{"id":1664,"date":"2012-05-19T18:08:44","date_gmt":"2012-05-19T16:08:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1664"},"modified":"2012-05-20T14:22:51","modified_gmt":"2012-05-20T12:22:51","slug":"les-alchimies-v-la-formulation-des-ambivalences","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1664","title":{"rendered":"LES ALCHIMIES V &#8211; La formulation des ambivalences"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><strong>V<\/strong><\/h2>\n<h2 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">La formulation des ambivalences<\/span><\/strong><\/h2>\n<p align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><br \/>\n<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">La fl\u00e8che du temps<\/span><\/strong> \u2014 Le fondement de toute science rationnelle est la croyance en une fl\u00e8che unique du temps. Cette fl\u00e8che est ax\u00e9e de l&rsquo;Avant vers l&rsquo;Apr\u00e8s : soit du Pass\u00e9 vers le devenir, soit du devenu vers l&rsquo;Avenir. Mais les deux sens eux-m\u00eames ne peuvent se succ\u00e9der que de l&rsquo;Avant vers l&rsquo;Apr\u00e8s : dans le cycle cosmologique, le matin pr\u00e9c\u00e8de le soir ou le printemps l&rsquo;automne; dans le processus de vie, l&rsquo;enfance pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;\u00e2ge adulte, ou (tr\u00e8s probablement) le min\u00e9ral la plante, qui pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;animal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette croyance est donc suffisamment prouv\u00e9e, \u00e0 cela pr\u00e8s du moins que, quelque part, dans l&rsquo;Instant, hic et nunc, le devenir pr\u00e9c\u00e8de le devenu (mais c&rsquo;est alors le devenir qui est avant, le devenu qui est apr\u00e8s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La croyance du scientiste est autre : c&rsquo;est que la cause pr\u00e9c\u00e8de n\u00e9cessairement l&rsquo;effet, ou que cet avant-l\u00e0 impose cet apr\u00e8s-ci, le d\u00e9terminant. Elle soumet l&rsquo;Avenir au devenu, ou le devenir au Pass\u00e9 \u2014 et elle pr\u00e9tend, par suite, soumettre tout Avenir \u00e0 quelque Pass\u00e9. Or, cela n&rsquo;est que la voie du principe, de la sentence ou de l&rsquo;\u00e9dification : le chemin de Galaad, ou bien celui de l&rsquo;alchimie depuis Bo\u00e8ce, par le Chr\u00e9tien, Scot, Villeneuve, Lulle, Ripley, Basile Valentin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une croyance ou un ensemble de croyances toutes diff\u00e9rentes assurent que l&rsquo;Apr\u00e8s commande l&rsquo;Avant, ou le 2<sup>\u00e8me<\/sup> terme le 1<sup>er<\/sup>. Elle remplace la cause articulaire par un motif totalisant, ou les Arts de Bo\u00e8ce (les Jugements de Kant aussi) par les Vertus de Scot Erig\u00e8ne (synonymes des Vertus de Platon). C&rsquo;est la voie de Gauvain, de l&rsquo;enfance, de la fable, du r\u00e9cit. Le chemin de la mythologie ou le monde du polyth\u00e9isme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais si, de sa voie propre, le mythologue remonte \u00e0 l&rsquo;ensemble des voies et pr\u00e9tend refuser l&rsquo;unicit\u00e9 du chemin de l&rsquo;Avant vers l&rsquo;Apr\u00e8s, il retombe de fait \u00e0 la mythomanie; il n&rsquo;est plus qu&rsquo;un malade.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc le renversement de la d\u00e9termination de l&rsquo;avant par l&rsquo;apr\u00e8s (le motif) \u00e0 la d\u00e9termination de l&rsquo;apr\u00e8s par l&rsquo;avant (la cause) qui fait tout le passage d&rsquo;un discontinu magique, hasardeux, \u00e0 un continu pr\u00e9tendu n\u00e9cessaire, scientifique. Mais quiconque refuse cette plaque tournante, pour imposer sa \u00ab\u00a0fa\u00e7on de voir\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;adversaire ne peut \u00eatre qu&rsquo;un scientiste ou un mythomane. Et cela, bien que, r\u00e9ellement, la fl\u00e8che du Temps ne soit qu&rsquo;une : de l&rsquo;Avant vers l&rsquo;Apr\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si bien que, paradoxalement, on pourrait dire que les deux maladies de l&rsquo;esprit, le scientisme et la mythomanie, donnent de l&rsquo;ensemble de la Machine une conception ou une perception plus exacte que la fable du mythologue et le principe du savant. Non seulement Perceval mais Etienne furent sans doute ce double malade, que sa duplicit\u00e9 sauvait, en quelque, de la partialit\u00e9 de la fable et de celle du principe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N&rsquo;est-ce pas en quoi l&rsquo;Or\/substance ou le Graal se pr\u00e9sentent aussi comme des erreurs ou des d\u00e9lits : le dernier aspect du cube (la face cach\u00e9e de la pierre) ou le premier joint des feuilles ou des couches d&rsquo;ardoise? Au c\u0153ur des Qu\u00eates, la mort du Roi ou, plus exactement, sa maladie est le premier Mal : la peur de la disparition de l&rsquo;Image. Au c\u0153ur des alchimies, l&rsquo;impuissance d&rsquo;Etienne \u00e0 d\u00e9finir le \u00ab\u00a0genre\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0l&rsquo;esp\u00e8ce\u00a0\u00bb est le second Mal : l&rsquo;ouverture \u00e0 tous les d\u00e9lires scientistes, par le mauvais emploi des symboles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les lectures et les faits<\/span><\/strong> \u2014 Dans l&rsquo;Histoire, les Qu\u00eates se pr\u00e9sentent comme un ensemble de d\u00e9lits et de d\u00e9liements (actuels) contenus dans les deux lectures de la Promesse et de la R\u00e9ponse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;est que la reconnaissance d&rsquo;une ou de plusieurs discontinuit\u00e9s dans le cadre d&rsquo;une continuit\u00e9 mythique (la Promesse) ou savante (la R\u00e9ponse).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En tant que lectures, les Qu\u00eates se peuvent dire des Descriptions des Actes (ou des Ev\u00e8nements); en tant que d\u00e9lits ou d\u00e9liements, elles se peuvent dire des Actes de descriptions, soit du Tout soit des parties.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le jeu de l&rsquo;alchimie est plus complexe, car il ne joue pas de l&rsquo;Objet et de ses descriptions, ou pas seulement de cela.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un 1<sup>er<\/sup> temps, l&rsquo;alchimiste ne quitte pas vraiment l&rsquo;orbe de l&rsquo;objet. De part et d&rsquo;autre d&rsquo;Etienne, on a cit\u00e9 le Chr\u00e9tien et l&rsquo;Anonyme, Erig\u00e8ne et Bo\u00e8ce, Aeineias, Olympiodore, Zosime encore d&rsquo;une part, Michel Scot, Villeneuve, Lulle de l&rsquo;autre, seulement pr\u00e9occup\u00e9s de d\u00e9crire : le genre et l&rsquo;esp\u00e8ce, la forme et la mati\u00e8re, la figure et le mouvement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans un 2<sup>\u00e8me<\/sup> temps, le mouvement ou le change prennent le pas sur la description de l&rsquo;objet. C&rsquo;est, tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment, vers 1300, en la fin des r\u00e9ponses, et apr\u00e8s la derni\u00e8re, ou vers 200, au d\u00e9but de la Promesse, et en son ach\u00e8vement, au-del\u00e0 de l&rsquo;\u0153uvre du \u00ab\u00a0pr\u00eatre Jean\u00a0\u00bb ou \u00e0 la veille de la premi\u00e8re Messe (sous S\u00e9v\u00e8re-Alexandre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ces temps, de 60 \u00e0 200, ou de 1300 \u00e0 1500, les symboles d\u00e9bordent l&rsquo;Image, l&rsquo;or\/symbole prend la place de l&rsquo;or\/substance. Les fables sont encore incoh\u00e9rentes et le principe se fait illusoire. Car les faits sont \u00e9v\u00e8nementiels (fl\u00e9aux des invasions, des l\u00e8pres ou des pestes) et ni la fable ne peut tous les dire, malgr\u00e9 les Vies dor\u00e9es des Saints, ou malgr\u00e9 les \u0153uvres germaniques, celtiques, orientales, ni le principe ne peut s&rsquo;en rendre ma\u00eetre, malgr\u00e9 les logiques scolastiques ou l&rsquo;alg\u00e8bre islamique, entre autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plut\u00f4t qu&rsquo;elles ne donnent des m\u00e9thodes, les alchimies recensent des personnages : humains, comme les philosophes grecs ou les grands ma\u00eetres (Avicenne ou Averro\u00e8s, Bo\u00e8ce, saint Thomas, Albert le Grand, Roscelin ou Ab\u00e9lard) ou \u00e0 demi-divins, agents de la divinit\u00e9 : anges ou d\u00e9mons, Intelligences de l&rsquo;Islam.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elles disent le r\u00f4le \u2014 ou bien les r\u00f4les, contradictoires \u2014 des seconds, l&#8217;emploi ou les emplois que JE peut faire des premiers. Ou bien elles disent les \u00ab\u00a0dispositions\u00a0\u00bb des uns et des autres, leurs tendances (vers l&rsquo;ouest ou vers l&rsquo;est) et leurs emplacements, positionnements, comme \u00e9tats de l&rsquo;Etre en cette Station, ou cette station en un Etat choisi comme exemplaire : l&rsquo;Islam, la Chr\u00e9tient\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce temps se prolonge de Thessalos \u00e0 Zosime, de 60 \u00e0 260 ou 300 (le temps des Martyrs) ou, de nouveau, depuis Lulle jusqu&rsquo;\u00e0 Ripley, englobant les 14<sup>\u00e8me<\/sup> et 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cles. Il commence ou s&rsquo;ach\u00e8ve par l&rsquo;\u00e9tude des \u00ab\u00a0moyens\u00a0\u00bb de l&rsquo;alchimie, dans l&rsquo;espace et dans le temps. L&rsquo;un des moyens est temporel, li\u00e9 au zodiaque ou aux saisons, et la Croix y devient celle des Saisons; \u00a0l&rsquo;autre moyen, dans l&rsquo;espace, peut jouer aussi des Cardinaux, mais c&rsquo;est de la montagne et de la vall\u00e9e, de l&rsquo;occident \u00e0 l&rsquo;orient : ils ne sont alors que des passages de l&rsquo;Unique \u00e0 la pluralit\u00e9, de la coagulation \u00e0 la dissolution, ou \u00e0 l&rsquo;inverse. Les Sexes s&rsquo;imposent ici (chez Ripley), leur union, leur s\u00e9paration, tandis que les Valeurs s&rsquo;affirment chez Thessalos : le b\u00e9n\u00e9fique (par alliance et sympathie) et le mal\u00e9fique (par opposition, antipathie).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces moyens, cependant, sont \u00e0 peine esquiss\u00e9s, plut\u00f4t comme des \u00ab\u00a0moyennes\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 3<sup>\u00e8me<\/sup> temps est celui que nous venons d&rsquo;\u00e9tudier. Il se prend de l&rsquo;Ouroboros tripl\u00e9 de Cl\u00e9op\u00e2tre \u00e0 son <em>Dialogue<\/em> (le 1<sup>er<\/sup> si\u00e8cle).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici et l\u00e0, le moyen est tenu pour une Instance : une sollicitation vers l&rsquo;est, une sollicitude vers l&rsquo;ouest, ou bien une sollicitude vers l&rsquo;ouest consid\u00e9r\u00e9 comme le lieu de vie, par l&rsquo;alliance des sexes, de l&rsquo;Epoux et de l&rsquo;Epouse, de la Reine et du Roi; une sollicitation vers l&rsquo;est consid\u00e9r\u00e9 comme le lieu de mort, d&rsquo;opposition, de d\u00e9voration, d&rsquo;entropie. L&rsquo;instance de la fable, du r\u00e9cit, du conte \u2014 ou celle de l&rsquo;institution, du principe, toujours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aussi le moyen est un nombrement de distances, depuis le point d&rsquo;arriv\u00e9e (le motif) ou depuis le point de d\u00e9part (la cause), par ces \u00e9tapes que sont les nombres entiers ou les fractions, puis les nombres irrationnels (le nombre d&rsquo;Or, Pi), sinon les signes zodiacaux, jadis principes ou portes, maintenant cl\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De toute mani\u00e8re, l&rsquo;Objet\/substance, le Graal a disparu. Seuls importent les personnages, les Acteurs qui le transportent, s&rsquo;il n&rsquo;est qu&rsquo;Un (s&rsquo;en nourrissant parfois, comme le voyageur qui mange sa marchandise, lorsqu&rsquo;il est affam\u00e9), ou qui vont de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre, si les ensembles d&rsquo;objets sont deux (1 et 0).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ou seuls importent les Moyens, milieux\/moyennes, par lesquels l&rsquo;objet se transporte ou par lesquels le voyageur va de cet objet-ci \u00e0 celui-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le fait dont on traite est un Ev\u00e8nement (une Promesse ou un D\u00e9fi en sa lecture), il est vrai que l&rsquo;\u00e9tude du Personnage suffit, objet de la Promesse mais sujet de la R\u00e9ponse : Gauvain ou Galaad, \u00e0 la limite, par les fables des Anciens, les principes des Modernes, ou dans l&rsquo;enfance et dans l&rsquo;\u00e9tat adulte de ce personnage-l\u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, si le fait dont on traite est un acte, le personnage compte moins que le moyen employ\u00e9 (par l&rsquo;acte comme libre) ou impos\u00e9 (par l&rsquo;acte comme conditionn\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le personnage pouvait \u00eatre yin ou yang, m\u00e2le ou femelle, un d\u00e9sordre ou un ordre, p\u00e9n\u00e9trant\/contenu ou p\u00e9n\u00e9tr\u00e9\/contenant. Il n&rsquo;avait que ce genre-l\u00e0 : f\u00e9minin, masculin (\u00e9ventuellement homo).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le moyen est bien \u00e9videmment, soit contenu en un Ensemble, sous le nom de \u00ab\u00a0syst\u00e8me\u00a0\u00bb, soit contenant de plusieurs ensembles, comme Syst\u00e8me. Si le moyen nombre des distances, par la moyenne, il les ma\u00eetrise, les ordonne, comme tout syst\u00e8me contenant. Mais, soumis \u00e0 l&rsquo;une des deux instances, il est conditionn\u00e9 par celle qu&rsquo;il a choisie (la fable ou le principe), dans l&rsquo;Ensemble qui le poss\u00e8de alors : la gravitation et la force faible de nos physiciens ne le m\u00e8nent pas dans le m\u00eame sens que la force \u00e9lectromagn\u00e9tique, issue du gluon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la question le conduit au quiproquo (de la contingence) dans ce sens-l\u00e0, du Pass\u00e9 au devenir, l&rsquo;Etiquette (principielle) le conduit \u00e0 quelque fin (extinction, entropie) dans ce sens-ci, du devenu \u00e0 l&rsquo;Avenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement, il n&rsquo;est qu&rsquo;une fl\u00e8che du temps, de l&rsquo;avant vers l&rsquo;apr\u00e8s, autour du <em>hic et nunc<\/em> (devenir\/devenu). Plus JE s&rsquo;\u00e9loigne, donc, de l&rsquo;Or\/substance ou du Graal, qu&rsquo;il y tende ou qu&rsquo;il en revienne, plus il sera \u00e9loign\u00e9 de l&rsquo;Etre, par les passages in\u00e9vitables de l&rsquo;Unique \u00e0 la Pluralit\u00e9, de la Description au Fait ou Change, des Personnages aux Moyens, etc. A la limite, l&rsquo;union du genre et de l&rsquo;esp\u00e8ce est devenue les genres sexuels d&rsquo;abord, puis les esp\u00e8ces mon\u00e9taires, avant le Christ ou depuis l&rsquo;\u00e9poque de la Rose-Croix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne peux traiter de la p\u00e9riode (-360\/-60) ou de la p\u00e9riode (1620\/1800) sans dire un 4<sup>\u00e8me<\/sup> temps, o\u00f9 l&rsquo;Or\/symbole a disparu, laissant la place \u00e0 l&rsquo;Or\/valeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;or\/valeur : la Monnaie<\/span><\/strong> \u2014 A premi\u00e8re vue, ces temps s&rsquo;offrent comme des inversions, plus surprenantes que les autres (des 1<sup>er<\/sup>, 2<sup>\u00e8me<\/sup>, 3<sup>\u00e8me<\/sup> temps). O\u00f9 l&rsquo;on attendait une continuation du rythme lent, qui nous donnerait : 1620\/1980, par exemple, pour l&rsquo;ach\u00e8vement des alchimies, nous d\u00e9couvrons une pr\u00e9cipitation du rythme : d\u00e8s 1800, on ne peut plus parler de cette science, faute d&rsquo;ouvrages-ma\u00eetres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">O\u00f9 l&rsquo;on attendait une pr\u00e9cipitation du rythme le plus rapide, comme de -180 \u00e0 0, on trouve un rythme beaucoup plus lent, comme de -360 \u00e0 0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rythme court (sur 6 si\u00e8cles) : \u00a0\u00a0\u00a0\u00a00\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0360 ans\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0-360<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rythme long\u00a0 (sur 10 si\u00e8cles) :\u00a0\u00a0\u00a0 1620\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 180 ans\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 1800<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si bien qu&rsquo;une nouvelle croix s&rsquo;impose :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1669\" title=\"La formulation001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation001.jpg\" alt=\"\" width=\"568\" height=\"90\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation001.jpg 568w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation001-300x47.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 568px) 100vw, 568px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle s&rsquo;impose d&rsquo;autant plus que, vers l&rsquo;ouest, l&rsquo;alchimie des Modernes (moyen\u00e2geux et renaissants) apparait contenue en celle des Antiques : Aristote et Platon la d\u00e9terminent, elle est d&rsquo;abord une \u00ab\u00a0m\u00e9moire\u00a0\u00bb, mais que, vers l&rsquo;est, avant 0 ou depuis 1260, l&rsquo;alchimie des Modernes \u00e9chappe \u00e0 celle des Antiques; de plus en plus volontaire, principielle et scientiste, elle m\u00e8ne vers tout autre chose, qu&rsquo;on nommera les sciences de la chimie, de la biochimie, de la biologie, de la chronobiologie, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous \u00e9tudierons tout cela en d\u00e9tail.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A) De D\u00e9mocrite \u00e0 Cl\u00e9op\u00e2tre :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis deux mille ans, tous les commentateurs donnent D\u00e9mocrite pour le fondateur de l&rsquo;alchimie. Scientifique et rationaliste, il ne trait aucunement de l&rsquo;or\/symbole. Vers 217 encore, ce sera un autre savant, Archim\u00e8de, qui publiera un trait\u00e9 sur la mani\u00e8re de distinguer une \u00ab\u00a0teinture\u00a0\u00bb de l&rsquo;or ou de la pourpre naturellement organiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur ce si\u00e8cle et demi (-360\/-210), il semble donc qu&rsquo;une alchimie scientiste ne s&rsquo;est pr\u00e9occup\u00e9e que de l&rsquo;or\/valeur et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, de la Monnaie. Si elle ne joue pas encore des \u00ab\u00a0esp\u00e8ces\u00a0\u00bb, elle oppose l&rsquo;aspect de l&rsquo;objet (sa couleur, entre autres) \u00e0 sa structure profonde, sa r\u00e9alit\u00e9 mat\u00e9rielle, son \u00ab\u00a0genre\u00a0\u00bb. Un D\u00e9mocrite d\u00e9j\u00e0, un Archim\u00e8de encore, combattent l&rsquo;imposture de leur temps, au nom de l&rsquo;herm\u00e9tique v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, dans les deux si\u00e8cles qui suivent, jusqu&rsquo;au Christ, il ne sera question de rien d&rsquo;autre que de cet aspect d&rsquo;une part, ce g\u00e9n\u00e9rant de l&rsquo;autre (par l&rsquo;alliage).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un Bolos de Mende domine tout le 2<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, alors que l&rsquo;\u00e9tude mythologique, n\u00e9glig\u00e9e depuis Platon, se d\u00e9veloppe par Ennius, Carn\u00e9ade, Varron, tous inspir\u00e9s par Bolos. Or, le fondement de l&rsquo;\u0153uvre de l&rsquo;alchimiste : la dialectique de la sympathie et de l&rsquo;antipathie est aussi le fondement de l&rsquo;\u0153uvre mythologique : la tradition des Sibylles (imm\u00e9moriale), qui traite uniquement de l&rsquo;accord et du d\u00e9saccord entre les divinit\u00e9s. Si l&rsquo;accord fait la vie, le d\u00e9saccord fait la mort. Et, de m\u00eame, des mati\u00e8res inconciliables, ne pourra jamais \u00eatre obtenue la Pierre Ultime, que le bon alliage seul permet. Comme toutes les grandes l\u00e9gendes \u2014 les plus durables \u2014 celle des Sibylles t\u00e9moigne tout \u00e0 la fois :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) de la croyance d&rsquo;une \u00e9poque,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) de la volont\u00e9 de l&rsquo;universaliser, de l&rsquo;<em>intemporaliser<\/em> et d&rsquo;en faire le contenant de tous les cycles concevables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l&rsquo;acception la plus commune, 9 Sibylles se sont succ\u00e9d\u00e9es, qu&rsquo;il convient de rattacher aux 9 Muses d&rsquo;une part, aux 7 sommeils de tous les dieux et, notamment, de la Vierge (Isis ou Ishtar) qu&rsquo;ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s les Deux de l&rsquo;Unit\u00e9. Chaque phase couvre les 7 si\u00e8cles (exactement : 777,6 ans). Au temps du Christ, la 6<sup>\u00e8me<\/sup> a parl\u00e9 \u00e0 Cumes, la 7<sup>\u00e8me<\/sup> parlera au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle : ce sera Fatima, l&rsquo;initiatrice de l&rsquo;Islam chiite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;autres ont v\u00e9cu au temps des Perses, au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant le Christ, au temps d&rsquo;Orph\u00e9e, au 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, dans une autre optique, le symbolisme des Sibylles, au temps du Christ, r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;importance croissante de la Femme dans le proph\u00e9tisme du Poisson et la constitution de l&rsquo;alchimie. Car une femme est derri\u00e8re Pythagore (Sapho) ou derri\u00e8re Socrate et son disciple Platon (Diotime). Au 1<sup>er<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C., Marthe, proph\u00e9tesse de Marius, puis l&rsquo;alchimiste Marie la juive, et Cl\u00e9op\u00e2tre enfin \u00e9tablissent \u00e0 elles seules les grandes \u00e9tapes de l&rsquo;\u0152uvre, vers -105, -60, -30. Elles arrachent, \u00e0 elles trois, l&rsquo;alchimie des Teintures de son domaine rationnel, qu&rsquo;elles connaissent mieux que tout autre, pour en faire une qu\u00eate mythologique, magique et symbolique enfin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marthe initie Marius au panth\u00e9isme : sous son influence le tyran projette le nouveau Panth\u00e9on, qu&rsquo;Auguste instituera dans sa totalit\u00e9; il admet la \u00ab\u00a0mort\u00a0\u00bb du Taureau et il exclut le Minotaure des embl\u00e8mes (enseignes) romains. Par la proph\u00e9tesse, la Vierge abandonne l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment de Terre pour s&rsquo;int\u00e9grer \u00e0 la 2<sup>\u00e8me<\/sup> Personne, celle du Bien, o\u00f9 elle devra \u00eatre la m\u00e8re du Poisson (Eumolpe ou S\u00e9mios).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De Cl\u00e9op\u00e2tre nous connaissons les \u0153uvres, apocryphes ou non.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre les deux, l&rsquo;\u0153uvre de Marie la juive (que les juifs nomment \u00ab\u00a0s\u0153ur de Mo\u00efse\u00a0\u00bb) est peut-\u00eatre la plus surprenante, par l&rsquo;invention des deux alambics : celui qui distille le produit, par l&rsquo;action de l&rsquo;eau, le P\u00e9lican, et celui qu&rsquo;on dispose sur le foyer pour que, sous l&rsquo;action du feu, le produit se transforme, ainsi que la Salamandre ou le Cam\u00e9l\u00e9on, en diverses couleurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ces 2 alambics, le premier mot de la technique, surgiront quelque jour les 2 Coupes de Gauvain. Mais aussi, dans le si\u00e8cle, le double jeu de l&rsquo;Herm\u00e8s et de l&rsquo;Arkhon\/a\u00efon, sinon de la mati\u00e8re et de la forme, du genre et de l&rsquo;esp\u00e8ce, etc., que portent d\u00e9j\u00e0 les deux fragments de Cl\u00e9op\u00e2tre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De D\u00e9mocrite \u00e0 Marie la juive, sur plus de trois si\u00e8cles, sans quitter le plan de la Valeur, les Monnaies ont ouvert aux Sexes, la rationalit\u00e9 \u00e0 une nouvelle magie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B) Il est plus difficile de dater pr\u00e9cis\u00e9ment le terme de l&rsquo;alchimie. Certains disent qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas morte, puisque le r\u00eave de \u00ab\u00a0faire de l&rsquo;or\u00a0\u00bb hante toujours les mythomanes et que des commentateurs \u2014 quelquefois de valeur : Julius Evola ou Fulcanelli \u2014 en commentent les ouvrages encore. Mais ni la mythomanie ni l&rsquo;analyse \u2014 n\u00e9cessairement r\u00e9trospective \u2014 ne peuvent \u00eatre tenues pour des survivances. Le dernier op\u00e9rateur, Cyliani, a \u0153uvr\u00e9 autour de 1800 : il \u00e9tait fort \u00e2g\u00e9 (plus de quatre-vingts ans, dit-il) et sa mis\u00e8re, le m\u00e9pris o\u00f9 l&rsquo;on tenait son livre, l&rsquo;\u00e9chec de ses supplications, tout atteste qu&rsquo;alors le temps de l&rsquo;alchimie est \u00e0 jamais pass\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s&rsquo;est achev\u00e9, comme c&rsquo;est souvent le cas, par l&rsquo;imposture : d&rsquo;un Comte de Saint-Germain ou d&rsquo;un Cagliostro, dans la seconde moiti\u00e9 du 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle : des dizaines d&rsquo;\u0153uvriers \u00a0disent qu&rsquo;ils ont fait l&rsquo;Or, sans le prouver d&rsquo;aucune mani\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 la th\u00e9orie, ils r\u00e9p\u00e8tent celle qui a guid\u00e9 les alchimistes du 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, depuis la publication des <em>Douze Cl\u00e9s<\/em> jusqu&rsquo;aux \u00e9ditions de 1690\/1710. Mais, si les \u0153uvres de Marthe, de Marie, de Cl\u00e9op\u00e2tre encore, devaient tout aux <em>Teintures<\/em> de D\u00e9mocrite et d&rsquo;Archim\u00e8de, elles-m\u00eames issues de l&rsquo;antique M\u00e9tallurgie, celles du 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle (depuis Philal\u00e8te) doivent tout \u2014 ou presque tout \u2014 \u00e0 la nouvelle Astronomie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De Kepler \u00e0 Newton les th\u00e9ories sont telles :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) Les plan\u00e8tes suivent dans le ciel des parcours r\u00e9guliers, circulaires pour un Copernic, elliptiques pour un Kepler, autour d&rsquo;un Centre : le soleil, depuis l&rsquo;orbite de Mercure jusqu&rsquo;\u00e0 celle de Saturne, de la plus petite \u00e0 la plus grande.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) Un cercle autre, inconnu, contenant de tous les autres, maintient en coh\u00e9sion tous les corps qui s&rsquo;y meuvent et toutes leurs orbites, par la Force que Newton nomme la Gravitation. Ce cercle, des \u00e9toiles fixes (ou des constellations) peut \u00eatre divis\u00e9 en 12 r\u00e9gions distinctes, de 30 degr\u00e9s chacune, que les premiers astronomes, de Copernic \u00e0 Kepler, ne distinguent pas du Zodiaque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si dans l&rsquo;espace cosmique les 7 orbites apparaissent simultan\u00e9es \u2014 comme les reploiements de l&rsquo;Ouroboros, les stations zodiacales : les 12 heures doubles du Jour, les 12 mois de l&rsquo;Ann\u00e9e, les 12 \u00e8res d\u00e9duites de la 3<sup>\u00e8me<\/sup> loi de Kepler, se pr\u00e9sentent comme successives, dans le Temps. Comme il en fut pour les positionnements des sexes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, si je traite des Sexes, les 4 sont les deux personnages : la Mari\u00e9e et le Mari\u00e9 et les 2 instances qui les d\u00e9terminent : la sympathie vers l&rsquo;union, l&rsquo;antipathie vers la s\u00e9paration, comme vers le coucher du soleil, \u00e0 l&rsquo;Occident, ou vers son lever, \u00e0 l&rsquo;Orient; ou bien de la naissance \u00e0 la fin de la jeunesse (l&rsquo;Unit\u00e9 de l&rsquo;Etre JE) et de cette unit\u00e9 \u00e0 la vieillesse, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, si je traite de la Monnaie, les 3 sont l&rsquo;effigie, externe, l&rsquo;alliage, interne, et les valeurs au centre (b\u00e9n\u00e9fique, mal\u00e9fique).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un autre Centre, la \u00ab\u00a0moyenne\u00a0\u00bb s&rsquo;impose entre le Plein de l&rsquo;alliage (son unit\u00e9 mat\u00e9rielle) et le Vide de la forme ou de l&rsquo;effigie (la Forme vide N). Cette moyenne est la moiti\u00e9 de l&rsquo;ensemble (N+1), n = (N+1)\/2 et 2n = N+1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La double composition du Venin du Serpent, pour Cl\u00e9op\u00e2tre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9 les questions :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) Lequel est l&rsquo;effigie, du m\u00e2le ou de la femelle? Lequel, l&rsquo;alliage? Pour les disciples du Sexe, le m\u00e2le (yang) est interne : il p\u00e9n\u00e8tre, et le femelle est externe, p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e. Pour les disciples de la Monnaie, l&rsquo;effigie (yang) est externe, l&rsquo;alliage (femelle ou yin) est interne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) Laquelle est b\u00e9n\u00e9fique, laquelle mal\u00e9fique, de la sympathie ou de l&rsquo;antipathie? Pour celui qui se dirige vers l&rsquo;Ouest, de Bolos \u00e0 Cl\u00e9op\u00e2tre, de Cl\u00e9op\u00e2tre \u00e0 Zosime, b\u00e9n\u00e9fique est la sympathie, dont le terme sera l&rsquo;union des Sexes ou le chevauchement des Unit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, pour celui qui se dirige vers l&rsquo;Est, de Ripley aux derniers alchimistes (depuis le Couchant), la sympathie est de moins en moins b\u00e9n\u00e9fique : on la dira magique, affabul\u00e9e ou r\u00e9trograde, occulte, le mal\u00e9fique de la folie enfin (\u00e0 partir de 1668). La voie salutaire est, tout \u00e0 l&rsquo;inverse, celle de la rationalit\u00e9, que fondent les principes de la causalit\u00e9, depuis l&rsquo;Ua, et de l&rsquo;identit\u00e9 (le tiers exclu), vers le monde sans dieu, sans unit\u00e9, de la Forme Vide.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment se pourrait-il r\u00e9pondre, tout \u00e0 la fois, aux deux types de questions? JE le peut-il? Dans le monde de la Raison, qui domine \u00e0 pr\u00e9sent, ce ne sera que par la distinction entre les 2 Raisons, les deux logiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les deux raisons<\/span><\/strong> \u2014 Nous admettons de nouveau, en ce si\u00e8cle, ce que le 19<sup>\u00e8me<\/sup> ignorait \u2014 ou commen\u00e7ait \u00e0 peine de percevoir, par les grands romantiques et les nouveaux symboles (de Baudelaire ou de Nietzsche, de Rimbaud ou de Mallarm\u00e9) : il est deux sortes de raisons.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re, qu&rsquo;on dira <em>logique<\/em>, se fonde sur le principe d&rsquo;identit\u00e9 : A = A&rsquo;, et sur le principe du \u00ab\u00a0tiers exclu\u00a0\u00bb : si A n&rsquo;\u00e9gale pas A&rsquo;, il l&rsquo;exclut, je peux l&rsquo;identifier \u00e0 non-A&rsquo;. Strasbourg est en France ou bien en Allemagne, cette heure fut hier lundi ou elle est aujourd&rsquo;hui mardi. Mais l&rsquo;objet ne peut \u00eatre en deux lieux diff\u00e9rents, non plus qu&rsquo;en des temps divers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9anmoins, je peux concevoir un univers o\u00f9 la France et l&rsquo;Allemagne n&rsquo;existaient pas encore ou n&rsquo;existeront plus, sans d\u00e9truire pour autant Strasbourg. Ce pourra \u00eatre une ville de la Chr\u00e9tient\u00e9, ou d&rsquo;un pays : l&rsquo;Alsace, ou de la future Europe. Elle ne sera plus A, en France, sans \u00eatre pour autant un non-A, en Allemagne : elle sera autre chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nommerons cette raison extralogique, supralogique ou autrement, puisqu&rsquo;elle admettra quelque \u00ab\u00a0tiers inclus\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le temps, le probl\u00e8me peut apparaitre plus complexe, alors qu&rsquo;il est du plus simple \u2014 ou, du moins, plus \u00e9vident. Soit une succession de jours, dat\u00e9s du minuit :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1684\" title=\"La formulation002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation002.jpg\" alt=\"\" width=\"568\" height=\"90\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation002.jpg 568w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation002-300x47.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 568px) 100vw, 568px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je date le jour de midi, ainsi que des Sum\u00e9riens, des Grecs et les Romains l&rsquo;ont fait, la succession deviendra :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1685\" title=\"La formulation003\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation003.jpg\" alt=\"\" width=\"568\" height=\"90\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation003.jpg 568w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation003-300x47.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 568px) 100vw, 568px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n&rsquo;aurons que 3 jours complets en ce d\u00e9compte, l\u00e0 o\u00f9 le premier d\u00e9compte englobait 4 jours (lundi, mardi, mercredi, jeudi) du 1<sup>er<\/sup> minuit au 5<sup>\u00e8me<\/sup>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aussi une m\u00eame heure peut \u00eatre dans le mardi l\u00e0, le lundi ici (l&rsquo;heure de l&rsquo;aube). Elle n&rsquo;est plus A, ou pas encore, sans \u00eatre pour autant non-A.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, c&rsquo;est un syst\u00e8me donn\u00e9 (celui des Etats ou celui des jours dat\u00e9s) qui impose la raison logique. Mais si je resitue divers syst\u00e8mes dans un Ensemble contenant, cette raison ne suffit plus : elle conduit \u00e0 l&rsquo;erreur. Une logique supralogique (on dit aussi : m\u00e9talogique) impose une vision tout autre, qui inclut le tiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, c&rsquo;est pr\u00e9cis\u00e9ment cette supralogique qui, de la France et de l&rsquo;Allemagne, ne fait plus que des 1\/2 dans le nouvel Ensemble : le pays ou l&rsquo;Europe, ou qui exige que le jeu s&rsquo;exerce sur 2 jours pour appliquer les deux calculs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce partage de l&rsquo;un (le territoire) ou le doublement de l&rsquo;un (le jour) justifient le chevauchement de l&rsquo;Unit\u00e9\/substance : \u00e9nigme du Graal ou secret de l&rsquo;alchimie. Ils imposent de tout autres num\u00e9rations, et c&rsquo;est ainsi que les Math\u00e9matiques modernes, approchant le probl\u00e8me des deux Raisons, qu&rsquo;elles consid\u00e8rent comme des cercles tangents\/s\u00e9cants, affirment que le cercle P doit entrecouper moins de la moiti\u00e9 de non-P et englober plus de la moiti\u00e9 de non-P, mais aussi que l&rsquo;un ne peut \u00eatre tangent \u00e0 l&rsquo;autre en moins de 7 points.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce jeu des s\u00e9quences sur la moyenne (ou sur la moiti\u00e9 plus ou moins) impose le choix des nombres pairs (2, 4, 8, 12) et, finalement celui de toutes les dialectiques et de toutes les s\u00e9ries duod\u00e9cimales : principes, portes, cl\u00e9s, signes zodiacaux : les sexes de Ripley ou ceux de Cl\u00e9op\u00e2tre, \u00e0 travers les 12 mois ou par les El\u00e9ments (4) que multiplient les trinit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce jeu des tangences, \u00e0 partir des 7, commande de tout autres \u00e9sot\u00e9rismes, de l&rsquo;Apocalypse\u00a0 ou des machines sept\u00e9naires, mais aussi les sch\u00e8mes sibyllins ou la machine de Philal\u00e8te, dont nous devons traiter d&rsquo;une mani\u00e8re plus pr\u00e9cise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les sept r\u00e9gimes<\/span><\/strong> \u2014 L&rsquo;objet des machines sept\u00e9naires est toujours un accord, une concordance r\u00e9elle (ou mat\u00e9rielle) entre les 7 m\u00e9taux, les 7 plan\u00e8tes, les 7 couleurs ou 7 notes de l&rsquo;harmonie, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, selon l&rsquo;\u00e9poque, ce fut, notablement, entre telle et telle s\u00e9rie de 7 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 les jours de la semaine, entre ces jours et les plan\u00e8tes (lune\/lundi, mars\/mardi, mercure\/mercredi, jupiter\/jeudi, v\u00e9nus\/vendredi, saturne\/samedi, le Dominus solaire\/dimanche),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 les 7 portes des villes antiques, perses ou m\u00e8des, entre les m\u00e9taux, les couleurs, les astres,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 les 7 volumes parfaits et les plan\u00e8tes, dans l&rsquo;\u0153uvre de Kepler, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La machine sept\u00e9naire de Marie la juive n&rsquo;est pas connue, mais qu&rsquo;elle jou\u00e2t des 7, cela n&rsquo;est pas douteux, puisqu&rsquo;elle jouait des 2 cercles tangents (les alambics). Au reste, les commentateurs de l&rsquo;alchimie, aux premiers si\u00e8cles, tel Pline, sugg\u00e8rent, s&rsquo;ils ne l&rsquo;affirment, les 7 \u00ab\u00a0r\u00e9gimes\u00a0\u00bb : entre les 2 unitaires et le 7<sup>\u00e8me<\/sup> (la Forme Vide ou la Maison des Morts), il s&rsquo;agit toujours des 4 \u0153uvres, que symbolisent les 4 animaux ou vivants : le Grain, le P\u00e9lican, le Cam\u00e9l\u00e9on, le Ph\u00e9nix,\u00a0 pour la Terre, l&rsquo;Eau, le Feu et l&rsquo;Air.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;alambic distillateur d\u00e9verse l&rsquo;eau, comme le P\u00e9lican nourrit ses petits de son corps m\u00eame; l&rsquo;alambic au foyer fait paraitre les couleurs successives de l&rsquo;animal changeant, ma\u00eetre du feu. Le grain fut mis en terre, afin de rena\u00eetre; le Ph\u00e9nix est, en soi, l&rsquo;ultime r\u00e9v\u00e9lation, le dernier envol, apr\u00e8s le passage au feu, puisque le Ph\u00e9nix rena\u00eet de ses cendres (ou des cendres de son pr\u00e9d\u00e9cesseur). C&rsquo;est toujours la Machine \u00e9tudi\u00e9e chez Attar et chez l&rsquo;auteur de l&rsquo;<em>Aurora consurgens<\/em> :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation004.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1687\" title=\"La formulation004\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation004.jpg\" alt=\"\" width=\"594\" height=\"125\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation004.jpg 594w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation004-300x63.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 594px) 100vw, 594px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 7 R\u00e9gimes de Philal\u00e8te, ainsi, se fondent sur les 4 de Paracelse et de Nuysement (de tous les Rose-Croix), que symbolisent \u00e0 nouveau le Grain ou l&rsquo;\u0152uvre au Noir, le P\u00e9lican ou l&rsquo;\u0152uvre au Blanc, l&rsquo;Arc-en-ciel des Couleurs, que porte la Salamandre, et le Ph\u00e9nix \u00e0 la fin. Mais son livre : <em>L&rsquo;entr\u00e9e ouverte au palais ferm\u00e9 du Roi<\/em>, incorpore les 4 dans les 7, qui assemblent \u00e0 la fois les travaux et les temps, les plan\u00e8tes, les m\u00e9taux. La succession en est telle :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le r\u00e9gime de Mercure : 50 jours de travail sur la \u00ab\u00a0terre premi\u00e8re\u00a0\u00bb,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le r\u00e9gime de Saturne : 40 jours de travail sur le plomb,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le r\u00e9gime de Jupiter : 21 jours sur l&rsquo;\u00e9tain,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le r\u00e9gime de la Lune : le travail sur l&rsquo;argent philosophique,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le r\u00e9gime de V\u00e9nus : de 10 \u00e0 20 jours sur le cuivre,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le r\u00e9gime de Mars : de 40 + 14 = 54 jours sur le fer,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">le r\u00e9gime du Soleil : de 14 + 26 + 3 = 43 jours, sur l&rsquo;Or philosophique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La figure n&rsquo;est plus faite des 3 Cercles de l&rsquo;Ouroboros triple, mais de 3 spirales concentriques :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">la 1<sup>\u00e8re<\/sup> conduit de la plus grande orbite (Saturne) \u00e0 la plus petite (Mercure), mais elle se remonte \u00e0 l&rsquo;inverse, sur 90 jours ou 3 mois : elle n&rsquo;englobe que le travail sur le min\u00e9ral brut ou sur le r\u00e9sidu (le relief) de toute l&rsquo;op\u00e9ration : le plomb; la spirale interm\u00e9diaire traverse \u2014 en quelque sorte \u2014 les orbites moyennes : de la lune, rattach\u00e9e \u00e0 l&rsquo;orbite terrestre, et de V\u00e9nus, entre le Soleil et la Terre, dans les orbites (plus grandes que l&rsquo;orbite terrestre) de Jupiter et de Mars :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation005.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1688\" title=\"La formulation005\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation005.jpg\" alt=\"\" width=\"404\" height=\"74\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation005.jpg 404w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/La-formulation005-300x54.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 404px) 100vw, 404px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Esot\u00e9riquement, la lune se rattache \u00e0 l&rsquo;Eau, Mars au Feu. V\u00e9nus est une d\u00e9esse de Terre, Jupiter est tenu, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, pour la plan\u00e8te du Verseau (comme l&rsquo;indiquent, entre autres, les Jovialistes de Nostredame, du g\u00e9nitif : Jovis, jupit\u00e9rien).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La spirale 3<sup>\u00e8me<\/sup>, interne, au centre du syst\u00e8me, ne peut \u00eatre que l&rsquo;orbite solaire, \u00e0 travers la galaxie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Or\/substance, de m\u00eame, est au c\u0153ur d&rsquo;un syst\u00e8me que les 4 El\u00e9ments (ou les 4 symboles vivants) projettent jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;orbite la plus petite (Mercure) et la plus grande (Saturne), en une autre Unit\u00e9 \u2014 de la Forme Vide, alors, puisque le Tout est Un.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En m\u00eame temps, le travail a port\u00e9 sur les min\u00e9raux d&rsquo;abord, de la Terre Premi\u00e8re \u00e0 l&rsquo;Or, par l&rsquo;\u00e9tain et l&rsquo;argent, puis sur les m\u00e9taux, de l&rsquo;Or au plomb, par le fer et le cuivre. Les m\u00e9taux\/min\u00e9raux tiennent ici la place que Kepler donnait, vers 1600, aux volumes parfaits : les 5 g\u00e9om\u00e9triques et les 2 \u00ab\u00a0tr\u00e8s \u00e9tranges\u00a0\u00bb : l&rsquo;hu\u00eetre et le h\u00e9risson : tout dedans ou tout dehors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme les volumes (formels), les 7 mati\u00e8res de Philal\u00e8te sont les <em>supports<\/em> d&rsquo;une harmonie c\u00e9leste, non distincte de celles des 7 couleurs ou des 7 notes. Car, si les couleurs portent les aspects des 7 min\u00e9raux, les notes portent les alliages des 7 m\u00e9taux forg\u00e9s par l&rsquo;homme. Mais, de ces 14, deux sont unis dans l&rsquo;Or (min\u00e9ral et m\u00e9tal), deux \u00e0 jamais distincts (et d&rsquo;ailleurs inconnus en ce 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle), et les dix autres, li\u00e9s aux passages d&rsquo;une couleur fondamentale \u00e0 l&rsquo;autre (bleu, jaune, rouge) ou aux sons, qui se per\u00e7oivent et ne sont pas harmoniques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis <em>toujours<\/em> (trois mille ans, au moins), ces 14 qui sont 7 \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 connus des hindouistes, dont le Para ou le Temps Supr\u00eame est constitu\u00e9 des 7 dans un sens et des 7 dans l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant aux kabbalistes juifs, ils ne traitaient que des 10 centraux, <em>Sephiroth<\/em> ou nombres, hors des deux indicibles : l&rsquo;Etre en Soi et le N\u00e9ant. Ou bien, s&rsquo;ils figuraient l&rsquo;En-Soi par les 3 Sephiroth : la Table dans l&rsquo;Arche dans le Lieu Saint, ils r\u00e9partissaient les 7 en 3 internes et 4 externes, comme les branches de l&rsquo;Arbre se distinguent de son tronc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, nul ne doute que l&rsquo;hindouisme r\u00e9cent et la Kabbale sont aussi \u2014 ou peuvent \u00eatre \u2014 des fondements de l&rsquo;alchimie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les douze<\/span><\/strong> \u2014 Il reste qu&rsquo;au 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle encore, et peut-\u00eatre surtout, la majeure partie des alchimistes chr\u00e9tiens ou islamiques ne jouaient pas des 7 R\u00e9gimes, ni de l&rsquo;Ouroboros qu&rsquo;ils soutendent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La plus classique des m\u00e9thodologies \u0153uvri\u00e8res se r\u00e9f\u00e9rait aux 12 (principes, portes ou cl\u00e9s), nomm\u00e9s dor\u00e9navant \u00ab\u00a0op\u00e9rations\u00a0\u00bb. Dans sa remarquable \u00e9tude sur les alchimies du pass\u00e9, Evola rassemble les 12 dans les Quatre \u0152uvres :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la Forme Vide \u00e0 l&rsquo;Or\/substance :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) L&rsquo;\u0152uvre au Noir :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) la s\u00e9paration,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) la putr\u00e9faction (<em>nigredo<\/em>),<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c) l&rsquo;\u00e9preuve du vide;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) l&rsquo;\u0152uvre au Blanc :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">d) le vol du dragon : Jupiter d\u00e9tr\u00f4ne Saturne,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">e) la voie s\u00e8che (du Soufre) et la voie humide (du Mercure) : le Lion et le Serpent au carrefour,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">f) l&rsquo;asc\u00e8se au blanc ou l&rsquo;ermitage;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3) l&rsquo;arc-en-ciel :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">g) la voie du souffle et la voie du sang : le Lion est rouge, terme des couleurs,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">h) le C\u0153ur ou Re-bis,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">i) les d\u00e9pouillements et les \u00e9clipses, comme d&rsquo;un m\u00e9tal ou d&rsquo;une note \u00e0 l&rsquo;autre,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4) l&rsquo;\u0153uvre final :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">j) les eaux corrosives,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">k) l&rsquo;argent au feu,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">l) l&rsquo;Or\/ph\u00e9nix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des R\u00e9gimes (7) ou des Op\u00e9rations (12), on voit que les deux processus partent de la Forme Vide (la mort) et y reviennent, par la R\u00e9surrection. Le chevauchement\/renversement se tient au centre : notre plan\u00e8te dans un syst\u00e8me, quelque infrarouge dans l&rsquo;autre. Jouant des notes, Newton situait le Do en c\u0153ur (la note la plus grave), mais, d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente, il opposait la gamme des couleurs (diurne) \u00e0 celle des de l&rsquo;harmonie musicale (nocturne) : c&rsquo;\u00e9tait, d\u00e9j\u00e0, qu\u00eater une correspondance constante entre les deux chemins, par l&rsquo;\u00e9tude des longueurs d&rsquo;onde, vers l&rsquo;infrarouge depuis l&rsquo;ultraviolet, et par l&rsquo;\u00e9tude des fr\u00e9quences, depuis le grave jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;aigu. Au d\u00e9but du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, cette correspondance, les physiciens la recherchaient encore, par un num\u00e9ro d&rsquo;ordre fond\u00e9 sur la longueur de l&rsquo;onde et le nombre Pi, d&rsquo;une part, et, de l&rsquo;autre, par une constante (h) dans le rapport entre la fr\u00e9quence et la charge \u00e9nerg\u00e9tique (le passage passager).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est que, depuis le 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle jusqu&rsquo;au milieu du 20<sup>\u00e8me<\/sup>, le dilemme demeure insoluble entre les 7 (4+3) et les 12 (3X4).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il faudra une science autre, l&rsquo;Informatique, et une math\u00e9matique nouvelle pour traiter du + (ET) et du X (OU) dans un Ensemble globalisant ou recherch\u00e9 comme tel : un algorithme universel, purement formel et monnayable.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;\u00e9conomiste et le faussaire<\/span><\/strong> \u2014 Aussi bien Philal\u00e8te, au 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, que Julius Evola, trois si\u00e8cles plus tard, r\u00e9sument parfaitement, l&rsquo;un les R\u00e9gimes, l&rsquo;autre les Op\u00e9rations, mais ni Philal\u00e8te ne fait l&rsquo;Or, ni Evola ne tente de le faire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, dans les trois si\u00e8cles qui les s\u00e9parent, l&rsquo;Or lui-m\u00eame a disparu (l&rsquo;Un ou l&rsquo;En-soi), au profit de la seule Valeur. Les ma\u00eetres du monde ne sont plus les Saints, ni les alchimistes de la Substance, ni les grands symbolistes (scolastiques ou islamiques), ni m\u00eame les philosophes de la forme et de la mati\u00e8re, de la figure et du mouvement. Ce ne sont plus que des faussaires d&rsquo;une part (Saint-Germain, Cagliostro), des \u00e9conomistes de l&rsquo;autre, innombrables de Law \u00e0 Herbert Simon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les faussaires ne manqu\u00e8rent pas aux premiers si\u00e8cles, comme en t\u00e9moignent le trait\u00e9 d&rsquo;Archim\u00e8de (-216) et les \u00e9dits, de la plus grande rigueur, promulgu\u00e9s en la fin du 3<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle apr\u00e8s J.-C.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ils se fondaient, en quelque sorte, dans la cat\u00e9gorie plus vaste des Teinturiers et Teinturi\u00e8res, dont la teinture en pourpre, en or, \u00e9tait le m\u00e9tier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame trouverait-on de nombreuses ressemblances entre l&rsquo;\u00e9conomiste contemporain et le sophiste ou le technite des premiers si\u00e8cles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, sinon chez un Aristote et ses disciples, les Lyc\u00e9ens, on ne trouve l&rsquo;\u00e9quivalent de nos th\u00e9ories et de nos principes \u00e9conomistes, dont l&rsquo;Economie est le m\u00e9tier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aux deux m\u00e9tiers : la Teinture, l&rsquo;Economie, et aux d\u00e9voiements parall\u00e8les : le Sophisme, la Fausse Monnaie, je ne peux d\u00e9couvrir que cette communaut\u00e9 : la notion de valeur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une telle notion ne joue plus de la forme et de la mati\u00e8re, ni m\u00eame de l&rsquo;effigie et de l&rsquo;alliage, en quoi consiste la monnaie. Car elle n&rsquo;est qu&rsquo;une forme vide, de toute mani\u00e8re : une semblance ou une th\u00e9orie. Mais elle ne joue pas davantage du contenant et du contenu, que le m\u00e2le p\u00e9n\u00e8tre la femelle, le yang le yin, ou que le yang formel recouvre, par l&rsquo;aspect, le yin purement mat\u00e9riel, du g\u00e8ne ou du g\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce qui contient, maintenant, est le plus grand, le sup\u00e9rieur, le Plus, dont la valeur fait un \u00ab\u00a0profit\u00a0\u00bb; le contenu est le moins grand, ou l&rsquo;inf\u00e9rieur, dont la valeur fait le Moins ou la \u00ab\u00a0perte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Plus implique un chevauchement, une \u00ab\u00a0surjection\u00a0\u00bb dans le langage des Math\u00e9matiques Modernes; le Moins r\u00e9v\u00e8le un manque, une marge, \u2014 une \u00ab\u00a0injection\u00a0\u00bb dans le m\u00eame langage math\u00e9matique. Pour le teinturier et pour l&rsquo;\u00e9conomiste, le choix ne peut porter que sur le +; l&rsquo;apparence pour l&rsquo;un, la valeur propos\u00e9e ou accept\u00e9e (d&rsquo;\u00e9change) pour l&rsquo;autre, mais toujours sur le Profit (une valeur ajout\u00e9e, une plus-value).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le sophiste ou le faux-monnayeur seulement font de cette notion : le profit tout leur syst\u00e8me, au point d&rsquo;\u00e9liminer l&rsquo;autre valeur, de \u00ab\u00a0production\u00a0\u00bb. Il arrivera aussi, chez le sophiste Gorgias ou Marx, que la valeur de production soit consid\u00e9r\u00e9e comme sup\u00e9rieure ou comme la projection souhait\u00e9e. Car toute dialectique \u2014 la Valeur en est une \u2014 tol\u00e8re l&rsquo;inversion : il faudra y revenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais dans tous les cas, il demeure, pour seule \u00e9quivalence entre les deux \u00e9poques, cette Forme Vide, la <em>valeur<\/em>, dont les dialectiques r\u00e9elles sont encore \u00e0 d\u00e9couvrir, hors du contenant et du contenu, hors du discontinu et du continu, hors de l&rsquo;esp\u00e8ce et du genre enfin \u2014 et c&rsquo;est-\u00e0-dire en dehors de toute alchimie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Quoi d&rsquo;autre?<\/span><\/strong> \u2014 Il n&rsquo;est pas d&rsquo;autre \u00e9quivalence entre les temps hell\u00e9nistiques et ceux que nous achevons de vivre. O\u00f9 la trouverait-on, en effet?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce ne pourrait \u00eatre que dans la fable, le mythe, ou dans le raisonnement, la science principielle, puisqu&rsquo;il n&rsquo;est que ces deux voies pour JE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y a bien longtemps \u2014 depuis la scolastique agonisante du 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle \u2014 qu&rsquo;Aristote n&rsquo;est plus pris pour mod\u00e8le de la nouvelle science. Nul ne peut s\u00e9rieusement comparer le plus na\u00eff de nos \u00e9conomistes au plus complexe des sophistes. Car le 15<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle a vu l&rsquo;invention de la \u00ab\u00a0comptabilit\u00e9 en partie double\u00a0\u00bb, bien diff\u00e9rente de l&rsquo;invention de la monnaie, au 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C., en Lydie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le + ou le &#8211; peuvent n&rsquo;\u00eatre que le gain ou la perte (au plus court : ce que je ne poss\u00e9dais pas et poss\u00e8de, ou ce que je poss\u00e9dais et ne poss\u00e8de plus). Difficilement, dans les premiers si\u00e8cles de notre \u00e8re, cette notion premi\u00e8re, qui fonde la Monnaie, \u00e9voluera en celle du Cr\u00e9dit\/D\u00e9bit, dont traitent cinquante \u00e9crits gallo-romains. Peu \u00e0 peu, le Cr\u00e9dit est tenu pour un +, bien que je ne le poss\u00e8de pas, et le D\u00e9bit pour un -, m\u00eame si je poss\u00e8de l&rsquo;objet. Le -, la perte, est absolu, car \u00ab\u00a0ma\u00a0\u00bb tunique s&rsquo;use, se d\u00e9t\u00e9riore ou passe de mode, alors que je continue de la devoir. Le +, le profit, ne l&rsquo;est pas moins, si je sais d\u00e9fendre ma cr\u00e9ance, par les armes ou par la loi. Mais l&rsquo;\u00e9volution ne va pas plus loin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, la comptabilit\u00e9 en partie double franchit le pas, le seuil. Le Bilan n&rsquo;a plus rien \u00e0 faire de l&rsquo;antique inventaire, car il se fonde sur une \u00ab\u00a0m\u00e9talogique\u00a0\u00bb, que la logique de l&rsquo;inventaire ignore. Pour celui-ci, A \u00e9gale A, il n&rsquo;\u00e9gale pas non-A : une chemise pr\u00e9sente n&rsquo;est pas un cale\u00e7on absent (si l&rsquo;inventaire est d&rsquo;une chemiserie). Mais, dans le bilan, l&rsquo;absence peut \u00eatre un profit, dans la colonne de l&rsquo;Avoir, sous forme d&rsquo;un cr\u00e9dit, et la pr\u00e9sence est une perte, dans la colonne du D\u00fb, sous forme d&rsquo;un D\u00e9bit. A la limite, pour Marx, plus le poss\u00e9dant poss\u00e8de (le Capitaliste ou l&rsquo;Etat souverain), plus il est menac\u00e9, en danger de tout perdre; moins le prol\u00e9taire, le pauvre travailleur poss\u00e8de de biens, plus il est accul\u00e9 \u00e0 la r\u00e9volte, \u00e0 la lutte ouvri\u00e8re, qui lui donnera au-del\u00e0 de ses esp\u00e9rances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les principes qu&rsquo;impose une comptabilit\u00e9 en partie double ne doivent plus grand-chose \u00e0 ceux qu&rsquo;impose l&rsquo;\u00e9l\u00e9mentaire monnaie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Consid\u00e9r\u00e9s les mythes, la contradiction entre les deux \u00e9poques serait plus nette encore.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Herm\u00e8s trois fois ma\u00eetre dominait jadis, et, par lui, une trilogie d&rsquo;Eau. La trilogie d&rsquo;Air domine aujourd&rsquo;hui (la Balance, les Fr\u00e8res, l&rsquo;Esprit de libert\u00e9), dont la formulation date du 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, de la victoire de la Franc-Ma\u00e7onnerie sp\u00e9culative sur l&rsquo;ancienne, op\u00e9rative (vers 1728), m\u00eame s&rsquo;il a fallu 1789 pour imposer la trilogie : Egalit\u00e9, Fraternit\u00e9, Libert\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1728 \u00e0 1789, les \u00e9tapes de sa constitution ont d&rsquo;abord port\u00e9 des noms d&rsquo;hommes : Bayle, Fontenelle, Rousseau, Voltaire, Diderot, puis des dates de Convent ma\u00e7onniques ou celle de la Constitution am\u00e9ricaine, sinon celles des inventions d&rsquo;Uranus ou des fr\u00e8res Montgolfier, Robert, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mythe herm\u00e9tique portait la marque des antiques serviteurs du Taureau moribond : B\u00e9rose, puis les oracles, chald\u00e9iques, mithra\u00efques, et finalement celle des Apocalypses, d&rsquo;Enoch ou d4elie. Mais, d\u00e8s la mort de Pan, ou le rejet du Minotaure, il sera, hors de toute croyance taurique, l&rsquo;annonce du 3<sup>\u00e8me<\/sup> Cabire : le Poisson sauveur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les Sibylles et les Teinturi\u00e8res recouvreront leur fonction premi\u00e8re : proph\u00e9tiser \u2014 ou faire l&rsquo;Or.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mythe r\u00e9publicain porte la marque des antiques serviteurs du B\u00e9lier (des brahmanes ou d&rsquo;Abraham : Agni, Iahv\u00e9) : au 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, Baal Schem avait impos\u00e9 aux juifs ce recours aux G\u00e9meaux, car le Souffle\/Balance \u00e9tait leur dieu depuis Abraham : mais le renouveau du Brahmo-Samaj sera plus tardif, de peu. Les interpr\u00e9tations nouvelles de la Kabbale (par la Cabale blanche) seront concomitantes, et, bien s\u00fbr, celle des Puritains (tel Anderson, le cr\u00e9ateur de la F.-M. sp\u00e9culative) ou celles de Diderot, de Voltaire, de Saint-Just, de Robespierre, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous n&rsquo;en sommes pas encore au temps de Marius et de Marthe, mais la mort de J\u00e9hovah est d\u00e9j\u00e0 proclam\u00e9e, par les ath\u00e9es de l&rsquo;Occident ou par le gouvernement la\u00efque d&rsquo;Isra\u00ebl, comme la mort du Taureau au sang empoisonn\u00e9 l&rsquo;avait \u00e9t\u00e9 par les r\u00e9novateurs la\u00efques des villes sum\u00e9riennes : Our, Ourouk et Lagash, en M\u00e9sopotamie (-220\/-160). Tout le monde sait qu&rsquo;un jour, la trilogie r\u00e9publicaine, d\u00e9barrass\u00e9e de la Justice, ou des lois imposteuses, sera l&rsquo;un des facteurs, d\u00e9terminants, du dieu nouveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, ce dernier renversement \u2014 mythique \u2014 est tout entier contenu dans le \u00ab\u00a0sommeil\u00a0\u00bb d&rsquo;un dieu, l&rsquo;avant-dernier, et dans l&rsquo;avilissement de son successeur : la Justice (devenue la loi) jadis, l&rsquo;Amour (devenu la sensiblerie) aujourd&rsquo;hui. Il s&rsquo;op\u00e8re donc au c\u0153ur de la Forme Vide, tr\u00e8s difficile \u00e0 d\u00e9finir ou circonscrire si je la date de -710 (l&rsquo;invention de la Monnaie) ou de 1452 (l&rsquo;invention de la comptabilit\u00e9 en partie double), c&rsquo;est-\u00e0-dire de la fin d&rsquo;Isra\u00ebl ou de la fin de Byzance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce m\u00eame \u00e9cart, de 2 160 ans (-710\/1450) se retrouve entre les d\u00e9buts de l&rsquo;alchimie (-360) et sa fin (1800), mais aussi entre 1728 (Law et Anderson) et -432, o\u00f9 un mythologue, Emp\u00e9docle, formula pour la premi\u00e8re fois les notions ma\u00eetresses de l&rsquo;alchimie \u00e0 venir : la sympathie\/l&rsquo;antipathie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est-ce que cet \u00e9cart immuable \u2014 2 160 ans \u2014 au terme d&rsquo;une \u00e9volution\/involution qui n&rsquo;a cess\u00e9 d&rsquo;accro\u00eetre les \u00e9carts depuis Etienne : du point de chevauchement (630) aux 2 160 ann\u00e9es, pr\u00e9cis\u00e9ment?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce cycle \u2014 immodifiable \u2014 ne devra plus rien aux Qu\u00eates du Graal ni aux processus de l&rsquo;alchimie. Il n&rsquo;en est pas moins important \u2014 <em>essentiel<\/em> est le mot exact \u2014 puisque, de la Machine, il r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;Essence, au contraire de la Substance, objet premier des Qu\u00eates et de l&rsquo;alchimie.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;opposition<\/span> \u2014 Il reste que la notion de Valeur, consid\u00e9r\u00e9e comme seule \u00e9quivalence possible entre le temps de Bolos et le n\u00f4tre ou celui de Platon et celui de Kant, sur 2 160 ans, ne se laisse plus d\u00e9montrer par des \u00ab\u00a0objets\u00a0\u00bb communs : nos bilans n&rsquo;ont que peu \u00e0 voir avec l&rsquo;inventaire antique (le D\u00fb inverse de l&rsquo;Avoir) ou nos 3 d&rsquo;Air, r\u00e9publicains, avec les 3 d&rsquo;Eau, herm\u00e9tiques. Or, lequel a le plus de \u00ab\u00a0valeur\u00a0\u00bb, de l&rsquo;inventaire ou du Bilan? Lequel, du mythe d&rsquo;Eau ou du mythe d&rsquo;Air?<\/p>\n<p>Ni le + ni le &#8211; ne permettent d&rsquo;en d\u00e9cider. Tout au plus pourrait-on choisir entre le concret et l&rsquo;abstrait, en donnant le premier pour le plus valorisant. Mais quel est le plus concret, de l&rsquo;Air ou de l&rsquo;Eau? Lequel, de l&rsquo;Avoir (contre le non-avoir) ou du d\u00e9bit (contre le cr\u00e9dit)? Les valeurs s&rsquo;opposent, plut\u00f4t qu&rsquo;elles ne lient.<\/p>\n<p>Ni la Substance, l&rsquo;Essence, ne sont plus \u00e9clairantes, que s\u00e9pare le mill\u00e9nium, ni le genre (sexuel) et l&rsquo;esp\u00e8ce (mon\u00e9taire) ne le sont, qui traitent, l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, de visions diff\u00e9rentes \u2014 de l&rsquo;Univers et de JE.<\/p>\n<p>Heidegger a peut-\u00eatre trouv\u00e9 les mots (dans son <em>Introduction \u00e0 la m\u00e9taphysique<\/em>) : la Liaison et l&rsquo;Opposition. Car, si, en son milieu (moyeu de l&rsquo;\u0153uf), la Liaison s&rsquo;imposa, le chevauchement, la monture, en l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Etienne, c&rsquo;est l&rsquo;Opposition qu&rsquo;impose la Forme Vide, entre les Teinturiers faussaires des premiers si\u00e8cles et les Economistes de notre \u00e9poque, entre le mythe d&rsquo;Eau et le mythe d&rsquo;Air, etc. Un cycle d&rsquo;activit\u00e9 solaire (12 ans), circonscrivait l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Etienne (la Toussaint, l&rsquo;ach\u00e8vement du Coran et le roi fait n\u00e9ant), mais l&rsquo;\u00e8re pr\u00e9cessionnelle (2 160 ans) s\u00e9pare -432 (Emp\u00e9docle) de 1728 (Rousseau), ou -360 (Platon) de 1800 (Kant) ou Aristote de Hegel, Alexandre de Napol\u00e9on, les Sto\u00efciens de -312 des proph\u00e8tes de 1848, les guerres hell\u00e9nistiques des guerres contemporaines, la lib\u00e9ration de la Gr\u00e8ce, jadis, de celle de l&rsquo;Islam, aujourd&rsquo;hui. Etc.<\/p>\n<p>JE dira que la conjugaison de ces \u00e9v\u00e8nements t\u00e9moigne d&rsquo;autant d&rsquo;\u00e9quivalences : au point que tous attendent une Troisi\u00e8me guerre mondiale, d\u00e9finitive, \u00e0 l&rsquo;exemple des guerres de -150\/-146, qui \u00ab\u00a0liquid\u00e8rent\u00a0\u00bb tous les probl\u00e8mes rationalistes du Deuxi\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., par la destruction de Carthage (l&rsquo;U.R.S.S. d&rsquo;alors), de la conf\u00e9d\u00e9ration des Grecs (les Islamiques d&rsquo;alors), de toutes les alliances hell\u00e9nistiques (les petits Etats europ\u00e9ens d&rsquo;alors), etc.<\/p>\n<p>Mais il est plus probable que notre rationalisme \u2014 notre Forme Vide \u2014 ne se conclura pas sur une Troisi\u00e8me guerre : la pollution, le stress, les nouvelles maladies de notre \u00e9poque, les tremblements de terre et les incendies \u2014 notre Science toujours \u2014 en auront raison. Car ce fut la R\u00e9volution fran\u00e7aise qui rempla\u00e7a le cr\u00e9ateur de la Grande Mac\u00e9doine : Philippe; ou le mythe d&rsquo;Air le mythe d&rsquo;Eau; ou le mythe de la Science (herm\u00e9tique) celui du Roi (l\u00e9onin). Les m\u00eames temps, seuls, se renouvellent : ils sont porteurs de croyances autres, contradictoires, oppos\u00e9es.<\/p>\n<p>Je ne peux y voir un peu clair sans traiter de la Forme Vide, du cycle pr\u00e9cessionnel, du man\u00e8ge, des mythes, qui s&rsquo;y d\u00e9placent, et de la pendule, au sens inverse, direct, qui s&rsquo;y retrouve.<\/p>\n<p>Si le lecteur ne veut pas jouer des nombres, qu&rsquo;il ignore, ni se perdre en des figures trop complexes, mille jeux de mots, en toutes les langues, lui imposeront l&rsquo;\u00e9vidence dont il s&rsquo;agit. Nous en avons cit\u00e9s beaucoup d\u00e9j\u00e0, en langue fran\u00e7aise : parade, agr\u00e9gation, gr\u00e9, relief, monture\/mouture, disposition, instance, moyen\/moyenne, passages, etc.<\/p>\n<p>La triple \u00e9vidence de l&rsquo;Unit\u00e9 (1), de la Forme Vide (N) et de la dialectique des \u00ab\u00a0A\u00a0\u00bb appara\u00eet toute enti\u00e8re en un seul calembour, que tout Fran\u00e7ais emploie commun\u00e9ment : la synonymie \u00ab\u00a0se tirer, se tailler\u00a0\u00bb, qui signifie : partir, aller ailleurs, s&rsquo;\u00e9vader, s&rsquo;arracher \u00e0.<\/p>\n<p>En cette synonymie, l&rsquo;objet est le sujet soi-m\u00eame, l&rsquo;acteur, qui s&rsquo;arrache ou se coupe de l&rsquo;Ensemble pr\u00e9c\u00e9dent : un couple, une famille, une nation, une race. On le nommera le divorc\u00e9, le fugueur, l&rsquo;exil\u00e9, le ren\u00e9gat. Mais ce peut \u00eatre l&rsquo;amant (d&rsquo;une autre femme), l&rsquo;aventurier, le po\u00e8te, le citoyen du monde, le proph\u00e8te d&rsquo;une autre religion, etc.<\/p>\n<p>Si je traite de l&rsquo;objet en soi, je dirai que je le tire ou que je le taille. Ces mots sont homonymiques. S&rsquo;ils signifient tous deux l&rsquo;arrachement, la coupe, l&rsquo;un (la taille) signifie plus sp\u00e9cialement la coupe; l&rsquo;autre, l&rsquo;arrachement. Je tire l&rsquo;objet hors d&rsquo;un contenant, comme la pierre hors de sa cache, son enracinement dans sa carri\u00e8re \u2014 pour en r\u00e9v\u00e9ler toutes les faces ou phases.<\/p>\n<p>Ce re-tirement (ou ce tirage, car il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;un risque, d&rsquo;une loterie) reconduit l&rsquo;objet \u00e0 son Unit\u00e9\/totalit\u00e9, son Um.<\/p>\n<p>Je taille l&rsquo;objet quand je le partage (par la Croix ou le Tailloir) et c&rsquo;est pour d\u00e9couvrir tous les feuillets du Bloc, que le joint camouflait. Mais je le taille aussi quand je le r\u00e9duis \u00e0 la monture de l&rsquo;orf\u00e8vre, dans l&rsquo;Un, Ua d\u00e8s lors.<\/p>\n<p>Le retirement, dans l&rsquo;Un, n&rsquo;est pas le tirage, des profits ou des pertes, dans le man\u00e8ge de la F.V. La taille du Tailloir, dans la F.V., n&rsquo;est pas toujours le tire-bouchon qui fait le retirement (le d\u00e9bouchage) et la vis qui fait le tirage : dans le sens de Gauvain, des Teinturiers antiques, de l&rsquo;orient au couchant. Et ce sont les Ciseaux qui font la taille, la partition, dans le sens de Galaad ou du principe, de l&rsquo;ouest \u00e0 l&rsquo;est.<\/p>\n<p>Mais il se trouve qu&rsquo;en leur histoire (la succession de leurs homonymies), les deux vocables disent l&rsquo;inverse.<\/p>\n<p>Ces homonymats approchent la douzaine.<\/p>\n<p>A) La taille s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;estoc, comme le tranchant de l&rsquo;\u00e9p\u00e9e \u00e0 sa pointe.<\/p>\n<p>C&rsquo;est une coupe ou une r\u00e9duction, un affinement (la taille d&rsquo;un crayon).<\/p>\n<p>C&rsquo;est donc un partage, une distribution (des cartes, en qualit\u00e9 de banquier).<\/p>\n<p>Cette PARTITION dut en \u00eatre deux, d&rsquo;abord (par la diagonale, dans l&rsquo;\u00e9cu).<\/p>\n<p>Le mot devint donc, tr\u00e8s vite, synonyme d&rsquo;<em>ouverture<\/em> : on taille dans une for\u00eat pour s&rsquo;y faire un chemin. Il garde encore ce sens en chirurgie : l&rsquo;ouverture de la vessie.<\/p>\n<p>Mais, tr\u00e8s vite, il exprime l&rsquo;id\u00e9e de forme, ou plut\u00f4t de <em>Figure<\/em> : la taille de l&rsquo;habit est cette apparence. Ce fut m\u00eame l&rsquo;estampe, en taille douce, et c&rsquo;est toujours la dimension, la longueur d&rsquo;un animal, d&rsquo;un homme\u2026<\/p>\n<p>Et, donc, la conservation (l&rsquo;ensemble souche\/\u00e9chantillon qu&rsquo;on partageait entre l&rsquo;acheteur et le vendeur, des marques y indiquant ce qui restait d\u00fb).<\/p>\n<p>Plus que la maintenance, le renouveau, la repousse du bois coup\u00e9 : une taille de deux ans.<\/p>\n<p>En l&rsquo;Un, ce qui demeure devient une charge : l&rsquo;imp\u00f4t dont on gr\u00e8ve le roturier, le jaque. Ou la note la plus proche du Do : la plus grave (une basse-taille).<\/p>\n<p>De la F.V. \u00e0 l&rsquo;Un, de l&rsquo;essence \u00e0 la substance, en diverses pulsions. La voie de Gauvain.<\/p>\n<p>B) On tire de et par l&rsquo;estoc, la pointe (qui fut, d&rsquo;abord, une souche d&rsquo;arbre).<\/p>\n<p>Contre l&rsquo;id\u00e9e de partition, je trouve ici, d&rsquo;abord, l&rsquo;id\u00e9e de PARTURITION. On tire pour extraire du sol, pour faire sortir (le vin), ou l&rsquo;avenir du pass\u00e9 (les sorts, une loterie).<\/p>\n<p>A l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9duction, aussi, s&rsquo;oppose l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;allongement (on tend un fil quand on le tire, ou l&rsquo;on tire le rideau). Le mot peut dire : tracer, alors : on tire une ligne.<\/p>\n<p>Le tirage laisse une trace, un relief, un vestige, depuis le pass\u00e9. Il imprime (par la presse), quand la taille exprimait. En cela, il rassemble, enfonce dans les flots (le tirant d&rsquo;un navire). Il ferme (tirer la porte, ou le verrou), alors que la taille ouvrait.<\/p>\n<p>D&rsquo;une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, le mot porte l&rsquo;id\u00e9e de Mouvement contre la figure de la Taille. Tirer, toujours, est \u00ab\u00a0faire mouvoir\u00a0\u00bb, vers soi \u2014 exercer une traction. D&rsquo;o\u00f9, l&rsquo;autre sens de tirage : une difficult\u00e9, \u00e0 laquelle doit r\u00e9pondre un certain effort. Parturition, fermeture, mouvement, le Tirage devrait porter le sens de l&rsquo;ouest vers l&rsquo;est. Il ne le porte pas, mais il joue aussi de l&rsquo;ascensionnel, vers la combustion (le tirage dans la chemin\u00e9e) qui est le sens de la Qu\u00eate de Galaad d&rsquo;une part, et du principe de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>De l&rsquo;extraction du sol ou de la bouteille, c&rsquo;est bien de l&rsquo;Un vers la Forme Vide (la combustion, l&rsquo;extinction des feux) que porte le tirage, de la loterie, en la chemin\u00e9e \u2014 le simple tir du canon, du fusil, au fleuret. Au terme, quoi?<\/p>\n<p>Etrangement, les sens modernes du mot : sa couleur tire vers le roux, tirer le portrait jouent de la ressemblance, de la m\u00eame chose dans l&rsquo;autre, par r\u00e9flexion, contre le projet de la taille : la chose m\u00eame autrement (par r\u00e9fraction).<\/p>\n<p>Qu&rsquo;est donc cette Forme Vide, le point de d\u00e9part de la Taille, le point d&rsquo;arriv\u00e9e du Tirage, contre toute logique?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Charles Pichon<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;opposition<\/span><\/strong> \u2014 Il reste que la notion de Valeur, consid\u00e9r\u00e9e comme seule \u00e9quivalence possible entre le temps de Bolos et le n\u00f4tre ou celui de Platon et celui de Kant, sur 2 160 ans, ne se laisse plus d\u00e9montrer par des \u00ab\u00a0objets\u00a0\u00bb communs : nos bilans n&rsquo;ont que peu \u00e0 voir avec l&rsquo;inventaire antique (le D\u00fb inverse de l&rsquo;Avoir) ou nos 3 d&rsquo;Air, r\u00e9publicains, avec les 3 d&rsquo;Eau, herm\u00e9tiques. Or, lequel a le plus de \u00ab\u00a0valeur\u00a0\u00bb, de l&rsquo;inventaire ou du Bilan? Lequel, du mythe d&rsquo;Eau ou du mythe d&rsquo;Air?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni le + ni le &#8211; ne permettent d&rsquo;en d\u00e9cider. Tout au plus pourrait-on choisir entre le concret et l&rsquo;abstrait, en donnant le premier pour le plus valorisant. Mais quel est le plus concret, de l&rsquo;Air ou de l&rsquo;Eau? Lequel, de l&rsquo;Avoir (contre le non-avoir) ou du d\u00e9bit (contre le cr\u00e9dit)? Les valeurs s&rsquo;opposent, plut\u00f4t qu&rsquo;elles ne lient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ni la Substance, l&rsquo;Essence, ne sont plus \u00e9clairantes, que s\u00e9pare le mill\u00e9nium, ni le genre (sexuel) et l&rsquo;esp\u00e8ce (mon\u00e9taire) ne le sont, qui traitent, l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, de visions diff\u00e9rentes \u2014 de l&rsquo;Univers et de JE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Heidegger a peut-\u00eatre trouv\u00e9 les mots (dans son <em>Introduction \u00e0 la m\u00e9taphysique<\/em>) : la Liaison et l&rsquo;Opposition. Car, si, en son milieu (moyeu de l&rsquo;\u0153uf), la Liaison s&rsquo;imposa, le chevauchement, la monture, en l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Etienne, c&rsquo;est l&rsquo;Opposition qu&rsquo;impose la Forme Vide, entre les Teinturiers faussaires des premiers si\u00e8cles et les Economistes de notre \u00e9poque, entre le mythe d&rsquo;Eau et le mythe d&rsquo;Air, etc. Un cycle d&rsquo;activit\u00e9 solaire (12 ans), circonscrivait l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Etienne (la Toussaint, l&rsquo;ach\u00e8vement du Coran et le roi fait n\u00e9ant), mais l&rsquo;\u00e8re pr\u00e9cessionnelle (2 160 ans) s\u00e9pare -432 (Emp\u00e9docle) de 1728 (Rousseau), ou -360 (Platon) de 1800 (Kant) ou Aristote de Hegel, Alexandre de Napol\u00e9on, les Sto\u00efciens de -312 des proph\u00e8tes de 1848, les guerres hell\u00e9nistiques des guerres contemporaines, la lib\u00e9ration de la Gr\u00e8ce, jadis, de celle de l&rsquo;Islam, aujourd&rsquo;hui. Etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JE dira que la conjugaison de ces \u00e9v\u00e8nements t\u00e9moigne d&rsquo;autant d&rsquo;\u00e9quivalences : au point que tous attendent une Troisi\u00e8me guerre mondiale, d\u00e9finitive, \u00e0 l&rsquo;exemple des guerres de -150\/-146, qui \u00ab\u00a0liquid\u00e8rent\u00a0\u00bb tous les probl\u00e8mes rationalistes du Deuxi\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., par la destruction de Carthage (l&rsquo;U.R.S.S. d&rsquo;alors), de la conf\u00e9d\u00e9ration des Grecs (les Islamiques d&rsquo;alors), de toutes les alliances hell\u00e9nistiques (les petits Etats europ\u00e9ens d&rsquo;alors), etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il est plus probable que notre rationalisme \u2014 notre Forme Vide \u2014 ne se conclura pas sur une Troisi\u00e8me guerre : la pollution, le stress, les nouvelles maladies de notre \u00e9poque, les tremblements de terre et les incendies \u2014 notre Science toujours \u2014 en auront raison. Car ce fut la R\u00e9volution fran\u00e7aise qui rempla\u00e7a le cr\u00e9ateur de la Grande Mac\u00e9doine : Philippe; ou le mythe d&rsquo;Air le mythe d&rsquo;Eau; ou le mythe de la Science (herm\u00e9tique) celui du Roi (l\u00e9onin). Les m\u00eames temps, seuls, se renouvellent : ils sont porteurs de croyances autres, contradictoires, oppos\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je ne peux y voir un peu clair sans traiter de la Forme Vide, du cycle pr\u00e9cessionnel, du man\u00e8ge, des mythes, qui s&rsquo;y d\u00e9placent, et de la pendule, au sens inverse, direct, qui s&rsquo;y retrouve.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le lecteur ne veut pas jouer des nombres, qu&rsquo;il ignore, ni se perdre en des figures trop complexes, mille jeux de mots, en toutes les langues, lui imposeront l&rsquo;\u00e9vidence dont il s&rsquo;agit. Nous en avons cit\u00e9s beaucoup d\u00e9j\u00e0, en langue fran\u00e7aise : parade, agr\u00e9gation, gr\u00e9, relief, monture\/mouture, disposition, instance, moyen\/moyenne, passages, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La triple \u00e9vidence de l&rsquo;Unit\u00e9 (1), de la Forme Vide (N) et de la dialectique des \u00ab\u00a0A\u00a0\u00bb appara\u00eet toute enti\u00e8re en un seul calembour, que tout Fran\u00e7ais emploie commun\u00e9ment : la synonymie \u00ab\u00a0se tirer, se tailler\u00a0\u00bb, qui signifie : partir, aller ailleurs, s&rsquo;\u00e9vader, s&rsquo;arracher \u00e0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En cette synonymie, l&rsquo;objet est le sujet soi-m\u00eame, l&rsquo;acteur, qui s&rsquo;arrache ou se coupe de l&rsquo;Ensemble pr\u00e9c\u00e9dent : un couple, une famille, une nation, une race. On le nommera le divorc\u00e9, le fugueur, l&rsquo;exil\u00e9, le ren\u00e9gat. Mais ce peut \u00eatre l&rsquo;amant (d&rsquo;une autre femme), l&rsquo;aventurier, le po\u00e8te, le citoyen du monde, le proph\u00e8te d&rsquo;une autre religion, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si je traite de l&rsquo;objet en soi, je dirai que je le tire ou que je le taille. Ces mots sont homonymiques. S&rsquo;ils signifient tous deux l&rsquo;arrachement, la coupe, l&rsquo;un (la taille) signifie plus sp\u00e9cialement la coupe; l&rsquo;autre, l&rsquo;arrachement. Je tire l&rsquo;objet hors d&rsquo;un contenant, comme la pierre hors de sa cache, son enracinement dans sa carri\u00e8re \u2014 pour en r\u00e9v\u00e9ler toutes les faces ou phases.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce re-tirement (ou ce tirage, car il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;un risque, d&rsquo;une loterie) reconduit l&rsquo;objet \u00e0 son Unit\u00e9\/totalit\u00e9, son Um.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je taille l&rsquo;objet quand je le partage (par la Croix ou le Tailloir) et c&rsquo;est pour d\u00e9couvrir tous les feuillets du Bloc, que le joint camouflait. Mais je le taille aussi quand je le r\u00e9duis \u00e0 la monture de l&rsquo;orf\u00e8vre, dans l&rsquo;Un, Ua d\u00e8s lors.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le retirement, dans l&rsquo;Un, n&rsquo;est pas le tirage, des profits ou des pertes, dans le man\u00e8ge de la F.V. La taille du Tailloir, dans la F.V., n&rsquo;est pas toujours le tire-bouchon qui fait le retirement (le d\u00e9bouchage) et la vis qui fait le tirage : dans le sens de Gauvain, des Teinturiers antiques, de l&rsquo;orient au couchant. Et ce sont les Ciseaux qui font la taille, la partition, dans le sens de Galaad ou du principe, de l&rsquo;ouest \u00e0 l&rsquo;est.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il se trouve qu&rsquo;en leur histoire (la succession de leurs homonymies), les deux vocables disent l&rsquo;inverse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces homonymats approchent la douzaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A) La taille s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;estoc, comme le tranchant de l&rsquo;\u00e9p\u00e9e \u00e0 sa pointe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est une coupe ou une r\u00e9duction, un affinement (la taille d&rsquo;un crayon).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est donc un partage, une distribution (des cartes, en qualit\u00e9 de banquier).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette PARTITION dut en \u00eatre deux, d&rsquo;abord (par la diagonale, dans l&rsquo;\u00e9cu).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mot devint donc, tr\u00e8s vite, synonyme d&rsquo;<em>ouverture<\/em> : on taille dans une for\u00eat pour s&rsquo;y faire un chemin. Il garde encore ce sens en chirurgie : l&rsquo;ouverture de la vessie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, tr\u00e8s vite, il exprime l&rsquo;id\u00e9e de forme, ou plut\u00f4t de <em>Figure<\/em> : la taille de l&rsquo;habit est cette apparence. Ce fut m\u00eame l&rsquo;estampe, en taille douce, et c&rsquo;est toujours la dimension, la longueur d&rsquo;un animal, d&rsquo;un homme\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et, donc, la conservation (l&rsquo;ensemble souche\/\u00e9chantillon qu&rsquo;on partageait entre l&rsquo;acheteur et le vendeur, des marques y indiquant ce qui restait d\u00fb).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus que la maintenance, le renouveau, la repousse du bois coup\u00e9 : une taille de deux ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En l&rsquo;Un, ce qui demeure devient une charge : l&rsquo;imp\u00f4t dont on gr\u00e8ve le roturier, le jaque. Ou la note la plus proche du Do : la plus grave (une basse-taille).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la F.V. \u00e0 l&rsquo;Un, de l&rsquo;essence \u00e0 la substance, en diverses pulsions. La voie de Gauvain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">B) On tire de et par l&rsquo;estoc, la pointe (qui fut, d&rsquo;abord, une souche d&rsquo;arbre).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Contre l&rsquo;id\u00e9e de partition, je trouve ici, d&rsquo;abord, l&rsquo;id\u00e9e de PARTURITION. On tire pour extraire du sol, pour faire sortir (le vin), ou l&rsquo;avenir du pass\u00e9 (les sorts, une loterie).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9duction, aussi, s&rsquo;oppose l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;allongement (on tend un fil quand on le tire, ou l&rsquo;on tire le rideau). Le mot peut dire : tracer, alors : on tire une ligne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le tirage laisse une trace, un relief, un vestige, depuis le pass\u00e9. Il imprime (par la presse), quand la taille exprimait. En cela, il rassemble, enfonce dans les flots (le tirant d&rsquo;un navire). Il ferme (tirer la porte, ou le verrou), alors que la taille ouvrait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;une mani\u00e8re plus g\u00e9n\u00e9rale, le mot porte l&rsquo;id\u00e9e de Mouvement contre la figure de la Taille. Tirer, toujours, est \u00ab\u00a0faire mouvoir\u00a0\u00bb, vers soi \u2014 exercer une traction. D&rsquo;o\u00f9, l&rsquo;autre sens de tirage : une difficult\u00e9, \u00e0 laquelle doit r\u00e9pondre un certain effort. Parturition, fermeture, mouvement, le Tirage devrait porter le sens de l&rsquo;ouest vers l&rsquo;est. Il ne le porte pas, mais il joue aussi de l&rsquo;ascensionnel, vers la combustion (le tirage dans la chemin\u00e9e) qui est le sens de la Qu\u00eate de Galaad d&rsquo;une part, et du principe de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De l&rsquo;extraction du sol ou de la bouteille, c&rsquo;est bien de l&rsquo;Un vers la Forme Vide (la combustion, l&rsquo;extinction des feux) que porte le tirage, de la loterie, en la chemin\u00e9e \u2014 le simple tir du canon, du fusil, au fleuret. Au terme, quoi?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Etrangement, les sens modernes du mot : sa couleur tire vers le roux, tirer le portrait jouent de la ressemblance, de la m\u00eame chose dans l&rsquo;autre, par r\u00e9flexion, contre le projet de la taille : la chose m\u00eame autrement (par r\u00e9fraction).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Qu&rsquo;est donc cette Forme Vide, le point de d\u00e9part de la Taille, le point d&rsquo;arriv\u00e9e du Tirage, contre toute logique?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon<\/p>\n<div id=\"attachment_1697\" style=\"width: 771px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1697\" class=\"size-full wp-image-1697\" title=\"ALCHIMIES002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES002.jpg\" alt=\"\" width=\"761\" height=\"1011\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES002.jpg 761w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES002-225x300.jpg 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 761px) 100vw, 761px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1697\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>V La formulation des ambivalences La fl\u00e8che du temps \u2014 Le fondement de toute science rationnelle est la croyance en une fl\u00e8che unique du temps. 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