{"id":1197,"date":"2012-01-08T16:21:50","date_gmt":"2012-01-08T14:21:50","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1197"},"modified":"2012-05-20T15:00:25","modified_gmt":"2012-05-20T13:00:25","slug":"5-la-quete-de-labsolu","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1197","title":{"rendered":"5 &#8211; LA QUETE DE L&rsquo;ABSOLU"},"content":{"rendered":"<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>5<\/strong><br \/>\n<strong>LA QUETE DE L&rsquo;ABSOLU<\/strong><\/h2>\n<p>Il est de coutume chez nos \u00e9ducateurs de pr\u00e9tendre que seul un esprit scientifique (sous-entendu : rationnel) se pr\u00e9occupe d&rsquo;exactitude. L&rsquo;Histoire ne confirme pas ce propos. Le mot du mythologue H\u00e9siode et l&rsquo;analemme de nos \u00e9glises proven\u00e7ales datent des temps de \u00ab\u00a0l&rsquo;obscurantisme\u00a0\u00bb : le Moyen Age grec et le Moyen Age chr\u00e9tien. On y voit cependant que la conscience et l&rsquo;\u00e9tude du \u00ab\u00a0degr\u00e9 de libert\u00e9\u00a0\u00bb y furent bien sup\u00e9rieures \u00e0 ceux des \u00e2ges rationalistes, du 3\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C. ou de notre 19\u00e8me si\u00e8cle entre autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est que, pr\u00e9cis\u00e9ment, l&rsquo;esprit religieux ne met pas en doute l&rsquo;impr\u00e9cision de tout calcul humain, sinon m\u00eame l&rsquo;impuissance de l&rsquo;homme \u00e0 p\u00e9n\u00e9trer le secret de la r\u00e9alit\u00e9 : il cro\u00eet en Dieu.<br \/>\nMais il faut attendre l&rsquo;herm\u00e9tisme du 2\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., ou le relativisme du 20\u00e8me si\u00e8cle, pour entendre le \u00ab\u00a0savant\u00a0\u00bb parler comme un mystique.<br \/>\nLe premier aveu de l&rsquo;imposture scientiste date de 1930 (le discours de Planck \u00e0 Berlin); et, si de nombreux aveux de l&rsquo;insuffisance scientifique se sont succ\u00e9d\u00e9 depuis cette date, il a fallu attendre 1976 pour lire, de la plume d&rsquo;Alfred Kastler, prix Nobel de Physique :<br \/>\n\u00ab\u00a0Il est impossible, \u00e0 l&rsquo;observateur humain, de conna\u00eetre le d\u00e9roulement de la \u00ab\u00a0r\u00e9alit\u00e9 objective\u00a0\u00bb. Il ne peut en acqu\u00e9rir qu&rsquo;une connaissance discontinue, limit\u00e9e aux processus d&rsquo;observation. Chaque observation est une intervention qui alt\u00e8re ce d\u00e9roulement\u00a0\u00bb. (<em>Cette \u00e9trange mati\u00e8re,<\/em> p.156, Stock).<br \/>\nOr, ce passage de la \u00ab\u00a0lecture\u00a0\u00bb au \u00ab\u00a0d\u00e9lit\u00a0\u00bb caract\u00e9rise exactement le passage du rationalisme au retour du \u00ab\u00a0spiritualisme\u00a0\u00bb, universellement m\u00e9pris\u00e9 pendant la p\u00e9riode pr\u00e9c\u00e9dente.<br \/>\nIl reste qu&rsquo;un certain fatalisme aveugle ne vaut pas mieux que le rationalisme en son fanatisme ath\u00e9e : si, pour celui-ci, il n&rsquo;y a pas de probl\u00e8me, pour celui-l\u00e0, il n&rsquo;y a pas de solution.<br \/>\nAu contraire, le joueur \u00e9sot\u00e9rique offre de grandes ressemblances avec le rationaliste ludique : ils esp\u00e8rent tous deux vivre en d\u00e9pit de l&rsquo;\u00e9nigme et vivre joyeusement : un Paracelse, un Boscovitch sont d&rsquo;abor des aventuriers, comme un Pythagore ou un Emp\u00e9docle, deux mille ans plus t\u00f4t. Aussi bien, tant\u00f4t cet \u00e9sot\u00e9risme pr\u00e9c\u00e8de le rationalisme : au 6\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., au 16\u00e8me si\u00e8cle, tant\u00f4t il le suit, comme dans les temps de l&rsquo;herm\u00e9tisme ou dans ceux que nous commen\u00e7ons de pressentir.<br \/>\nAvec le recul, on pourrait dire que les deux divertissements ne se distinguent gu\u00e8re l&rsquo;un de l&rsquo;autre : le m\u00eame Gay S\u00e7avoir les anime, la m\u00eame fantaisie les conduit, qu&rsquo;ignorent aussi bien le tragique religieux et l&rsquo;outrecuidance du cuistre.<br \/>\nOn m&rsquo;opposera que, du moins ici, le reproche du rationaliste \u00ab\u00a0s\u00e9rieux\u00a0\u00bb est fond\u00e9 : la pr\u00e9cision n&rsquo;est pas le principal souci de ces qu\u00eateurs. Sans doute, puisque l&rsquo;homme du Gay S\u00e7avoir a renonc\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ambition d&rsquo;appr\u00e9hender <em>ce qui est<\/em> : le r\u00e9el m\u00eame, en-de\u00e7\u00e0 ou au-del\u00e0 de la connaissance, de la similitude (de l&rsquo;observation) et de l&rsquo;esth\u00e9tique (ou de la rh\u00e9torique), c&rsquo;est-\u00e0-dire bien en-de\u00e7\u00e0 ou au-del\u00e0 des mythes trinitaires : le Vrai, le Bien et le Beau. Ils n&rsquo;ont plus \u00e0 rechercher la pr\u00e9cision d&rsquo;une \u00e9tude qui ne peut y atteindre de toute fa\u00e7on. Mais une autre rigueur les conduit : la soumission aux r\u00e8gles qui r\u00e9gissent leur jeu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Les couleurs et les sons<\/em><\/strong> \u2013 C&rsquo;est m\u00eame en de telles qu\u00eates qu&rsquo;on ne distingue plus clairement, parfois, le mythologue du scientifique. Qu&rsquo;est-il exactement, le pythagoricien qui \u00e9tablit les intervalles constants entre les 6 notes (car le si ne sera r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que plus tard)? Qu&rsquo;est-il, Newton, \u00e9tablissant le spectre des couleurs, \u00e0 l&rsquo;inverse de la gamme des 7?<br \/>\nCes calculs ne sont pas scientifiques : il est ais\u00e9 d&rsquo;en discuter les r\u00e9sultats : on dira que les couleurs fondamentales ne sont pas 7 mais 3 (le rouge, le jaune et le bleu) ou qu&rsquo;elles sont en nombre infini.<br \/>\nOn inventera d&rsquo;autres intervalles que ceux de Platon, \u00e9tablissant la gamme sur d&rsquo;autres toniques do que les 522 vibrations.<br \/>\nLes uns nieront que les \u00ab\u00a0sons\u00a0\u00bb soient autre chose que des \u00ab\u00a0bruits\u00a0\u00bb, comme la musique concr\u00e8te, sans tenir compte du fait que le bruit proc\u00e8de d&rsquo;ondulations sonores \u00e9mises dans un ensemble d\u00e9sordonn\u00e9 et que le son musical proc\u00e8de de sinuso\u00efdes \u00e9l\u00e9mentaires li\u00e9s par un rapport d\u00e9termin\u00e9.<br \/>\nLes autres, plus \u00ab\u00a0physiciens\u00a0\u00bb que \u00ab\u00a0musiciens\u00a0\u00bb, voudront se fonder sur 3 s\u00e9ries de vibrations, puisque les couleurs de base ne sont que 3, ou que la \u00ab\u00a0vie\u00a0\u00bb \u00e9l\u00e9mentaire (celle du cristal) se pr\u00e9sente comme une structure de p\u00e9riodicit\u00e9 r\u00e9guli\u00e8re \u00e0 3 dimensions (d\u00e9couverte de Ha\u00fcy) ou que les circonvolutions temporales qui re\u00e7oivent les sons fr\u00e9quence par fr\u00e9quence les re\u00e7oivent en 3 exemplaires, sur 3 zones voisines. [1]<br \/>\nDe ces 3, la dod\u00e9caphonie tirera ses 12 intervalles, etc.<br \/>\nMais, en d\u00e9pit de ces disputes, nos yeux voient les couleurs, nos oreilles entendent les sons. Les couleurs sont, de l&rsquo;infrarouge \u00e0 l&rsquo;ultraviolet : le rouge, l&rsquo;orange, le jaune, le vert, le bleu, l&rsquo;indigo, le violet. Les sons musicaux demeurent, du do (1) au do (2) : r\u00e9, mi, fa, sol, la, si.<br \/>\nOrdonn\u00e9es par leur longueur d&rsquo;onde (au micron) les premi\u00e8res et ordonn\u00e9s par leurs fr\u00e9quences, les seconds, les couleurs et les sons musicaux se pr\u00e9sentent, en d\u00e9pit des incr\u00e9dules, dans le double sens rigoureux :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1201\" title=\"QUETE001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE001.jpg\" alt=\"\" width=\"421\" height=\"158\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE001.jpg 421w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE001-300x112.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 421px) 100vw, 421px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Entre 5\/12 et 9\/12 se situent toutes les couleurs visibles, entre 12\/11 et 12\/6 toutes les notes audibles.<br \/>\nDes divagations sans nombre, \u00e9sot\u00e9riques ou scientistes, n\u00e9es de la trouvaille de Newton, tr\u00e8s peu valent d&rsquo;\u00eatre seulement cit\u00e9es. J&rsquo;en donnerai, \u00e0 titre d&rsquo;exemple, <em>L&rsquo;astral des sons<\/em> et <em>L&rsquo;astral des couleurs<\/em>, publi\u00e9s par le \u00ab\u00a0professeur\u00a0\u00bb Paviot en 1920-1924, o\u00f9 l&rsquo;auteur \u00e9tablit des correspondances \u00ab\u00a0pr\u00e9cises\u00a0\u00bb entre les deux gammes des sons et des couleurs d&rsquo;une part, les mouvements des plan\u00e8tes de l&rsquo;autre, et les rattache tous aux grands \u00e9sot\u00e9rismes de la Kabbale et des Tarots.<br \/>\nLa divagation ne provient pas, ici, du rapprochement, non plus \u00e9trange que ceux que r\u00e9v\u00e8lent les \u0153uvres des kabbalistes eux-m\u00eames ou d&rsquo;un Nicolas de Cues au 15\u00e8me si\u00e8cle, un Paracelse au 16\u00e8me si\u00e8cle, un Kepler, un Neper, un Leibniz encore. Mais dans un ridicule souci de \u00ab\u00a0pr\u00e9cision\u00a0\u00bb, qui conduit l&rsquo;auteur \u00e0 jouer, comme Jarry (mais ironiquement celui-ci), des 9\u00e8me et 10\u00e8me d\u00e9cimales des nombres, multipliant sans fin ses sch\u00e8mes et ses tables.<br \/>\nLe scientiste, on le sait, n&rsquo;agit pas autrement.<br \/>\nTout autre est l&rsquo;attitude du joueur, que frappe uniquement l&rsquo;\u00e9vidence et qui \u00ab\u00a0ne fait pas le d\u00e9tail\u00a0\u00bb.<br \/>\nA un tel homme il appara\u00eet, \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence, que le parall\u00e9lisme entre les sons et les couleurs ne peut \u00eatre que ludique. Car nous vivons dans les couleurs; nous ne vivons pas dans les sons musicaux. Le monde de la couleur est celui de l&rsquo;<em>apparence<\/em>, c&rsquo;est-\u00e0-dire du positionnement ou de la localisation : l&rsquo;indiscernable y demeure l&rsquo;exception, au point que le rationaliste le refuse : l&rsquo;invisible n&rsquo;existe pas.<br \/>\nAu contraire, la <em>dur\u00e9e<\/em> est le monde de la coh\u00e9rence et, donc, \u00e0 la limite, de l&rsquo;impositionnable, du non-localisable : la note musicale y est l&rsquo;exception.<br \/>\nPar suite, les degr\u00e9s de libert\u00e9 qui oblit\u00e8rent les deux mesures ne sont en rien comparables, ainsi que nous l&rsquo;avons vu.<br \/>\nDans l&rsquo;univers de la couleur, il s&rsquo;agira d&rsquo;une \u00ab\u00a0variation d&rsquo;amplitude\u00a0\u00bb ou d&rsquo;un simple degr\u00e9 de lecture, \u00e0 1\/q de l&rsquo;unit\u00e9\/primaut\u00e9. Dans l&rsquo;univers de la fr\u00e9quence, qui est aussi celui de la mati\u00e8re \u2013 en sa dur\u00e9e \u2013, il s&rsquo;agira d&rsquo;une \u00ab\u00a0variation d&rsquo;alternance\u00a0\u00bb, dont pourra rendre compte, entre autres, la s\u00e9rie (et la sommation) dite des \u00ab\u00a0factorielles inverses\u00a0\u00bb, ainsi que toutes les mesures relatives \u00e0 la densit\u00e9 ou \u00e0 la pression dans l&rsquo;univers macromol\u00e9culaire, \u00e0 la \u00ab\u00a0quantit\u00e9 de mouvements\u00a0\u00bb dans l&rsquo;univers subatomique : l&rsquo;unit\u00e9 ne s&rsquo;y pr\u00e9sente plus comme primordiale mais comme primaire, causale.<br \/>\nCependant, le math\u00e9maticien ou l&rsquo;\u00e9sot\u00e9riste ludique ne pourront borner leur \u00e9tude \u00e0 cette \u00ab\u00a0apparence\u00a0\u00bb et \u00e0 cette \u00ab\u00a0dur\u00e9e\u00a0\u00bb. Car il leur faudra savoir ce que devient la mati\u00e8re de l&rsquo;objet au-del\u00e0 de la dur\u00e9e de l&rsquo;objet; et d&rsquo;o\u00f9 vient l&rsquo;apparence (ce que peut \u00eatre l&rsquo;apparence en-de\u00e7\u00e0 de l&rsquo;ultraviolet).<br \/>\nIls reconna\u00eetront une certaine \u00ab\u00a0odeur\u00a0\u00bb, non mesurable, \u00e0 la mort m\u00eame, un certain \u00ab\u00a0go\u00fbt\u00a0\u00bb, non mesurable mais situable dans le temps. Ils \u00e9tabliront le tableau irrationnel, mais non pas irr\u00e9el :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1202\" title=\"QUETE002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE002.jpg\" alt=\"\" width=\"409\" height=\"70\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE002.jpg 409w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE002-300x51.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px\" \/><\/a><br \/>\n________________________________________________________________<br \/>\n[1] Non moins \u00e9trangement, ces 3 s\u00e9ries, dites de Zerlin, se fondent sur un intervalle commun : 21,75, puisque elles se fondent sur 65,25 (3 X 21,75), 87 (4 X 21,75) et 108,75 (5 x 21,75). A rapprocher des 3 biorythmes, 22, 27, 33 jours et des poussi\u00e8res, qui reproduisent les 3 s\u00e9ries de Zerlin au1\/3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Les jeux, les sciences <\/strong><\/em>\u2026 Ce ne peut \u00eatre qu&rsquo;un exemple.<br \/>\nEn effet, nous savons que, d&rsquo;une part, le probl\u00e8me ne peut \u00eatre saisi en sa totalit\u00e9 (car le R\u00e9el le serait, \u00e0 travers la donn\u00e9e du probl\u00e8me absolu) et que, d&rsquo;autre part, chaque probl\u00e8me, li\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque qui l&rsquo;impose, comporte sa formulation propre, d\u00e9pendante des mythes qui pr\u00e9dominent alors.<br \/>\nSi l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme des \u00ab\u00a0sens\u00a0\u00bb para\u00eet revenir \u00e0 la mode, renouvelant les sch\u00e8mes du 3\u00e8me mill\u00e9naire avant J.-C., d&rsquo;autres approches furent pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es en d&rsquo;autres \u00e9poques : celle des <em>mania<\/em> ou \u00ab\u00a0jeux\u00a0\u00bb par les platoniciens, celle des \u00ab\u00a0sciences\u00a0\u00bb depuis le 9\u00e8me si\u00e8cle (dans la chr\u00e9tient\u00e9 ou l&rsquo;Islam) jusqu&rsquo;au plus profond Moyen Age chr\u00e9tien.<br \/>\na) \u0152uvre de Platon, semble-t-il, l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme des <em>mania<\/em> identifie le Combat au regard (par le dieu Apollon en Occident, ou par les Arts Martiaux en Orient), le Risque ou <em>Al\u00e9a<\/em> \u00e0 l&rsquo;ou\u00efe (par le dieu Herm\u00e8s et tous les dieux d&rsquo;Eau, les ma\u00eetres de l&rsquo;Onde), le Vertige \u00e0 l&rsquo;absorption de mets ou de boissons particuli\u00e8res, aphrodisiaques ou envo\u00fbtantes (par les d\u00e9esses-m\u00e8res ou de Terre), le <em>Mimecry<\/em> &#8211; \u00e0 la fois le mime et le travesti \u2013 \u00e0 l&rsquo;odorat (par Dionysos ou, sur le Gange, par les divinit\u00e9s de l&rsquo;Air).<br \/>\nCe sont ici les jeux de combat et de risque qui se pr\u00e9sentent comme num\u00e9riques, quantitatifs : dans le combat, on marque des points, et l&rsquo;un des combattants, toujours, peut \u00eatre dit \u00ab\u00a0sup\u00e9rieur\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;autre; tout risque est une loterie, o\u00f9 les chances de gain ne sont en somme que des probabilit\u00e9s.<br \/>\nAu contraire, le vertige et le travesti \u00e9chappent \u00e0 la num\u00e9ration. Un seuil y est atteint : de compl\u00e8te \u00ab\u00a0possession\u00a0\u00bb ou de parfaite \u00ab\u00a0identification\u00a0\u00bb, mais ce seuil est impr\u00e9visible; il est litt\u00e9ralement le don du dieu, H\u00e9ra ou Dionysos, plus que d\u00e9pendant de la quantit\u00e9 de boisson absorb\u00e9e ou d&rsquo;oripeaux rev\u00eatus. A celui-ci une coupe d&rsquo;hydromel ou de soma ne peut-elle pas suffire? A celui-l\u00e0 un simple onguent ou une goutte de parfum?<br \/>\nb) \u0152uvre de la d\u00e9cadence romaine (on citera les noms de Capella et de Bo\u00e8ce), l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme des sciences identifie le Nombre au combat et au regard; le Rythme au risque et \u00e0 l&rsquo;ou\u00efe. En effet, l&rsquo;Arithm\u00e9tique et la Musique sont essentiellement mesurables. Puis le dieu des Nombres, Iahv\u00e9 (ou Zeus en Gr\u00e8ce) fut aussi le dieu des Combats; mais le dieu du Risque et celui de l&rsquo;Ou\u00efe, en leurs noms multiples \u2013 de Toth au Grand Serpent, du Python \u00e0 l&rsquo;Herm\u00e8s \u2013 furent aussi les dieux du rythme, les fondateurs de la Musique, les ma\u00eetres de l&rsquo;ondoiement, les \u00ab\u00a0oints\u00a0\u00bb, autant que de l&rsquo;ondulation. Comme le b\u00e2ton s&rsquo;oppose au serpent, la corde s&rsquo;oppose \u00e0 l&rsquo;arc.<br \/>\nLa connaissance des nombres facilite le combat; celle des rythmes la domination du risque. Diff\u00e9remment, c&rsquo;est la mesure, tr\u00e8s incertaine, des territoires qui prot\u00e8ge du vertige mortel; c&rsquo;est l&rsquo;approche, plus douteuse encore, des mouvements des astres et des plan\u00e8tes, qui r\u00e9v\u00e8le au mortel le Mimecry qu&rsquo;il peut ou qu&rsquo;il doit assumer en cet instant pr\u00e9cis.<br \/>\nAinsi, la quadrilogie de Bo\u00e8ce : l&rsquo;Arithm\u00e9tique et la Musique, la G\u00e9om\u00e9trie et l&rsquo;Astronomie se juxtapose-t-elle, pour ainsi dire intuitivement, \u00e0 celle des \u00ab\u00a0sens\u00a0\u00bb et des \u00ab\u00a0jeux\u00a0\u00bb.<br \/>\nMais, dans les trois sch\u00e8mes, des jeux, des sens et des sciences, on voit que l&rsquo;objet de l&rsquo;\u00e9tude n&rsquo;est que l&rsquo;approche du R\u00e9el : elle se garde encore \u2013 ou \u00e0 nouveau \u2013 de traiter du R\u00e9el m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Les images de la r\u00e9alit\u00e9<\/em><\/strong> \u2013 Sans aucun doute, cette modestie tient \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 vit l&rsquo;instructeur \u00e9gyptien, Platon, Bo\u00e8ce : \u00e0 la jointure soit de l&rsquo;irrationnel au rationnel (Platon), soit \u00e0 l&rsquo;inverse (Capella, Bo\u00e8ce). Une telle \u00e9poque ne peut \u00eatre que celle de la qu\u00eate ludique, \u00e0 mi-chemin du \u00ab\u00a0probl\u00e8me inexistant\u00a0\u00bb et du \u00ab\u00a0probl\u00e8me insoluble\u00a0\u00bb.<br \/>\nD&rsquo;autres temps ont fait na\u00eetre de plus grands audacieux, qui ne craignirent pas de s&rsquo;attaquer au r\u00e9el m\u00eame.<br \/>\nLe 19\u00e8me si\u00e8cle a suscit\u00e9 de tels hommes; le 3\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C. aussi. L\u00e0 s&rsquo;imposent les grandes th\u00e9ories, soit des \u00ab\u00a0\u00e2ges de l&rsquo;humanit\u00e9\u00a0\u00bb, soit de la domination de l&rsquo;homme sur la mati\u00e8re.<br \/>\nAu 3\u00e8me si\u00e8cle avant J.-C., l&rsquo;aristot\u00e9licien ne doute pas de pouvoir r\u00e9sumer les \u00e2ges de l&rsquo;humanit\u00e9 dans un sch\u00e8me d\u00e9fini; au d\u00e9but du 19\u00e8me si\u00e8cle, Hegel n&rsquo;en doute pas davantage. Depuis les grandes civilisations d&rsquo;Orient, adoratrices de la d\u00e9esse-m\u00e8re ou de la Dame de la Montagne (Damkina), il fait redescendre l&rsquo;homme vers les plaines et adorer les dieux de Feu, puis s&rsquo;approcher des fleuves, des mers et adorer des dieux d&rsquo;Eau. L&rsquo;avenir doit donc \u00eatre d\u00e9di\u00e9 \u00e0 l&rsquo;Air; il le situe dans la tr\u00e8s lointaine Am\u00e9rique et s&rsquo;interdit de le d\u00e9finir, mais il date la fin de l&rsquo;Histoire ou du v\u00e9cu de 1806, sa propre \u00e9poque, ainsi que le font tous les proph\u00e8tes.<br \/>\nL&rsquo;autre grande innovation du 19\u00e8me si\u00e8cle, la thermodynamique, ne se distingue pas mieux de la grande invention aristot\u00e9licienne : les 4 Qualit\u00e9s.<br \/>\nTout le r\u00e9el, dit Aristote, est contenu dans la dialectique de la forme (volumineuse) et de la mati\u00e8re (p\u00e9rissable). Les formes s&rsquo;accroissent, par le chaud, et se r\u00e9duisent, par le froid : les principes de la thermodynamique ne diront rien d&rsquo;autre. Mais la masse du corps ne s&rsquo;accro\u00eet ni ne se r\u00e9duit : rien ne se cr\u00e9e, rien ne se perd dans un syst\u00e8me donn\u00e9 : la mati\u00e8re se condense (s&rsquo;associe) dans le volume r\u00e9duit; elle se disperse (se dissocie) dans le volume agrandi. Dispers\u00e9s, les \u00ab\u00a0atomes\u00a0\u00bb de mati\u00e8re se heurtent l&rsquo;un l&rsquo;autre : ils se combattent, engendrant la chaleur, qui disperse l&rsquo;\u00e9nergie. De sorte qu&rsquo;en fin de compte, quelque chose se perd, sous forme de chaleur (jusqu&rsquo;\u00e0 la destruction de la mati\u00e8re\/\u00e9nergie, dans l&rsquo;ionisation).<br \/>\nMais, d&rsquo;autres facteurs que le chaud et le froid peuvent produire les m\u00eames effets (nous sommes dans le monde de la causalit\u00e9) d&rsquo;association et de dissociation : l&rsquo;humide, qui rassemble, la s\u00e9cheresse, qui disperse. Si les m\u00e9taux se laissent traiter, ainsi, c&rsquo;est qu&rsquo;ils comportent tous une part d&rsquo;humidit\u00e9; au contraire, le min\u00e9ral est sec, et, dans cet \u00e9tat de s\u00e9cheresse, le sable se disperse en grains.<br \/>\nCette distinction, d\u00e9j\u00e0, annonce le Mercure et le Soufre de l&rsquo;alchimie, et, par-del\u00e0, bien s\u00fbr, l&rsquo;Onde et le Corpuscule de nos physiciens.<br \/>\nOr, ici, c&rsquo;est le Froid qui pr\u00e9c\u00e8de le Chaud : on chauffe un corps, alors qu&rsquo;on ne peut que le laisser se refroidir; c&rsquo;est l&rsquo;association (l&rsquo;humide) qui pr\u00e9c\u00e8de la dissociation (le sec) car on ne peut dissocier\u00a0 ce qui est d\u00e9suni.<br \/>\nLes Epoques et les Qualit\u00e9s, par suite, tout en maintenant les quadrilogies pr\u00e9c\u00e9dentes, les bouleversent par l&rsquo;introduction d&rsquo;une notion nouvelle : le <em>sens <\/em>(non plus la sensation, mais le vecteur).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Le sens vectoriel <\/em><\/strong>\u2013 Cette notion, du moins, \u00e9tait pressentie dans les <em>mania<\/em> de Platon : ses deux cercles \u00ab\u00a0du M\u00eame et de l&rsquo;Autre\u00a0\u00bb se mouvaient en sens inverse, comme d&rsquo;ailleurs les deux cercles du \u00ab\u00a0ciel ant\u00e9rieur\u00a0\u00bb et du \u00ab\u00a0ciel post\u00e9rieur\u00a0\u00bb dans le plus ancien commentaire du Yi King, vers -1100.<br \/>\nEn effet, si j&rsquo;\u00e9tablis un ordre, hypoth\u00e9tique, de succession entre les 4 jeux, seul le Mimecry pr\u00e9c\u00e8de l&rsquo;Agon (le Combat) : tout combat est un spectacle et tout combattant un acteur, un com\u00e9dien, comme on le v\u00e9rifie hors de l&rsquo;humanit\u00e9, par le travestissement animal avant le combat : l&rsquo;un \u00e9bouriffe ses plumes, l&rsquo;autre ses poils; le chat se fait un tigre et le roquet un lion; le l\u00e9zard se souvient de son anc\u00eatre dragon : tous \u00e9pouvantent l&rsquo;ennemi avant de l&rsquo;attaquer ou de le fuir.<br \/>\nPuis, le Risque pr\u00e9c\u00e8de le Vertige. On craint avant de se pr\u00e9cipiter; on \u00e9value avant de se soumettre. Avant que la perte se fasse vertigineuse, elle n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 que probabilit\u00e9 de gain.<br \/>\nLe sch\u00e8me de Platon devait donc \u00eatre, dans les deux cercles :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1207\" title=\"QUETE003\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE003.jpg\" alt=\"\" width=\"409\" height=\"47\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE003.jpg 409w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE003-300x34.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px\" \/><\/a>les seules s\u00e9cantes possibles des deux cercles reliant le travesti au combat et le risque au vertige.<br \/>\nMais, dans le sch\u00e8me des Qualit\u00e9s, les deux cercles se font ellipses et les deux ellipses analemme : la dominante y devient \u2013 ou redevient \u2013 le vecteur dans le seul sens possible du temps :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE004.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1208\" title=\"QUETE004\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE004.jpg\" alt=\"\" width=\"409\" height=\"54\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE004.jpg 409w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE004-300x39.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px\" \/><\/a><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE012.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1211\" title=\"QUETE012\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE012.jpg\" alt=\"\" width=\"402\" height=\"58\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE012.jpg 402w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE012-300x43.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 402px) 100vw, 402px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme \u00e9ternel :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE005.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1209\" title=\"QUETE005\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE005.jpg\" alt=\"\" width=\"409\" height=\"54\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE005.jpg 409w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE005-300x39.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px\" \/><\/a><br \/>\nLes \u00ab\u00a0sciences\u00a0\u00bb d\u00e9placent ce bel \u00e9quilibre. Car le discernable (les couleurs) commence en-de\u00e7\u00e0 de 1\/2 (\u00e0 0,4) et le coh\u00e9rent (le rythme) n&rsquo;atteint pas au 2 : e-1 vaut 1,718 et Si 1,8. Le sch\u00e8me devient :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE006.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1210\" title=\"QUETE006\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE006.jpg\" alt=\"\" width=\"409\" height=\"50\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE006.jpg 409w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE006-300x36.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, que peut signifier un Temps qui devient couleurs? Un rythme qui devient Espace? L&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme c\u00e8de \u00e0 la m\u00e9taphysique ou la science syst\u00e9matique \u00e0 la cr\u00e9dulit\u00e9 mythique : la vitesse\/limite de la Lumi\u00e8re, l&rsquo;antimati\u00e8re, le Saint-Esprit ne sont pas loin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>D&rsquo;autres alchimies<\/strong><\/em> \u2013 Ce n&rsquo;est pas que notre si\u00e8cle ne soit tout rempli de quadrilogies plus surprenantes les unes que les autres. Mais la plupart ne d\u00e9bordent pas le probl\u00e8me technique qui les suscite et le syst\u00e8me qui les d\u00e9veloppe.<br \/>\nTrop de musicoth\u00e9rapeutes r\u00eavent d&rsquo;accorder aux rythmes musicaux l&rsquo;harmonie des plan\u00e8tes, sans concevoir que l&rsquo;astronomie est une science autre que la musique. Mais le physicien nucl\u00e9aire ne r\u00eave pas moins quand il pr\u00e9tend, par le \u00ab\u00a0peuplement\u00a0\u00bb paramagn\u00e9tique, imiter le ph\u00e9nom\u00e8ne de la pr\u00e9cession (dit \u00ab\u00a0de Larmor\u00a0\u00bb) et provoquer de cette fa\u00e7on une \u00ab\u00a0r\u00e9sonance\u00a0\u00bb prolong\u00e9e. Comme s&rsquo;il se pouvait que le laser et le maser ne soient d&rsquo;abord des destructeurs d&rsquo;un \u00e9quilibre naturel que le physicien, apparemment, ne soup\u00e7onne plus.<br \/>\nD&rsquo;autres \u00e9sot\u00e9ristes s&rsquo;attachent \u00e0 d\u00e9couvrir, en-de\u00e7\u00e0 de la mort, des couleurs inconnues, comme un \u00ab\u00a0vert\u00a0\u00bb r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur en-de\u00e7\u00e0 de l&rsquo;ultraviolet. Mais que font-ils d&rsquo;autre, nos physiciens, quand ils dotent de \u00ab\u00a0formes sans mati\u00e8re\u00a0\u00bb, les <em>quarks<\/em>, les hadrons rejet\u00e9s du noyau de l&rsquo;atome, et supposent, en chaque quark, l&rsquo;existence des trois <em>couleurs<\/em>?<br \/>\nAucun de ces chercheurs ne pressent l&rsquo;inversion paradoxale aux seuils de 5\/12 et de 12\/7 (ou de 6\/12 et de 12\/6). Il leur faut un sch\u00e8me plus simple, ou, sinon, plus rationnel, tel que le plus petit y soit toujours contenu dans le plus grand et l&rsquo;ant\u00e9rieur toujours causal (de l&rsquo;effet toujours post\u00e9rieur) :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE007.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1214\" title=\"QUETE007\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE007.jpg\" alt=\"\" width=\"409\" height=\"60\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE007.jpg 409w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE007-300x44.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px\" \/><\/a>dans la seule \u00e9tendue et la seule dur\u00e9e qu&rsquo;ils nomment l&rsquo;Espace et le Temps.<br \/>\nPar d&rsquo;autres, l&rsquo;inversion est parfois soup\u00e7onn\u00e9e.<br \/>\nOn citerait De Saussure, et son sch\u00e8me cruciforme, o\u00f9 l&rsquo;horizontal porte le nom de \u00ab\u00a0synchronique\u00a0\u00bb (dans un temps d\u00e9termin\u00e9) et le vertical le nom de \u00ab\u00a0diachronique\u00a0\u00bb (d&rsquo;une \u00e9poque \u00e0 la suivante). Mais le sch\u00e8me ne d\u00e9borde pas le plan de la s\u00e9mantique.<br \/>\nDe m\u00eame, ne d\u00e9bordent pas le plan de la psychanalyse les quadrilogies de Lacan, de Nemo, ni celui de la psychologie publicitaire la distinction du marketing pharmaceutique entre les quatre esp\u00e8ces de clients m\u00e9dicaux : le th\u00e9oricien, le praticien, le conservateur et le progressiste.<br \/>\nBien que j&rsquo;admire Jung et Pauli, et ne puisse placer leurs recherches au m\u00eame niveau que les pr\u00e9c\u00e9dentes, le m\u00eame blocage se reconna\u00eet dans leurs sch\u00e8mes, dont la diversit\u00e9 r\u00e9v\u00e8le l&rsquo;incertitude :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE008.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1215\" title=\"QUETE008\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE008.jpg\" alt=\"\" width=\"396\" height=\"137\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE008.jpg 396w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE008-300x103.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 396px) 100vw, 396px\" \/><\/a>Jung cependant d\u00e9borde le probl\u00e8me technique (que pose la psychanalyse), comme un autre technicien, le c\u00e9l\u00e8bre ing\u00e9nieur Buckminster Fuller, aujourd&rsquo;hui un vieillard mais qui ne renie pas l&rsquo;intuition de sa jeunesse : les quatre coordonn\u00e9es, sur laquelle s&rsquo;est fond\u00e9e son \u0153uvre, et qui la d\u00e9fend en ces termes :<br \/>\n\u00ab\u00a0Je suis persuad\u00e9 que ce syst\u00e8me de coordonn\u00e9es est enti\u00e8rement conceptuel, \u00e0 quatre dimensions, beau et toujours d\u00e9montrable. J&rsquo;en suis maintenant au point o\u00f9 il m&rsquo;appara\u00eet tout \u00e0 fait incontestablement que tel est le syst\u00e8me de coordonn\u00e9es de la nature, dont le caract\u00e8re conceptuel va permettre [\u2026] de saisir exactement comment la nature constitue toutes ses structures et r\u00e9alise toutes les combinaisons et toutes les transformations\u00a0\u00bb (Intervention de 1977 \u00e0 l&rsquo;Unesco).<br \/>\nBuckminster date sa d\u00e9couverte des ann\u00e9es 1929. C&rsquo;\u00e9tait \u00e0 peu pr\u00e8s l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 un autre novateur, un \u00e9sot\u00e9riste celui-l\u00e0, Dom N\u00e9roman, construisait sa propre machine, \u00e0 l&rsquo;image des deux \u00ab\u00a0cercles\u00a0\u00bb de Platon. Les noms qu&rsquo;il leur donnait : le Mat\u00e9riel et le Spirituel n&rsquo;ont pas la pr\u00e9cision des vocables platoniciens, mais le partage qu&rsquo;il op\u00e9rait, en chaque cercle, entre le \u00ab\u00a0sup\u00e9rieur\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0l&rsquo;inf\u00e9rieur\u00a0\u00bb recr\u00e9ait \u00e9galement les quatre coordonn\u00e9es du cr\u00e9ateur am\u00e9ricain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE009.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1216\" title=\"QUETE009\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE009.jpg\" alt=\"\" width=\"325\" height=\"52\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE009.jpg 325w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE009-300x48.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 325px) 100vw, 325px\" \/><\/a>En outre, l&rsquo;impr\u00e9cision des termes : sup\u00e9rieur, inf\u00e9rieur, lui permettait l&rsquo;application de sa machine aux probl\u00e8mes les plus divers, tout comme les \u00ab\u00a0coordonn\u00e9es\u00a0\u00bb.<br \/>\nEnfin, un troisi\u00e8me novateur, ou quatri\u00e8me, en comptant Jung, W. Reich atteignait \u00e0 la m\u00eame lucidit\u00e9 dans les ann\u00e9es qui pr\u00e9c\u00e9d\u00e8rent sa mort \u2013 son assassinat? \u2013 dans les prisons am\u00e9ricaines.<br \/>\nLes 4 sont ici : la tension et la d\u00e9tente, la charge et la d\u00e9charge. Ils d\u00e9finissent l&rsquo;Etre r\u00e9el comme un orgasme universel, qui ne conna\u00eetrait le repos, comme l&rsquo;homme, qu&rsquo;en de rares instants de d\u00e9tente, au1\/4 du Temps :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE010.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1217\" title=\"QUETE010\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE010.jpg\" alt=\"\" width=\"325\" height=\"52\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE010.jpg 325w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE010-300x48.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 325px) 100vw, 325px\" \/><\/a>Si audacieuses et surprenantes qu&rsquo;elles soient, ces belles machines ne pr\u00e9sentent pas toujours le caract\u00e8re d&rsquo;innovation que leurs cr\u00e9ateurs leur ont pr\u00eat\u00e9 \u2013 ou leur pr\u00eatent. Elles m&rsquo;\u00e9voquent irr\u00e9sistiblement les 4 op\u00e9rations de l&rsquo;alchimie : l&rsquo;\u0153uvre au noir, l&rsquo;arc-en-ciel, l&rsquo;\u0153uvre au blanc et le Grand \u0152uvre, que le sire de Nuysement, vers 1600, symbolisait dans ses <em>visions herm\u00e9tiques<\/em> par le Grain, la Salamandre, le P\u00e9lican et le Ph\u00e9nix :<\/p>\n<p class=\"size-medium wp-image-1457\" title=\"REALITE5\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE011.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1219\" title=\"QUETE011\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE011.jpg\" alt=\"\" width=\"325\" height=\"52\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE011.jpg 325w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE011-300x48.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 325px) 100vw, 325px\" \/><\/a><br \/>\n<strong><em>Les grandes machines \u00e9sot\u00e9riques<\/em><\/strong><br \/>\nRationalis\u00e9s ou non, tous les sch\u00e8mes qui pr\u00e9c\u00e8dent se fondent sur une \u00ab\u00a0quadrilogie ferm\u00e9e\u00a0\u00bb, m\u00eame si leur auteur, Fuller, Neroman, Reich, pr\u00e9tend \u00e0 en recouvrir l&rsquo;univers. Car chacun s&rsquo;est sp\u00e9cialis\u00e9 dans sa technique particuli\u00e8re et n&rsquo;en veut pas sortir. Il en est de m\u00eame des quadrilogies psychanalytiques, s\u00e9mantiques (diachronie\/synchronie, m\u00e9tonymie\/m\u00e9taphore), thermodynamiques (relation\/modalit\u00e9, quantit\u00e9\/qualit\u00e9) bien que le psychanalyste ou le s\u00e9manticien, le physicien ou le philosophe pr\u00e9tende y voir une cl\u00e9 non seulement de son \u00e9tude mais de la r\u00e9alit\u00e9 tout \u00e0 coup d\u00e9crypt\u00e9e.<br \/>\nCar toutes ces quadrilogies ne sont que des dialectiques d\u00e9doubl\u00e9es : la relation s&rsquo;y oppose \u00e0 la modalit\u00e9 comme l&rsquo;acausalit\u00e9 \u00e0 la causalit\u00e9, ou la charge \u00e0 la d\u00e9charge, etc.<br \/>\nElles se pr\u00e9sentent donc comme des \u00ab\u00a0plans doubles, dialectis\u00e9s\u00a0\u00bb dans le cadre syst\u00e9matique de nos trois dimensions, qu&rsquo;elles ne d\u00e9bordent pas.<br \/>\nTout autrement se pr\u00e9sentent les \u00ab\u00a0machines\u00a0\u00bb purement \u00e9sot\u00e9riques dont la quadrature, de base, en sa formulation m\u00eame, s&rsquo;arrache aux trois dimensions et s&rsquo;offre \u00e0 l&rsquo;observateur comme une \u00ab\u00a0quadrature ouverte\u00a0\u00bb, en raison de ce d\u00e9passement.<br \/>\nIl est remarquable que toutes se situent en des p\u00e9riodes d\u00e9termin\u00e9es de l&rsquo;Histoire : soit au point 0 du rationalisme (son \u00ab\u00a0retournement\u00a0\u00bb), soit en l&rsquo;apog\u00e9e des \u00e9poques mystiques (le point maximum de l&rsquo;Esprit Nouveau, apr\u00e8s lequel le Mythe Vivant ne peut plus que d\u00e9cro\u00eetre), c&rsquo;est-\u00e0-dire, en un autre langage, soit au point du remembrement, qui amorce la remont\u00e9e mystique, soit au point du d\u00e9membrement, qui annonce la retomb\u00e9e : aux minima et maxima de la courbe d&rsquo;activit\u00e9 solaire, aux nouvelles et pleines lunes, au midi et minuit du jour, aux solstices de l&rsquo;ann\u00e9e, etc.<br \/>\nMichel Carrouges a nomm\u00e9 les premi\u00e8res \u00ab\u00a0des machines c\u00e9libataires\u00a0\u00bb, entendant par ce mot les machines de la Belle Epoque : de Kafka, de Jarry, de Roussel, de Duchamp, et ce nom doit leur \u00eatre gard\u00e9 pour parler de machines du 3\u00e8me mill\u00e9naire avant J.-C. ou de l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9chr\u00e9tienne.<br \/>\nLes secondes ne portent pas encore de nom g\u00e9n\u00e9rique, bien que la ressemblance soit \u00e9vidente qui rapproche les grandes machines de l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme hindouiste (essentiellement v\u00e9dique) du Pentateuque et du Coran, entre des centaines.<br \/>\nL&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 des unes et des autres atteste que tout n&rsquo;est pas humain ici. L&rsquo;irrationnel pr\u00e9side \u00e0 ces constructions d\u00e9lirantes : soit le rire des dieux soit la pr\u00e9sence d&rsquo;un dieu, qu&rsquo;on entende par le mot : dieu une \u00ab\u00a0Nature primordiale\u00a0\u00bb ou l&rsquo;Eros-Arkhon de Platon et des gnostiques ou l&rsquo;<em>Archetypus Intellectus<\/em> (Intelligence arch\u00e9typale) des Libertins, des Qui\u00e9tistes, des Romantiques, des Symbolistes, de Kant et de Jung.<br \/>\nDiff\u00e9remment : la Terre Premi\u00e8re ou la Caper, l&rsquo;Archer ou le Sagittaire, le Verbe Int\u00e9rieur ou le Scorpion, dans l&rsquo;ordre imm\u00e9morial des Signes, sur trois fois deux mille ans.<br \/>\nDivagations? Sans doute. Mais les \u00ab\u00a0machines\u00a0\u00bb sont l\u00e0.<\/p>\n<div id=\"attachment_1466\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/REALITE6a.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1466\" class=\"size-medium wp-image-1466\" title=\"REALITE6a\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/REALITE6a-300x216.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"216\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/REALITE6a-300x216.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/REALITE6a.jpg 645w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1466\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Le rire des dieux<\/strong><\/em> \u2013 Une argile du 3\u00e8me mill\u00e9naire, dont l&rsquo;auteur se nomma Tabi-Outoul-Enlil, dont le dieu dut \u00eatre Enlil, la divinit\u00e9 du Souffle, raconte l&rsquo;aller et le retour d&rsquo;un exclu de sa ville et qui, au terme de son p\u00e9riple, y revint. Le voyage traverse onze portes, dont les noms m\u00eames sugg\u00e8rent les localisations : soit :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE013.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1222\" title=\"QUETE013\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE013.jpg\" alt=\"\" width=\"406\" height=\"72\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE013.jpg 406w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/01\/QUETE013-300x53.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 406px) 100vw, 406px\" \/><\/a><br \/>\nsoit :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE014.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1223\" title=\"QUETE014\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE014.jpg\" alt=\"\" width=\"406\" height=\"52\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE014.jpg 406w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE014-300x38.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 406px) 100vw, 406px\" \/><\/a><br \/>\nLe second sch\u00e8me est r\u00e9ductible aux quatre phases :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE015.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1224\" title=\"QUETE015\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE015.jpg\" alt=\"\" width=\"323\" height=\"52\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE015.jpg 323w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE015-300x48.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 323px) 100vw, 323px\" \/><\/a><br \/>\n\u00e0 condition de concevoir la dialectique Purification\/Vie comme le lieu ou le seuil d&rsquo;une double inversion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Lie tseu <\/em><\/strong>\u2013 On ne peut pas ne pas rattacher cet \u00e9sot\u00e9risme \u00e0 celui du tao\u00efste Lie tseu, quelque 2 000 ans plus tard : \u00ab\u00a0Il y eut une grande Mutation, un grand Commencement, une grande Formation, une grande Cr\u00e9ation.<br \/>\nEn la Mutation la force ne se manifeste pas encore;<br \/>\nle Commencement est la source de la force,<br \/>\nde la Formation na\u00eet la forme,<br \/>\nla mati\u00e8re jaillit de la Cr\u00e9ation.<br \/>\nOn appelle Chaos l&rsquo;\u00e9tat dans lequel les 10 000 \u00eatres n&rsquo;\u00e9taient pas encore s\u00e9par\u00e9s.<br \/>\nOn nomme Mutation l&rsquo;\u00e9tat o\u00f9 l&rsquo;\u00eatre, changeant, ne peut \u00eatre situ\u00e9 en aucune forme.<br \/>\nChangeant, cet \u00eatre mue et devient Un.<br \/>\nLe Un change et devient 7.<br \/>\nDe 7 il devient 9.<br \/>\nIl change de nouveau et redevient l&rsquo;Un.<br \/>\nCe Un est le Commencement.<br \/>\nLe pur-l\u00e9ger monta et devint le Ciel,<br \/>\nLe trouble-lourd descendit et devint la Terre.<br \/>\nPar leur m\u00e9lange harmonieux, les souffles interm\u00e9diaires produisirent l&rsquo;homme<br \/>\net de m\u00eame, ciel et terre contenant les germes, les 10 000 naquirent par mutation\u00a0\u00bb. (<em>Le vrai classique du vide parfait<\/em>, 1,2 : Gen\u00e8se des mondes).<br \/>\nAux 4 \u00ab\u00a0lieux\u00a0\u00bb : Commencement, Mutation, Formation, Cr\u00e9ation correspondent les 4 \u00ab\u00a0existences\u00a0\u00bb : la force, le chaos, la forme, la mati\u00e8re (dont 3 seulement sont vivables). Y correspondent aussi les 4 nombres : 1 \u2013 7 \u2013 9 \u2013 10 000 (ce dernier nombre pour : innombrable). Des 4 \u00ab\u00a0lieux\u00a0\u00bb, de m\u00eame, enfin, l&rsquo;un ne peut \u00eatre localis\u00e9 : la Mutation. C&rsquo;est-\u00e0-dire que les 3 (le lieu, l&rsquo;existence et le nombre) ne peuvent \u00eatre identifi\u00e9s aux 4, bien que, l&rsquo;un des 4 \u00e9chappant de fait \u00e0 l&rsquo;analyse, la tentation soit grande de le tenter. De m\u00eame, nous avons vu que les 3 caract\u00e8res de la particule subatomique : la polarit\u00e9, la discernabilit\u00e9, la dur\u00e9e-coh\u00e9rence ne peuvent \u00eatre juxtapos\u00e9s aux 4 structures : proton, neutron, positron, \u00e9lectron, bien que chacune des structures soit polaris\u00e9e ou neutre, localisable ou non, de longue ou de courte dur\u00e9e.<br \/>\nToutes les machines du rire, tant anciennes que modernes, traitent de ce probl\u00e8me : ce sont, dans les 4 lieux, les 4 et les 3 de la <em>Kosmopoiia<\/em> (dieux, anges, rires, r\u00e9p\u00e9titions) ou les 4 figures qui sont 3 du <em>Locus Solus<\/em>, les transformations incessantes de nombres chez Jarry et Keiris.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus \u00e9trangement, les nombres y sont g\u00e9n\u00e9ralement ceux de la<em> Kosmopoiia <\/em>et de Lie tseu : le 7 et le 9 ou leurs multiples ou leurs associations avec l&rsquo;introuvable Unit\u00e9 :<br \/>\nles 27 : 3 X 9, ou les 36 : 4 X 9, mais aussi 4 X 7 (-1) pour 27 et 5 X 7 (+1) pour 36,<br \/>\nles 19 de Leiris, \u00e0 la fois 12 (4 X 3) + 7 (4 + 3) et l&rsquo;accolement de 1 et de 9 (dans <em>Le point cardinal<\/em>),<br \/>\nles 6 (7-1) et les 13 (2 x 7)-1 de Roussel et de Jarry, etc. (Cf. <em>Les Pr\u00e9cis ridicules<\/em>).<br \/>\nEnfin, en ce qui concerne les machines modernes, Carrouges a d\u00e9montr\u00e9 qu&rsquo;elles reproduisent toutes le mod\u00e8le :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE016.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1226\" title=\"QUETE016\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE016.jpg\" alt=\"\" width=\"415\" height=\"43\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE016.jpg 415w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE016-300x31.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 415px) 100vw, 415px\" \/><\/a>sans malheureusement se pr\u00e9occuper de leurs sens (soigneusement d\u00e9crits chez Jarry et Roussel), sinon en ce qui concerne le sens vertical de la Lecture au Supplice : le fil dans l&rsquo;\u0153il du mort dans le <em>Scarab\u00e9e d&rsquo;or<\/em>, la Demoiselle chez Kafka et Roussel (la Mari\u00e9e pendue chez Duchamp), etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le <em>Locus Solus<\/em> du moins la promenade des h\u00f4tes reconduit bien du sud-est au nord-ouest (son point de d\u00e9part) et dans <em>La colonie p\u00e9nitentiaire<\/em>, la fin du supplice, au sud-est, reconduit de m\u00eame \u00e0 la Lecture de l&rsquo;ind\u00e9chiffrable inscription. Mais la \u00ab\u00a0r\u00e9surrection\u00a0\u00bb n&rsquo;est-elle pas toujours, chez Poe et Villiers de l&rsquo;Isle-Adam, Jarry et Leiris m\u00eame, une \u00ab\u00a0r\u00e9v\u00e9lation\u00a0\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire une lecture encore, des caract\u00e8res ou du secret d&rsquo;abord jug\u00e9 ind\u00e9chiffrable?<br \/>\nNon seulement les machines ont une forme commune et usent des m\u00eames nombres, mais, \u00e9videmment ou non, elles sont r\u00e9gies par un seul sens de marche :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE017.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1228\" title=\"QUETE017\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE017.jpg\" alt=\"\" width=\"411\" height=\"56\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE017.jpg 411w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE017-300x40.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 411px) 100vw, 411px\" \/><\/a><br \/>\n\u00e0 l&rsquo;exception de la partie sup\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;est, dont le sens est mal d\u00e9fini (en raison de son informit\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>Les divines machines<\/em><\/strong> \u2013 L&rsquo;\u0153uvre de William Hope Hodgson, <em>La maison au bord du monde<\/em>, \u00e0 laquelle j&rsquo;ai emprunt\u00e9 mon titre, \u00e9tait inconnue de Carrouges quand il publia son \u00e9tude, en 1954, bien qu&rsquo;elle f\u00fbt ant\u00e9rieure d&rsquo;un demi-si\u00e8cle, contemporaine de la Pataphysique jarriste.<br \/>\nIdentique quant au rythme et \u00e0 la forme aux machines de Faustroll et du <em>Locus Solus<\/em>, la machine de Hodgson s&rsquo;en distingue en cela que le rire n&rsquo;y a plus place. Les Figures du nord-ouest (sur la montagne) sont glac\u00e9es ou sinistres; les Monstres qui sortent de l&rsquo;ab\u00eeme situ\u00e9 sous la maison terrifient le h\u00e9ros (et le lecteur avec lui). Le \u00ab\u00a0voyage dans l&rsquo;espace\u00a0\u00bb ne l\u00e8ve que l&rsquo;angoisse et le \u00ab\u00a0retour des temps\u00a0\u00bb, au sud-est de la machine, n&rsquo;est que la description d&rsquo;une suite de malheurs : la mort du chien, le retour des diables, l&rsquo;effritement de toute mati\u00e8re, l&rsquo;incendie de la maison et la mort du h\u00e9ros.<br \/>\nUne telle angoisse \u2013 m\u00e9taphysique \u2013 fait le caract\u00e8re permanent des grandes machines religieuses que sont les \u00ab\u00a0Jardins\u00a0\u00bb mayas, les 10 et les 12 de la Kabbale primitive, le jeu des anges et des d\u00e9mons dans le Coran, les \u00ab\u00a0chronologies\u00a0\u00bb hindouistes.<br \/>\nPour ne traiter que de ces derni\u00e8res :<br \/>\na) j&rsquo;ai montr\u00e9 dans mon livre <em>L&rsquo;Islam dans le Coran<\/em>, plus longuement que ne peux le faire ici, comment l&rsquo;architecture de la proph\u00e9tie se fonde sur les deux sens :<br \/>\nde la succession des Lettres-signes (des Anges) dans la partie sup\u00e9rieure de l&rsquo;appareil, par tranches de 114 ans (19 X 6),<br \/>\nde la succession, invers\u00e9e, des Serments (et des Djinns) dans la partie inf\u00e9rieure, par tranches de 361 ans (19 X 19).<br \/>\nLes 4 sont ici : le Visible, l&rsquo;Invisible, le sens du dernier (le moindre) au premier (le meilleur) et du premier (la cause) au dernier (l&rsquo;effet). Le Djinn proc\u00e8de dans ce dernier sens ou du pass\u00e9 causal vers l&rsquo;avenir effectif. Mais cet avenir n&rsquo;est que l&rsquo;ab\u00eeme o\u00f9 tombent de fait toutes les vies : ainsi se recr\u00e9ent l&rsquo;\u00e9ternel retour et le sens inverse du temps, du devenir au devenu. Ainsi, au point de rupture, le Djinn devient un ange; il glorifie un ordre qu&rsquo;il a voulu d\u00e9truire :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE018.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1230\" title=\"QUETE018\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE018.jpg\" alt=\"\" width=\"384\" height=\"49\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE018.jpg 384w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE018-300x38.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 384px) 100vw, 384px\" \/><\/a><br \/>\nTous les grands proph\u00e8tes de l&rsquo;Islam, de Dj\u00e2bir jusqu&rsquo;au B\u00e2b, ont m\u00e9dit\u00e9 sur un tel sch\u00e8me (g\u00e9n\u00e9ralement incomplet, selon que les uns et les autres jouaient des 114 ou des 361).<br \/>\nb) Beaucoup plus complexe, car il se formule \u2013 fragmentairement \u2013 dans un grand nombre de livres sacr\u00e9s, l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme hindou distingue plus clairement les 4 \u00ab\u00a0univers\u00a0\u00bb.<br \/>\nL&rsquo;unit\u00e9 ou <em>Mahayana<\/em> vaut 0,1 ou 1 ou 10; exactement 10 <em>yugas<\/em> de 0,01 ou 0,1 ou 1, r\u00e9partis dans le sens d\u00e9gressif : 4 + 3 + 2 + 1 = 10.<br \/>\nLe <em>Manavatara<\/em> vaut 71 yugas (exactement : 71,4), c&rsquo;est-\u00e0-dire : 0,714 (5\/7), 7,14 ou 71,4.<br \/>\nLes <em>Para<\/em> et <em>Parardha<\/em>, au 1\/2 l&rsquo;un de l&rsquo;autre, valent 5,50, 50, 500, 5 000, etc., et 10, 100, 10 000 unit\u00e9s. Ils valent \u00e9galement, par suite, 14 Manavataras, puisque :<br \/>\n14 X 71,4 = 1 000<br \/>\n14 X 7,14 = 100<br \/>\n14 X 0,714 = 10.<br \/>\nEnfin, les Manavataras se prennent 7 dans un sens et 7 dans l&rsquo;autre. En sorte que la machine ne peut \u00eatre que celle-ci :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE019.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1231\" title=\"QUETE019\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE019.jpg\" alt=\"\" width=\"384\" height=\"141\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE019.jpg 384w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE019-300x110.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 384px) 100vw, 384px\" \/><\/a>Il est d&rsquo;autres machines, bien s\u00fbr, qui ne pr\u00e9sentent pas la forme universelle, mais elles se pr\u00e9sentent alors comme des cercles (concentriques ou non). Or, s&rsquo;il n&rsquo;est pas toujours possible de les reconduire aux 4 Lieux (par exemple le jeu des 12 et des 5 dans le calendrier tib\u00e9tain-mongol), il est toujours possible de ramener les machines quadripartites \u00e0 un tel jeu de cercles.<br \/>\nPar exemple, le sch\u00e8me hindouiste \u00e0 la succession\/imbrication de 5 cercles. Soit, du plus grand au plus petit :<br \/>\n* &#8211; le Grand dieu<br \/>\n* &#8211; le demi-dieu<br \/>\n* &#8211; le manavatara (14 fois plus petit)<br \/>\n* &#8211; le mahayaga (0,714 ou 7,14 ou 71,4 fois plus petit)<br \/>\n* &#8211; le yuga (10 fois plus petit).<br \/>\nIl en est de m\u00eame pour les figures, non plus statiques, mais mobiles que formulent les 13 et 9 mayas ou les 12 et les 10 kabbalistiques. D&rsquo;une certaine mani\u00e8re, l&rsquo;un des deux \u00e9sot\u00e9rismes n&rsquo;est qu&rsquo;un <em>\u00e9tat<\/em> diff\u00e9rent de l&rsquo;autre :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE020.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1233\" title=\"QUETE020\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2012\/02\/QUETE020.jpg\" alt=\"\" width=\"227\" height=\"33\" \/><\/a><br \/>\nUne telle mobilit\u00e9 caract\u00e9rise les <em>mandalas <\/em>bouddhistes et les Livres des morts (\u00e9gyptien, tib\u00e9tain), ainsi que la figure double (inspir\u00e9e de l&rsquo;alchimie) de la Croix dans la Rose, que Boehme, Fludd et Andr\u00e9a comment\u00e8rent en la fin du 16\u00e8me si\u00e8cle.<br \/>\nLa diff\u00e9rence est que, dans les mandalas, le cercle ext\u00e9rieur demeure fixe et les figures internes (\u00e0 4, 6 ou 8 branches) seules se peuvent modifier, alors que dans la Rose-Croix, la Croix demeure immuable, quel que puisse \u00eatre son nom, mais la Rose s&rsquo;effeuille \u00e0 chaque tour de roue.<br \/>\nDans le Livre des morts \u00e9gyptien, les \u00ab\u00a0figures\u00a0\u00bb se modifient, de \u00ab\u00a0porte\u00a0\u00bb en \u00ab\u00a0porte\u00a0\u00bb dans un univers \u00e9ternel, immuablement osirien. Dans le Livre des morts tib\u00e9tain, le principe qui meut les figures (d\u00e9mons, couleurs) demeure immuable, mais les cercles contenants se transforment l&rsquo;un en l&rsquo;autre, selon les couleurs-sites que leur conc\u00e8dent les dieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>La critique des machines<\/em><\/strong> \u2013 Devant cet afflux de \u00ab\u00a0machines\u00a0\u00bb \u2013\u00e9sot\u00e9riques ou religieuses, philosophiques ou scientifiques \u2013 qu&rsquo;on nous propose, la r\u00e9action peut \u00eatre double :<br \/>\n\u2013 soit le sentiment qu&rsquo;elles traitent toutes d&rsquo;un seul objet indiscernable (l&rsquo;Etre) et figurent donc, imparfaitement ou non, la r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\n\u2013 soit la perception \u2013 ou la reconnaissance \u2013 d&rsquo;une confusion si grande que rien ne s&rsquo;y laisse plus distinguer : ni la limite d&rsquo;application d&rsquo;une machine d\u00e9termin\u00e9e, ni l&rsquo;orientation morale ou \u00e9thique qui en conditionne le fonctionnement, ni l&rsquo;Unit\u00e9 m\u00eame, de causalit\u00e9 ou de finalit\u00e9, sur laquelle elle se fonde.<br \/>\nPlus exactement, l&rsquo;Unit\u00e9 se dissimule sous les Signes (dieu, ange, livre, zodiaque, spectre des couleurs, gamme des sons, etc.) qui d\u00e9nomment les parties de la machine informelle; puis, ces nominations renvoient \u00e0 des \u00ab\u00a0passages\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0seuils\u00a0\u00bb soit proprement mythiques, dans les machines les plus simples, soit insens\u00e9s (d\u00e9pourvus d&rsquo;un sens d\u00e9fini) dans les machines plus compliqu\u00e9es, telles que les tao\u00efstes, herm\u00e9tiques, \u00ab\u00a0c\u00e9libataires\u00a0\u00bb.<br \/>\nSimpliste ou mythique, la machine poss\u00e8de une orientation claire, bien pr\u00e9cis\u00e9e : je pense \u00e0 celles de Saussure, de Reich, du marketing pharmaceutique, etc.; mais elle ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 recouvrir <em>ce qui est<\/em> et la quadrature qui la fonde n&rsquo;est autre chose qu&rsquo;une double \u00ab\u00a0dialectique ferm\u00e9e\u00a0\u00bb, sans issue sur l&rsquo;ext\u00e9rieur. A la limite, elle ne peut donc \u00eatre situ\u00e9e dans l&rsquo;ensemble possible des cycles et se pr\u00e9sente seulement comme une construction en marge des qu\u00eates universelles.<br \/>\nComplexe ou mal d\u00e9termin\u00e9e, la machine se situe ais\u00e9ment dans l&rsquo;ensemble des grandes qu\u00eates humaines, mais, parce qu&rsquo;elle se pr\u00e9sente elle-m\u00eame comme cet ensemble, elle nie ses limites, sans lesquelles elle n&rsquo;est rien.<br \/>\nPourtant le sentiment demeure d&rsquo;une qu\u00eate <em>commune<\/em>, non seulement unanime en son objet mais, relativement aux signes, seuils et sens choisis en chaque recherche, pareillement (et fragmentairement) aboutie.<br \/>\nEn sorte que l&rsquo;attraction l&#8217;emporte sur la critique et que l&rsquo;\u00e9chec renouvel\u00e9 de tant de qu\u00eateurs illustres n&rsquo;\u00e9puise pas le besoin de poursuivre la qu\u00eate, dans l&rsquo;espoir de triompher du triple paradoxe :<br \/>\nla diversit\u00e9 de l&rsquo;unit\u00e9,<br \/>\nl&rsquo;ind\u00e9termination vectorielle des Sens,<br \/>\nl&rsquo;impossibilit\u00e9 d&rsquo;une Localisation \u00e0 la fois d\u00e9finie (dans un syst\u00e8me donn\u00e9) et cependant ouverte (\u00e0 d&rsquo;autres syst\u00e9matiques) dans la Totalit\u00e9.<\/p>\n<p>Jean-Charles Pichon<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>5 LA QUETE DE L&rsquo;ABSOLU Il est de coutume chez nos \u00e9ducateurs de pr\u00e9tendre que seul un esprit scientifique (sous-entendu : rationnel) se pr\u00e9occupe d&rsquo;exactitude. L&rsquo;Histoire ne confirme pas ce propos. 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