; il combine ainsi que Newton, des combinaisons seulement moindres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;insatisfaction de l&rsquo;humain tient au d\u00e9sir ou \u00e0 la peur (que cela y soit, ou que cela n&rsquo;y soit plus), il n&rsquo;est qu&rsquo;un vivant comme les autres, car tous reculent parfois, et tous ont faim. Le guide, le chef des \u00e9l\u00e9phants a pour fonction, mission, de dire : \u00ab\u00a0Arr\u00eatez! Un ennemi est l\u00e0!\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0En avant! Une r\u00e9serve d&rsquo;eau est proche!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand l&rsquo;amibe quitte l&rsquo;amalgame des siens, c&rsquo;est pour dire : \u00ab\u00a0Allons-y! L\u00e0, nourriture!\u00a0\u00bb Quand il se retrait dans le groupe, c&rsquo;est pour crier : \u00ab\u00a0Attention, danger! Halte-l\u00e0!\u00a0\u00bb Et la fleur lance de m\u00eames avertissements, quand elle entra\u00eene toute la plante vers la lumi\u00e8re ou le moucheron \u00e0 d\u00e9vorer, ou se reploie, et la reploie tout enti\u00e8re, en l&rsquo;accueil d&rsquo;une petite ou longue \u00ab\u00a0dormition\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;humanit\u00e9 de m\u00eame a ses guides, ses proph\u00e8tes. Qu&rsquo;elle les \u00e9coute ou non, les suive ou tue, c&rsquo;est une toute autre question.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La main est peut-\u00eatre le propre de l&rsquo;homme, mais la saisie ou le l\u00e2cher, la prise ou mise ne le sont pas. La patte prend aussi, et, par suite, elle \u0153uvre : l&rsquo;oiseau construit son nid, le castor un barrage, la fourmi sa montagne. La plante \u2013 carnivore ou non, a pris la proie; elle l&rsquo;engrange ou non, comme l&rsquo;araign\u00e9e. Le singe s&rsquo;arme d&rsquo;un b\u00e2ton et le serpent de son venin. Les constructions de l&rsquo;humain durent plus longtemps qu&rsquo;une termiti\u00e8re, mais c&rsquo;est l\u00e0 tout ce qu&rsquo;on peut dire. L\u00e0 o\u00f9 il y a dessin, serait-ce d&rsquo;une toile arachn\u00e9enne, il y a une mani\u00e8re de main. L\u00e0 o\u00f9 il y a dessein \u2013 de fuite par peur, d&rsquo;avance par d\u00e9sir, il y a une t\u00eate, qui sait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Poursuivre ou revenir<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la question porte sur un dessin, que peut y r\u00e9pondre le JE (vivant)? Je passe, ou je ne passe pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si elle porte sur un dessein, la r\u00e9ponse de JE sera : je l&rsquo;accomplis ou non, par le d\u00e9sir, l&rsquo;acharnement, ou la peur et la fuite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il advient que le probl\u00e8me le plus complexe se r\u00e9solve par la figure la plus simple. Ainsi de la question : pourquoi questionner? Car je ne peux y r\u00e9pondre qu&rsquo;en nommant les Passages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils seront 2, selon que cela passe ou ne passe pas, au carrefour : le passage \u00e0 niveau, le PAN; ou selon que cela s&rsquo;y passe ou non, (l&rsquo;attaque, la fuite) dans le combat, le conflit, le passage \u00e0 tabac : le PAT.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier passager est seul : \u00e0 lui de choisir!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les seconds seront au moins deux, et de leur affrontement na\u00eetra la victoire (l&rsquo;avance) ou la d\u00e9faite (le retrait) de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 2 passages seront + ou \u2013 moins passagers, mais comme un train ou un vol de canards, + ou \u2013 rapide l&rsquo;un; comme une rue, un sentier, un chemin le second, = ou \u2013 peupl\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, l&rsquo;analyse du vol montrera que l&rsquo;oiseau est + ou \u2013 peupl\u00e9 lui-m\u00eame (en charge \u00e9nerg\u00e9tique, si la vitesse se lie \u00e0 la charge, en \u00ab\u00a0h\u00a0\u00bb, comme Planck le pr\u00e9tend) : e = fh.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre recul \u2013 une vue synth\u00e9tique de la ville et de ses rues \u2013 montrera que telle rue est la plus passag\u00e8re \u00e0 cette, en ce moment du temps : en jour de semaine ou \u00e0 la sortie des bureaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est alors que la Masse (inerte ou pesante) se distingue de l&rsquo;Energie, comme dans l&rsquo;\u00e9quation d&rsquo;Einstein : C\u00b2 = E\/M.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ces syst\u00e8mes, qui jouent du symbole \u00ab\u00a0passager\u00a0\u00bb, du vol ou de la rue, n&rsquo;infirment pas les images d&rsquo;ensemble : le PAN, le PAT.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que le passage \u00e0 niveau soit passager, en certaines heures, ou non, en d&rsquo;autres, et que le passage \u00e0 tabac le soit, si deux arm\u00e9es s&rsquo;affrontent, ou non, dans un combat de boxe, cette distinction ne change pas la nature du PAN (cela passe) ou du PAT (cela se passe).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que cela passe ou se passe, il y aura, dans le seul ou les plusieurs, avance ou recul, progression ou r\u00e9gression, poursuite ou retournement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG101.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-197\" title=\"FIG101\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG101.jpg\" alt=\"\" width=\"2067\" height=\"616\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG101.jpg 2067w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG101-300x89.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG101-1024x305.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 2067px) 100vw, 2067px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les rendus<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Visiblement, ici ou l\u00e0, je peux jouer de dialectiques bien diverses : l&rsquo;unit\u00e9, la pluralit\u00e9 \u2013 M\u00e9ta ou Ana \u2013 le M\u00eame ou l&rsquo;Autre \u2013 la fermeture, l&rsquo;ouverture. Je peux m\u00eame nombrer les 2 figures par 4 (la croix) ou les triangles (3) et tenter, poursuivant, de nombrer par les multiples, depuis 4, ou ne pas quitter les premiers (1, 2, 3 \u2013 5, 7 \u2013 11, 13) selon que je trace des tirets ou des points.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je n&rsquo;en reviendrai ainsi qu&rsquo;aux vocables, aux nombres et aux figures, ou \u00e0 leurs sens : s\u00e9mantique, directionnel, sensoriel. Sinon aux croix que dessinent les sens, aux milieux qui centrent les croix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les aspects, les sens, les croix, les milieux seront 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les aspects pourront \u00eatre les vertus de Platon, les sens les arts de Bo\u00e8ce, les croix (cardinale, mutante, fixe) les esp\u00e8ces de Scot Erig\u00e8ne \u2013 par les Personnes, et les milieux les jugements de Kant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ces 4 reconstituent la croix :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG111.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-198\" title=\"FIG111\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG111.jpg\" alt=\"\" width=\"1891\" height=\"236\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG111.jpg 1891w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG111-300x37.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2010\/11\/FIG111-1024x127.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 1891px) 100vw, 1891px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur les 2160 ans, ce serait de nouveau l&rsquo;alchimie; sur les trois si\u00e8cles les actes du Graal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni cette figure ni ces nombres (calend\u00e9riques) ne r\u00e9pondent \u00e0 la question en jeu : pourquoi questionner? Ils en d\u00e9go\u00fbteraient plut\u00f4t. Et ils en d\u00e9go\u00fbteront toujours ceux qui refusent les 12 (3 x 4).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais un vocable nouveau s&rsquo;est impos\u00e9 en ces d\u00e9bats : le \u00ab\u00a0rendu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car rendu est l&rsquo;homme \u00e9puis\u00e9, mais aussi l&rsquo;homme au terme de son retour (rendu chez lui).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rendu dit le rendement (d&rsquo;une machine ou d&rsquo;un ouvrage); mais aussi la restitution.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le facteur \u0153uvre pour poursuivre (le traducteur trahit) : ils esp\u00e8rent de leur \u0153uvre ou de leur trahison, un rendement +, valoris\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le facteur fid\u00e8le n&rsquo;a que restitu\u00e9 la lettre \u00e0 son destinataire. Au terme, il n&rsquo;a effectu\u00e9 que sa tourn\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;enfant qui poursuit, devenu l&rsquo;otage, finit par ne plus rien comprendre \u00e0 sa fonction, \u00e0 sa mission. Mais, s&rsquo;il revient sur son chemin, il se vide, ayant nourri.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 4 rendus, ainsi, privil\u00e9gient le retour, le pendule, le triangle, le l&rsquo;alchimie ou des qu\u00eates.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Clairement, je ne puis plus parler de l&rsquo;UN, au c\u0153ur pourtant de la figure, au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle (l&rsquo;Or et le Graal); il me faut dire les plusieurs. De la promenade (le retour) et l&rsquo;aventure (toujours au-del\u00e0), il me faut passer \u00e0 la course, au p\u00e8lerinage, qui exigent de nombreux acteurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">La d\u00e9f\u00e9rence et le contingent<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux JE se trouvent en piste. Ils peuvent se combattre, s&rsquo;opposer, ou se r\u00e9unir, allant du m\u00eame pas, dans le m\u00eame sens. Suppos\u00e9 qu&rsquo;ils ne disposent, chacun, que de leurs mains (ou pieds) et de leur t\u00eate, que peut-il leur advenir, que peuvent-ils tenter?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les vocables le disent : un handicap (la main sur la t\u00eate ou le chapeau), un cap-in-hand (une soumission : le chapeau \u00e0 la main) puisque le mot, en anglais, ne dit que cette humilit\u00e9, ce respect.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le handicap impose un contingentement, le cap-in-hand une d\u00e9f\u00e9rence. Pour que tous soient \u00e9gaux, le handicap. Pour que les distinctions, les diff\u00e9rences demeurent, le cap-in-hand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme les 4 passages ou les 4 \u00ab\u00a0rendus\u00a0\u00bb, cette dialectique d\u00e9doubl\u00e9e : main dans la t\u00eate, t\u00eate dans la main n&rsquo;a que faire apparemment, avec les dialectiques et les quadrilogies d\u00e9j\u00e0 recens\u00e9es, des 4 m\u00e9decins, de l&rsquo;entretien et du traitement, de l&rsquo;alchimie et des qu\u00eates.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La question : \u00ab\u00a0Pourquoi questionner?\u00a0\u00bb semble tout autre que les questions plus particuli\u00e8res : Pourquoi cela? Pourquoi cette question?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, le <span style=\"text-decoration: underline;\">contingent<\/span>, que disent le rendu\/reddition et le handicap, ne pr\u00e9cise que la limite impos\u00e9e \u00e0 toute diff\u00e9rence : change, conflit ou course, par une \u00e9quivalence impos\u00e9e aux rivaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La <span style=\"text-decoration: underline;\">d\u00e9f\u00e9rence<\/span>, que disent le rendu\/restitution et le cap-in-hand, ne limite que l&rsquo;\u00e9quivalence, des p\u00e8lerins dans le p\u00e8lerinage, par l&rsquo;intervalle qui s\u00e9pare les distinctions, les diff\u00e9rences, entre le fils de roi et le jaque, l&rsquo;objet ou le sujet, puis le sujet de la phrase et le sujet du prince ou du laboratoire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le handicap du contingent limite les divergences, de poids, de taille, d&rsquo;\u00e2ge, d&rsquo;intelligence, en cette course, ce combat, ce PAT.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le cap-in-hand, sa d\u00e9f\u00e9rence, limite les convergences, de fraternit\u00e9, de similitude, en ces carrefours, pareils pour tous, qui jalonnent le p\u00e8lerinage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le handicap, ainsi, contr\u00f4le le change que suscitera le PAT.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le cap-in-hand contr\u00f4le, en les maintenant en leurs \u00e9tats, d&rsquo;autres carrefours, d&rsquo;autres PAN entre ceci et cela. Car, apr\u00e8s le p\u00e8lerinage, le fermier retournera \u00e0 sa ferme, le prince \u00e0 son ch\u00e2teau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Simplement, la course et la procession disent la pluralit\u00e9 seule, des rivaux ou des compagnons, quand les dialectiques fragmentaires n&rsquo;ont pos\u00e9 que des individus (le facteur, l&rsquo;enfant, le tra\u00eetre et l&rsquo;otage) ou des dilemmes conceptuels au mieux : le joint et la disjonction, les modes et les relations, le contenu dans le contenant (le plein), le contenant sans contenu, le vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les dialectiques restreintes n&rsquo;ont reconduit \u2013 par projection \u2013 qu&rsquo;aux 3 (l&rsquo;illusion d&rsquo;un sympt\u00f4me, d&rsquo;un centre, d&rsquo;un milieu). Pour fuir ces 3 (aspects, sens, croix, milieux), je n&rsquo;ai retrouv\u00e9 que les 4 : passages, rendus, main\/t\u00eate ou t\u00eate\/main.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, ainsi, je suis pass\u00e9 des seules 3 dimensions (1, 2, 3) \u00e0 de tout autres s\u00e9jours, de la pluralit\u00e9, o\u00f9 les multiples, issus du 4, s&rsquo;opposeront \u00e0 d&rsquo;autres \u00ab\u00a0premiers\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces multiples seront-ils toujours \u00ab\u00a0ana\u00a0\u00bb? Et ces premiers \u00ab\u00a0m\u00e9ta\u00a0\u00bb? Ou s&rsquo;inverseront-ils, en leur sens propre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;inversion cesserait-elle de s&rsquo;imposer ici, par la question ultime : Pourquoi questionner?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Les esp\u00e8ces et les genres<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous le voyons du moins : l&rsquo;ultime question se pose au c\u0153ur de la Forme Vide, que je nommerai N d\u00e9sormais. Car c&rsquo;est l\u00e0 que l&rsquo;aspect ou l&rsquo;esp\u00e8ce devient les esp\u00e8ces (mon\u00e9taires), et le joint, le genre, les genres sexuels, dans la pluralit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La dialectique des esp\u00e8ces mon\u00e9taires joue de l&rsquo;effigie et de l&rsquo;alliage \u2013 tous deux des amalgames. Mais la lettre de l&rsquo;imprimeur en joue aussi, par le caract\u00e8re (romain ou italique) et le corps ( du 7, du 9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une forme et une mati\u00e8re, toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les genres sexuels posent un probl\u00e8me diff\u00e9rent, de continuit\u00e9, de joint \u2013 ou de discontinuit\u00e9, de disjonction. Ce sont les alchimistes de la Renaissance (Ripley, Andreae) qui, retrouvant les sexualit\u00e9s de Marie la juive et de Cl\u00e9op\u00e2tre, ont su le mieux parler de ces genres. L&rsquo;Unit\u00e9 s&rsquo;est faite de leur union, la Forme Vide leur disjonction. Ils ont localis\u00e9 l&rsquo;Union \u00e0 l&rsquo;ouest, mais aussi en quelque nuit imp\u00e9n\u00e9trable : le minuit, la No\u00ebl; et la d\u00e9sunion \u00e0 l&rsquo;est, mais aussi dans le plein midi ou l&rsquo;\u00e9t\u00e9 de la pluralit\u00e9, o\u00f9 toutes les choses sont distingu\u00e9es l&rsquo;une de l&rsquo;autre \u2013 et la femelle du m\u00e2le.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, bien s\u00fbr, cette union ne dit que le co\u00eft, miraculeux. Cette d\u00e9sunion, de la femme enceinte et de l&rsquo;homme chasseur, annonce la naissance de l&rsquo;enfant, \u00e0 laquelle elle dispose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce ne sont l\u00e0 que termes, des extr\u00eames : U, N.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En d&rsquo;autres temps : celui d&rsquo;Hom\u00e8re, ou celui de Tristan et d&rsquo;Yseult \u2013 au lendemain de la Terre Promise ou du Royaume \u2013 les conteurs ont dit les parcours, de la d\u00e9sunion \u00e0 l&rsquo;union Ulysse, dans le pressentiment de l&rsquo;Amour, de l&rsquo;union \u00e0 la d\u00e9sunion (Tristan ou Ab\u00e9lard), dans l&rsquo;annonce de sa fin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;histoire d&rsquo;Ulysse et de P\u00e9n\u00e9lope pr\u00e9c\u00e8de celle de Tobie et de Sarah, de Daphnis et de Chlo\u00e9, de Phil\u00e9mon et de Baucis, les couples r\u00e9ussis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Celles de Tristan et Yseult, ou H\u00e9lo\u00efse et Ab\u00e9lard (de Juliette et de Rom\u00e9o, dans le premier \u00e9tat du conte) pr\u00e9c\u00e8dent tous les divorces et drames qui ont suivi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutes ces histoires, je ne vais pas les redire. La d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence du vocable : Caritas, a racont\u00e9 d&rsquo;avance le d\u00e9clin de l&rsquo;Amour. Quant aux couples r\u00e9ussis, ils r\u00e9p\u00e8tent seulement, en l&rsquo;affinant, le conte d&rsquo;Ulysse et de P\u00e9n\u00e9lope, par la victoire sur les d\u00e9mons, sur l&rsquo;arrogance de la jeunesse, sur le d\u00e9clin de la vieillesse. Mais, d\u00e9j\u00e0, l&rsquo;Odyss\u00e9e en a tout dit. Puis l&rsquo;exemple d&rsquo;Ulysse nous resservira, tout autrement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Odyss\u00e9e conte une aventure d\u00e9mente, jusqu&rsquo;en Islande (o\u00f9 le s\u00e9jour chez les morts la brise et la renverse), et le retour le plus fid\u00e8le de l&rsquo;aventurier aupr\u00e8s de l&rsquo;\u00e9pouse, chez lui. De nombreuses p\u00e9rip\u00e9ties, dans les 12 Iles, illustrent l&rsquo;analemme, vers l&rsquo;ouest, puis vers l&rsquo;est, en m\u00eame temps qu&rsquo;elles localisent, minutieusement, les \u00e9tapes du p\u00e9riple. L&rsquo;\u00e9loignement de P\u00e9n\u00e9lope s&rsquo;op\u00e8re par des affrontements virils, des combats entre hommes. Contre les monstres : anthropophages ou t\u00e9n\u00e9breux, cyclopes. Le retour vers l&rsquo;Epouse, depuis le s\u00e9jour en l&rsquo;\u00eele de Circ\u00e9, s&rsquo;op\u00e8re par la saisie progressive de l&rsquo;amour, de Circ\u00e9, de Calypso, de la chaste ph\u00e9nicienne Nausicaa.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au terme, c&rsquo;est l&rsquo;archer, le tireur de l&rsquo;arc, qui reconquiert son \u00e9pouse et son royaume, une autre Vierge, que sa fid\u00e9lit\u00e9 a re &#8211; virginis\u00e9e. Mais cette fid\u00e9lit\u00e9 \u2013 nous devrons nous en souvenir \u2013 s&rsquo;est formul\u00e9e, car tout se formule, par la tapisserie que la Fid\u00e8le a refaite chaque jour, la d\u00e9faisant chaque nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce parcours, parmi d&rsquo;innombrables rencontres, et cette ressaisie, quotidienne, des fils, non moins nombreux, nous disent les 2 aspects de la pluralit\u00e9 : ex ou in. Mais c&rsquo;est aussi le contingentement qu&rsquo;impose le handicap; le cap-in-hand en sa fid\u00e9lit\u00e9. Des millions d&rsquo;\u00e9poux et d&rsquo;\u00e9pouses auront v\u00e9cu ces avatars et v\u00e9cu de recommencements, d\u00e9risoires les uns comme les autres, afin de se retrouver \u00e0 l&rsquo;est, en Ithaque, inversant de la sorte tous les pronostics.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, partout et toujours, tout doit \u00eatre invers\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le midi, le plein \u00e9t\u00e9 sont des splendeurs aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelle question, ici, n&rsquo;appara\u00eet pas futile?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou dangereuse? Elles ne font, les questions, que la folie (Tristan), la castration (Ab\u00e9lard), le d\u00e9sespoir et le suicide (Rom\u00e9o).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em> <strong>Jean-Charles Pichon 1996<\/strong><\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>AVANT-PROPOS \u00ab\u00a0La Question et le Jeu\u00a0\u00bb fait partie d&rsquo;un vaste ensemble intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Le Rire du Verseau\u00a0\u00bb, qui comporte plus d&rsquo;une dizaine d&rsquo;ouvrages. Presque \u00e0 chaque fois que j&rsquo;allais voir Jean-Charles, il me parlait de son r\u00e9cent travail, puis me disait &hellip; <a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=187\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-187","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-une-preface-au-verseau"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/187","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=187"}],"version-history":[{"count":15,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/187\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2035,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/187\/revisions\/2035"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=187"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=187"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=187"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}