{"id":1627,"date":"2012-05-24T10:20:20","date_gmt":"2012-05-24T08:20:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1627"},"modified":"2012-05-30T16:07:05","modified_gmt":"2012-05-30T14:07:05","slug":"les-alchimies-i-lobjectif-des-inversions","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1627","title":{"rendered":"LES ALCHIMIES I &#8211; L&rsquo;objectif des inversions"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><strong>Deuxi\u00e8me partie<\/strong><\/h2>\n<h2 align=\"center\"><strong>LES ALCHIMIES<\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"attachment_1649\" style=\"width: 789px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1649\" class=\"size-full wp-image-1649\" title=\"ALCHIMIES001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES001.jpg\" alt=\"\" width=\"779\" height=\"584\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES001.jpg 779w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/05\/ALCHIMIES001-300x224.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 779px) 100vw, 779px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1649\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n<p align=\"center\"><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3 align=\"center\"><strong>I<\/strong><\/h3>\n<h3 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;objectif des inversions<\/span><\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">\u00a0<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">L&rsquo;Or<\/span><\/strong> \u2014 L&rsquo;objet de l&rsquo;alchimie n&rsquo;est pas le Graal, c&rsquo;est l&rsquo;Or.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre les deux objets, la contradiction \u00e9clate \u00e0 tous les regards. Le Graal est un creux, fait pour \u00eatre rempli, un orifice fait pour le d\u00e9versement; ou bien une forme vide, inscrite, par la coupe, dans un plan et qu&rsquo;il convient encore de couper, de partager pour en d\u00e9couvrir les secteurs, les parties, la partition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Or est une excroissance, une pierre, un bloc, un monticule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Graal, pourtant, nous a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 ces d\u00e9lits : ce qui se voit, pareils aux parures, aux gr\u00e9ements, \u00e0 la mati\u00e8re dont la coupe est faite \u2014 et ce qui se cache, la jointure des feuilles ou des niveaux, pareil \u00e0 une d\u00e9fense (un parage), \u00e0 un gr\u00e9 : ce qui convient \u00e0 chacun. La Parade ou l&rsquo;Agr\u00e9gation, tout aussi bien. Pierre ou ensemble de paillettes, l&rsquo;Or est cette parade ET cette agr\u00e9gation. Un chevauchement d&rsquo;aspects et de jointure g\u00e9niale, en m\u00eame temps que le fondement du bloc : la face cach\u00e9e ou enterr\u00e9e, ET les feuillets ou plaques inutilisables, une fois d\u00e9tach\u00e9es. L&rsquo;Or n&rsquo;est pas les d\u00e9lits sans \u00eatre leur rem\u00e8de.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il suit que, comme le Graal de Perceval fut au centre de toutes les qu\u00eates \u2014 en m\u00eame temps que leur ensemble, depuis la Promesse de l&rsquo;an 0 ou 30 jusqu&rsquo;aux R\u00e9ponses du 13<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, l&rsquo;Or\/substance est au c\u0153ur de toutes les alchimies \u2014 en m\u00eame temps que leur seul objet, depuis D\u00e9mocrite \u00e0 ce qu&rsquo;on dit, vers -360, jusqu&rsquo;\u00e0 leur terme, vers 1800. Le <em>milieu<\/em> entre ces deux dates, leur moyenne, donnerait : -360 + 1080 = 1800 &#8211; 1080 = 720.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais nous noterons que les d\u00e9buts de l&rsquo;alchimie furent rationnels, bien ant\u00e9rieurs \u00e0 la Promesse, et que ses fins furent rationnelles aussi, tr\u00e8s longtemps apr\u00e8s la formulation de la R\u00e9ponse. Les alchimistes englobent le Graal : elles le d\u00e9bordent de tous c\u00f4t\u00e9s. Un moment, donc, elles ne font qu&rsquo;un avec les qu\u00eates, de 450 \u00e0 882 plus ou moins, d&rsquo;Arthur \u00e0 l&rsquo;Occultation des Islamiques ou du d\u00e9but de la Grande Byzance \u00e0 la fin r\u00e9elle des Carolingiens, car Byzance se chercha d&rsquo;abord, et les descendants de Charlemagne se surv\u00e9curent, depuis 330 jusqu&rsquo;\u00e0 930.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le centre\/milieu, le moyeu de l&rsquo;\u0152uf, se situerait alors en : 882 &#8211; 216 = 450 + 216 = 666.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus pr\u00e9cis\u00e9ment nous savons que ni l&rsquo;apr\u00e8s-Charlemagne (814) ni le temps de Justinien (mort en 565) ne furent le Royaume de Dieu, du dieu d&rsquo;Amour. Ils ne pouvaient \u00eatre le temps du Graal de Perceval ou de l&rsquo;Or\/substance. Sur ces quelque 244 ans (568\/812), le moyeu-moyenne serait : 568 + 112, 812 &#8211; 112 = 650.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u0153uvre qui glorifie l&rsquo;Or\/substance fut celle d&rsquo;Etienne, professeur de 610 \u00e0 641. Elle se situe probablement entre l&rsquo;H\u00e9gire (622) et l&rsquo;apparition de Sigebert (638), c&rsquo;est-\u00e0-dire vers 630. Car, avant 622, l&rsquo;Esprit n&rsquo;a pas atteint son point 0 (d&rsquo;origine), et, apr\u00e8s 638, le Roi\/Lion n&rsquo;a atteint que le sien (son terme). 630 est, de nouveau, le moyeu\/moyenne entre 0 et 1260.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme je ne peux parler du Graal sans traiter de l&rsquo;ermitage de Perceval, je ne peux dire l&rsquo;Or sans traiter de l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Etienne. M\u00eame si, dans le processus des alchimies, le moyeu\/moyenne peut \u00eatre toujours localis\u00e9 plus loin, en 640, 666, 720, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On notera qu&rsquo;avant Perceval ou Etienne (l&rsquo;ermitage du premier, l&rsquo;\u0153uvre du second), le Royaume de Dieu, la Toussaint (Tous des Saints) fut toujours situ\u00e9e trop t\u00f4t : en 590 par le pape-saint Gr\u00e9goire, au d\u00e9but du 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle par Augustin, en la mort d&rsquo;Arthur ou par l&rsquo;abolition des rites et des dieux pa\u00efens (524), par les traditions celtiques et les conciles chr\u00e9tiens, etc. Mais ni l&rsquo;espoir, puis le d\u00e9sespoir des Attendants, ni l&rsquo;\u00e9tonnement, puis la nostalgie des survivants ne peuvent rien changer aux dates : 622\/638. S&rsquo;ils n&rsquo;ont pas compris que le Royaume \u00e9tait le roi fait n\u00e9ant ou l&rsquo;apog\u00e9e du Christ le point 0 de l&rsquo;Esprit, c&rsquo;est \u00e9videmment que ces inversions sont proprement inconcevables pour JE. <em>Le Verseau na\u00eet de la mort du Lion<\/em>, qui est la seule victoire absolue du Poisson : une telle formule\/code \u00e9tait inacceptable, et m\u00eame pour ceux qui avaient su que l&rsquo;Ichtus na\u00eet de la mort de la Vierge, la seule victoire, tragique mais proclam\u00e9 de IAV.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des hommes, pourtant, avaient admis et proclam\u00e9 ce message-ci : Orph\u00e9e, Akhenaton (apr\u00e8s la mort de la Vierge aim\u00e9e). Des hommes \u00e9noncent ce message-l\u00e0 : Mahomet, Cankara dans l&rsquo;Inde, devant la mort certaine du Souverain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, l&rsquo;acceptation de l&rsquo;Arr\u00eat in\u00e9vitable n&rsquo;abolit pas seulement les deux d\u00e9lits de l&rsquo;Etre : elle en \u00e9nonce les solutions, les rem\u00e8des. Elle remplace la Promesse par la R\u00e9ponse, en d\u00e9crivant l&rsquo;<em>Objet en soi<\/em>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Etienne<\/span><\/strong> \u2014 Etienne est un autre Perceval. Ce n&rsquo;est certainement pas un serf, car un serf enseigne rarement l&rsquo;Ontologie; rien ne prouve qu&rsquo;il f\u00fbt un noble, puisqu&rsquo;un pr\u00e9nom le nomme. Un pr\u00e9nom et une ville : Alexandrie, o\u00f9 il donna la plupart de ses conf\u00e9rences.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Homme de l&rsquo;Ouest, sans doute de Rome, il a pu \u00eatre l&rsquo;un de ces moines que, vers 600, Saint Gr\u00e9goire le Grand envoyait \u00e0 travers le monde dans les 12 directions. Mais africain, il a, plus t\u00f4t qu&rsquo;un autre, pu connaitre les d\u00e9buts de l&rsquo;Islam : l&rsquo;existence du proph\u00e8te de la Mecque et de M\u00e9dine, que le reste du monde ignorait. Promen\u00e9 de gauche et de droite comme l&rsquo;ermite chevalier, son langage est celui d&rsquo;un Mage, d&rsquo;un Apollonius de Tyane, en m\u00eame temps que celui de Gr\u00e9goire lui-m\u00eame : exaltant mais sage, presque rationnel. Car son objet, l&rsquo;Or\/substance est l&rsquo;objet\/moyeu de l&rsquo;alchimie, son Graal; mais, pas plus que la Coupe premi\u00e8re, il ne peut \u00eatre p\u00e9n\u00e9tr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Imp\u00e9n\u00e9trable, il ne peut \u00eatre que cont\u00e9, comme une fable, ou d\u00e9crit comme un cercle qu&rsquo;on circonscrit. Comme toutes les \u0153uvres de l&rsquo;\u00e9poque : le Coran, les premiers hymnes gr\u00e9goriens, les Conf\u00e9rences d&rsquo;Etienne, sur la nature de l&rsquo;Or, n&rsquo;ont que ce projet-l\u00e0. Ce leur est assez que chanter, glorifier, adorer l&rsquo;Indicible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La 1<sup>\u00e8re<\/sup> conf\u00e9rence, fondamentale, se pr\u00e9sente comme un chant de louange, de f\u00e9licit\u00e9 qui serait \u00e9galement un trait\u00e9 de grammaire ou de g\u00e9om\u00e9trie. La nature de la substance, faite des 3 personnes, y est donn\u00e9e pour \u00ab\u00a0Une et Identique en toutes ses parties\u00a0\u00bb, engendrant et satisfaisant le Tout, immat\u00e9rielle et tenant solide la mati\u00e8re, etc. Cette pierre ou ce bloc, pourtant, n&rsquo;est pas au c\u0153ur du monde sans \u00eatre l&rsquo;univers, pareil \u00e0 cette Maison dont Gr\u00e9goire disait que les 12 fen\u00eatres \u00e9clairent tout \u00e0 la fois la maison par le monde (la lune et le soleil) et le monde par la maison : la lumi\u00e8re de la lampe ou du flambeau port\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant aux autres conf\u00e9rences, il n&rsquo;est pas si ais\u00e9 de les traduire ou de les r\u00e9sumer, car elles traitent alchimiquement des corps constitutifs de l&rsquo;Or, mais elles en traitent comme de formulations (\u00e9sot\u00e9riques, g\u00e9om\u00e9triques) qui se trouveraient \u00eatre des mati\u00e8res (imp\u00e9n\u00e9trables). Pire : elles ne disent pas la Forme et la Mati\u00e8re, que nous pourrions comprendre : elles parlent du <em>genre <\/em>et de l&rsquo;<em>esp\u00e8ce<\/em>, deux notions que nul commentateur des Conf\u00e9rences ne se charge plus d&rsquo;expliquer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Autour du Nombre, magique, ou dans le Nombre, inexprim\u00e9 mais que l&rsquo;on peut tenir pour l&rsquo;unit\u00e9 minima de l&rsquo;Etre, les 4 ordonnent la <em>Terta somia<\/em>, o\u00f9 les 4 ne sont gu\u00e8re que les points cardinaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La branche verticale de la Croix se constitue d&rsquo;\u00e9tapes ou de marches, depuis celles de l&rsquo;Empire (byzantin encore) jusqu&rsquo;\u00e0 celles de l&rsquo;escalier. Ces niveaux, cependant, Etienne ne les donne pas pour des \u00e8res successives, car ils ne sont qu&rsquo;en Dieu \u2014 hors du Temps \u2014 comme les <em>Sephiroth <\/em>de la Kabbale, les Fen\u00eatres de Gr\u00e9goire ou ces Manifestations de l&rsquo;Un que les chiites de l&rsquo;Islam, bient\u00f4t, vont d\u00e9couvrir dans le Coran. Etienne les nomme : <em>epip\u00e9d\u00e9s<\/em>, car ce ne sont que des pas circonvolutifs, chacun transporte l&rsquo;ensemble qui embrasse les parties. Mais, g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s, comme ces ensembles, ils n&rsquo;en sont pas moins des \u00ab\u00a0g\u00e8nes\u00a0\u00bb, constitutifs de l&rsquo;Etre qu&rsquo;ils ne peuvent que d\u00e9crire, par quelque \u00ab\u00a0g\u00e9nie\u00a0\u00bb propre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La conjugaison de ces divers vocables : g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, g\u00e8ne, g\u00e9nie, donne le vocable : GENRE : ce qui contient l&rsquo;esp\u00e8ce, selon les 3 Natures \u00e9claircies depuis Bo\u00e8ce et, par-del\u00e0, depuis Bolos (vers 200 avant le Christ). Un peu comme l&rsquo;ARN de nos biologies.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Diff\u00e9remment, la branche horizontale de la Croix s&rsquo;institue et se destitue d&rsquo;id\u00e9es ou de concepts, qui furent d&rsquo;abord des perceptions, des aspects (les faces visibles de la Pierre), et se r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 la fin comme des sp\u00e9cialit\u00e9s ou des sp\u00e9cificit\u00e9s, par opposition aux g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s : l&rsquo;\u00e9vidence, puis la notion d&rsquo;Arbre, en regard de la for\u00eat contenante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par ces vocables : aspect, sp\u00e9cialit\u00e9, sp\u00e9cificit\u00e9 se formule le vocable : <em>eidos<\/em>, qu&rsquo;Etienne d\u00e9finit tant\u00f4t comme un aspect, tant\u00f4t comme une id\u00e9e, c&rsquo;est-\u00e0-dire une ESPECE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mot gardera ce triple sens depuis le 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle jusqu&rsquo;\u00e0 nous. Les esp\u00e8ces diront les aspects du Corps et du Sang, dans le Pain et le Vin; elles diront les parties d&rsquo;un genre : le parall\u00e9logramme est une esp\u00e8ce du genre quadrilat\u00e8re, le crocodile une esp\u00e8ce du genre des reptiles; elles diront une approche, un peu \u00e0 peu ou \u00e0 peu pr\u00e8s du genre : ce conf\u00e9rencier est une esp\u00e8ce de professeur, ou ce beatnik est une esp\u00e8ce de clochard, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, comme aspect, sp\u00e9cialisation ou m\u00e9lange, l&rsquo;esp\u00e8ce se fonde sur la ressemblance, l&rsquo;\u00e9quivalence, <em>la m\u00eame chose<\/em>. Le pain est le corps, solide, le vin est comme le sang, liquide, c&rsquo;est pourquoi je les identifie les uns avec les autres. Le crocodile a quelque chose de commun avec la couleuvre (vert\u00e9br\u00e9, ovipare, etc.), c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;en fais des parties de l&rsquo;ensemble \u00ab\u00a0reptiles\u00a0\u00bb. Le conf\u00e9rencier vit des paroles comme le professeur, le beatnik vit de rien comme le clochard, l&rsquo;un est donc une esp\u00e8ce de l&rsquo;autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, le genre, le g\u00e9nie, la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 se fondent sur le nonpareil, la chose diff\u00e9rente de toute esp\u00e8ce, que le genre la contienne, ou qu&rsquo;il l&rsquo;instaure ou que, simplement, il d\u00e9place, mue ou nomme autrement. Cette <em>chose autrement<\/em> n&rsquo;est pas la partie mais l&rsquo;ensemble, la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9. Elle n&rsquo;est pas l&rsquo;effet (ce qui se produit apr\u00e8s, na\u00eet du m\u00e9lange), mais elle en est la cause, g\u00e8ne. Elle est incomparable, n&rsquo;\u00e9tant en rien semblable \u00e0 ce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque l&rsquo;Esp\u00e8ce se pr\u00e9sente comme simultan\u00e9e, ou dans l&rsquo;ensemble, ou en m\u00eame temps que le comparable, ou comme approche d&rsquo;un genre, il suit que les Genres ne peuvent \u00eatre que successifs : un syst\u00e8me apr\u00e8s l&rsquo;autre \u2014 en ce temps, ce cycle, cette \u00e8re. Ce sont ici le successif qui se fait vertical : le genre, l&rsquo;\u00e9pip\u00e9d\u00e9s, et le simultan\u00e9 qui se fait horizontal : l&rsquo;esp\u00e8ce, l&rsquo;eidos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais cette distinction va tout \u00e0 l&rsquo;inverse de celle de nos \u00e9pist\u00e9mologues (Hallyn), pour lesquels les simultan\u00e9s seraient verticaux, les successifs horizontaux. D&rsquo;o\u00f9, notre difficult\u00e9 \u2014 notre impuissance \u2014 \u00e0 comprendre Etienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9, sans doute aussi, son refus d&rsquo;expliquer : c&rsquo;est ainsi, dit-il. Cela est la Pierre, cela est le Bloc \u2014 ou le Graal, le Temple, l&rsquo;Eden n&rsquo;est qu&rsquo;ainsi, \u00e0 l&rsquo;inverse de toute analyse ou de toute p\u00e9n\u00e9tration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais une autre cons\u00e9quence de l&rsquo;hymne-conf\u00e9rence, du \u00ab\u00a0nombre \u00e9trange\u00a0\u00bb, de la Croix trinitaire, est cette \u00e9nigme : du genre ou de l&rsquo;esp\u00e8ce, lequel contient l&rsquo;autre?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme aspect formel, l&rsquo;esp\u00e8ce contient le genre (une g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 conceptuelle); mais, en tant que g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9, le genre contient l&rsquo;esp\u00e8ce (le genre des reptiles l&rsquo;esp\u00e8ce des crocodiles, ou les quadrilat\u00e8res les parall\u00e9logrammes).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Etienne ne se soucie pas de ce contenant et de contenu, car le plus petit, le milieu-centre, est aussi le milieu-ambiance, le plus grand. Si la Table n&rsquo;est plus ronde (elle peut \u00eatre carr\u00e9e), elle est toujours la Table d&rsquo;Emeraude pour laquelle le plus petit est le plus grand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 3 faces ou c\u00f4t\u00e9s visibles de la Pierre obtenus dans les 4 c\u00f4t\u00e9s ou les 6 faces de la Pierre Arrach\u00e9e. Ou les 4 de la Croix (les feuilles d\u00e9tach\u00e9es) contenus dans les 3 Personnes : l&rsquo;Avant, l&rsquo;Apr\u00e8s, le \u00ab\u00a0<em>Hic et Nunc<\/em>\u00ab\u00a0\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cinquante ans plus t\u00f4t, le probl\u00e8me a fini de se poser : il se posera de nouveau cent ans plus tard. Qu&rsquo;en fut-il vers 570, avant l&rsquo;av\u00e8nement de Gr\u00e9goire? Qu&rsquo;en sera-t-il vers 720 ou 730, apr\u00e8s l&rsquo;av\u00e8nement et le triomphe de P\u00e9pin le Bref, le premier des Carolingiens?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous le savons par l&rsquo;\u0153uvre du Chr\u00e9tien, vers la fin du 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, et par celle de l&rsquo;Anonyme, au d\u00e9but du 8<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. La Substance tr\u00f4ne ici et l\u00e0 (d\u00e9j\u00e0\/encore), mais on la qu\u00eate encore, on la regrette d\u00e9j\u00e0 : on l&rsquo;entrevoit, comme une fable r\u00e9alisable, on la connait et s&rsquo;en souvient, comme d&rsquo;un principe n\u00e9cessaire. Du lieu ineffable le Chr\u00e9tien s&rsquo;approche; de l&rsquo;Inexprimable, l&rsquo;Anonyme a commenc\u00e9 de s&rsquo;\u00e9loigner.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il leur faut savoir lequel contient l&rsquo;autre, du genre ou de l&rsquo;esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Le Chr\u00e9tien et l&rsquo;Anonyme<\/span><\/strong> \u2014 Ils ne sont pas mieux d\u00e9finis que par ces noms. La tradition ignore tout de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre. Les meilleurs commentateurs (un Jack Lindsay) font du Chr\u00e9tien un pr\u00e9curseur d&rsquo;Etienne, de l&rsquo;Anonyme un de ses disciples. Car le genre et l&rsquo;esp\u00e8ce les hantent tous les deux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils ont \u2014 mieux que tout autre \u2014 parl\u00e9 du Dehors et du Dedans, mais surtout, de la Membrane, qui s\u00e9pare l&rsquo;un de l&rsquo;autre. De l&rsquo;entr\u00e9e et de la sortie. On peut parier que saint Gr\u00e9goire a lu le Chr\u00e9tien, et que l&rsquo;Anonyme connut le Coran.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous les deux tiennent \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Etienne, par pr\u00e9monition ou par ex\u00e9g\u00e8se : il leur suffit de vivre pleinement leur temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s le d\u00e9part, il faut l&rsquo;admettre, si d\u00e9concertant que cela soit : bien qu&rsquo;il pr\u00e9c\u00e8de Etienne, le Chr\u00e9tien ne l&rsquo;annonce pas; bien qu&rsquo;il suive le Conf\u00e9rencier, l&rsquo;Anonyme n&rsquo;est pas son disciple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Chr\u00e9tien est un disciple du dernier philosophe pa\u00efen : Bo\u00e8ce (mort en 524). S&rsquo;il traite du genre et de l&rsquo;esp\u00e8ce, c&rsquo;est d&rsquo;une g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 (et de la sp\u00e9cificit\u00e9, qui s&rsquo;y oppose), ou bien d&rsquo;un ensemble de parties (une totalit\u00e9) et de la partialit\u00e9, qui s&rsquo;y oppose. Il parle souvent de l&rsquo;Arbre et de la For\u00eat, mais \u00e0 titre d&rsquo;images et sans tirer de ces symboles l&rsquo;\u00e9vidence qu&rsquo;ils imposent. Totalit\u00e9, une for\u00eat contient ses arbres, leurs esp\u00e8ces (bouleaux, ch\u00eanes, etc.). Mais, en tant que sp\u00e9cialit\u00e9, cet Arbre peut \u00eatre pris dans la for\u00eat ou s&rsquo;\u00e9lever seul, en dehors d&rsquo;elle : il contient donc l&rsquo;ensemble \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9ral\u00a0\u00bb, duquel il peut sortir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La grande r\u00e9v\u00e9lation de Le Chr\u00e9tien, ainsi, est que cela \u2014 l&rsquo;objet \u2014 ne peut atteindre la totalit\u00e9 sans se faire l&rsquo;unit\u00e9, sa sp\u00e9cificit\u00e9, la chose m\u00eame. En tant que telle, la chose embrasse le genre, l&rsquo;englobe \u2014 en m\u00eame temps qu&rsquo;autre chose (la non-for\u00eat, la solitude), bien que la g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 (de la for\u00eat) englobe toutes ses parties ou esp\u00e8ces.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le philosophe anonyme annonce, ce ne peut \u00eatre Etienne, qu&rsquo;il suit, au 8<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, mais ce peut \u00eatre Scot Erig\u00e8ne, qui \u0153uvrera au 9<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Pour lui, le genre (<em>Genos<\/em>) et l&rsquo;esp\u00e8ce (<em>Eidos<\/em>) d\u00e9tiennent des facult\u00e9s distinctes, c&rsquo;est-\u00e0-dire magiques. Au point que le genre est ce qui conserve une r\u00e9alit\u00e9 (une <em>physis<\/em>) propre, ainsi que l&rsquo;or, le cuivre et, donc, tous les m\u00e9taux; l&rsquo;esp\u00e8ce est ce qui imite, reproduit, ressemble et rassemble, comme la terre en ses aspects (rouge, ocre, jaune) ou, si l&rsquo;on veut, les min\u00e9raux (l&rsquo;or en est un).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;h\u00e9site point, par suite, \u00e0 dire le genre quadripartite : il comporte en soi les 4 \u00e9l\u00e9ments : la terre d&rsquo;o\u00f9 il sort, l&rsquo;eau que contient le m\u00e9tal, le feu qui l&rsquo;\u00e9vapore, l&rsquo;air o\u00f9 s&rsquo;\u00e9bat le ph\u00e9nix ressuscit\u00e9. Quant aux esp\u00e8ces, elles ob\u00e9issent aux 3 Natures : celle qui unit, celle qui divise, celle qui associe ou dissocie (coagule ou dissout).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ce monde magique, le Serpent ou l&rsquo;Herm\u00e8s peuvent bien symboliser le Serpent qu&rsquo;est la courbe, ou l&rsquo;Herm\u00e8s ambigu que prot\u00e8ge le caduc\u00e9e : l&rsquo;indissoluble union. Ce qui divise, partage \u2014 ce n&rsquo;est pas sans disjoindre, d\u00e9chirer, morceler \u2014 sera symbolis\u00e9 par le Lion de la fable. Ils seront \u00e9galement, non moins clairement, l&rsquo;Eau celui-l\u00e0, le Feu celui-ci. Toute cette magie se retrouvera dans Erig\u00e8ne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Bo\u00e8ce, Erig\u00e8ne<\/span><\/strong> \u2014 Le Chr\u00e9tien a v\u00e9cu l&rsquo;effondrement des Justiniens, de la Byzance romaine; peut-\u00eatre a-t-il connu Gr\u00e9goire. L&rsquo;Anonyme a v\u00e9cu le d\u00e9but des Carolingiens, ou le triomphe du nouveau Mo\u00efse : P\u00e9pin le Bref, c&rsquo;est-\u00e0-dire le 1<sup>er<\/sup> schisme de l&rsquo;Islam et les 1\u00e8res d\u00e9faites des Conqu\u00e9rants (Omeyyades).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous deux convertis, chr\u00e9tiens, ils ont v\u00e9cu dans le Royaume, la Toussaint, o\u00f9 le Graal a triomph\u00e9 de tous ses adversaires : le dieu de Justice et le dieu de Cr\u00e9ation. Car, en ce Temps d&rsquo;Amour, la force est abaiss\u00e9e, le code ridiculis\u00e9, les hindouistes et les brahmanes se font bouddhistes, les juifs se convertissent au Christ (les cara\u00eftes), les Pr\u00eatres Jean dominent, m\u00eame sur les d\u00e9serts, de Mongolie ou d&rsquo;Ethiopie. En Am\u00e9rique du Sud, les Chimus, les Minimolt\u00e8ques (M\u00e9t\u00e8ques) honorent le Poisson.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais Bo\u00e8ce ne vit pas encore dans le Royaume. Si l&rsquo;Eglise l&#8217;emprisonne et le tue (en 524), c&rsquo;est qu&rsquo;il d\u00e9fend une croyance pa\u00efenne, inacceptable. L&rsquo;agent de l&rsquo;Eglise, l&rsquo;Empereur fait fermer tous les temples grecs et interdire tous les \u00ab\u00a0myst\u00e8res\u00a0\u00bb anciens. Mais c&rsquo;est \u00e0 tort que, dans le Consolateur des Philosophes, l&rsquo;\u00e9glise et l&#8217;empereur veulent voir un vestige des anciennes croyances.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bo\u00e8ce est l&rsquo;initiateur d&rsquo;un syst\u00e8me que tous les scolastiques utiliseront, que les Renaissants honoreront et que Kant reproduira, en la fin du 18<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le syst\u00e8me est rationnel. Mieux : il est le fondement de notre Raison. Lorsque JE cherche, dit Bo\u00e8ce, il se sp\u00e9cialise : ces esp\u00e8ces de savoir se nomment les Sciences, soit de l&rsquo;Air : l&rsquo;astronomie, soit de la Terre : la g\u00e9om\u00e9trie (qui deviendra la Topologie); soit de l&rsquo;Eau : l&rsquo;arithm\u00e9tique rythmique, que la musique exprime au 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle; soit du Feu, que le nombre quantique formule exactement, car le Feu, comme le nombre en soi, est l\u00e0 ou n&rsquo;y est pas : rien ne le pr\u00e9pare et rien ne le suit, \u00e0 la diff\u00e9rence du rythme, qui perdure ou s&rsquo;att\u00e9nue, de la surface que suscite la ligne, de la ligne que suscite le point, et bien s\u00fbr de la course des astres, existant ailleurs quand ils ne sont pas ici.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, dit Bo\u00e8ce, ces sp\u00e9cialisations, ces esp\u00e8ces de recherches, de qu\u00eates, ne seraient rien que des fantasmes sans les lois g\u00e9n\u00e9rales qui leur permettent d&rsquo;\u00eatre. Ces g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s, il les nomme les Arts, au nombre de 3. JE parle un certain langage pour soi : le Signe, dont la Grammaire op\u00e8re le cens, le recensement : je parle latin ou franc. Je parle de quelque chose, rh\u00e9toriquement, d&rsquo;une mani\u00e8re plus ou moins belle, ou tol\u00e9rable ou non \u00e0 la limite, au Seuil. Par ce Signe je parle en ce Seuil, et je parle pour Toi, qui m&rsquo;entends ou ne m&rsquo;entends pas, r\u00e9ponds ou ne peux pas r\u00e9pondre (si je parle latin \u00e0 un Franc). Cette Grammaire, cette Rh\u00e9torique et ces Dialectiques sont des arts.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il existe une grammaire de l&rsquo;astrologie : son langage, le zodiaque, une rh\u00e9torique, li\u00e9e \u00e0 ce seuil : le cosmos que je crois \u00eatre, cent dialectiques, savantes, inn\u00e9es, etc. Il existe une grammaire de la musique : le solf\u00e8ge ou l&rsquo;harmonie des notes; un seuil \u00e0 la musique, une limit\u00e9, une cl\u00e9; et une dialectique, car toute musique est faite de sa contradiction (les notes et la cl\u00e9), mais aussi entendue ou non, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La g\u00e9n\u00e9ralit\u00e9 des arts, contenue en toute sp\u00e9cialisation des sciences, pr\u00e9tend \u00e0 contenir cette derni\u00e8re, pourtant. Le savant n&rsquo;aime point parler des arts qui le dirigent : il en fait des parties, n\u00e9gligeables, de cette science, la sienne. Il ne veut pas savoir que toute partie d&rsquo;une totalit\u00e9 (l&rsquo;arbre dans la for\u00eat) est aussi la loi en soi, la plus g\u00e9n\u00e9rale, des Arts, dont est tiss\u00e9e toute science, toute sp\u00e9cialit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Emmanuel Kant nommera les 4 : la Quantit\u00e9, la Qualit\u00e9, la Relation et le Mode, mais il se r\u00e9f\u00e9rera toujours aux 3 (Jugements) : l&rsquo;associatif, le dissociatif, l&rsquo;hypoth\u00e9tique, pour dire le Signe grammatical, le Seuil rh\u00e9torique, et le dialectique ambigu\u00eb : douze si\u00e8cle si\u00e8cles d&rsquo;Histoire ou un peu plus (1 260 ans, de 520 \u00e0 1780) sont contenus dans cette \u00e9quivalence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le choix de Scot Erig\u00e8ne est autre. La tradition plut\u00f4t que l&rsquo;Histoire dit qu&rsquo;il aurait pu vivre de la fin de Charlemagne \u00e0 la fin des Carolingiens. On date son \u0153uvre de 850 (plus ou moins 36 ans).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, de toutes les fa\u00e7ons et par tous les calculs, c&rsquo;est hors de la Toussaint, du Temps de tous des saints : l&rsquo;Islam a v\u00e9cu ses schismes, l&rsquo;Eglise a v\u00e9cu les siens (la Papesse Jeanne, vers 848), Rome, envahie par les Barbares (Islamiques ou Vikings) a surv\u00e9cu et triomph\u00e9, par Dieu. Il ne reste plus rien de la Rome antique et de Byzance, qui devront se faire autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Que dit Erig\u00e8ne? Quelque chose qui, d&rsquo;une certaine mani\u00e8re, ne cesse d&rsquo;\u00eatre dit depuis douze si\u00e8cles, depuis Platon. Les 4, ici, ne sont pas les Sciences (sp\u00e9cialis\u00e9es) mais comme des Jeux ou des genres (selon l&rsquo;Anonyme) : des changes, de d\u00e9placement et de <em>vertige<\/em>, ou de mutation, de transformation, de <em>mimecry<\/em>; mais aussi de contradiction, de combat, de PAT, par l&rsquo;<em>ag\u00f4n<\/em>, ou de risque, au carrefour, dans le PAN, par l&rsquo;<em>al\u00e9a<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus clairement que les sciences, les jeux se rattachent aux El\u00e9ments, aux dieux \u00e9l\u00e9mentaux, que Platon disait : Gh\u00e9a, la Terre Premi\u00e8re, les dieux de l&rsquo;Air, dont Dionysos, le dieu de Feu, le Souverain (mais H\u00e9lios comme lumi\u00e8re, ou le dieu des Arm\u00e9es), le dieu de l&rsquo;Eau ou du Rythme, Herm\u00e8s, le Vieux Serpent, ainsi que J\u00e9sus \u2014 en tant que Sophia, Sagesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La complexit\u00e9 d&rsquo;une science tient aux 3 Arts qui l&rsquo;autorisent et par quoi se retrouve, en chacune, la trinit\u00e9 de la Qu\u00eate : le Signe, le Seuil et l&rsquo;Appareil dialectique. La complexit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment ludique, ce \u00ab\u00a0genre\u00a0\u00bb, tient \u00e0 la trinit\u00e9 qui recouvre toutes les Qu\u00eates o\u00f9 JE soi-m\u00eame s&rsquo;implique : les 3 vertus. Mais ces Vertus ne sont plus celles de Platon, pa\u00efennes : le Vrai, le Beau, le Bien. L&rsquo;Eglise les a nomm\u00e9es la Foi, l&rsquo;Esp\u00e9rance, la Charit\u00e9, selon les 3 Vies d&rsquo;Augustin : du corps, de l&rsquo;Esprit et de l&rsquo;\u00e2me.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, objective, la science ne peut \u00eatre qu&rsquo;un leurre, si elle ne fonde sur les arts, ces principes subjectifs : des relations de JE \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Aux feuillets que sont la Musique, l&rsquo;Arithm\u00e9tique, la G\u00e9om\u00e9trie ou l&rsquo;Astronomie, il faut ce joint : le principe (le Jugement, dira Kant) qui les rattache toutes \u00e0 la science, ce syst\u00e8me, ce bloc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, subjectif, le Jeu\/\u00e9l\u00e9ment demeure un aspect, parmi les autres, du R\u00e9el, une contingence hasardeuse, si elle ne respecte l&rsquo;Unit\u00e9 de l&rsquo;Ensemble, dans l&rsquo;objectivit\u00e9 absolue des Vertus (par la projection ou la coupe, entre autres).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9, la plus \u00e9trange et la moins comprise des affirmations d&rsquo;Erig\u00e8ne : les Esp\u00e8ces <em>montrent<\/em> Dieu en sa diversit\u00e9, ses changes, comme les 3 Rayonnants des Patriarches se sont faits les 3 Composants de l&rsquo;Arche : l&rsquo;or, l&rsquo;acacia, la toison du b\u00e9lier, ou comme les 3 du Trism\u00e9giste se font les 3 Vertus chr\u00e9tiennes; mais aussi comme la Terre et le Feu s&rsquo;incarnent dans le Buisson de Feu, ou le corps et le sang dans l&rsquo;Eucharistie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le dieu, quel qu&rsquo;il soit, en ses 4 Genres ou G\u00e9nies, est autre chose que ces aspects. Ce que Scot Erig\u00e8ne nomme le Spirituel (contre l&rsquo;aspect\/esp\u00e8ce) et qui deviendra l&rsquo;Essence des scolastiques (contre les apparences). Les \u00e9l\u00e9ments de cette essence, les esp\u00e8ces, ne sont que des jeux, trompeurs si JE ne consid\u00e8re pas les 4 ensemble, comme le qu\u00eateur, d&rsquo;abord, ne voit que les faces apparentes de la Pierre enterr\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quel lecteur de 524, devant <em>La Consolation des Philosophes<\/em>, pouvait imaginer l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Etienne, concevoir l&rsquo;Or en sa splendeur?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et quel lecteur de 864, devant l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Erig\u00e8ne (sur <em>La Nature de l&rsquo;Etre<\/em>) pouvait revivre cette splendeur?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M\u00eame la distinction d&rsquo;Etienne (le genre au vertical, l&rsquo;esp\u00e8ce \u00e0 l&rsquo;horizontal) n&rsquo;a pas encore de sens, ou n&rsquo;en a plus. Car c&rsquo;est Scot Erig\u00e8ne qui commente la Croix (des \u00e9l\u00e9ments), ne faisant gu\u00e8re de la triangulation des Personnes qu&rsquo;une esp\u00e8ce\/aspect parmi d&rsquo;autres. Mais l&rsquo;important pour Bo\u00e8ce est cette triangulation des Arts, le principe g\u00e9n\u00e9ral des sciences. Bo\u00e8ce honore le triangle et, dans cette figure, le d\u00e9lit du Joint (le sommet). Erig\u00e8ne joue de la Croix, mais ce n&rsquo;est plus que le jeu des El\u00e9ments, dans le m\u00e9pris \u2014 ou, du moins, la relativisation \u2014 des Vertus. Ce qui le fascine dans le Jeu unitaire, ce ne sont plus que les faces apparentes de la Pierre, l&rsquo;autre d\u00e9lit. Il se soumet \u00e0 cette fascination au point de ne plus consid\u00e9rer les 3 (de la Trinit\u00e9 ou de la Vertu globale) que comme 3 c\u00f4t\u00e9s du carr\u00e9, 3 jeux sur 4. Car, si l&rsquo;Essence, le Spirituel, le Genre comportent les 4 Jeux ou El\u00e9ments, n&rsquo;est-ce pas le r\u00e9duire <em>en soi<\/em> que le r\u00e9duire aux 3 aspects ou aux 3 vies : le corps solide, le sang liquide et l&rsquo;\u00e2me de l&rsquo;Eucharistie, la Transsubstantiation elle-m\u00eame?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais pour Etienne, un court instant, et m\u00eame dans le si\u00e8cle, le 7<sup>\u00e8me<\/sup>, qui s\u00e9pare Le Chr\u00e9tien de l&rsquo;Anonyme, ce myst\u00e8re n&rsquo;en <em>est<\/em> plus un. Ni le genre ne rabaisse l&rsquo;esp\u00e8ce, ni \u00e0 l&rsquo;inverse. Ce qui comble le Tout (la partie) est ce qui suscite le Tout (la sp\u00e9cificit\u00e9), car la plus petite partie, le Un parmi les nombres, est une totalit\u00e9 en soi : l&rsquo;ensemble des fractions qui conduisent \u00e0 l&rsquo;Un.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On dira ces calculs, ces jeux de figures et ces jeux de mots abstraits, des simplifications abusives du probl\u00e8me. Ou bien trop mat\u00e9riels, faits de chevauchements, englu\u00e9s de coh\u00e9rence, par suite imp\u00e9n\u00e9trables. Mais il s&rsquo;agit du noyau de l&rsquo;Etre, du moyeu de l&rsquo;\u0152uf, de l&rsquo;ench\u00e2ssement supr\u00eame en m\u00eame temps que souverain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De sa r\u00e9alit\u00e9, les historiens pr\u00e9tendent qu&rsquo;on ne peut rien dire : le royaume de l&rsquo;Ichtus (ou le roi fait n\u00e9ant) ne se d\u00e9montrerait que par son attente, jusqu&rsquo;au Pontificat de Gr\u00e9goire, ou par sa nostalgie (l&rsquo;Occultation des Islamiques, vers 900), qui ira jusqu&rsquo; aux craintes de l&rsquo;An Mil (la fin du Temps) et au d\u00e9sespoir des Grandes Pestes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais la l\u00e9gende dit que le Graal \u00e9tait le seul salut, et l&rsquo;Or\/substance l&rsquo;unique valeur. De fait, en ce temps, tous furent des saints, ou ils tendirent \u00e0 l&rsquo;\u00eatre (des hommes de J\u00e9sus, du Bouddha de Charit\u00e9, de Tonapa ou de Kukultan en Am\u00e9rique); Ariens et Nestoriens, Bouddhistes, Cara\u00eftes, islamiques chiites, Soufis ou Doctrinaires du C\u0153ur, etc. Les rois ne furent plus que des saints (Sigebert, Dagobert II), les Papes le furent, apr\u00e8s Gr\u00e9goire, les \u00e9rudits (des moines) et les guerriers m\u00eame, convertis. \u00ab\u00a0Le temps du Bon Dieu\u00a0\u00bb, dit Michelet. Qu&rsquo;est-ce que cela veut dire? Un temps sans m\u00e9decin, car l&rsquo;hostie seule gu\u00e9rit. Un temps sans banque et sans monnaie, car le troc seul r\u00e9git les \u00e9changes n\u00e9cessaires, comme un objet d&rsquo;art contre cet objet naturel : de la nourriture, du bois, de l&rsquo;eau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On objectera que Sindbad, l&rsquo;islamique, en ses voyages\/qu\u00eates, peu apr\u00e8s l&rsquo;an 800, recherche l&rsquo;or, la soie, l&rsquo;ivoire et s&rsquo;en remplit les poches. Mais justement il ne cherche que des objets pr\u00e9cieux, et rares, qui offriront le troc le meilleur. Il rejoint dans le temps celui des M\u00e9rovingiens, deux si\u00e8cles plus t\u00f4t, ou les March\u00e9s d&rsquo;Echange qui unissaient, au 6<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, l&rsquo;Orient et l&rsquo;Occident. L&rsquo;objet a une valeur \u00ab\u00a0d&rsquo;\u00e9change\u00a0\u00bb en soi \u2014 et l&rsquo;Or, plus que tout autre objet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nul ne parle des tr\u00e9sors de Dagobert II : il est \u00e0 croire qu&rsquo;il les abandonna, devenant un saint. On parle des tr\u00e9sors, des possessions de Gr\u00e9goire le Grand, mais c&rsquo;est pour dire qu&rsquo;il ne poss\u00e9dait rien qu&rsquo;aussit\u00f4t, il ne distribu\u00e2t. Le pape qui se voulait l&rsquo;esclave du serf ne pouvait conserver aucun bien. Quel \u00ab\u00a0paiement\u00a0\u00bb, d\u00fb ou non, un moine comme Etienne aurait-il accept\u00e9 de recevoir? Le dernier des grands moines bouddhistes, qu&rsquo;on donne pour le fondateur du Tantrisme, Milarepa, deux si\u00e8cles plus tard encore (et fort loin de la Toussaint) ne chantera, en ses Mille et Un chants, que l&rsquo;ivresse de ne rien poss\u00e9der. Au 11<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, bien s\u00fbr, il sera difficilement compris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Le paradoxe spatial<\/span> \u2014 Graal ou Or\/substance, il ne s&rsquo;agit jamais que d&rsquo;un Objet divin, que les hommes ne peuvent pas percevoir avant qu&rsquo;il ne soit en leur pr\u00e9sence, et qu&rsquo;ils ne peuvent reconstituer une fois qu&rsquo;il a disparu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pire : ils ne le per\u00e7oivent pas dans sa totalit\u00e9 avant de l&rsquo;avoir, pierre, arrach\u00e9 \u00e0 sa gaine terrestre, car ses aspects, ses apparences ne sont que des parties de l&rsquo;En-soi; nominativement : les d\u00e9lits de la pierre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ils n&rsquo;en distinguent pas les composants r\u00e9els, les feuilles ou les paillettes, avant de les avoir effeuill\u00e9es, d\u00e9tach\u00e9es du joint qui les lie au bloc, car ce joint, comme factice, est aussi un d\u00e9lit \u2014 du bloc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se pourrait que le paradoxe t\u00eent \u00e0 ce compte : le Joint est le d\u00e9lit du bloc, mais toute jointure n&rsquo;est pas un d\u00e9lit : la face cach\u00e9e de la pierre unit toutes ses faces : elle porte une totalit\u00e9. Si ce 2<sup>\u00e8me<\/sup> Joint, non d\u00e9lictueux, n&rsquo;est pas le \u00ab\u00a0principe\u00a0\u00bb des scientistes, il peut \u00eatre la race, la distinction ou la lign\u00e9e du noble chevalier. Des alchimistes antiques, et de leur art, ce 2<sup>\u00e8me<\/sup> Joint a fait la coh\u00e9rence, en d\u00e9pit de l&rsquo;autre distinction \u2014 d\u00e9lictueuse \u2014 des faces et des aspects (de la fable, du conte).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La disjonction des faces visibles est le d\u00e9lit de la pierre, mais toute disjonction n&rsquo;est pas d\u00e9lit : celle des feuillets d\u00e9couvre une autre r\u00e9alit\u00e9, qui permet l&rsquo;acte et la r\u00e9ponse, des nouveaux alchimistes, chr\u00e9tiens ou islamiques entre autres. Ici, d&rsquo;autres merveilles, ou d&rsquo;autres symboliques s&rsquo;expriment par les syst\u00e8mes de l&rsquo;honn\u00eate chercheur, le v\u00e9ritable savant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le continu (le Yang chinois) n&rsquo;est pas un mal en soi, car il peut \u00eatre contenu dans la diversit\u00e9, et assurer cette derni\u00e8re d&rsquo;une coh\u00e9rence certaine. Le discontinu (le Yin) n&rsquo;est pas plus mauvais, en tous cas. Car la raison peut le d\u00e9couvrir dans le bloc, consid\u00e9rer les feuilles et les utiliser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est au point qu&rsquo;en certaines p\u00e9riodes, le Yin peut se faire une continuit\u00e9, et le Yang une discontinuit\u00e9 (comme pour Lie tseu, au 2<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle avant J.-C.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les formes discontinues recouvrent une unit\u00e9 (par la Figure); la mati\u00e8re la plus secr\u00e8te, imp\u00e9n\u00e9trable, d\u00e9couvre sa diversit\u00e9, ou ses quantit\u00e9s de mouvements. L&rsquo;onde de lumi\u00e8re impose la perfection de sa figure : elle ne peut \u00eatre que localis\u00e9e, positionn\u00e9e. Les fr\u00e9quences des corpuscules d\u00e9couvrent leurs diff\u00e9rences de masse; non seulement plus ou moins grandes mais positives ou n\u00e9gatives, ax\u00e9es dans un sens ou dans l&rsquo;autre, elles permettent de distinguer le proton de l&rsquo;\u00e9lectron, le spin 2 du spin 1\/2, le fermion du boson, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le continu et le discontinu, le contenant et le contenu, alors, peuvent \u00eatre dits des Sciences, des El\u00e9ments, des Jeux : les cardinaux de la Croix. Mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;aux passages de la membrane, d&rsquo;un Centre, que les qu\u00eates d\u00e9signent par Perceval et que l&rsquo;histoire de l&rsquo;alchimie d\u00e9signe en l&rsquo;alchimiste Etienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De part et d&rsquo;autre de ce moyeu, douze si\u00e8cles, ou treize, ne seront pas un trop long temps pour r\u00e9v\u00e9ler tous les motifs magiques et tous les effets rationnels de la prodigieuse machine vivante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Deuxi\u00e8me partie LES ALCHIMIES &nbsp; \u00a0 I L&rsquo;objectif des inversions \u00a0 L&rsquo;Or \u2014 L&rsquo;objet de l&rsquo;alchimie n&rsquo;est pas le Graal, c&rsquo;est l&rsquo;Or. Entre les deux objets, la contradiction \u00e9clate \u00e0 tous les regards. Le Graal est un creux, fait pour &hellip; <a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1627\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[37],"tags":[],"class_list":["post-1627","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-les-alchimies"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1627","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1627"}],"version-history":[{"count":9,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1627\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1833,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1627\/revisions\/1833"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1627"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1627"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1627"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}