{"id":1589,"date":"2012-05-25T16:31:50","date_gmt":"2012-05-25T14:31:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1589"},"modified":"2012-05-30T16:05:39","modified_gmt":"2012-05-30T14:05:39","slug":"iv-les-mises-au-point-de-lobjectif","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1589","title":{"rendered":"LE GRAAL &#8211; IV &#8211; Les mises au point de l&rsquo;objectif"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\"><strong>IV<\/strong><\/h2>\n<h2 align=\"center\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les mises au point de l&rsquo;objectif<\/span><\/strong><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Ev\u00e9nement est une Grande Image. L&rsquo;un et l&rsquo;autre disent \u00e0 l&rsquo;observateur <em>comme<\/em> les choses apparaissent ou disparaissent. Car JE n&rsquo;en est pas le ma\u00eetre : il ne peut dire par quoi cela se fait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;ai r\u00eav\u00e9, cette nuit, un songe qui revient souvent. Celui d&rsquo;un Livre dont l&rsquo;\u00e9laboration a nourri des centaines de r\u00eaves; je l&rsquo;ai song\u00e9 comme d\u00e9sir, puis comme besoin, \u00e0 travers ses fragments, h\u00e9t\u00e9roclites (po\u00e8mes, nouvelles, \u00e9tudes); je me suis vu l&rsquo;offrant \u00e0 divers \u00e9diteurs, en vain, car il \u00e9tait impubliable. Je l&rsquo;ai cach\u00e9, ici ou l\u00e0, pour le d\u00e9rober aux convoitises de mes ennemis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, cette nuit, apr\u00e8s cinquante ann\u00e9es de songes, je l&rsquo;ai vu entier, publi\u00e9, j&rsquo;en ai per\u00e7u la r\u00e9compense : une joie extraordinaire. Je l&rsquo;ai feuillet\u00e9, relu, fragmentairement, car c&rsquo;est un livre \u00e9norme : j&rsquo;en ai admir\u00e9 les figures nombreuses, combien diverses! Certaines semblent extraites d&rsquo;un catalogue de mode, d&rsquo;autres d&rsquo;une manufacture. Ce po\u00e8me est un catalogue, cet inventaire est un roman. Cependant, l&rsquo;\u00e9nigme en est autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En aucun r\u00eave, je n&rsquo;ai lu tout le Livre; le composant ou le feuilletant, je n&rsquo;en ai distingu\u00e9 que des mots ou des figures, des phrases au plus, ou des images complexes. Mais il ne fait pas de doute pour moi que le Livre existe, quelque part : la plus infime partie t\u00e9moigne d&rsquo;une totalit\u00e9. Quelque <em>chose<\/em> s&rsquo;y conserve intacte d&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre : le JE qui l&rsquo;a \u00e9crit \u2014 et ce n&rsquo;est pas moi. Ce myst\u00e8re, je ne peux mieux le comparer qu&rsquo;\u00e0 ces autres. Je regarde un arbre, en mon jardin, je ne vois que lui, mais je sais la place qu&rsquo;il occupe dans l&rsquo;univers, bien que je ne puisse dire, parfois, o\u00f9 est le nord, o\u00f9 est le sud en mon jardin. Tel croyant sait l&rsquo;H\u00e9gire, le Coran et le temps que les Califes mirent pour l&rsquo;ordonner, mais il ignore que le temps des Califes fut celui du \u00ab\u00a0roi fait n\u00e9ant\u00a0\u00bb. Tel autre historien sait tout des Dagobert et de Sigebert, mais il ne croit pas au Temps de Tous les Saints, la Toussaint. Un autre, th\u00e9ologien, sait et croit tout de la Vie des Saints ou des L\u00e9gendes sacr\u00e9es du 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, des derniers conciles, des premiers papes-saints, mais il ne croit pas en la mort du Roi, il ne sait rien \u2014 ou presque \u2014 des commencements de l&rsquo;Islam.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, l&rsquo;univers existe, autour de l&rsquo;arbre de mon jardin. Le 7<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle en soi fut ce temps incomparable, o\u00f9 le Souverain mourut (se faisant le Supr\u00eame, le dernier), o\u00f9 l&rsquo;Islam se fonda, o\u00f9 l&rsquo;Hostie sanctifia et gu\u00e9rit tous les \u00eatres. Aussi s\u00fbrement que, dans la pubert\u00e9, l&rsquo;enfant se fait un adulte, en m\u00eame temps que le cr\u00e9puscule l&rsquo;aube, ou l&rsquo;agonie d&rsquo;un dieu le point 0 d&rsquo;un autre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Livre \u2014 l&rsquo;univers ou le temps \u2014 n&rsquo;est jamais lu en son entier : il ne peur l&rsquo;\u00eatre, car il appartient \u00e0 l&rsquo;Autre Monde, au R\u00eave; il n&rsquo;en existe pas moins, existant \u00e0 ce point que nulle partie, nul fragment n&rsquo;en peut \u00eatre per\u00e7u (ou con\u00e7u) sans t\u00e9moigner de sa Totalit\u00e9 r\u00e9elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, le Livre est aussi l&rsquo;objectif \u2014 et le seul \u2014 que se donnent tous les qu\u00eateurs, rationnels ou mystiques, scientistes ou religieux, bien qu&rsquo;il ne soit jamais qu&rsquo;enfoui au c\u0153ur d&rsquo;un r\u00eave : le songe \u00e9ternel de l&rsquo;humanit\u00e9. Puisqu&rsquo;il existe, ce Livre, et qu&rsquo;il est l&rsquo;Objectif, point n&rsquo;est besoin, ni m\u00eame souhaitable, d&rsquo;en faire l&rsquo;effet d&rsquo;une cause, le produit d&rsquo;un acte, et de chercher \u00e0 sa qu\u00eate des personnages, des acteurs (diff\u00e9rents d&rsquo;une qu\u00eate \u00e0 l&rsquo;autre, n\u00e9cessairement). Mieux vaut en chercher les moyens, les instruments : non pas d&rsquo;une cr\u00e9ation, d&rsquo;une connaissance, d&rsquo;une semblance suspectes, mais de la mise au point de l&rsquo;objectif.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">La contradiction<\/span><\/strong> \u2014 La principale obscurit\u00e9 des qu\u00eates provient d&rsquo;une double antinomie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;acte de Gauvain est toujours un PAT, un passage \u00e0 tabac, un acte de violence, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un combat ou d&rsquo;une possession. L&rsquo;acte de Galaad est toujours un choix, au carrefour, au passage \u00e0 niveau ou PAN. Le premier prend, le second mise ou se mise. Mais aussi, 2 objets \u00e9tant donn\u00e9s, Je et l&rsquo;Autre, Gauvain se doit toujours de les ramener \u00e0 l&rsquo;unique, par la victoire de l&rsquo;un sur l&rsquo;autre ou par la \u00ab\u00a0prise d&rsquo;amour\u00a0\u00bb. Il semble que ce PAT doit \u00eatre une pression, la plus forte qu&rsquo;il se peut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 2 objets, tout au contraire, (la droite, la gauche) naissent pour Galaad du carrefour, du PAN. Une pulsion parait les contenir : quand c&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;un de passer, ce n&rsquo;est pas \u00e0 l&rsquo;autre. Le refus du combat, et de toute violence, fait que l&rsquo;Orphelin, effectivement, attend ou passe : il n&rsquo;interdit jamais aux autres de suivre leur propre destin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) Mais le monde de Gauvain est celui du r\u00e9cit, de la fable, o\u00f9 les \u00e9v\u00e8nements se produisent au hasard et dans la contingence; c&rsquo;est aussi le monde des simultan\u00e9s, o\u00f9 chaque objet, en somme, n&rsquo;a qu&rsquo;une position, une localisation particuli\u00e8re, sans rapport de causalit\u00e9 de l&rsquo;un \u00e0 l&rsquo;autre. Mieux : le r\u00e9cit est r\u00e9-citation, r\u00e9p\u00e9tition \u00e0 l&rsquo;infini des actes. S&rsquo;il n&rsquo;est plus de succession, tout acte ne peut plus que se reproduire sans fin. Comme, d&rsquo;ailleurs, Gauvain reproduit l&rsquo;Ancien Arbre, de l&rsquo;Eden; ou bien la Table Ronde l&rsquo;ancienne Table d&rsquo;Emeraude, la Table de la Loi. Dire qu&rsquo;il connait son h\u00e9ritage, comme noble et fils de Roi, c&rsquo;est dire que son p\u00e8re, son grand-p\u00e8re, son plus lointain a\u00efeul revivent en lui. Et les monstres m\u00eames qu&rsquo;il affronte : le Dragon, la Sorci\u00e8re, furent connus de Ca\u00efn et de Salomon. Car il ne vit que les arch\u00e9types du Conte; les 12 signes zodiacaux en bref : la Vierge, les G\u00e9meaux, l&rsquo;Archer (ou Sagittaire), etc., diff\u00e9remment localis\u00e9s. Mieux : les PAT qu&rsquo;il affronte lui demeurent des hasards; il peut y vaincre ou y \u00eatre vaincu : dans une tradition tr\u00e8s ancienne, ant\u00e9rieure aux Qu\u00eates de Galaad, il est mort au cours d&rsquo;un combat. Celui qui ne fait que prendre sait qu&rsquo;il peut \u00eatre pris : ni le guerrier ni l&rsquo;amant ne sont toujours \u00ab\u00a0en forme\u00a0\u00bb. Une m\u00eame <em>pulsion<\/em> fait la d\u00e9faite de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre, apr\u00e8s avoir fait leur triomphe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) A l&rsquo;inverse, le monde de Galaad est celui du principe, de l&rsquo;\u00e9dification. Il parvient au carrefour mais n&rsquo;h\u00e9site jamais. L&rsquo;intuition est sans faille qui lui donne pour r\u00e8gle de passer ou de ne pas franchir la ligne pour l&rsquo;instant interdite. Puis, quand il passe, il a choisi la bonne route, vers la gauche ou la droite, vers l&rsquo;ouest ou l&rsquo;est, sans cesser d&rsquo;aller droit, et vers l&rsquo;Orient, son But. Une pression singuli\u00e8re, intense, ne lui permet pas longtemps de d\u00e9vier de sa route, jamais de son principe. Une disposition profonde (sa volont\u00e9?) lui permet, lui impose, de se jouer des positions, des localisations. Il n&rsquo;est pas une figure que le mouvement contraint de changer d&#8217;emplacement ou de forme; mais il est un mouvement, qu&rsquo;aucune figure ne peut contraindre \u00e0 changer de sens, de direction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si un syst\u00e8me de symbole physique \u2014 sa pulsion \u2014 arr\u00eate, et peut tuer, le Vieil Arbre, cette G.I., aucune image ou Grande Image ne suspend la marche du Nouvel Arbre, cette succession de symboles, ce syst\u00e8me de symbole physique qu&rsquo;est Galaad, en sa constante <em>pression<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comment donc s&rsquo;y retrouver?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les instruments<\/span><\/strong> \u2014 Les plus sages commentateurs du Graal, les Jung, Carl et sa femme, Madame Von Franz, r\u00e9pondent : par l&rsquo;instrumentation des Qu\u00eates, puisque, d&rsquo;une part, elle apparait diverse d&rsquo;une qu\u00eate \u00e0 l&rsquo;autre, mais d&rsquo;autre part, se rassemble en la Qu\u00eate qui unit les instruments les plus divers. Ils nomment ces instruments ou ces outils : la Table Ronde, l&rsquo;Arme : la Lance, l&rsquo;Ep\u00e9e ou les Couteaux, la Coupe enfin, dont un jeu de mots fait tant\u00f4t le vase, le verre o\u00f9 l&rsquo;on boit, tant\u00f4t le partage, la partition, le \u00ab\u00a0tailloir\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre des Lectures, pourtant, ces outils ne sont pas les m\u00eames. Ceux de la Promesse : la C\u00e8ne, la Lance qui p\u00e9n\u00e8tre le flanc du Christ, le premier Graal, qui recueille le sang, composent un outillage bien d\u00e9fini. Ceux de la R\u00e9ponse, au Moyen Age, composent un outillage tout autre : le second Graal, vide, gr\u00e9e \u00e0 chacun; la Table Ronde de Charlemagne (les 12 Preux) n&rsquo;a que peu \u00e0 voir avec la C\u00e8ne, sinon les 12. Quant \u00e0 la Lance, elle disparait des contes; les Couteaux (ou ciseaux) ont pris sa place.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;un bout \u00e0 l&rsquo;autre des Actes, de Gauvain \u00e0 Galaad, les instruments se modifient non moins. Dans le Ch\u00e2teau de l&rsquo;Ouest, Gauvain encore distingue la Lance, mais le Sang s&rsquo;\u00e9goutte dans les 2 coupes, et le chevalier ne comprend pas pourquoi, comme il ne sait le pourquoi de la grande \u00e9p\u00e9e bris\u00e9e (annonce de la mort du Roi) ou de l&rsquo;\u00e9trange Tailloir que pr\u00e9sentent les anges : un plat que la Croix partage en quatre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Galaad, le tailloir est devenu l&rsquo;Ecu, vierge de tout blason \u2014 puisque le bon chevalier n&rsquo;est pas un noble \u2014 que partage une croix de sang.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ignore la Lance mais il a rassembl\u00e9 les morceaux de l&rsquo;Ep\u00e9e, ou une autre Ep\u00e9e \u2014 celle de l&rsquo;Epop\u00e9e ou de la Rhapsodie \u2014 lui a \u00e9t\u00e9 remise, en un \u00e9trange fourreau, fait de guenilles vulgaires, que la Dame remplace par la plus belle des gaines, aux cent couleurs (et ce n&rsquo;est pas sans user de l&rsquo;aiguille et des ciseaux). Le Graal, ici, n&rsquo;est qu&rsquo;un : le tr\u00e9sor de Sarraz, en Orient, mais n&rsquo;est-il pas une autre coupe : une Partition pareille aux 4 fleuves de l&rsquo;Eden, ou aux 4 patriarches ou aux 4 \u00e9vangiles?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque chacun \u2014 chaque \u00e9l\u00e9ment, chaque cardinal d&rsquo;abord \u2014 y voit ce qui lui convient?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un 3<sup>\u00e8me<\/sup> s&rsquo;impose bien ici, mais ce n&rsquo;est que le 3<sup>\u00e8me<\/sup> personnage, le noble orphelin, l&rsquo;homme de la Promesse encore et de la R\u00e9ponse d\u00e9j\u00e0 : Perceval. Car, par lui seul, l&rsquo;\u00e9nigme du Ch\u00e2teau est \u00e9claircie, celle de Sarraz projet\u00e9e. Entre la 1<sup>\u00e8re<\/sup> Table Ronde : la C\u00e8ne, et la derni\u00e8re, celle des Preux, il ne connait que celle d&rsquo;Arthur, le vrai fondement de toutes les qu\u00eates (clairement consacr\u00e9e au Zodiaque). En son temps m\u00eame, l&rsquo;ordonnancement du Coran ne fonde-t-il pas l&rsquo;Islam sur la Table Gard\u00e9e : l&rsquo;ordonnancement des Signes et des Constellations, des Serments et des Lettres?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, surtout, avec lui s&rsquo;introduit dans la Qu\u00eate le 4<sup>\u00e8me<\/sup> instrument, ignor\u00e9 de Gauvain \u2014 et d&rsquo;ailleurs m\u00e9connu de Madame Von Franz \u2014 l&rsquo;ancienne Arche de No\u00e9, devenue la Nef.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce moyen de transport, brusquement apparu, modifie tout l&rsquo;ensemble. Il impose le contingentement \u00e0 ce qui parut une contingence, il autorise le sch\u00e8me :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gauvain : la Lance, l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 des coupes,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au c\u0153ur : la lance, mais les ciseaux, la nef et le tailloir,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Galaad : la nef et l&rsquo;autre coupe (la partition).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelque chose demeure d&rsquo;un terme \u00e0 l&rsquo;autre : la Table Ronde; quelque chose s&rsquo;est transform\u00e9e au point d&rsquo;en \u00eatre m\u00e9connaissable : la Coupe; quelque chose modifie et se modifie, comme la Lance en Ciseaux, par l&rsquo;Ep\u00e9e bris\u00e9e, puis par les Couteaux; quelque chose sauvegarde, conserve intact, d&rsquo;un lieu \u00e0 l&rsquo;autre : la Nef.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Nef triomphe du PAT et de sa pulsion. Elle impose au dernier voyage une pression irr\u00e9sistible, vers l&rsquo;Est, comme l&rsquo;Amour, le Poisson, le fait \u00e0 tout carrefour.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;inverse, les 2 coupes, l&rsquo;\u00e9p\u00e9e bris\u00e9e ou le tailloir ont dit les diverses pulsions du PAT, moins assur\u00e9 qu&rsquo;il ne le pr\u00e9tend, car il est le bien (la correction) et le mal (la violence, la cruaut\u00e9), ou la victoire ou la d\u00e9faite, au hasard des rencontres et des conflits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;Arme fait du PAT un carrefour, un PAN : quand c&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;un de passer, le bien ou le mal, le victorieux ou le d\u00e9fait, ce n&rsquo;est pas \u00e0 l&rsquo;autre. Le passage \u00e0 niveau n&rsquo;a pas un autre objet que de rappeler cette loi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Nef fait du PAN, du carrefour, un PAT; la pression, du vent, de la mar\u00e9e, qui la meut (et le principe, qui la dirige) ne lui permet que cet objet : Sarraz.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il y eut donc un objet coh\u00e9rent ou imp\u00e9n\u00e9trable, que la Table illustre \u2014 et que l&rsquo;Arme p\u00e9n\u00e9tra (la lance) avant de la partager (par les couteaux). Il y aura donc un objet vide, le cercle final, que les ciseaux ont divis\u00e9 avant que JE puisse y boire : le Coupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Table, l&rsquo;Arme, la Nef, la Coupe ne figurent pas seulement la quadrature du Graal. Elles en figurent le Signe, le Seuil et l&rsquo;Appareil double : les deux voies, du noble et du roturier, de l&rsquo;homme de la fable et de l&rsquo;homme du principe, de l&rsquo;homme du PAT (esclave de ses pulsions) et de l&rsquo;homme du PAN, que son existence ou son besoin (une pression toujours) dirige dans le bon chemin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les instruments imposent un recensement spatial : vers l&rsquo;ouest, vers l&rsquo;est, ou bien une \u00ab\u00a0retomb\u00e9e\u00a0\u00bb, de la Promesse \u00e0 la Chute, une \u00ab\u00a0\u00e9dification\u00a0\u00bb, comme du D\u00e9fi \u00e0 la R\u00e9ponse. Mais le jeu n&rsquo;est pas moins d&rsquo;un ordre temporel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La voie de Gauvain proc\u00e8de du plus lointain Pass\u00e9, par les g\u00e9n\u00e9rations de rois et de princes qui l&rsquo;animent, mais c&rsquo;est vers un \u00ab\u00a0devenir\u00a0\u00bb, qu&rsquo;il est \u2014 le devenant \u2014 bien plut\u00f4t qu&rsquo;il ne le veut, car il est sans principe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La voie de Galaad le porte vers l&rsquo;Avenir (l&rsquo;avenir m\u00eame de l&rsquo;homme-je), mais il n&rsquo;a pas de Pass\u00e9, seulement ce \u00ab\u00a0devenu\u00a0\u00bb qu&rsquo;il est en cet instant et ce lieu, <em>hic et nunc<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le premier se meut du Pass\u00e9 vers le devenir, le second se meut du devenu vers l&rsquo;Avenir, par la fable celui-l\u00e0, le principe celui-ci, justifiant tous les deux l&rsquo;affirmation scientiste, mais aussi rationnelle : nul ne chemine jamais que d&rsquo;hier \u00e0 demain, ou de la cause vers l&rsquo;effet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il reste que Perceval \u00e9tablit le chevauchement (au c\u0153ur m\u00eame de la Table) : il est ce devenir que porte un long pass\u00e9, puisqu&rsquo;il est noble, mais aussi ce devenu, o\u00f9 commence, \u00e0 l&rsquo;inverse, l&rsquo;action de Galaad. Il n&rsquo;est que du devenir ou devenu, comme l&rsquo;Acte m\u00eame, car : je bois ce verre, je l&rsquo;ai bu, je ne l&rsquo;ai pas bu avant de pouvoir \u2014 ou devoir \u2014 le boire. Le principe seul pr\u00e9tend qu&rsquo;il se meut dans le sens inverse, de la cause devenue \u00e0 l&rsquo;effet en devenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il est ce principiel, ce rationnel aussi. Et ce sont les deux voies (d&rsquo;ench\u00e2ssement et d&rsquo;\u00e9dification alors) qui le tourmentent en son ermitage, puisqu&rsquo;il ne peut d\u00e9cider entre les deux chemins. Celui qu&rsquo;en fait, le roi fait n\u00e9ant implique, et celui auquel incite l&rsquo;esp\u00e9rance du Verseau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">JE dit que ce drame ne fut point particulier \u00e0 Perceval : Adam, puis le Peuple l&rsquo;ont connu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les quatre mises au point<\/span><\/strong> \u2014 Consid\u00e9rons l&rsquo;objet comme un simple objectif : un arbre dans le jardin, une table dans le salon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le voir tout entier et bien, il faut n\u00e9cessairement que JE en soit assez proche pour le consid\u00e9rer en tous ses \u00e9l\u00e9ments, et assez loin pour le consid\u00e9rer dans son ensemble : le jardin ou le salon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si JE en est trop loin, il lui faut agrandir l&rsquo;objet avant d&rsquo;en d\u00e9couvrir les composants. Si JE en est trop proche, il lui faut r\u00e9duire l&rsquo;objet pour le consid\u00e9rer en son domaine, son contenant. Les deux actes s&rsquo;obtiennent par une mise au point de l&rsquo;objectif, en tournant, simplement, vers la droite ou la gauche, l&rsquo;appareil en question : longue-vue ou microscope.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais si l&rsquo;objet se meut ou mue, il ne sera pas suffisant de le r\u00e9duire ou de le grandir pour le bien voir. Il me faudra le reconna\u00eetre (le m\u00eame) en des places diff\u00e9rentes, ou bien, tout au contraire le discerner diff\u00e9rent (comme la particule ou le bacille changent dans un milieu donn\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est de lecture de l&rsquo;objet, ainsi, qu&rsquo;au travers de ces 4 facteurs : sa coh\u00e9rence, son partage, sa maintenance, sa transformation. Et c&rsquo;est pourquoi les 4 d\u00e9finis comme approches privil\u00e9gi\u00e9es du Graal : la Tale, la Partition, la Nef et les Couteaux, ne sont pas seulement les instruments de la Qu\u00eate, mais \u2014 \u00e0 peine modifi\u00e9s \u2014 ceux de toutes les Grandes Images.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) Sans doute, la Table n&rsquo;est pas toujours la Table Ronde. Elle put \u00eatre la Table de pierre ou le Jo\u00fbt (le Jac\u00fbt, fait de diverses couleurs, qui deviendra la livr\u00e9e du roturier, du Jaque, ou le costume bigarr\u00e9 de l&rsquo;arlequin). Mais il y eut un temps \u2014 tr\u00e8s lointain, dans la Grande Image de l&rsquo;ancienne Egypte \u2014 o\u00f9 la couleur fut le Vert, de l&rsquo;esp\u00e9rance ou de l&rsquo;herbe des champs. Cette Table d&rsquo;Emeraude fut un Livre, le Livre de Toth, qui contenait toutes les v\u00e9rit\u00e9s (comme l&rsquo;Arbre du Bien et du Mal), parce qu&rsquo;il contenait tous les Mots. Le Pentateuque se fonde sur la Table des lois, qui contient toutes les prescriptions requises, tous les principes \u2014 pour maintenir le Peuple en son \u00e9lection. Parall\u00e8lement aux Tables Rondes des chevaliers, l&rsquo;Islam poss\u00e8de sa Table Gard\u00e9e, qui non seulement contient \u00ab\u00a0tous les signes du ciel\u00a0\u00bb, les 12 du Zodiaque, mais \u00e9galement les tient et les maintient contre les \u0153uvres du D\u00e9couvreur ou du D\u00e9mon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Toutes ces tables existent de par leur coh\u00e9rence et leur totalit\u00e9. Leur fonction est de maintenir, de conserver, ou les formes des mots (les hi\u00e9roglyphes primaires) ou les couleurs, les lois ou les tribus, les ap\u00f4tres, les im\u00e2ms, les preux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) Tous les transferts que symbolise l&rsquo;Arche, passages ou voyages, ne se font point par l&rsquo;eau, le fleuve ou la mer, comme ceux des No\u00e9 sum\u00e9riens ou bibliques, ceux de Jason ou d&rsquo;Ulysse, de Sindbad ou de Galaad. L&rsquo;arche n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement une nef. Mais elle est toujours l&rsquo;outil, le moyen qui transporte l&rsquo;objet, sinon le personnage, le JE, d&rsquo;un point \u00e0 l&rsquo;autre. En ce cas, il s&rsquo;agit d&rsquo;une Arche d&rsquo;Alliance, dont la premi\u00e8re fut, de l&rsquo;Elohim \u00e0 No\u00e9, l&rsquo;Arc m\u00eame dans le ciel (symbole d&rsquo;Air, alors) et dont l&rsquo;ultime sera le cintre ou l&rsquo;ogive des cath\u00e9drales, au 13<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. La ligne courbe figure l&rsquo;arc ainsi que l&rsquo;ogive. Elle fait survivre, f\u00fbt-ce dans le Ciel ou sur Terre, la courbure de l&rsquo;Eau, de la Musique ou du Risque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le plus audacieux d\u00e9fi de Mo\u00efse, ou du dieu qui lui prescrivait les choses, Iahv\u00e9, le dieu de Feu, fut sans doute de faire un signe de Feu de l&rsquo;Arche : le r\u00e9ceptacle de toutes les foudres, et dont le simple toucher frappe \u00e0 mort l&rsquo;ignorant. Mais, par ce d\u00e9fi, l&rsquo;Arche d&rsquo;Alliance relie la Nef de No\u00e9 \u00e0 celle de Galaad, ou celle de Gilgamesh \u00e0 celle de Sindbad, par les barques de Jason, d&rsquo;Amon, d&rsquo;Ulysse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand la Nef entre en jeu dans les qu\u00eates cisterciennes (Gauvain l&rsquo;a ignor\u00e9e), elle est donn\u00e9e pour l&rsquo;\u0153uvre de Salomon, provenant tout droit de l&rsquo;Arche d&rsquo;Alliance : elle est faite du bois de l&rsquo;Arbre \u00e9d\u00e9nique; en son c\u0153ur tr\u00f4ne la Table de pierre, qui garde l&rsquo;Ep\u00e9e emprise. Car l&rsquo;Arche n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que la pr\u00e9servatrice de la Table immortelle, elle-m\u00eame protectrice de l&rsquo;Ep\u00e9e invincible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, \u00e0 cet ench\u00e2ssement, de l&rsquo;Arme dans la Table, et de la Table dans l&rsquo;Arche (de la table des Lois dans l&rsquo;arche d&rsquo;Alliance) correspond le changement inverse, non plus resserrement mais la dispensation, non plus l&rsquo;ench\u00e2ssement mais l&rsquo;\u00e9dification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3) Car l&rsquo;arme ne p\u00e9n\u00e8tre pas toujours, comme la Lance, la Vis, le Tire-bouchon : il arrache d&rsquo;abord, le couteau (la lame); elles fendent et coupent, les lames doubles : les deux couteaux, les deux moiti\u00e9s de l&rsquo;Ep\u00e9e bris\u00e9e ou les Ciseaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les ciseaux sont propres au Graal : les \u00e2ges pr\u00e9c\u00e9dents ne les utilisent pas. Mais aucun n&rsquo;ignora l&rsquo;Arme : le couteau fut dans la main de Ca\u00efn avant d&rsquo;\u00eatre en celle d&rsquo;Abraham. A l&rsquo;arc, l&rsquo;Assyrien du 3<sup>\u00e8me<\/sup> mill\u00e9naire associait d\u00e9j\u00e0 le fl\u00e8che (et le Livre d&rsquo;Egypte, \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, le Livre des deux chemins, associait la voie courbe, de Toth, \u00e0 la voie droite de R\u00e2).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand il pense \u00ab\u00a0promesse\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0conservation\u00a0\u00bb, JE \u00e9voque la table, sa coh\u00e9rence, ou l&rsquo;arche, qui conserve intact dans le parcours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il ne pense point \u00ab\u00a0r\u00e9ponse\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0change\u00a0\u00bb sans \u00e9voquer la lancer, l&rsquo;\u00e9p\u00e9e ou les couteaux. Si JE fait du d\u00e9lit l&rsquo;acte du JE, il emprunte toujours ce symbole. Adam a tranch\u00e9 quand il a choisi l&rsquo;Arbre de connaissance; ou les fils\u00a0 de Jacob lorsqu&rsquo;ils vendirent Joseph; ou Judas. Mais Ca\u00efn, ou le Peuple adorant le Veau d&rsquo;Or, ou Lyonel, quand il essaie de tuer Bohort, ils ne choisissent, ils ne tranchent pas moins. Le \u00ab\u00a0Tu ne tueras point!\u00a0\u00bb d&rsquo;Elohim, de Iahv\u00e9, de J\u00e9sus, brille au c\u0153ur de l&rsquo;Histoire d&rsquo;un \u00e9clat absolu, car tous ces dieux ne sont que le Dieu de Vie. Il n&rsquo;en reste pas moins qu&rsquo;en un c\u0153ur de l&rsquo;Histoire, JE tue. Il commet le d\u00e9lit et ne peut pas ne pas le commettre : le Souffle, la Vierge, le Roi sont morts, tu\u00e9s par Celui m\u00eame qui proscrivait le meurtre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tous les proph\u00e8tes le disent : que serait ce dieu-l\u00e0 sans l&rsquo;orage, la foudre, l&rsquo;Arkhon qui fut son p\u00e8re (\u00ab\u00a0Celui qui m&rsquo;envoie\u00a0\u00bb, dit J\u00e9sus). L&rsquo;Ange au glaive flamboyant de l&rsquo;Eden interdit, le Buisson de Feu, le nouvel archer\/Eros ornent ou d\u00e9fendent le dieu, quel qu&rsquo;il soit. La justice partage non moins que la Cr\u00e9ation, et l&rsquo;Amour comme la Justice (par la pr\u00e9f\u00e9rence). Un dieu d\u00e9sarm\u00e9, que serait-il?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4) L&rsquo;Arche conserve la Table, mais l&rsquo;Arme la p\u00e9n\u00e8tre ou la partage, la d\u00e9truit. Le dernier instrument est donc cette coupe m\u00eame, cette partition en quoi l&rsquo;Arme partage la Table. C&rsquo;est toujours une croix dans le cercle. Le blason de Gauvain, l&rsquo;\u00e9cu partag\u00e9 de Galaad, mais aussi le partage de l&rsquo;Eden entre les 4 fleuves, du Vent\/souffle par les 4 Vents, du Peuple entre les Cardinaux, des Chevaliers par l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest, la retomb\u00e9e et l&rsquo;\u00e9dification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 4 se retrouvent toujours quelque part, qui ne sont, plus clairement, que les 4 instruments : la Table, de terre, l&rsquo;Arche, d&rsquo;eau, l&rsquo;Arme, de feu, la Coupe, d&rsquo;air.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle n&rsquo;est pas toujours, cette coupe, l&rsquo;urne, le vase, le Graal plein ou vide. Elle peut n&rsquo;\u00eatre que le Partage m\u00eame, la partition (du blason, de l&rsquo;\u00e9cu, de la table, du morceau de musique). Mais ce blason, cet \u00e9cu, cette table partag\u00e9e, cette fugue, ils sont ce qui permet de poursuivre l&rsquo;\u0153uvre, et d&rsquo;abord la lecture du Livre, fragment par fragment, quantum par quantum, cadran par cadran \u2014 et cela, m\u00eame quand JE ne peut plus saisir l&rsquo;Ensemble, comme par les sciences de la Raison. Il s&rsquo;agit toujours d&rsquo;une croix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Le d\u00e9lit ou les 3<\/span><\/strong> \u2014 D\u00e8s la Promesse\/D\u00e9fi, d\u00e8s le d\u00e9but, l&rsquo;\u00e9tonnement! Les fleuves sont 4, les patriarches, les \u00e9vangiles ou les califes qui ordonn\u00e8rent le Coran. En fin de compte, les instruments ou les moyens ne sont que ces 4 aussi : la Table, l&rsquo;Arche, l&rsquo;Arme et la Coupe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;\u00e9tonnement na\u00eet de l\u00e0 : que penser de ces 4 (Cardinaux, El\u00e9ments ou Jeux) alors que les personnages s&rsquo;offrent comme innombrables, p\u00e9niblement r\u00e9duits aux 12, aux 6, aux 3? Plus \u00e9trange : les personnages sont diff\u00e9rents, d&rsquo;une G.I. \u00e0 l&rsquo;autre, JE ne peut reconduire cette \u00e9criture (hi\u00e9roglyphique) \u00e0 une autre (la ph\u00e9nicienne, la grecque) sans une s\u00e9rie d&rsquo;\u00e9quivalences, plus ou moins approximatives, telle que celle que constitue le double lexique, un dictionnaire de traduction. Peut-\u00eatre que \u00ab\u00a0love\u00a0\u00bb dit la m\u00eame chose que \u00ab\u00a0amour\u00a0\u00bb, mais ce peut \u00eatre \u00ab\u00a0like\u00a0\u00bb. Peut-\u00eatre que l&rsquo;aleph juif est l&rsquo;alpha grec, bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de tout autre chose.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, les moyens, outils ou instruments, r\u00e9v\u00e8lent bien cette concomitance entre les G.I. diff\u00e9rentes, successives, comme de la Cr\u00e9ation \u00e0 la Justice, de la Justice \u00e0 l&rsquo;Amour, etc. Mais il se trouve que JE les reconduit difficilement aux 4. L&rsquo;Arche peut \u00eatre de Feu, bien que la Nef soit d&rsquo;Eau et l&rsquo;Arc-en-ciel de l&rsquo;Air.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La table est pierreuse, terrestre, mais Toth en fait \u00ab\u00a0le tr\u00e9sor au fond des mers\u00a0\u00bb, car la Connaissance est rythmique, comme l&rsquo;Eau. La Coupe porte un breuvage, une nourriture dionysiaque, bien qu&rsquo;elle soit aussi \u2014 et d&rsquo;abord, peut-\u00eatre \u00a0\u2014 une partition. Que penser d&rsquo;une arme qui tant\u00f4t p\u00e9n\u00e8tre et puis lib\u00e8re, comme la lance p\u00e9n\u00e8tre la chair et dispense le sang, tant\u00f4t coupe et partage, comme les deux couteaux, les ciseaux?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;une autre mani\u00e8re \u2014 la bonne? \u2014 les instruments ne sont que ces 3 : un <em>signe<\/em>, immuable, que porte le vocable; un <em>seuil non moins certain<\/em> : maintenance ou changement; un <em>appareil<\/em>, de A vers B ou de B vers A : la conservation, la redite, l&rsquo;\u00e9ternel retour, ou l&rsquo;autrement, le change, \u00e0 l&rsquo;infini. La fable et la sentence, le conte et le principe, l&rsquo;ench\u00e2ssement et l&rsquo;\u00e9dification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la Table \u00e0 la Croix, ou bien du Cercle aux deux perpendiculaires fut le chemin de Galaad (mais la Table n&rsquo;\u00e9tait alors que d&rsquo;Emeraude, le Jak\u00fbt) et Galaad lui-m\u00eame un roturier, un Jaque. D&rsquo;o\u00f9, l&rsquo;\u00e9cu, partag\u00e9 mais sans blason particulier, de l&rsquo;adulte et de l&rsquo;arlequin. Comme du d\u00e9fi \u00e0 la r\u00e9ponse. DE la partition (et de la Croix du Christ) aux diverses tables rondes, ou de l&rsquo;est \u00e0 l&rsquo;ouest furent les p\u00e9rip\u00e9ties du voyage de Gauvain (et des Ap\u00f4tres, avant lui), comme de la promesse au d\u00e9fi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au mot <em>D\u00e9lit<\/em>, le vieux fran\u00e7ais et de nombreuses techniques ma\u00e7onnes encore pr\u00eatent ces deux sens :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) toute face d&rsquo;une pierre autre celle sur laquelle elle reposait dans la carri\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire toute <em>face d\u00e9couverte<\/em>;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) le joint, <em>recouvert<\/em> alors, entre des feuillets, d&rsquo;ardoise par exemple.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En ces sens, \u00e9trangement, le \u00ab\u00a0d\u00e9couvert\u00a0\u00bb comptable n&rsquo;est pas moins un d\u00e9lit que le \u00ab\u00a0recouvrement\u00a0\u00bb. Mais que peut \u00eatre une lecture, sinon ce d\u00e9v\u00eatement : une \u00e9pellation, le commencement d&rsquo;une compr\u00e9hension, ou ce rev\u00eatement : une r\u00e9v\u00e9lation de la chose cach\u00e9e, \u00e0 la fin?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quel plus grand d\u00e9fi peut-il y avoir que de faire des deux lectures contraires des d\u00e9lits?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais peut-\u00eatre, plut\u00f4t, le d\u00e9lit, ici et l\u00e0, n&rsquo;est-il rien qu&rsquo;une <em>erreur<\/em>. Dans une lecture A, l&rsquo;erreur est le recours aux seules faces distinctes, apparentes, de la pierre, ou bien aux 3 c\u00f4t\u00e9s d\u00e9couverts du carr\u00e9. Cette \u00e9pellation ignore la 6<sup>\u00e8me<\/sup> face ou le 4<sup>\u00e8me<\/sup> c\u00f4t\u00e9 : le Fondement de l&rsquo;unique : pierre ou carr\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans une lecture B, le joint qui unit les 2 feuillets ou les 2 plaques, 3<sup>\u00e8me<\/sup> facteur, fait de l&rsquo;ensemble : le bloc d&rsquo;ardoise, une unit\u00e9 factice ou illusoire; il interdit de distinguer clairement les composants du bloc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 1<sup>er<\/sup> d\u00e9lit est celui de Gauvain ou de la Fable : la contingence d&rsquo;\u00e9v\u00e8nements prodigieux ou magiques, apparemment d\u00e9li\u00e9s (car leur fondement, cach\u00e9, fut la promesse, la race ou l&rsquo;\u00e9lection \u2014 une distinction encore \u2014 enracin\u00e9es dans un lointain pass\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 2<sup>\u00e8me<\/sup> d\u00e9lit est celui de Galaad, son Principe, qui rassemble au d\u00e9part des \u00e9l\u00e9ments \u00e9pars, de tailles et de couleurs, quelquefois, diff\u00e9rentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la 1<sup>\u00e8re<\/sup> erreur, la seule r\u00e9ponse possible est l&rsquo;<em>arrachement<\/em> qui, s\u00e9parant la pierre de la carri\u00e8re, en r\u00e9v\u00e8le le 4<sup>\u00e8me<\/sup> c\u00f4t\u00e9, ou la 6<sup>\u00e8me<\/sup> face, et recouvre en effet l&rsquo;impair (3 c\u00f4t\u00e9s ou 5 faces) par le pair : 4 ou 6. Cet arrachement est le PAT, l&rsquo;action violente ou le combat, auquel le chevalier noble doit enfin recourir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A la 2<sup>\u00e8me<\/sup> erreur, le seul rem\u00e8de est le <em>d\u00e9tachement<\/em>, d&rsquo;une feuille apr\u00e8s l&rsquo;autre : le 3<sup>\u00e8me<\/sup> facteur, le joint, s&rsquo;\u00e9limine dans l&rsquo;acte, il ne reste dans la main que les 2 feuilles d\u00e9tach\u00e9es. Comme au carrefour, dans le PAN, se d\u00e9couvrent les 2 voies, sinon les 4.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">N\u00e9anmoins, les deux rem\u00e8des ou r\u00e9ponses, l&rsquo;arrachement, le d\u00e9tachement, ne sont jamais que des d\u00e9liements : l&rsquo;autre d\u00e9lit. Par la violence Gauvain, par le partage Galaad n&rsquo;ont fait que se distancer de la Promesse premi\u00e8re : le Graal chr\u00e9tien. D&rsquo;o\u00f9, les 2 Coupes de Gauvain, le noble, et d&rsquo;o\u00f9 le second Graal : la coupe\/partition du roturier.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par cet arrachement, l&rsquo;enfant quitte l&rsquo;enfance, le f\u00e9erique, la fable. Par ce d\u00e9tachement, l&rsquo;adulte ne cesse de fuir, de carrefour en carrefour, jusqu&rsquo;\u00e0 cette entropie, cette dissolution auxquelles doit mener l&rsquo;analyse scientifique, puis la complexification scientiste du Rationnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, le vocable : d\u00e9lit porte le double sens : le d\u00e9fi de l&rsquo;erreur, le d\u00e9liement de la r\u00e9ponse. Il se pr\u00e9sente comme homonyme, porteur des sens contradictoires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aussi les deux vocables : les apparences d&rsquo;une part, le joint de l&rsquo;autre, contiennent un seul sens : le d\u00e9lit. Et, de m\u00eame, l&rsquo;arrachement et le d\u00e9tachement portent ce sens unique : le d\u00e9liement. Les lectures de l&rsquo;objet (A et B) d&rsquo;une part, les actes de Gauvain et de Galaad de l&rsquo;autre peuvent \u00eatre des synonymes, comme d\u00e9lits les premi\u00e8res, d\u00e9liements les seconds.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, la lecture, sa faute, et l&rsquo;acte, son d\u00e9liement, se retrouvent li\u00e9s, comme l&rsquo;image et le symbole physique, en la G.I. et le S.S.P., au c\u0153ur des lectures et des actes, en Perceval, sinon au c\u0153ur de Perceval : son ermitage. Car, <em>hic et nunc<\/em>, pr\u00e9cis\u00e9ment, le Perceval ermite ne sait plus o\u00f9 est le bien, le mal, le bon, le mauvais. A la limite : o\u00f9 est la faute, o\u00f9 le ch\u00e2timent; o\u00f9 le d\u00e9fi, o\u00f9 la r\u00e9ponse. Fuyant \u00e0 la fois l&rsquo;arrachement et le d\u00e9tachement, l&rsquo;Ermite rejette \u00e0 la fois le Poisson de l&rsquo;Evangile et le Gr\u00e9 sarrasin, pour faire du Graal \u00ab\u00a0l&rsquo;Obscure connaissance de soi-m\u00eame\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Livr\u00e9 au choix, l&rsquo;adolescent ne peut plus choisir, ni entre les lectures, car il sait que l&rsquo;une et l&rsquo;autre sont des erreurs : l&rsquo;irrationnelle, la rationnelle, le conte et la sentence, ni entre les deux actes, tous deux des d\u00e9liements, par la violence ou le partage, l&rsquo;arme ou la partition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est pourtant cette Monture : montage\/coursier, cet ench\u00e2ssement d&rsquo;une part, cette \u00e9dification de l&rsquo;autre, que reconstituent sans cesse les 4, outils ou instruments, moyens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Les acteurs et les moyens<\/span><\/strong> \u2014 JE le voit nettement : les personnages sont synonymes. Dans un espace\/temps donn\u00e9, comme dans le mill\u00e9nium chr\u00e9tien et islamique : les Ap\u00f4tres d&rsquo;une part, les Chevaliers de l&rsquo;autre : ces vocables sont diff\u00e9rents, discontinus. Pour les joindre, il convient de les traduire les uns en les autres, par un lexique commun, le 3<sup>\u00e8me<\/sup> facteur (toujours les 12 signes du Zodiaque).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais aussi d&rsquo;un ensemble \u00e0 l&rsquo;autre, comme les 12 Fils ou Tribus, dans l&rsquo;\u00e8re de Justice, aux 12 Ap\u00f4tres ou Chevaliers dans l&rsquo;\u00e8re d&rsquo;Amour, le 3<sup>\u00e8me<\/sup> facteur, le joint, est n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est encore le Zodiaque, puisque Ap\u00f4tres, Chevaliers, Preux de Charlemagne (Im\u00e2ms aussi) sont 12.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, les moyens, outils ou instruments, sont homonymes. Les m\u00eames vocables, aux sens multiples, se retrouvent ici et l\u00e0 : de la Promesse \u00e0 la R\u00e9ponse dans l&rsquo;\u00e8re, ensemble, de l&rsquo;\u00e8re de Justice \u00e0 l&rsquo;\u00e8re d&rsquo;Amour, diff\u00e9remment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont toujours : la Table \u2014 les tables rondes du Graal (de la C\u00e8ne \u00e0 Charlemagne); ou la Table d&rsquo;Emeraude ou la Table des Lois; l&rsquo;Arme, qui p\u00e9n\u00e8tre ou arrache, la Lance, ou partage, les Ciseaux, dans le Graal; ou le couteau et les Couteaux depuis six mille ans au moins, depuis Ca\u00efn jusqu&rsquo;\u00e0 Galaad, par les couteaux du Sacrifice biblique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et ce sont toujours l&rsquo;Arche \u2014 depuis l&rsquo;Arc de Lancelot jusqu&rsquo;\u00e0 la Nef de Galaad; mais aussi le 1<sup>er<\/sup> signe d&rsquo;alliance, l&rsquo;Arc-en-ciel de No\u00e9, au sortir de son arche, et le dernier : l&rsquo;arche de Mo\u00efse, qu&rsquo;on dit d&rsquo;alliance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et la Coupe, toujours pr\u00e9sente : celle o\u00f9 l&rsquo;on boit (le Fruit de l&rsquo;arbre, la coupe de Bacchus, de Dionysos, de Ganym\u00e8de, de Jos\u00e8phe d&rsquo;Arimathie) et celle qui pr\u00e9sente partag\u00e9 le plat, le tailloir, l&rsquo;\u00e9cu, la partition toujours, depuis les 4 El\u00e9ments ou les 4 cardinaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la Coupe est d\u00e9lit (la faute, <em>la coulpe<\/em>, qui avoue le coupable), l&rsquo;Arme est la cause de cette coulpe-l\u00e0 : les ciseaux de la coupe. Mais, si la Table garde et pr\u00e9serve, se donne pour la loi, c&rsquo;est l&rsquo;arche\/nef qui la d\u00e9place sans la changer, immuable en tous les parcours.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;homonymat des instruments est comme une mer que ne peut briser aucun \u00eelot, comme une campagne que n&rsquo;interrompt aucun village. La synonymie des acteurs fait de plusieurs villages les s\u00e9jours des m\u00eames hommes, que distinguent pourtant leurs religions, leurs races ou leurs ethnies. Les tribus habitent cet \u00eelot du temps; les chevaliers celui-ci, que seul un principe (des Droits de l&rsquo;homme, par exemple) peut \u00e9quivaloir \u2014 ou traduire, d&rsquo;un langage, d&rsquo;une religion, d&rsquo;une race dans l&rsquo;autre. Mais tous, ici ou l\u00e0, utilisent la table, l&rsquo;arme, l&rsquo;arche et la coupe; car, tous, ils ont besoin d&rsquo;un fondement, du PAT, du PAN et du partage (qui leur permet de se nourrir).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi d&rsquo;autres G.I., cet \u00eelot, ce village, le Graal met l&rsquo;accent sur les personnages (comme d&rsquo;autres \u00eelots avant lui); il ne peut, n\u00e9anmoins, ignorer les outils, les instruments que ces acteurs utilisent. Ils le reconduisent \u00e0 l&rsquo;\u00e9ternel, \u00e0 l&rsquo;universel qu&rsquo;est l&rsquo;Etre M\u00eame, dont l&rsquo;un fera l&rsquo;Oc\u00e9an, l&rsquo;autre la Terre \u2014 et d&rsquo;autres, peut-\u00eatre l&rsquo;Espace ou le Temps, l&rsquo;Air ou le Feu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reste \u00e0 savoir, ou distinguer ce qui se passe, ce qu&rsquo;il advient hors de l&rsquo;\u00eelot ou du village, hors du foyer ou de la forme c\u00e9leste (que l&rsquo;un dira plan\u00e8te, un autre \u00e9toile, celui-ci un trou noir, celui-l\u00e0 un nuage).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En-de\u00e7\u00e0 ou au-del\u00e0 que deviennent les personnages et les outils, les acteurs et les moyens?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le go\u00fbt de la sym\u00e9trie dans la contradiction porte \u00e0 croire que les moyens y seront apparents, dans une diversit\u00e9 donn\u00e9e pour telle, mais que la sym\u00e9trie des personnages y sera plus secr\u00e8te, cach\u00e9e. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il convient de d\u00e9montrer, par l&rsquo;\u00e9tude des fables et des principes qui ordonnent ou d\u00e9sorganisent la grande terre ou l&rsquo;oc\u00e9an de l&rsquo;Alchimie. Entourant l&rsquo;\u00eele ou le village du Graal, JE doit admettre, d&rsquo;avance, que l&rsquo;Alchimie pr\u00e9c\u00e8de le Graal (comme l&rsquo;enfant pr\u00e9c\u00e8de le p\u00e8re, ou la seconde g\u00e9n\u00e9ration la premi\u00e8re) d&rsquo;un grand nombre de si\u00e8cles : les douze si\u00e8cles (0\/1260) n&rsquo;y suffiront plus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se peut m\u00eame que le Graal ne soit que li milieu, le centre, le c\u0153ur, de l&rsquo;alchimie. Contenu en elle, apr\u00e8s \u00eatre apparu, de tant de lectures et de faits, promesses ou r\u00e9ponses, \u00e9v\u00e8nements ou actes, l&rsquo;obscur contenant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/LES-MISES-AU-POINT001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1611\" title=\"LES MISES AU POINT001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/LES-MISES-AU-POINT001.jpg\" alt=\"\" width=\"486\" height=\"358\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/LES-MISES-AU-POINT001.jpg 486w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/LES-MISES-AU-POINT001-300x220.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 486px) 100vw, 486px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant au scandale divin : le transfert ou le change de Promesse en D\u00e9fi, il n&rsquo;est rien que l&rsquo;\u00e9volution du dieu A au dieu B, si je joue de plusieurs cycles divins, de plusieurs \u00eelots ou villages dans la mer ou le pays du Temps :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 du Cr\u00e9ateur taurique (de l&rsquo;Eden) au Justicier b\u00e9lique : \u00ab\u00a0Tu ne toucheras pas \u00e0 l&rsquo;Arbre\u00a0\u00bb. R\u00e9ponses : le crime de Ca\u00efn, le prodige de Cadmos, les cr\u00e9ations de Nemrod \u2014 qui prolongent la Cr\u00e9ation bien au-del\u00e0 de la Justice;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 du dieu de l&rsquo;Alliance, b\u00e9lique, \u00e0 Celui qui impose le pardon \u00e0 Jacob, \u00e0 Joseph, aux tribus. R\u00e9ponses : le ch\u00e2timent des Benjamites par les Danites, puis par Juda (David), puis par les Lois, de Salomon, de Lycurgue, de Solon, qui prolongent la Justice bien au-del\u00e0 de l&rsquo;Amour;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2014 du Graal\/nourriture au Graal\/partition, de l&rsquo;Ichtus au Paraclet, \u00e0 l&rsquo;Esprit Libre, au Verseau. R\u00e9ponses : le retour au dieu du Pentateuque, l&rsquo;Inquisition, la scolastique kabbalistique, les Croisades, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La R\u00e9ponse est <em>essentiellement<\/em>, principiellement, abstraitement, un retour, une maintenance \u00e0 force du dieu ant\u00e9rieur, d\u00e9montr\u00e9, confirm\u00e9 \u2014 et rationalis\u00e9 \u2014 par vingt si\u00e8cles d&rsquo;Histoire.<\/p>\n<div id=\"attachment_1646\" style=\"width: 1021px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/GRAAL002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1646\" class=\"size-full wp-image-1646\" title=\"GRAAL002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/GRAAL002.jpg\" alt=\"\" width=\"1011\" height=\"761\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/GRAAL002.jpg 1011w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/04\/GRAAL002-300x225.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 1011px) 100vw, 1011px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1646\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Jean-Charles Pichon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>IV Les mises au point de l&rsquo;objectif &nbsp; L&rsquo;Ev\u00e9nement est une Grande Image. L&rsquo;un et l&rsquo;autre disent \u00e0 l&rsquo;observateur comme les choses apparaissent ou disparaissent. 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