{"id":1824,"date":"2012-05-17T17:15:50","date_gmt":"2012-05-17T15:15:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1824"},"modified":"2012-06-05T17:17:14","modified_gmt":"2012-06-05T15:17:14","slug":"la-forme-vide-ii-les-applications-de-la-table","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1824","title":{"rendered":"LA FORME VIDE II &#8211; Les applications de la table"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><strong>II<\/strong><\/h2>\n<h2 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les applications de la table<\/span><\/strong><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Le renversement<\/span><\/strong> \u2014 Pour les proph\u00e8tes du 13<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, qui r\u00e9p\u00e8tent les proph\u00e8tes du 9<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C., les 2 160 ans se prennent de -900 ou de 1260. Ils embrassent l&rsquo;\u00e8re du B\u00e9lier, depuis Abraham jusqu&rsquo;au Christ, ou l&rsquo;\u00e8re de l&rsquo;Ichtus, depuis 0 jusqu&rsquo;en 2160. Il y a donc un temps <em>d&rsquo;incubation<\/em>, de 9 si\u00e8cles, depuis Salomon jusqu&rsquo;au Christ, ou depuis eux-m\u00eames jusqu&rsquo;au 22<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/TABLES001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1843\" title=\"TABLES001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/TABLES001.jpg\" alt=\"\" width=\"596\" height=\"111\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/TABLES001.jpg 596w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/TABLES001-300x55.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 596px) 100vw, 596px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, historiquement, le d\u00e9clin ne commence qu&rsquo;en -432, selon Thucydide, ou depuis 1728, par l&rsquo;imposture de la Valeur pr\u00e9pond\u00e9rante, le langage d\u00e9tourn\u00e9 de son sens, la Polis de Platon, la Soci\u00e9t\u00e9 Civile de Kant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce d\u00e9clin dure, selon Ez\u00e9chiel, 390\/430 ans, depuis -590, et, selon Platon 360 ans, depuis -400 (la mort de Socrate). Il s&rsquo;ach\u00e8ve donc, pour l&rsquo;un, vers -160, pour l&rsquo;autre vers -40.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re date est retenue par Rabelais (comme pr\u00e9matur\u00e9e, toutefois), la seconde par Montaigne. Mais l&rsquo;<em>Utopie<\/em> de Thomas More avait choisi une 3<sup>\u00e8me<\/sup> date : -252. Pourquoi?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La formulation de l&rsquo;alchimie, vers l&rsquo;Ouest \u2014 et l&rsquo;Or\/substance \u2014 avait exig\u00e9 neuf si\u00e8cles, de -360 \u00e0 540 environ, ou de Platon \u00e0 Bo\u00e8ce. Mais ce n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 un temps de formulation, de regain, sans \u00eatre un temps de d\u00e9clin (des soci\u00e9t\u00e9s antiques, grecques, puis hell\u00e9nistiques, puis romaines); de d\u00e9clin, surtout, pour le dieu de Justice et pour ses disciples : les juifs, les brahmanes. Car le Nouveau Temple n&rsquo;avait ni la splendeur ni la solidit\u00e9 du Temple de Mo\u00efse : depuis sa recr\u00e9ation, par Esdras et par N\u00e9h\u00e9mie, vers -450\/-430, il ne s&rsquo;\u00e9tait ouvert qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;imposture, \u00e0 la compromission, grecque ou hell\u00e9nistique, puis romaine, \u00e0 la destruction enfin. Au 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, les cara\u00eftes renon\u00e7aient \u00e0 la substance de leur croyance; au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, au 8<sup>\u00e8me<\/sup>, ils reconnaissaient le triomphe de l&rsquo;Amour, comme tous les peuples \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, y compris le brahmane et ses <em>Veda<\/em>, vaincus par le bouddhisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;inverse, il est d\u00e9montr\u00e9 que, depuis Perceval ou Etienne, les Qu\u00eates et l&rsquo;alchimie ne sont plus que des \u00ab\u00a0r\u00e9ponses\u00a0\u00bb, plus ou moins malhabiles, au terrifiant d\u00e9clin, que marqueront les schismes, les h\u00e9r\u00e9sies, les invasions des peuples \u00ab\u00a0pa\u00efens\u00a0\u00bb, les pestes, les fl\u00e9aux de toute nature et, pour finir, les guerres universelles, l&rsquo;usage du nucl\u00e9aire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ces neuf si\u00e8cles de d\u00e9clin, depuis 1260 jusqu&rsquo;au futur 2160, ou depuis l&rsquo;Occultation (900) \u00e0 1800, ou depuis 620 \u00e0 1620 (la fin des proph\u00e8tes), en d&rsquo;autres calculs, ne sont pas de d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence seulement. Car un dieu ne s&rsquo;\u00e9loigne pas sans qu&rsquo;un autre ne se rapproche. Parall\u00e8lement \u00e0 l&rsquo;\u00e9puisement de l&rsquo;alchimie, d&rsquo;autres qu\u00eates se sont organis\u00e9es, un autre espoir s&rsquo;est affirm\u00e9, celui du Verseau, de l&rsquo;Esprit Saint, puis de l&rsquo;Esprit Libre. Des proph\u00e8tes ont ouvert sa route, ils en ont marqu\u00e9 les \u00e9tapes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous ne sommes plus en pr\u00e9sence d&rsquo;un analemme, d&rsquo;un serpent double ou de deux serpents, qui se seraient embrass\u00e9s au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, mais en pr\u00e9sence de deux triangles, le primaire et l&rsquo;antith\u00e9tique de Yeats, ou des 4 centraux de toutes les machines, sept\u00e9naires ou c\u00e9libataires, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourtant, si le chevauchement de l&rsquo;Un nous est connu, le renversement, l&rsquo;Echappement au sein de la Forme Vide ne l&rsquo;est pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 s&rsquo;est-il r\u00e9ellement situ\u00e9, de -432 \u00e0 0? O\u00f9 peut-on le situer dans les Temps Modernes, entre 1728 et 2160?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fut-ce au temps de l&rsquo;Imposture naissante?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au temps de formulation du mythe rationaliste et de son Etat porteur : la Mac\u00e9doine de Philippe et Alexandre, ou la France de la R\u00e9volution et de Bonaparte Napol\u00e9on?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l&rsquo;apog\u00e9e de ce rationalisme : -252 ou 1908?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par les premi\u00e8res r\u00e9voltes, des esclaves jadis, de la jeunesse aujourd&rsquo;hui, vers -200 ou vers 1960?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus tard encore?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Examinons.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les derniers proph\u00e8tes<\/span><\/strong> \u2014 Les proph\u00e8tes sont rares, qui datent leurs proph\u00e9ties. Quand ils le font, ils sont suspects de charlatanisme, et c&rsquo;est sans doute justifi\u00e9, m\u00eame s&rsquo;il s&rsquo;agit des astrologues chald\u00e9ens de jadis, ou des kabbalistes, plus pr\u00e8s de nous. Ces professionnels pr\u00eatent toujours \u00e0 sourire, s&rsquo;agirait-il d&rsquo;un cardinal comme Cues, ou d&rsquo;un Nostradamus, et m\u00eame si leurs pronostics s&rsquo;av\u00e8rent, se r\u00e9v\u00e8lent exacts : les c\u00e9l\u00e8bres 1789 ou 1792 de Cues et de Nostredame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les amateurs touchent davantage, ou plus profond : des po\u00e8tes (Arion, Pindare, Eschyle), un math\u00e9maticien (Pythagore), un l\u00e9gislateur (Lycurgue, Solon). Le 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C. est tout rempli de ces inspir\u00e9s, dont les plus grands se nomment le bouddha Gautama, Lao Tseu ou Confucius, H\u00e9raclite\/Parm\u00e9nide en Gr\u00e8ce.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 16<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle l&rsquo;est aussi, o\u00f9 le temps des proph\u00e8tes accouche de Thomas More, Paracelse, Rabelais, Montaigne \u2014 sans oublier Shakespeare et Cervant\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;Utopie<\/em> de More prend pour pr\u00e9texte le retour d&rsquo;un galion depuis les Am\u00e9riques. Ce pays au-del\u00e0 de l&rsquo;Oc\u00e9an ne serait-il pas ce que fut Rome pour les colonisateurs de l&rsquo;Antiquit\u00e9, au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C.?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, si 1530 correspond \u00e0 -630, une autre date, dans l&rsquo;avenir, doit correspondre au -252, qui fut la fin de toutes les croyances, des princes-moines Tcheou en Chine, la fin de la Thora juive, et le d\u00e9but des guerres d\u00e9vastatrices entre tous les Etats hell\u00e9nistiques, Carthage et Rome. La concordance se situera donc en 1908.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont donc ces 360 ans : 1540\/1900 que d\u00e9crit l&rsquo;<em>Utopie<\/em> de More. Elle tient en un mot : la corruption croissante de la Justice (le B\u00e9lier), parall\u00e8le \u00e0 la corruption de la Cr\u00e9ation ou du Taureau, apr\u00e8s le bref triomphe de Babylone et du Taureau Mardouk (-610-\/-540); ou, \u00e0 l&rsquo;avenir, celui des nouveaux servants de la Justice-Dieu, les Puritains, vers 1550\/1620.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;agonie de la Justice doit \u00eatre horrible, par l&rsquo;imposture, la r\u00e9pression, la tyrannie, de l&rsquo;Eglise puis du communisme, etc., elle ne le sera pas plus que la d\u00e9composition de la cr\u00e9ation taurique, par Babylone, Philippe puis Alexandre, puis le sophisme triomphant de la Mac\u00e9doine, de S\u00e9leucos, de Pergame et de Carthage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au Moloch de cette derni\u00e8re cit\u00e9, \u00e0 sa fournaise o\u00f9 l&rsquo;on jetait les petits enfants, au cri : \u00ab\u00a0Ce ne sont pas des enfants, c&rsquo;est du cochon\u00a0\u00bb, correspondront un jour d&rsquo;autres fournaises, des Camps et des Goulags, o\u00f9 l&rsquo;on jettera des corps vivants, au cri : \u00ab\u00a0Ce ne sont pas des hommes, mais des vip\u00e8res lubriques\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Nulle part\u00a0\u00bb, dit le titre de More. Car cela ne se situe pas dans l&rsquo;Espace, mais dans le Temps. Le Toujours et l&rsquo;Encore seuls commandent ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La proph\u00e9tie de More a empli un roman, celle de Rabelais, trente plus tard, n&rsquo;exige qu&rsquo;un po\u00e8me : <em>Les fanfreluches antidot\u00e9es<\/em> (antidat\u00e9es?); elle est aussi moins claire, le temps de la libert\u00e9 s&rsquo;ach\u00e8ve, celui de la pers\u00e9cution eccl\u00e9siastique revient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais elle n&rsquo;est pas moins importante et judicieuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand le dieu d&rsquo;Air s&rsquo;annoncera, dit le po\u00e8te, ce sera, comme l&rsquo;Ichtus, 160 ans trop t\u00f4t, en un temps renouvel\u00e9 du grand espoir des Maccab\u00e9es et de Scipion (166\/160 avant notre \u00e8re). Dans la derni\u00e8re d\u00e9cennie du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, par suite. A quoi tiendra l&rsquo;\u00e9chec? A diverses causes : on voudra le canon, et le beurre; l&rsquo;\u00e9v\u00eaque perdra son bonnet; d&rsquo;autres mythes s&rsquo;agiteront dans l&rsquo;ombre, tels que L\u00e9da et ses G\u00e9meaux. Mais, surtout, le dieu aura pris froid, car l&rsquo;ann\u00e9e ne sera pas assez avanc\u00e9e. R\u00e9sultat : beaucoup de bruit pour rien \u2014 ou pas grand-chose!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus courte encore, et mieux cach\u00e9e \u2014 l&rsquo;Inquisition r\u00e8gne \u00e0 nouveau \u2014 la proph\u00e9tie de Montaigne tient quelques lignes, dans le chapitre V, du 3<sup>\u00e8me<\/sup> Livre des Essais (1586\/88). Le philosophe m\u00e9dite sur 5 vers de Lucr\u00e8ce (dans le <em>De natura rerum<\/em>) o\u00f9, ayant dit sa certitude de vivre la fin d&rsquo;une civilisation, le po\u00e8te romain affirme sa foi en un nouveau printemps, dont la croissance de certains arts, navals entre autres, lui donne la certitude inverse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, revenant \u00e0 sa propre \u00e9poque, Montaigne \u00e9voque les peuples r\u00e9cemment \u00ab\u00a0d\u00e9couverts\u00a0\u00bb, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Atlantique. Si nus, si d\u00e9pouill\u00e9s qu&rsquo;ils soient, ne porteraient-ils pas le germe attendu?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il en atteste le Sibylles et les d\u00e9mons eux-m\u00eames : \u00ab\u00a0cet autre monde ne fera qu&rsquo;entrer en lumi\u00e8re quand le n\u00f4tre en sortira. L&rsquo;univers tombera en paralysie; l&rsquo;un membre sera perclus, l&rsquo;autre en vigueur\u00a0\u00bb\u2026 Et, dans une autre Rome, un autre po\u00e8te dira le printemps nouveau!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2160 ans apr\u00e8s -50, ce sera au d\u00e9but du 22<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, \u00e0 la veille d&rsquo;un Etat universel, panth\u00e9iste comme l&rsquo;Empire romain le fut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, en moins d&rsquo;un si\u00e8cle, de 1530 \u00e0 1590, trois esprits de premi\u00e8re grandeur, mais non pas des proph\u00e8tes professionnels, ont-ils annonc\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; l&rsquo;apog\u00e9e de l&rsquo;Imposture en une autre Carthage et une autre Mac\u00e9doine, un cycle apr\u00e8s -250,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; les r\u00e9voltes et d\u00e9lires d&rsquo;un messianisme pr\u00e9matur\u00e9, un cycle apr\u00e8s -160,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; une Rome \u00e0 venir et ses po\u00e8tes du renouveau, un cycle apr\u00e8s -50.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les proc\u00e8s de Moscou et ceux qui ont suivi, qui suivent, le r\u00e9veil des peuples \u00e9pouvant\u00e9s, du sectarisme et des religions, la croissance m\u00eame de l&rsquo;Am\u00e9rique sont des \u00e9v\u00e8nements trop proches ou trop pr\u00e9sents pour qu&rsquo;il soit n\u00e9cessaire d&rsquo;y insister.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Une confirmation num\u00e9rique<\/span><\/strong> \u2014 En d\u00e9pit des croyances scientistes, les nombres ne prouvent rien, ils n&rsquo;expliquent rien non plus. Mais, d&rsquo;une certaine mani\u00e8re, ils d\u00e9montrent et confirment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cherchant \u00e0 mieux comprendre les rythmes \u00e9tranges du temps, telle concordance m\u00eame entre Platon et Kant, aux sources et \u00e0 la fin des alchimies, il arrive que JE tombe un jour, par hasard, sur une formule simple : l&rsquo;\u00e9quation de la moyenne : n = (N+1)\/2, et qu&rsquo;il trouve une \u00ab\u00a0solution\u00a0\u00bb \u00e0 son probl\u00e8me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le lecteur que les jeux de nombres s\u00e9duisent trouvera en annexe quelques uns de ceux que permet l&rsquo;\u00e9quation : JE ne les a pas tous recens\u00e9s. Ils n&rsquo;ont de valeur en cette \u00e9tude qu&rsquo;autant que les faits les confirment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, l&rsquo;une des applications les plus utilisables de la formule est certainement, pour N et n plus grands que 1, la double \u00e9quation : N-1 = 2(n-1), d&rsquo;o\u00f9 : n-1 = N-n.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un \u00e9tat quelconque de la Forme Vide N est lu en n avec un \u00e9cart tel qu&rsquo;il \u00e9gale le temps \u00e9coul\u00e9 de l&rsquo;1 \u00e0 n, et que le temps qui s&rsquo;\u00e9coulera du 1 \u00e0 N devra le doubler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, nous voyons que :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0d\u00e8s 1430, pierre d&rsquo;Ailly (et de Cues, le suivant) proph\u00e9tisent la Grande R\u00e9volution pour 1789 ou 1792. N-n = 360 ans, de 1070 \u00e0 1430;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0d\u00e8s 1520, Thomas More projette l&rsquo;apog\u00e9e du rationalisme pour la p\u00e9riode 1900. N-n = 380.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0n-1 = 380 ans, de 1140 \u00e0 1520.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers 1540, Rabelais imagine un autre -160, pour l&rsquo;an 2000 \u00e0 peu pr\u00e8s, dans le cycle de 2160 ans (mais Kepler donne : 2150). N-n = 470 ans, de 1540 \u00e0 1990; ou 480 ans, de 1540 \u00e0 2000.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">n-1 = 470\/480 ans, de 1070\/1080 \u00e0 1540.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour confirmation, la <em>Prognostication<\/em> de Paracelse donne la date : 1992 pour la fin de la p\u00e9riode rationaliste, le point de renversement. Le texte est dat\u00e9 de 1536. N-n = 1992-1536 = 456; n-1 = 456 ans (de 1080 \u00e0 1536).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1588, Montaigne projette pour 2100 (depuis -50) le futur \u00ab\u00a0printemps\u00a0\u00bb am\u00e9ricain. N-n = 2100 &#8211; 1588 = 512 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">n-1 = 1588 &#8211; 1076 = 512 ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On voit que, dans tous ces exemples, l&rsquo;ach\u00e8vement de l&rsquo;Unit\u00e9 graalique ou la fin du Temps de Dieu sont dat\u00e9s de 1070\/1140, de B\u00e9renger de Tours, le dernier disciple d&rsquo;Erig\u00e8ne. Historiquement, ce fut, tout \u00e0 la fois, l&rsquo;\u00e9clatement de la Chr\u00e9tient\u00e9, par les Querelles entre l&rsquo;Eglise et l&rsquo;Etat (le Pape et l&rsquo;Empereur), le remplacement des p\u00e8lerinages de paix par les premi\u00e8res Croisades, et les premiers balbutiements des scolastiques, chr\u00e9tiennes, musulmanes ou bouddhistes, par Roscelin et Ab\u00e9lard, Averro\u00e8s, Ramanuja. D\u00e8s 1160, les premi\u00e8res sectes \u00ab\u00a0diaboliques\u00a0\u00bb appellent les premi\u00e8res pers\u00e9cutions de l&rsquo;Eglise. Mais aussi, les premi\u00e8res qu\u00eates du Graal, encore gallo-romaines, les premiers <em>Keningars<\/em> d&rsquo;Islande et les premi\u00e8res Sagas d&rsquo;Irlande seront dat\u00e9es de 1120\/1135.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si l&rsquo;Unit\u00e9 recouvre 2160 ans, comme l&rsquo;ont dit Platon, l&rsquo;Apocalypse et les proph\u00e8tes du Moyen Age, cette Unit\u00e9-l\u00e0, du Christ ou de son Graal, est donc \u00e0 prendre de -190 (Bolos) \u00e0 1070, ou de -120 (l&rsquo;Ecole d&rsquo;Elie, Auguste ne \u00ab\u00a0codifiant\u00a0\u00bb l&rsquo;\u00e9veil que cent ans plus tard) \u00e0 1140.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2160 ans plus tard, l&rsquo;Unit\u00e9 de l&rsquo;Esprit, du Verseau, devra se prendre de 1990 \u00e0 2040, ce qu&rsquo;aucun proph\u00e8te m\u00e9di\u00e9val ou renaissant, n&rsquo;ignore. Le Coran, d\u00e9j\u00e0, ne l&rsquo;ignorait pas : de 1990 \u00e0 2028 s&rsquo;ordonnent les deux sourates (73 et 74) qui content les destins du nouvel Ermite, \u00ab\u00a0rev\u00eatu de son manteau, comme d&rsquo;une ombre\u00a0\u00bb. Selon Nostradamus, le retour des \u00ab\u00a0hommes seuls, des Seuls\u00a0\u00bb, contre les Etats, les tyrans, les \u00ab\u00a0asniers\u00a0\u00bb\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cet \u00e9cart, cette incertitude plut\u00f4t, de 38 \u00e0 50 ans, dans la proph\u00e9tie du point d&rsquo;Echappement, de renversement, d\u00e9cevra de nombreux lecteurs, qui r\u00eavent de mettre en l&rsquo;Histoire une pr\u00e9cision que leur vie ne comporte pas. Mais ce n&rsquo;est, \u00e0 tr\u00e8s peu pr\u00e8s, que l&rsquo;\u00e9cart d&rsquo;un demi-degr\u00e9 pr\u00e9cessionnel : 36 ans sur 72.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une deuxi\u00e8me v\u00e9rification en devrait-elle \u00eatre apport\u00e9e, on la trouverait dans l&rsquo;\u00e9tude des proph\u00e8tes juifs et grecs, de ceux \u2014 du moins \u2014 qui ont dat\u00e9 leurs \u00ab\u00a0prognostications\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers -590, Ez\u00e9chiel date le renversement de -200 (390 ans plus tard) en pr\u00e9cisant qu&rsquo;il sera suivi de 40 ann\u00e9es d&rsquo;incertitude et de conflits, o\u00f9 il vaudra mieux faire retraite, se reposer et attendre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N-n = 390 ans, de -590 \u00e0 -200, ou 430 ans, de -590 \u00e0 -160, et, par suite, n-1 = les m\u00eames temps, de -1020 \u00e0 -590, ou de -980 au m\u00eame temps : -1020\/-980 fut le r\u00e8gne de David.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers -540, Daniel pr\u00e9dit le renversement de -160, avec une pr\u00e9cision telle que les rationalistes refusent d&rsquo;y croire et font du Livre de Daniel l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un pseudo-Daniel, vers -160.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N-n = -540\/-160 ou 380 ans;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">n-1 = 380 ans, de -920 \u00e0 -540, situant l&rsquo;ach\u00e8vement de l&rsquo;Un au temps de Salomon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du d\u00e9clin de la Gr\u00e8ce (-432\/-400), Platon date le d\u00e9but des 360 ans o\u00f9 les dieux se d\u00e9sint\u00e9ressent de l&rsquo;homme :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">n-1 = 360 ans, comme de -792 \u00e0 -432, situant la fin de l&rsquo;Unit\u00e9 au temps des fl\u00e9aux (l&rsquo;invasion, la rouille, la nielle, les grandes h\u00e9r\u00e9sies). Mais Platon n&rsquo;est pas proph\u00e8te plus que ne le sera Kant. Il pr\u00e9tend \u00ab\u00a0simplifier\u00a0\u00bb d&rsquo;abord. 2160 ans avant la fin du Temps d&rsquo;Amour, vers 1100, nous trouvons l&rsquo;autre tournant : -1060, qui ouvrit le temps des Rois : Samuel, David, Salomon. Et, 2160 avant 1140, nous trouvons -1020, le r\u00e8gne de David.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peut-\u00eatre aussi, les proph\u00e8tes juifs et grecs, qui ne connaissaient gu\u00e8re que le Pi (22\/7) et le nombre d&rsquo;or (1,618), ne pouvaient-ils atteindre aux pr\u00e9cisions de proph\u00e8tes pour lesquels Pi se nombre 3,1416 (au lieu de 3,142) et que Neper, vers 1600, allait initier au nombre \u00ab\u00a0e\u00a0\u00bb : 2,718, le fondement des logarithmes n\u00e9p\u00e9riennes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Platon, l&rsquo;Unit\u00e9 : 4 Pi (un cercle de rayon 2) valent 88:7 ou 12,568 et non 12,5636, comme pour nous.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La sommation de sa s\u00e9rie, jusqu&rsquo;au 1\/5040, est 12\/7 ou 1,714, et non (e-1) = 1,718 comme pour nous, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nos scientistes devraient se moquer de ces \u00e9carts (ne pas s&rsquo;en soucier), mais ils s&rsquo;en moquent diff\u00e9remment : ils les ridiculisent, eux qui ne jouent pas \u00e0 moins d&rsquo;une approximation au 1\/10 dans leurs laboratoires! L&rsquo;une des bases, et non la moindre!, de l&rsquo;imposture o\u00f9 ils se complaisent\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur les 22\/7 au lieu de Pi toutes les pyramides s&rsquo;\u00e9taient \u00e9difi\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le nombre d&rsquo;or s&rsquo;\u00e9difieront les cath\u00e9drales. Ce ne sont pas des exactitudes \u00e0 d\u00e9daigner.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les s\u00e9ries convergentes<\/span><\/strong> \u2014 C&rsquo;est dans le m\u00eame si\u00e8cle, le 16<sup>\u00e8me<\/sup>, que Basile Valentin compose ses <em>Douze cl\u00e9s<\/em>, dans le sens de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence de l&rsquo;Or\/Substance, et que, dans le sens inverse, Ulrich, More, Nostradamus, Rabelais, Montaigne pr\u00e9cisent les si\u00e8cles \u00e0 venir, vers l&rsquo;Occident Nouveau, le r\u00eave de Colomb. Il arrive m\u00eame que l&rsquo;alchimiste et le proph\u00e8te soient un seul homme : Paracelse, Nuysement. Les serpents de l&rsquo;alchimie renvoient B. Valentin \u00e0 Cl\u00e9op\u00e2tre, et les 4 symboles de Nuysement aux 4 de Pline : le Grain, la Salamandre, le P\u00e9lican, le Ph\u00e9nix, avec un \u00e9cart de dix-sept si\u00e8cles au plus. Mais les proph\u00e8tes du 16<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle renvoient \u00e0 ceux du 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C., dont ils renouvellent les calculs, avec 2160 ans d&rsquo;\u00e9cart. Tel est le probl\u00e8me, qu&rsquo;aide \u00e0 r\u00e9soudre, une fois encore, l&rsquo;\u00e9tonnante fonction de la Moyenne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est clair qu&rsquo;\u00e0 la fois, le proph\u00e8te vit une dur\u00e9e dont il ne peut s&rsquo;\u00e9chapper, celle de l&rsquo;anticipation, de la cause vers l&rsquo;effet, et que, pourtant, il a conscience d&rsquo;un autre Temps, cyclique, o\u00f9 l&rsquo;heure du Messie renouvellera l&rsquo;heure d&rsquo;Abraham (pour Ez\u00e9chiel, Daniel), o\u00f9 l&rsquo;heure de l&rsquo;Esprit r\u00e9p\u00e8tera celle du Christ (pour Rabelais, Montaigne).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la dur\u00e9e, ils suivent la loi commune : le drame de Daniel, captif \u00e0 Babylone, n&rsquo;est pas celui d&rsquo;Ez\u00e9chiel, en la fin de Juda, cinquante ann\u00e9es plus t\u00f4t. De m\u00eame, le drame de Montaigne, l&rsquo;Inquisition revenue, n&rsquo;est pas celui de Paracelse ou de Rabelais, avant le concile de Trente. Le renouveau de Mardouk, d&rsquo;Apis, les Taureaux, ou des Vaches dans l&rsquo;Inde, \u00e0 Rome, dans le premier cas, ou, dans le second, le renouveau de J\u00e9hovah, des Lois, de la juridiction eccl\u00e9siastique, de la Bible surtout, par les Puritains, n&rsquo;ont pas peu contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence du dieu de Justice, l\u00e0, du dieu d&rsquo;Amour ici. Il n&rsquo;est pas d&rsquo;autre dur\u00e9e \u00e0 l&rsquo;anticipation, religieuse ou scientiste, que cette entropie m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la Forme Vide ignore le d\u00e9clin de la mati\u00e8re, puisqu&rsquo;elle n&rsquo;en contient aucune. -540 ou +1620 ne sont que des dates, comme -590 ou +1560. Et l&rsquo;\u00e9cart de 2150 ou 2160 ans fait que, de l&rsquo;une, peut \u00eatre d\u00e9duite l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans cette acception nouvelle de \u00ab\u00a0n\u00a0\u00bb, non plus \u00ab\u00a0moyenne\u00a0\u00bb, mais \u00ab\u00a0lecture\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0n\u00a0\u00bb peut \u00eatre pris :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; tant\u00f4t comme une lecture de la dur\u00e9e et de ses \u00e9tats successifs, si l&rsquo;Unit\u00e9 est prise comme une cause : l&rsquo;Ua : n, et donc N comme sup\u00e9rieurs \u00e0 l&rsquo;Unit\u00e9, dans le sens de l&rsquo;\u00e9dification ou de la N\u00e9cessit\u00e9 kantienne;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; tant\u00f4t comme une lecture d&rsquo;un Temps cyclique quelconque : le jour, le mois, l&rsquo;ann\u00e9e, l&rsquo;\u00e8re, o\u00f9 \u00ab\u00a0n\u00a0\u00bb ne nombre plus qu&rsquo;une station dans le cycle, que renouvelle sans fin le contingent des heures (dans le jour), des jours dans le mois, des mois dans l&rsquo;ann\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re lecture, La ou lecture anticip\u00e9e, ne traite que des actions, toujours actuelles, entre le devenu et l&rsquo;avenir. Plus grand que l&rsquo;1, n y est plus petit que N : N -1 = (N-1)\/2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La deuxi\u00e8me lecture, Lr ou lecture retard\u00e9e, affabul\u00e9e, ne traite que des \u00e9v\u00e8nements \u2014 ou des ph\u00e9nom\u00e8nes constat\u00e9s, du pass\u00e9 au devenir. Plus grand que N, n y est plus petit que l&rsquo;1, il est lu apr\u00e8s N, qu&rsquo;il mythifie toujours, comme les Teinturiers ont mythifi\u00e9 Herm\u00e8s ou Ascl\u00e9pios, et D\u00e9mocrite lui-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car Ascl\u00e9pios ou Zoroastre, Salomon ou Platon ne furent que des heures dans le Temps d&rsquo;un jour \u2014 et le Sagittaire, le Scorpion de m\u00eame, dans l&rsquo;Apocalypse de Jean.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En La, Galaad d\u00e9j\u00e0 ne se pr\u00e9occupait que de son avenir : un autre monde, o\u00f9 il serait le roi, quand le vrai Roi sera mort. Il anticipe toujours sur l&rsquo;acte, et par son choix d&rsquo;abord, entre les routes. Ce choix, Lulle, Ripley, Valentin et Philal\u00e8te s&rsquo;y contraignent de m\u00eame : d&rsquo;o\u00f9, leurs dialectiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Lr, Gauvain encore ne songe jamais \u00e0 son avenir : il poss\u00e8de tout, \u00e9tant noble, distingu\u00e9 d&rsquo;avance et fils de roi. Il regarde : la Dame, la Licorne, le Lion, le ch\u00e2teau et le cort\u00e8ge du Graal. Il ne dit m\u00eame pas : \u00ab\u00a0Je comprends mal\u00a0\u00bb, car il ne soucie pas de comprendre. Il dit : \u00a0\u00bb Est-ce que je vois bien ce que je vois?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, les deux lectures sont au c\u0153ur de toutes les recherches math\u00e9matiques de JE, depuis 6000 ans \u00e0 coup s\u00fbr \u2014 et, sans doute, depuis les nombrements n\u00e9olithiques, par les N\u0153uds, ou depuis les d\u00e9nombrements pal\u00e9olithiques, la Pr\u00e9histoire, par les peintures rupestres, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">I) \u00e0 Sumer, d\u00e8s -4000, les deux lectures se formulaient par l&rsquo;Inversion, qui permettait, \u00e0 tout moment, de calculer \u00ab\u00a0n\u00a0\u00bb par une fraction, si n \u00e9tait plus petit que 1, par son inverse, si n \u00e9tait plus grand que 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Unit\u00e9 \u00e9tant un nombre d\u00e9fini : 60, qui joue de tous les diviseurs connus \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Sumer : 2, 4, 5, 6, les fractions \u00e9taient : le 1\/6 : 10, le 1\/5 : 12, le quart (Ishtar) : 15, le tiers : 20, le demi : 30.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus tard, on joua de 1\/2 + 1\/4 \u00a0: les 3\/4; ou de 1\/3 + 1\/3 : 2\/3, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, aux fractions, s&rsquo;opposaient leurs inverses, si \u00ab\u00a0n\u00a0\u00bb \u00e9tait plus grand que 1, dans la lecture La.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux unit\u00e9s \u00e9galent 120, dix jours constitu\u00e9s d&rsquo;heures doubles; six unit\u00e9s \u00e9galent 360 jours : l&rsquo;ann\u00e9e; et, peut-\u00eatre, 360 ans, si je joue de l&rsquo;ann\u00e9e, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il nous en reste les cycles les plus abstraits : 60 minutes \u00e9galent 60 X 60 secondes : notre heure. Comme il arrivait que les Sum\u00e9riens d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s, les chald\u00e9ens, pr\u00e9tendissent en des cycles de 3600 ans. Autre chose nous reste de Sumer : la <em>Tetraktys<\/em> des Grecs, dans le sens de la Lecture retard\u00e9e : 1\/4 +1\/3 + 1\/2 + 1, ou dans le sens des Yugas de l&rsquo;Inde : 4 + 3 + 2 + 1, dans le sens de la Lecture anticip\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre Bible, \u0153uvre des lecteurs de l&rsquo;anticipation, s&rsquo;ach\u00e8ve sur la proposition de Daniel : l&rsquo;Or retombe \u00e0 l&rsquo;Argent, l&rsquo;Argent au Cuivre, le Cuivre au Plomb. Ce n&rsquo;est pas autre chose que la lecture d&rsquo;H\u00e9siode, le Grec : les 4 \u00e2ges, en ordre d\u00e9croissant, auxquels s&rsquo;ajoutait parfois l&rsquo;\u00e2ge de Fer, en 5<sup>\u00e8me<\/sup> position.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car les Grecs, de Sumer, rejetaient l&rsquo;Inversion, y substituant d&rsquo;autres calculs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">II) Thal\u00e8s, les El\u00e9ates puis Pythagore d&rsquo;abord, puis cent calculateurs, d&rsquo;Euclide \u00e0 Apollonius (ses badernes) cr\u00e9ent une tout autre arithm\u00e9tique, dont l&rsquo;objet demeure les deux lectures.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ils fondent la lecture Lr sur les Couleurs, qui deviendront la cl\u00e9 des Teintures (vers l&rsquo;Or) et la lecture La sur la Musique, ses notes harmoniques : R\u00e9, Mi, Fa, Sol, La (le Si, avant le Do, d&rsquo;invention ult\u00e9rieure).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des nombres de Sumer, l&rsquo;Un ou 60 a disparu. Ils n&rsquo;en ont plus besoin quand leurs nombres sont 9 (la Table de Pythagore), puis quand le Dix ou le X joue d\u00e9j\u00e0, \u00e0 Rome. Ces X nombres, les kabbalistes de la Thora les ajouteront aux 22 lettres, pour des calculs qui n&rsquo;en seront pas simplifi\u00e9s. Car le 10, qu&rsquo;est-ce, sans le Z\u00e9ro, qui, en Gr\u00e8ce, n&rsquo;existe pas encore?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils conservent un nombre de la rationalisation de Sumer (Akkad), le nombre Pi ou 22\/7. Du 7 ils font leur cl\u00e9 : les 7 couleurs ou les 7 notes, les 7 plan\u00e8tes, les 7 jours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les math\u00e9maticiens de l&rsquo;Inde inventent le 14 : 7 X 2. Les Yugas jouent des 7 dans un sens, et des 7 dans l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne peut d\u00e9montrer que la m\u00eame inversion existe en Gr\u00e8ce, puisque les Grecs n&rsquo;utilisent pas l&rsquo;Inversion. Mais les calculateurs du 2<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C. utiliseront la partition du cercle, par la Croix (Apollonius). Pi\/4 = V (q-1), et q est connu : il vaut, \u00e0 notre estime, 1,618. Puis, 12 q\u00b2 = 10 Pi, selon l&rsquo;\u00e9quation qui r\u00e9sout le probl\u00e8me de la quadrature du cercle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">III) Le Moyen Age \u2014 Une invention des Grecs va leur survivre : les deux nombres \u00ab\u00a0humains\u00a0\u00bb de la <em>R\u00e9publique<\/em> platonicienne :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; 4 fois le nombre irrationnel Pi (22:7) : 88\/7 = 12,57,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ou le carr\u00e9 dont la diagonale est 5. Selon le th\u00e9or\u00e8me de Pythagore : 12,5, puisque le carr\u00e9 = C\u00b2 et que D\u00b2 = 2 C\u00b2 ou 25 = 12,5 + 12,5,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ou cent fois ce nombre : 1250 ou 1257;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; un tripl\u00e9 de 3 (souvent traduit, faussement, par \u00ab\u00a0cube\u00a0\u00bb) : 9 et \u2014 ou \u2014 cent fois ce nombre : 900.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Apocalypse a jou\u00e9 de ce calcul et nombr\u00e9 l&rsquo;Unit\u00e9 de Temps : 1260. Les proph\u00e8tes du Moyen Age en jouent aussi : 900 ans recouvrent la formulation, l&rsquo;incubation de la Personne divine : le P\u00e8re, le Fils ou l&rsquo;Esprit, et 1260 recouvrent sa dur\u00e9e;<\/p>\n<p>U\u00a0\u00a0 \u2190\u00a0\u00a0\u00a0 900 ans<\/p>\n<p>2160<\/p>\n<p>\u2192\u00a0\u00a0 1260 ans<\/p>\n<p>Mais le 13<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle invente deux autres s\u00e9ries (Fibonacci) :<\/p>\n<p>1 1\/2 2\/3 3\/5 5\/8 8\/13 13\/21\u2026\u2026., approchant Q-1 = 1\/Q ou 0,618,<\/p>\n<p>2 = 2\/1 3\/2 5\/3 8\/5 13\/8 21\/13\u2026., approchant Q ou 1,618.<\/p>\n<p>0,618 se prend entre 1\/2 et 2\/3; 1,618 entre 3\/2 et 2 :<\/p>\n<p>\u2190 2\/3\u00a0\u00a0\u00a0 Q-1\u00a0\u00a0\u00a0 1\/2<\/p>\n<p>1<\/p>\n<p>\u2192 3\/2\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0Q\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 2<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont ces deux derni\u00e8res s\u00e9ries qu&rsquo;affinent les s\u00e9ries convergentes, de sommation : Pi\/4 (la s\u00e9rie r\u00e9currente) et de sommation (e-1), la s\u00e9rie des factorielles inverses. De 1620 (Neper) \u00e0 Euler, cent ans plus tard.<\/p>\n<p>&lt; 1\u00a0\u00a0\u00a0 \u2190\u00a0\u00a0\u00a0 Pi\/4\u00a0\u00a0\u00a0 (1) -1\/11\u00a0\u00a0\u00a0 +\u00a0\u00a0 1\/9\u00a0\u00a0\u00a0 -1\/7\u00a0\u00a0\u00a0 +1\/5\u00a0\u00a0\u00a0 -1\/3\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a00<\/p>\n<p>&gt;1\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u2192\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 (1)\u00a0\u00a0\u00a0 +1\/2\u00a0\u00a0 + 1\/6\u00a0\u00a0 + 1\/24\u00a0\u00a0\u00a0 + 1\/120\u00a0\u00a0\u00a0 + 1\/720\u00a0\u00a0 + \u2026.(e-1)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des inversions de Sumer, de la Tetraktys, des Ages d&rsquo;H\u00e9siode, des M\u00e9taux de Daniel ou des Yugas indiens, des couleurs (leurs longueurs d&rsquo;onde) et des sons (leurs fr\u00e9quences), des nombres de Platon et de Fibonacci, de Neper et d&rsquo;Euler, le sch\u00e9ma est toujours tel :<\/p>\n<p>&lt;1\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 n\u00a0\u00a0\u00a0 &gt;\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 N<\/p>\n<p>&gt;1\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 n\u00a0\u00a0\u00a0 &lt; \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0N\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 et, concr\u00e8tement :<\/p>\n<p>Vers 648 : \u2190 Aeineias\u00a0 Olympiodore\u00a0\u00a0 Zosime\u00a0\u00a0 Thessalos\u00a0\u00a0 Cl\u00e9op\u00e2tre\u00a0\u00a0 -252<\/p>\n<p>Etienne ou\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 600 ans\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 800 ans \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a01000\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 1400\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 1600<\/p>\n<p>le Graal<\/p>\n<p>\u2192 B\u00e9renger\u00a0 Villeneuve\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Lulle\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Ripley\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 Valentin\u2026\u00a0 1908<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, bien s\u00fbr, dans le cycle ou la F.V. de 2160 ans, c&rsquo;est 1908 qui r\u00e9pond \u00e0 -252 (l&rsquo;apog\u00e9e du rationalisme), 1800 \u00e0 -360 (Kant\/Platon), 1620 \u00e0 -540 (les derniers proph\u00e8tes), 1200 \u00e0 -960 (la cath\u00e9drale gothique ou le temple de Salomon), 1260 \u00e0 -900 (la fin du Temps divin, selon Joachim de Flore).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette Forme Vide, ce cycle, rien n&#8217;emp\u00eache JE de le nommer un palindrome. Mais sera-ce bien la m\u00eame figure, selon que JE la prendra depuis l&rsquo;infrarouge ou le jaune, depuis Pi\/4 ou Q-1? Et depuis la note R\u00e9 ou la note Fa? Depuis V (e-1) ou Q?<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Le palindrome<\/span><\/strong> \u2014 Si le lecteur ou l&rsquo;alchimiste ne peuvent rien changer au sens dans lequel ils se d\u00e9placent, pas plus que l&rsquo;enfant ou l&rsquo;adulte, ils ne peuvent transformer la fable en un principe ni, \u00e0 l&rsquo;inverse, un non sens en une couleur : Thessalos ou Olympiodore ne proph\u00e9tisent pas, sinon qu&rsquo;ils se dirigent vers l&rsquo;ouest. Ils constatent simplement le point o\u00f9 ils se trouvent : sa \u00ab\u00a0station\u00a0\u00bb dans l&rsquo;Ensemble, ses \u00ab\u00a0distances\u00a0\u00bb depuis le d\u00e9part de la courbe \u2014 et non depuis l&rsquo;arriv\u00e9e, que l&rsquo;attente du Royaume rapproche presque toujours, \u00e0 cent ans de la Promesse comme les ap\u00f4tres, \u00e0 deux cents ans comme les martyrs, \u00e0 cinq si\u00e8cles, comme Saint Augustin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, les alchimistes, puis les scientistes, de l&rsquo;an 1000 (Glaber, Gerbert) au 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle (Rabelais ou Paracelse, Kepler ou Mercator), ne cessent de proph\u00e9tiser : les 5 royaumes, le triomphe rationaliste des juifs, la R\u00e9volution, l&rsquo;apog\u00e9e du rationalisme ou son d\u00e9clin. De m\u00eame que, d&rsquo;ailleurs, les proph\u00e8tes grecs et juifs, les auteurs des Upanishads dans l&rsquo;Inde, 2160 ans plus t\u00f4t. Ces proph\u00e9ties, le plus souvent exactes, ne leur permettent pas de se situer pr\u00e9cis\u00e9ment dans l&rsquo;analemme, de triompher des Pouvoirs, des Eglises, des Etats, de ne pas \u00eatre emprisonn\u00e9s, esclaves, tortur\u00e9s et assassin\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils ne peuvent donc pas, non plus, ni les uns ni les autres, transformer un jaune en orange, un (e-2) : 0,718, en un Pi\/4 (0,7865), dans le sens de la fable, ni un R\u00e9 en Mi, un Mi en Fa, ou la 1<sup>\u00e8re<\/sup> factorielle : 1 + 1\/2, en la 2<sup>\u00e8me<\/sup> : 1 + 1\/2 + 1\/6, dans le sens du principe. Les changes horizontaux ne leur sont pas plus possibles que les changes verticaux (r\u00e9cit\/institution).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, \u00e0 toute \u00e9poque, ils \u00e9voquent le Palindrome comme un rem\u00e8de \u00e0 l&rsquo;analemme, l&rsquo;Ouroboros comme l&rsquo;arrachement aux deux serpents entrelac\u00e9s, le Zodiaque, le cercle des saisons (et la croix dans le cercle) comme une lib\u00e9ration certaine des deux voies, des deux sexes, du genre et de l&rsquo;esp\u00e8ce, de la mati\u00e8re et de la forme. Quand D\u00e9mocrite invente l&rsquo;atome, il avoue ne reproduire qu&rsquo;une invention ph\u00e9nicienne, deux mille ans plus t\u00f4t, et un Avogadro, au si\u00e8cle dernier, reprend la th\u00e8se de D\u00e9mocrite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Platon a dit, dans le <em>Tim\u00e9e<\/em>, comment d&rsquo;une bande tordue en son milieu (un analemme) je peux reconstituer un cercle unique, en partageant la bande en deux parties \u00e9gales; et Moebius, 2160 ans plus tard (\u00e0 l&rsquo;approximation pr\u00e8s) d\u00e9crira le m\u00eame proc\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu de temps avant Mo\u00efse, les \u00ab\u00a0labyrinthes\u00a0\u00bb \u00e9gyptiens ont dit comment un Fil, judicieusement choisi, transforme les replis du labyrinthe en ce grand oc\u00e9an, l&rsquo;Ok\u00e9anos, qui encercle la Terre; puis un m\u00eame fil, d&rsquo;Ariane, permet \u00e0 Th\u00e9s\u00e9e, le h\u00e9ros, de tuer le Taureau et de sortir indemne du d\u00e9dale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelque 2200 ans plus tard, au 8<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle de notre \u00e8re, le <em>Kojiki<\/em> japonais raconte qu&rsquo;un autre h\u00e9ros, l&rsquo;Imp\u00e9tueux, a vaincu le Serpent \u00e0 huit t\u00eates, en le faisant boire \u00e0 huit coupes dispos\u00e9es aux huit portes de la Cit\u00e9 circulaire (le Yi King). Ses t\u00eates coup\u00e9es par le Sabre magique, le monstre n&rsquo;a plus \u00e9t\u00e9 que la Ville \u2014 ou le double palimpseste, un palindrome encore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, vers -2000 ou peu avant, Enlil-Tabi-Outoul avait d\u00e9crit tous ses voyages, depuis sa Ville (de Paix et de Pl\u00e9nitude) jusqu&rsquo;aux lointaines cit\u00e9s de l&rsquo;est (la fin des Mal\u00e9dictions, la fin des Plaintes), et depuis les derni\u00e8res villes tragiques jusqu&rsquo;\u00e0 sa propre Cit\u00e9, transformant les deux voies annalemmiques en un parcours unique, comme autour d&rsquo;une circonf\u00e9rence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vingt et un si\u00e8cles plus tard, le jour de sa destruction, Pomp\u00e9i poss\u00e9dait le Carr\u00e9 magique :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">SATOR<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">AREPO<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">TENET<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">OPERA<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ROTAS<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le palindrome parfait, dont le sens est : \u00ab\u00a0le serpent, en rampant (<em>a repto<\/em> pour <em>arepo<\/em>), tient par \u0153uvre les roues).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Labyrinthe ou Th\u00e9s\u00e9e et le <em>Kojiki<\/em>,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Platon ou D\u00e9mocrite et Moebius, Avogadro,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ou, dans le cycle ant\u00e9rieur :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tabi Outoul et le Carr\u00e9 magique,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">r\u00e9v\u00e8lent, tous les six, un m\u00eame secret, ace, pr\u00e9cis\u00e9ment, l&rsquo;Etre pour \u00e9cart.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il est des cycles ou des Formes Vides de toutes grandeurs : nous en connaissons quatre-vingts. L&rsquo;atome est ce cercle, tout comme l&rsquo;Ok\u00e9anos, ou la Noosph\u00e8re de Chardin. Les 4, du moins, demeurent incomparables les uns aux autres : dans le Cosmos, dans l&rsquo;atome, dans une vie, dans l&rsquo;ann\u00e9e (ou dans le mois, le jour, etc.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des palindromes sont tr\u00e8s courts : ICI, EVE; d&rsquo;autres, plus longs :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">ESOPE RESTE ICI ET SE REPOSE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il peut m\u00eame arriver que le palindrome, tr\u00e8s long, se modifie d&rsquo;une lettre et formule des objets tout autres, comme les deux phrases qui ouvre, l&rsquo;une, et ferme, l&rsquo;autre, une \u00ab\u00a0histoire\u00a0\u00bb de Raymond Roussel :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les lettres du blanc sur la bande du vieux pillard (ce qui signifie : les missives de l&rsquo;homme blanc, relatives \u00e0 la compagnie du vieux forban), et<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les lettre du blanc sur la bande du vieux billard (ce qui signifie : les caract\u00e8res \u00e9crits par une fraie sur la partie externe du vieux billard).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car on ne sort pas n\u00e9cessairement du labyrinthe le m\u00eame qu&rsquo;on y est entr\u00e9, ou le vainqueur du Serpent n&rsquo;est pas toujours exactement le m\u00eame que celui qui n&rsquo;avait point vaincu (l&rsquo;effet modifie la cause).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Allons plus loin : le palindrome n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement b\u00e9n\u00e9fique. Il semble que le vocable m\u00eame ait ses racines en :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>palinodie<\/em> : une expression r\u00e9duite, en retrait, toujours un peu ridicule, et :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>palinod<\/em>, un chant en l&rsquo;honneur d&rsquo;une divinit\u00e9, de la Vierge Marie au Moyen Age.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car ce palindrome-l\u00e0 est toujours bienfaiteur, lib\u00e9rateur, miraculeux, qu&rsquo;il soit de Platon ou de Tabi-Outoul, du Sator ou du <em>Kojiki<\/em>; mais la notion de palindrome est ridicule, inacceptable ou bien utilisable seulement par le joueur \u00e9hont\u00e9, comme celui qui change toujours de politique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je retrouve ici, mais \u00e0 l&rsquo;inverse, homonymique, les jeux synonymiques, que permettent le grec : <em>Para<\/em> et le latin :<em> Parare<\/em> (ce qui est \u00e0 c\u00f4t\u00e9 ou ce qui reproduit) dans le vocable Parade : un ensemble de parures, ou une d\u00e9fense (un parage) qui peut \u00eatre une d\u00e9fense de la ville, en sa banlieue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les vocables guident, \u00e0 d\u00e9faut des nombres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;ouverture et la fermeture<\/span><\/strong> \u2014 Ils ne guident pas sans situer et, par suite, d\u00e9finir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">PARADE est la meilleure d\u00e9finition de l&rsquo;Un\/TOUT : comme simple objet, dehors, comme ensemble de parures, dedans, pour sa d\u00e9fense; mais, en tant que <em>sujet<\/em>, le m\u00e2le en sa parade, la danse d&rsquo;amour, la ville en sa banlieue, en ses parages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car l&rsquo;Un, le Sang-dieu, est toujours pr\u00e9sent\u00e9 comme contenu dans le Vase, contenu dans le ch\u00e2teau du Graal, contenu dans une \u00ab\u00a0terre d\u00e9sert\u00e9e ou gaste, en friche\u00a0\u00bb, \u00e0 l&rsquo;Ouest. Si l&rsquo;Un est tout, rien n&rsquo;est hors, que le d\u00e9sert, l&rsquo;absence (de toute civilisation, d&rsquo;abord).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ces 1260 ans, l&rsquo;objet\/sujet est bien un palindrome aussi, ou plusieurs palindromes, contenus l&rsquo;un en l&rsquo;autre, comme les actes (d\u00e9lits\/d\u00e9fi) dans les Lectures de la Promesse et de la R\u00e9ponse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Simplement, cet objet\/sujet est tant\u00f4t hors de la matrice, la terre dont il sort, ainsi que le b\u00e9b\u00e9 du ventre maternel \u2014 ou la pierre brute de la carri\u00e8re; tant\u00f4t encore dedans, comme la face cach\u00e9e de la pierre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou bien il entrera, du dehors vers le dedans : le m\u00e2le dans la femelle; ce ne sera pas sans s&rsquo;effeuiller, comme de la cause \u00e0 l&rsquo;effet, sans se partager, (le sexe d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, le sperme de l&rsquo;autre), sans se r\u00e9pandre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le contenant ou la matrice, alors, aura d\u00fb s&rsquo;ouvrir, pour laisser son fruit sortir \u2014 ou pour se laisser p\u00e9n\u00e9trer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La parturition et le co\u00eft exigent tous deux l&rsquo;ouverture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, la Forme Vide n&rsquo;est rien que forme. Ne contenant rien, elle est contenue dans tout : en tant que forme picturale, la pomme de C\u00e9zanne est inscrite quand tout le reste du tableau est peint.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est ici le vide, le d\u00e9sert, qui se trouve au c\u0153ur des palindromes ou des trois cercles de l&rsquo;Ouroboros de Cl\u00e9op\u00e2tre, par exemple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le cercle interne est une pendule (la ronde des heures), l&rsquo;externe est comme un man\u00e8ge : la danse apparente des Jaquemarts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre les deux sera la membrane ou l&rsquo;interface, o\u00f9 JE tournera vers la droite ou vers la gauche, comme je desserre ou serre une vis sans fin, le tire-bouchon. Mais, ainsi, je d\u00e9couvre ou recouvre, arrache ou cache, selon que je joue de la palinodie des figurines, des fanfreluches, ou du palinod rythmique, liturgique, o\u00f9 l&rsquo;horloge se reconstitue : la ronde des dieux, en ce dieu-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme d&rsquo;une paire de ciseaux, l&rsquo;ouverture et la fermeture du palindrome, dans l&rsquo;Un, font la <em>Coupe<\/em> en la Forme Vide : elles sont la cause de la partition finale. Mais, au contraire, l&rsquo;ouverture et la fermeture de la matrice, dans la parturition ou celles de la bouteille, afin de conserver ou de r\u00e9pandre le vin, sont le seul motif de l&rsquo;action du tire-bouchon, de la vis, ou de la <em>lance<\/em> qui, de m\u00eame, p\u00e9n\u00e8tre et lib\u00e8re (le sang).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1850\" title=\"TABLES003\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES003.jpg\" alt=\"\" width=\"596\" height=\"111\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES003.jpg 596w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES003-300x55.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 596px) 100vw, 596px\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES004.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1851\" title=\"TABLES004\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES004.jpg\" alt=\"\" width=\"641\" height=\"76\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES004.jpg 641w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/06\/TABLES004-300x35.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 641px) 100vw, 641px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les parades sont, ici et maintenant, l&rsquo;acte de description ou la description de l&rsquo;acte. Palinod et palinodie sont l&rsquo;inscription des fins ou la fin des inscriptions. Les 2n ne sont que des moyens ou des moyennes d&rsquo;une part (instances ou distances), des acteurs de l&rsquo;autre, que d\u00e9finissent leurs fonctions (le r\u00f4le, l&#8217;emploi) et leurs dispositions (la station ou l&rsquo;\u00e9tat).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du sch\u00e8me ci-dessus, il se d\u00e9duit que l&rsquo;Un n&rsquo;est pas le contraire de la Forme Vide, ou 1 de N. Car, c&rsquo;est le plein qui est le contraire du vide, si je traite du Contenant; mais c&rsquo;est le dedans, l&rsquo;interne, qui est le contraire du dehors, l&rsquo;externe, si je traite du Contenu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Un est le contenu qui n&rsquo;est plus contenu (dehors); la F.V. est le contenant qui ne contient plus rien. Puisque le Un est Tout et qu&rsquo;il se tient dehors, je ne peux pas l&rsquo;inscrire (en quoi?), mais je peux le d\u00e9crire, par ses actes, de passages d&rsquo;abord : du dedans au dehors, comme \u00ab\u00a0objet\u00a0\u00bb, ou du dehors au-dedans, comme \u00ab\u00a0sujet\u00a0\u00bb : le b\u00e9b\u00e9, l&rsquo;enfant l\u00e0, le pub\u00e8re, l&rsquo;adulte ici. Sous le nombrement de l&rsquo;Um, au terme des fractions plus petites que l&rsquo;Un, ou par le nombrement de l&rsquo;Ua, comme premier terme d&rsquo;une s\u00e9rie inverse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 l&rsquo;Un contenu, dedans, je ne pourrai pas en calculer l&rsquo;Um, je devrai m&rsquo;arr\u00eater \u00e0 l&rsquo;infrarouge ou au nombre : Pi\/4, puisque ma lecture, n, exc\u00e8de toujours la fraction N (l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement ou le ph\u00e9nom\u00e8ne).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et je ne pourrai pas en calculer l&rsquo;Ua, puisque tout acte, y compris celui de la p\u00e9n\u00e9tration, ajoute au sujet quelque chose : 1\/q en (q+1)\/q, par exemple 1\/11 en 12\/11.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un acte, de d\u00e9livrance ou de p\u00e9n\u00e9tration, de sortie ou d&rsquo;entr\u00e9e, restreint le premier compte ou ajoute au second : il \u00ab\u00a0me\u00a0\u00bb cache une partie de l&rsquo;objet ou adjoint au sujet une jonction factice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, puisque la F.V., mat\u00e9riellement, n&rsquo;est rien, je ne peux la d\u00e9crire. Mais, de l&rsquo;ext\u00e9rieur, l&rsquo;incoh\u00e9rence du Tout, je peux y inscrire, l&rsquo;\u00e9gratignant, des Lettres, leur man\u00e8ge, ou des Nombres, les heures. Les premi\u00e8res seront \u00e0 d\u00e9couvert, les secondes (secondes en ce calcul seulement) seront recouvertes : mais la d\u00e9couverte des premi\u00e8res n&rsquo;ira pas sans un d\u00e9couvert comptable, car la marge est ici une syncope, un manque; le recouvrement des secondes sera un recouvrement comptable, puisque le cycle ou la pendule recouvre tous les retours, r\u00e9-cits, r\u00e9-p\u00e9titions, l\u00e9gendes et fables \u2014 par l&rsquo;\u00e9margement (le salaire appr\u00e9ci\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Simplement, le retour se fera toujours autrement : la fable n&rsquo;est pas la vie, ni la re-pr\u00e9sentation de la pi\u00e8ce sa \u00ab\u00a0couturi\u00e8re\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La forme pleine ne sera pas la forme vide : le f\u0153tus qu&rsquo;elle porte la d\u00e9veloppe et l&rsquo;agrandit, y m\u00fbrissant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une forme pleine n&rsquo;est pas plus mesurable, en sa proph\u00e9tie, que l&rsquo;Un contenu ne l&rsquo;est en cet instant (car m\u00eame le calcul de sa position sera modifi\u00e9 par le calcul de sa quantit\u00e9 de mouvements, et par le moyen, radiographie, laser, utilis\u00e9 pour le double calcul).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par son tact et sa distinction, le fils du Roi pressent que le fruit sera (l&rsquo;Arche d&rsquo;Alliance ou le Graal), mais il ne saura pas quand le f\u0153tus commencera de vivre, en la matrice, ni exactement quand la parturition devra s&rsquo;accomplir, au mieux des int\u00e9r\u00eats de la m\u00e8re et de l&rsquo;enfant : il ne pourra point proph\u00e9tiser, comme, de fait, Cl\u00e9op\u00e2tre, Zosime, Olympiodore ne proph\u00e9tisent pas (et les martyrs ou Augustin se trompent).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par sa science et l&rsquo;application de ses principes, le Jaque apprend \u00e0 proph\u00e9tiser, assez exactement, le temps o\u00f9 l&rsquo;avortement n&rsquo;est pas encore un crime, l&rsquo;heure la plus propice pour une conception, etc. Mais quel sera l&rsquo;enfant? Un gar\u00e7on, une fille, un pr\u00e9matur\u00e9, un tardif, un handicap\u00e9, un surdou\u00e9? Ce que sera le dieu, l&rsquo;objet\/sujet, il ne peut que l&rsquo;imaginer, le supposer, \u00e0 partir du principe qui ne cesse de le guider. La notion de \u00ab\u00a0qualit\u00e9\u00a0\u00bb lui fait d\u00e9faut, \u00e0 lui, le ma\u00eetre en quantit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les cycles<\/span><\/strong> \u2014 Il se comprend mieux pourquoi, en sa d\u00e9marche, le Jaque (alchimiste ou scientiste) rejette avec violence la simplification du cycle, son \u00ab\u00a0retour \u00e9ternel\u00a0\u00bb et l&rsquo;anticipation m\u00eame qu&rsquo;il autorise, car l&rsquo;effet de la cause le d\u00e9\u00e7oit toujours, \u00e0 br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance, l&rsquo;entropie venue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se comprend mieux pourquoi, en sa d\u00e9marche, l&rsquo;Affabul\u00e9 (le teinturier ou le fils du roi) rejette avec terreur la complexification des sciences et la trivialit\u00e9 du Jaque, au point de ne plus chercher \u00e0 comprendre, car toute complexit\u00e9, toute pr\u00e9cision m\u00eame, l&rsquo;arr\u00eate ou le d\u00e9truit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le palindrome n&rsquo;est pas cette r\u00e9currence, cet \u00e9ternel retour, sans \u00eatre la figure la plus pr\u00e9cise, la mieux nombr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le probl\u00e8me n&rsquo;est plus seulement : comment passer de l&rsquo;analemme au palindrome; ou du besoin\/n\u00e9cessit\u00e9 de la vie au contingentement du cycle. Mais : comment l&rsquo;\u00e9clatement, tout hasardeux du Big Bang ordonne-t-il aussi pr\u00e9cis\u00e9ment les galaxies ou les constellations, les astres ou les soleils, les plan\u00e8tes ou les com\u00e8tes?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En bref : quel est le rapport \u2014 constant? \u2014 entre le man\u00e8ge, toujours na\u00eff, des dieux, des mythes, des fanfreluches de Rabelais, des Filles d&rsquo;Artaud, et la rigueur de la pendule et de ses heures : Id\u00e9es de Platon, Cat\u00e9gories de Kant? Entre les besoins du Jaque et les principes de la science, des \u00ab\u00a0n\u00e9cessit\u00e9s\u00a0\u00bb tous deux? Ou les contingences de la fable et le contingentement du cycle, dans l&rsquo;autre sens?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Certains cycles ne sont-ils pas l&rsquo;effet d&rsquo;une cause, tel le cycle d&rsquo;une vie (la civelle, puis l&rsquo;anguille)? D&rsquo;autres ne sont-ils pas d&rsquo;une nature telle que cent hypoth\u00e8ses ou projections en rendent compte : l&rsquo;Herm\u00e8s ou bien l&rsquo;Arkhon, la terre immobile, le Soleil tournoyant \u2014 ou bien \u00e0 l&rsquo;inverse?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dira que les premiers font la libert\u00e9 de JE, par l&rsquo;exercice d&rsquo;une science, mais sa raison est impuissante \u00e0 l&rsquo;arracher au cycle vital et il meurt toujours, \u00e0 la fin. On dira que les seconds font l&rsquo;esclavage de JE, li\u00e9 par l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement et par les mythes qu&rsquo;il cr\u00e9e, dans la pire contingence. Mais ces d\u00e9lires le font vivre. Mieux : ils le sauvent, le lib\u00e8rent \u2014 de la cyclicit\u00e9 et de la peur de la mort, s&rsquo;ils sont assez puissants, organis\u00e9s, par les enfants, les \u0153uvres, les dieux qu&rsquo;il a con\u00e7us, cr\u00e9\u00e9s ou imit\u00e9s, selon sa croyance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le savant le reconnait, ainsi que le mythomane : absolu (\u00e0 -273\u00b0), le z\u00e9ro ouvre sur l&rsquo;infini, le non-mesurable. Limite du mesurable aussi, C, la vitesse de la lumi\u00e8re n&rsquo;en permet pas moins des fonctions qui exigent son d\u00e9passement : E = MC\u00b2.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais JE n&rsquo;est pas seulement humain. Lorsqu&rsquo;il a ensemenc\u00e9 l&rsquo;abeille, le bourdon peut mourir, p\u00e8re d&rsquo;une longue descendance; et l&rsquo;anguille, de m\u00eame, dans le Grand Oc\u00e9an, la civelle mise au monde.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Du fil qu&rsquo;il tire de lui, le ver fait son linceul, d&rsquo;o\u00f9 il rena\u00eetra, papillon. Le m\u00e2le de la Veuve Noire est tu\u00e9 par son amour : il devient sa nourriture; et l&rsquo;unicellulaire, isol\u00e9 de la masse pour jeter le cri d&rsquo;alarme : tous vont mourir!, y revient pour mourir, sa t\u00e2che accomplie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les symboles de l&rsquo;alchimie \u2014 de Pline \u00e0 Nuysement, sur dix-sept si\u00e8cles, ne disent rien d&rsquo;autre : le Grain meurt pour que soit l&rsquo;\u00e9pi, le P\u00e9lican afin que vivent ses petits; la Salamandre meurt \u00e0 cette couleur afin de mieux rena\u00eetre en cette autre, et de la cendre du Ph\u00e9nix, un autre na\u00eetra, le temps venu. La mort est survivance, enchantement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Fin est m\u00fbrissement, prog\u00e9niture, l&rsquo;enchantement de l&rsquo;Arc-en-ciel, la survivance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais quand est-elle l&rsquo;un? Et quand l&rsquo;autre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bourdon, le ver \u00e0 soie, l&rsquo;anguille, l&rsquo;araigne m\u00e2le ne d\u00e9cident pas de leur mort, ni le grain ou le ph\u00e9nix. Le cycle m\u00eame la limite \u00e0 leur accomplissement. Le JE humain en d\u00e9cide souvent, par le suicide mais aussi par l&rsquo;exc\u00e8s ou le manque (la consommation, l&rsquo;asc\u00e9tisme \u00e0 quoi il r\u00e9duit sa vie). Le JE-nation (\u00e9tat, empire, r\u00e9publique) en d\u00e9cide toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Mac\u00e9doine d&rsquo;Alexandre se donnait deux mille ans d&rsquo;existence, depuis P\u00e9los; la France de Napol\u00e9on, deux mille ans de m\u00eame, depuis les Gaulois. Mais Pers\u00e9e, roi de -179 \u00e0 -168, renouvelait le mythe fondateur de la Mac\u00e9doine, cinq ou six si\u00e8cles plus t\u00f4t; et la France de De Gaulle et de ses successeurs r\u00eavait de renouveler le mythe de Jeanne d&rsquo;Arc, cinq si\u00e8cles plus t\u00f4t. En -152, un petit trublion, Andriscos, ne r\u00eavait que du p\u00e8re d&rsquo;Alexandre, Philippe : il en prenait le nom, r\u00e9duisant toute l&rsquo;histoire de la Mac\u00e9doine \u00e0 ces deux si\u00e8cles : -352\/-152. Et, de m\u00eame, en 1989, le gouvernement de la France refait 1789, mois apr\u00e8s mois, jour apr\u00e8s jour, ne donnant plus \u00e0 la France r\u00e9publicaine que ces deux si\u00e8cles d&rsquo;existence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En -148, la Mac\u00e9doine n&rsquo;existait plus en tant qu&rsquo;Etat.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;est pas un pronostic qu&rsquo;en 1993, la France, en tant qu&rsquo;Etat, ne sera plus, soit que l&rsquo;Europe la d\u00e9vore, soit qu&rsquo;elle meurt de son isolement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la r\u00e9duction du cycle produit de tels r\u00e9sultats, l&rsquo;\u00e9largissement du cycle ne manque pas de produire l&rsquo;effet inverse. L&rsquo;Egypte avait dur\u00e9, selon les Traditions, treize mill\u00e9naires, et, r\u00e9ellement, de la Vierge Isis au B\u00e9lier Amon, quand elle disparut, impuissante \u00e0 formuler le dieu d&rsquo;Amour, le Christ ou Bouddha, que son S\u00e9rapis sugg\u00e9rait \u00e0 peine. L&rsquo;Inde a certainement v\u00e9cu l&rsquo;\u00e8re du serpent Naga, l&rsquo;un des composants de son Brahma, puis celle des Oiseaux Jumeaux, du Taureau, du B\u00e9lier Agni, du dieu d&rsquo;Amour, par le bouddhisme : peut-elle, aujourd&rsquo;hui, formuler le Verseau? La r\u00e9ponse \u00e0 cette question fera sa survie ou sa mort. Du Serpent Jaune aussi date l&rsquo;histoire de la Chine, et le bouddhisme aussi l&rsquo;a sauv\u00e9e; mais il lui sera sans doute plus ais\u00e9, plus jeune, de survivre \u00e0 l&rsquo;Esprit. Le Japon se fonde sur les Jumeaux (Izanagi, Izanami), il revivra s\u00fbrement, en une forme inconnue, dans les 2000 et m\u00eame 4000 ans \u00e0 venir. Les Mayas du Mexique et de l&rsquo;Am\u00e9rique Centrale, ces autres Egyptiens, et l&rsquo;Espagne, un Japon plus jeune (depuis le Taureau) ont certainement des avenirs divers, mais non moins \u00e9tendus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, si le rationalisme (et les Etats qui le fondent, sur la r\u00e9duction du cycle) ne peut que r\u00e9tr\u00e9cir sa vie, une mythologie exacte, son polyth\u00e9isme, prolonge, bien au-del\u00e0 du possible, les Empires et les peuples qui s&rsquo;y soumettent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est dire quelle gravit\u00e9 pr\u00e9sente le choix de son cycle. Le renversement de midi, au c\u0153ur du jour, n&rsquo;est pas celui de la nouvelle lune, dans le Mois, celui de la Saint-Jean dans l&rsquo;Ann\u00e9e. Pas plus que la Mac\u00e9doine d&rsquo;Alexandre (et moins encore celle d&rsquo;Andriscos) ne se laisse comparer aux douze si\u00e8cles de la Rome Antique, ni ce mill\u00e9naire aux treize mille ans de l&rsquo;Egypte\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faut choisir, de toute urgence toujours. Mais qui le peut? Et comment JE le peut-il, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un individu ou d&rsquo;un Empire, d&rsquo;un enfant d&rsquo;Adam, d&rsquo;un enfant de Jacob ou d&rsquo;un chevalier?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des g\u00e9n\u00e9rations adamiques, des tribus de Mo\u00efse, des fiefs de la Chr\u00e9tient\u00e9?<\/p>\n<p>Jean-Charles Pichon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>II Les applications de la table \u00a0 Le renversement \u2014 Pour les proph\u00e8tes du 13\u00e8me si\u00e8cle, qui r\u00e9p\u00e8tent les proph\u00e8tes du 9\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., les 2 160 ans se prennent de -900 ou de 1260. 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