{"id":1040,"date":"2011-10-05T19:32:25","date_gmt":"2011-10-05T17:32:25","guid":{"rendered":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1040"},"modified":"2012-06-22T17:14:58","modified_gmt":"2012-06-22T15:14:58","slug":"les-precis-ridicules-ii-3","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/?p=1040","title":{"rendered":"LES PRECIS RIDICULES &#8211; II (3) &#8211;"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>III<\/strong><\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\">Les scientifiques<\/h2>\n<h2 style=\"text-align: center;\"><strong>JUNG<\/strong><\/h2>\n<p><strong><br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le texte <\/em>(dans sa traduction anglaise, texte d\u00e9finitif) : <em>The structures and dynamics of the Psych\u00e9<\/em> (Collected Works, London, 1960).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Les structures de la psych\u00e9<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme, de l&rsquo;inintelligible transcendance, Kant isolait le Transcendantal, puis, de celui-ci, l&rsquo;Entendement, le rationaliste du si\u00e8cle dernier d\u00e9coupe dans le Tout de l&rsquo;univers un \u00ab\u00a0ensemble\u00a0\u00bb syst\u00e9matique ou non; puis, de cet ensemble pris pour le Tout, il isole ce que son entendement peut concevoir, n\u00e9cessairement ax\u00e9 dans le sens cause\/effet ou pass\u00e9\/avenir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais Kant ne pouvait agir diff\u00e9remment, puisqu&rsquo;il se fondait sur le JE sujet\/objet, contenu dans l&rsquo;Inintelligible comme \u00e9tendue et contenant de l&rsquo;Intelligible comme pens\u00e9e, alors que le scientiste \u00e9limine le JE (voir Alain) et que son d\u00e9coupage proc\u00e8de de l&rsquo;artifice.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il suit que, lorsque Kant en vient \u00e0 identifier ses jugements cat\u00e9goriques aux cat\u00e9gories de la r\u00e9alit\u00e9, il n&rsquo;est coupable que de na\u00efvet\u00e9 : son malentendu est in\u00e9vitable, mais la quadrilogie qui le fonde (quantit\u00e9\/qualit\u00e9, modalit\u00e9\/relation) demeure inattaquable, au plan qu&rsquo;il a choisi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire quand, objectivement, Marx ou Engels, Darwin ou Freud pr\u00e9tendent identifier les \u00ab\u00a0seuils\u00a0\u00bb de leur syst\u00e8me \u2013 exclusivement causal \u2013 aux seuils de la r\u00e9alit\u00e9, ils se rendent coupables d&rsquo;une imposture d\u00e9termin\u00e9e, dans le d\u00e9saveu du triple malentendu qu&rsquo;ils entretiennent : entre la totalit\u00e9 et l&rsquo;ensemble, puis, dans l&rsquo;ensemble, entre le cens et le sens, puis, dans le sens, entre celui de la renaissance et celui de la destruction.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car ils ne s&rsquo;avouent pas qu&rsquo;ils sont eux-m\u00eames <em>dans le coup<\/em> mais pr\u00e9tendent opposer un jugement non mythique (le leur) aux mythes qu&rsquo;ils d\u00e9noncent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9, le caract\u00e8re \u00e0 la fois pr\u00e9cis dans le particulier et d\u00e9risoire ou d\u00e9sastreux dans le g\u00e9n\u00e9ral des quadrilogies s\u00e9mantiques : signifiant\/signifi\u00e9, diachronie\/synchronie, ou physiques : masse\/\u00e9nergie, espace\/temps, ou politiques, \u00e9conomiques, psychanalytiques, publicitaires, etc., bient\u00f4t annul\u00e9es pour \u00eatre remplac\u00e9es par d&rsquo;autres quadratures : m\u00e9taphore\/m\u00e9tonymie, agglutination\/syntagme, ou lumi\u00e8re\/mati\u00e8re, \u00e9lectrodynamique\/gravitation, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rares sont les chercheurs de bonne foi, comme Jean Rostand s&rsquo;avouant tout na\u00efvement que, s&rsquo;il refuse de croire aux \u00ab\u00a0caract\u00e8res acquis et transmissibles par l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9\u00a0\u00bb, c&rsquo;est que cette croyance remettrait en cause la sienne : \u00ab\u00a0L&rsquo;universelle fraternit\u00e9 entre les hommes consid\u00e9r\u00e9s comme biologiquement \u00e9gaux\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par l&rsquo;\u00e9tude du technite hell\u00e9nistique nous avons effleur\u00e9 le probl\u00e8me et pressenti qu&rsquo;il devait \u00eatre non seulement universel mais \u00e9ternel, ou reproductible en certaines \u00e9poques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand les technites aristot\u00e9liciens pr\u00e9tendaient conna\u00eetre \u00ab\u00a0tous les secrets de la nature, en eux-m\u00eames\u00a0\u00bb, ils se fondaient sur un mythe, l&rsquo;Herm\u00e8s-Toth, que les plus na\u00effs identifiaient au Logos en Occident ou au Tao en Orient. Cet Herm\u00e8s \u00e9tait l&rsquo;Unit\u00e9 supr\u00eame, mais non diff\u00e9rente, comme Un, de toutes les unit\u00e9s concevables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s&rsquo;ensuivait que l&rsquo;Univers \u00e9tait immuable : \u00ab\u00a0Rien ne change, tout se perp\u00e9tue\u00a0\u00bb. La connaissance des lois qui ordonnaient la chute des cheveux ou les tremblements de terre n&rsquo;\u00e9tait pas autre que la connaissance de l&rsquo;Etre en soi \u2013 le No\u00fbs ou le Tao.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malheureusement \u2013 l&rsquo;ouvrage de Lie tseu le d\u00e9montre \u2013 le concept du Tao n&rsquo;est pas simple. S&rsquo;il fut le Serpent Jaune Houang ti, ou l&rsquo;Okeanos, qui encercle le monde (le cercle du M\u00eame), en une tr\u00e8s antique tradition,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 il n&rsquo;est, en tant que figure ou signe, qu&rsquo;une des 12 figures zodiacales (notre Cancer), que symbolise le Singe ou le Renard cynoc\u00e9phale Toth,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 et, finalement, en une \u00e9poque rationaliste, que la loi causale qui ram\u00e8ne tous les ph\u00e9nom\u00e8nes au m\u00eame rythme. Il n&rsquo;exprime plus la chose m\u00eame, l&rsquo;Etre en soi, mais la m\u00eame chose (dans l&rsquo;Autre), et le Yin, avec lequel il se confond, doit se soumettre au Yang, le Destin \u00e0 la Nature.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le m\u00eame processus se reproduit depuis le 17<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle o\u00f9, vers 1651, reparurent les Deux T\u00e9moins (Reeve et Muggleton \u00e0 Londres) et Digby formula la loi nouvelle : \u00ab\u00a0Les <em>m\u00eames<\/em> causes produisent les m\u00eames effets\u00a0\u00bb. Donn\u00e9 comme base \u00e0 ses recherches par Newton (la lune est <em>comme<\/em> la pomme), ce principe de causalit\u00e9, fond\u00e9 sur la similitude, sera la pierre d&rsquo;angle de tous les syst\u00e8mes rationalistes, anglais, puis fran\u00e7ais, puis europ\u00e9ens, pendant le si\u00e8cle des Lumi\u00e8res, ainsi que des r\u00e9formes catholiques (la conformit\u00e9 avec Dieu), islamiques (les shakyes), juives (Baal Shem), chinoises (la loge du Lotus Blanc), etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Miroir de la franc-ma\u00e7onnerie sp\u00e9culative, en 1781, en sera le symbole \u00e9clairant; l&rsquo;invention de Campanella, l&rsquo;Observation, le fondement scientiste; la trilogie r\u00e9publicaine : Egalit\u00e9\/Fraternit\u00e9\/Libert\u00e9, le fondement moral. Mais, d\u00e8s 1656, les asiles de fous et les Petites Maisons auront r\u00e9solu le probl\u00e8me : celui qui vit hors des normes est un malade, un ali\u00e9n\u00e9, qu&rsquo;il faut exclure.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En physique et en chimie, le principe de Lavoisier : \u00ab\u00a0Rien ne se perd, rien ne se cr\u00e9e\u00a0\u00bb, a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 l&rsquo;axiome aristot\u00e9licien. En biologie, l&rsquo;\u00e9volutionnisme cr\u00e9ateur de Lamarck a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par le progressisme statisticien de Darwin. Puisque rien ne se cr\u00e9e, il faut que les structures adultes d&rsquo;une esp\u00e8ce donn\u00e9e se maintiennent en leur \u00e9tat de \u00ab\u00a0sp\u00e9cialisation maxima\u00a0\u00bb. Comparable \u00e0 la Norme des \u00e9conomistes, \u00ab\u00a0une muraille proprement m\u00e9taphysique : la barri\u00e8re de Weissmann, \u00e9crit Koestler<a href=\"#_ftn1\">[1]<\/a>, est cens\u00e9e isoler du reste de l&rsquo;organisme les cellules reproductrices, vecteurs de l&rsquo;h\u00e9r\u00e9dit\u00e9\u00a0\u00bb. Les caract\u00e8res acquis ne sont pas transmissibles h\u00e9r\u00e9ditairement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Seul d&rsquo;abord, en 1919, Kammerer se dresse contre le dogme : il s&rsquo;y brise et doit se donner la mort, car on ne va pas contre la norme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais que peut \u00eatre la Norme, dans un monde o\u00f9 le sujet n&rsquo;appr\u00e9hende pas l&rsquo;objet en soi et o\u00f9 l&rsquo;entendement ne peut aller que d&rsquo;un malentendu \u00e0 l&rsquo;autre, sinon l&rsquo;application d&rsquo;un mythe aussi contraignant que l&rsquo;Herm\u00e8s hell\u00e9nistique? Le support \u2013 rationalis\u00e9 \u2013 de ce dernier avait \u00e9t\u00e9 la loi d&rsquo;identit\u00e9 technite, ou le M\u00eame, ou le Yin en Chine. La justification de la Norme se nomme la <em>probabilit\u00e9<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet, le mythe antique de la Similitude, les G\u00e9meaux, ne peut \u00eatre honor\u00e9 par des rationalistes sous cette figure l\u00e9gendaire. Le Semblable n&rsquo;est plus l&rsquo;un des 12, mais l&rsquo;Observation recouvre toute la qu\u00eate scientifique, et l&rsquo;Observance constitue la seule loi morale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une loi scientifique se justifie quand son approximation n&rsquo;exc\u00e8de pas un certain seuil (du 1\/10 au 1\/20). Il en va de m\u00eame pour toutes les lois morales et, de fait, toutes les institutions, justifi\u00e9es quand une majorit\u00e9 de citoyens en acceptent la suj\u00e9tion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Scientifiquement, la loi de probabilit\u00e9 entra\u00eene la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un nombre croissant d&rsquo;observations \u2013 jusqu&rsquo;au point o\u00f9 l&rsquo;importance quantitative des exceptions oblige \u00e0 transformer le syst\u00e8me choisi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Politiquement, la loi entra\u00eene la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;un nombre croissant d&rsquo;\u00e9lections ou de r\u00e9f\u00e9rendums ou de sondages statistiques \u2013 jusqu&rsquo;au point o\u00f9 la majorit\u00e9 bascule et remet le syst\u00e8me en question.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car le principe de base de la normativit\u00e9 :\u00a0\u00bbLes m\u00eames causes produisent les m\u00eames effets\u00a0\u00bb, exige que les causes \u2013 et les effets \u2013 demeurent les m\u00eames ou que, probl\u00e9matiquement, il en soit ainsi. Or, dans le sens causal, la loi est que la probabilit\u00e9 d\u00e9cro\u00eet quand cro\u00eet le nombre des exp\u00e9riences combinatoires : elle est du 1\/2\u00a0 pour 2 composants, du 1\/6 pour trois, du 1\/24 pour quatre, du 1\/120 pour cinq, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, s&rsquo;il se r\u00e9v\u00e8le impossible, \u00e0 long terme, de justifier une science quelconque (en son syst\u00e8me), il est toujours possible d&rsquo;exclure la science fautive.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1979, les pr\u00e9tentions de Darwin et de ses successeurs semblent bien controuv\u00e9es; Lamarck revient \u00e0 l&rsquo;honneur; on r\u00e9habilite Kammerer. La biologie ne fournit plus la <em>preuve<\/em> que nos pontifes en attendaient. Qu&rsquo;importe? Il suffit de d\u00e9cr\u00e9ter que \u00ab\u00a0le recours \u00e0 la biologie est une attitude fascisante\u00a0\u00bb! Comme quoi la dure bonne foi de Jean Rostand ne fut qu&rsquo;une charmante na\u00efvet\u00e9\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Les pr\u00e9curseurs<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s qu&rsquo;on \u00e9chappe aux lois de la causalit\u00e9 ou, ainsi que l&rsquo;\u00e9crit C.-G. Jung, \u00ab\u00a0d\u00e8s qu&rsquo;on entame l&rsquo;\u00e9tude du hasard, on voit s&rsquo;imposer la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9valuation num\u00e9rique des \u00e9v\u00e9nements\u00a0\u00bb, qui porte pr\u00e9cis\u00e9ment le nom de Probabilit\u00e9. A la n\u00e9cessit\u00e9 causale s&rsquo;oppose non pas la contingence (hasardeuse) de Kant mais le <em>contingent<\/em>, dans le sens de \u00ab\u00a0limitation num\u00e9rique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Math\u00e9matiquement, il n&rsquo;est pas d&rsquo;infini qui ne se heurte \u00e0 un nombre, comme l&rsquo;infini d\u00e9cimal \u00e0 1, la s\u00e9rie infinie des factorielles inverses \u00e0 e-1, la s\u00e9rie infinie des fonctions fuchsiennes \u00e0 2, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les \u00ab\u00a0explications\u00a0\u00bb qu&rsquo;on donnera de ce fait seront, par exemple, celles de Kammerer : l&rsquo;accumulation, la s\u00e9rialit\u00e9, l&rsquo;imitation, l&rsquo;attraction, l&rsquo;inertie, par opposition aux caract\u00e8res de la causalit\u00e9 : l&rsquo;unicit\u00e9, la reproduction, la sp\u00e9cialisation, la polarit\u00e9, le mouvement. Mais on voit que ces \u00ab\u00a0explications\u00a0\u00bb ne sont rien que des \u00ab\u00a0contenus psychologiques pr\u00eat\u00e9s \u00e0 la coque vide du contingent s\u00e9riel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aussi Jung, d\u00e8s l&rsquo;abord, ne cherche-t-il pas ses \u00ab\u00a0preuves\u00a0\u00bb dans l&rsquo;\u00e9volution moderne des math\u00e9matiques mais chez d&rsquo;\u00e9tranges pr\u00e9curseurs qui se situ\u00e8rent \u00e0 la limite de la norme et de l&rsquo;anormalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au premier chef, Kant lui-m\u00eame (<em>R\u00eaves d&rsquo;un visionnaire expliqu\u00e9s par des r\u00eaves de la m\u00e9taphysique<\/em>), puis Schopenhauer (<em>Parerge et Paralipomena<\/em>), puis Dariex, Flammarion, Richet, Wilhelm von Scholz, Siberer, Rhine, etc. Plusieurs des exp\u00e9riences les plus curieuses sont post\u00e9rieures \u00e0 1911. Jung date l&rsquo;origine de ses propres recherches des ann\u00e9es 20.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On s&rsquo;\u00e9tonnera toutefois que Jung ne cite m\u00eame pas d&rsquo;autres pr\u00e9curseurs, certainement inconscients de leur qu\u00eate mais dont les d\u00e9couvertes, fond\u00e9es sur la probabilit\u00e9 pascalienne (causale), ont litt\u00e9ralement volatilis\u00e9 celle-ci.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est aux environs de 1800 que Ren\u00e9-Just Ha\u00fcy a invent\u00e9 la cristallographie, une science enti\u00e8rement nouvelle qu&rsquo;il faut situer au germe de toutes les sciences \u00ab\u00a0quantiques\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn2\">[2]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu de temps apr\u00e8s, un physicien, Avogadro, a eu l&rsquo;id\u00e9e de traiter n&rsquo;importe quel volume de gaz comme un cristal (ensemble de ses prismes) par l&rsquo;invention d&rsquo;un \u00ab\u00a0quantum\u00a0\u00bb r\u00e9p\u00e9titif : l&rsquo;atome. Une constante, le nombre d&rsquo;Avogadro, N, dont la valeur actuellement admise est 6,028 X 10\u00b2\u00b3, validait la loi dite d&rsquo;Avogadro-Amp\u00e8re :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Tous les gaz, \u00e0 la m\u00eame temp\u00e9rature et \u00e0 la m\u00eame pression, contiennent dans des volumes \u00e9gaux un nombre \u00e9gal de mol\u00e9cules\u00a0\u00bb (1811\/1814).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un si\u00e8cle plus tard, Planck traitera n&rsquo;importe quel corpuscule \u00e9nerg\u00e9tique comme les volumes de gaz de Ha\u00fcy c&rsquo;est-\u00e0-dire comme un semble contingent\u00e9 d&rsquo;un certain nombre de quanta, par l&rsquo;invention de la constante h, telle que :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">e (l&rsquo;\u00e9nergie) = f (la fr\u00e9quence) X h.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, ces trois d\u00e9couvertes, de la cristallographie, du nombre d&rsquo;Avogadro et de la constante de Planck bouleversent enti\u00e8rement les lois de la probabilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En effet :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) Depuis Pascal, la loi \u00e9tait que la probabilit\u00e9 d\u00e9cro\u00eet quand le nombre des combinaisons cro\u00eet, dans le syst\u00e8me connu des factorielles inverses : une probabilit\u00e9 sur deux si je joue de deux composants (en 2 combinaisons), une sur six si je joue de trois composants (en 6 combinaisons), une sur vingt-quatre si je joue de quatre composants (en 24 combinaisons), th\u00e9oriquement \u00e0 l&rsquo;infini, mais pratiquement jusqu&rsquo;au nombre e-1, limite \u00e0 l&rsquo;infini des factorielles inverses et, dans l&rsquo;usage courant, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inverse du nombre de Platon, 1\/5040, avec 7 composants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) Mais, dans l&rsquo;univers du cristal, d&rsquo;Avogadro ou de Planck, la probabilit\u00e9 ne cro\u00eet ni ne d\u00e9cro\u00eet :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) Si la probabilit\u00e9 d&rsquo;une s\u00e9rie ABCDE\u2026 est de 1\/y dans un ensemble quantique de x composants, elle sera de 2\/2y en deux ensembles, de 3\/3y en trois ensembles, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) Une application imm\u00e9diate de cette loi est l&rsquo;invention de la constante quantique : N, h, e-1, etc., qui repr\u00e9sente en somme la \u00ab\u00a0probabilit\u00e9 constante\u00a0\u00bb en un ensemble quantique quelconque.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par exemple, la s\u00e9rie des factorielles : \u00bd, 1\/6, 1\/24, 1\/120, etc., \u00e0 l&rsquo;infini, comporte un facteur commun : 1\/12, en sorte qu&rsquo;elle peut s&rsquo;\u00e9crire :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6 X 1\/12, 2 X 1\/12, 1\/2 X 1\/12, 1\/10 X 1\/12, 1\/60 X 1\/12, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/12 est la constante de n&rsquo;importe quelle s\u00e9rie combinatoire fond\u00e9e sur la suite des nombres entiers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c) Ce qu&rsquo;on sait aujourd&rsquo;hui, gr\u00e2ce \u00e0 Kammerer entre autres, c&rsquo;est que, si une s\u00e9rie combinatoire comporte, en tous ses facteurs, une telle constante, la probabilit\u00e9 demeurera constante non seulement d&rsquo;un ensemble \u00e0 l&rsquo;autre mais de la partie au tout.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par exemple, si un \u00e9chantillonnage d&rsquo;individus x comporte une probabilit\u00e9 du 1\/6, vingt \u00e9chantillonnages (20 x) comporteront la m\u00eame probabilit\u00e9. Il n&rsquo;est pas d&rsquo;autre fondement \u00e0 la statistique, dont nous faisons l&rsquo;abus que l&rsquo;on sait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3) S&rsquo;il est \u00e9tabli que toute s\u00e9rie combinatoire comporte une constante, telle que 1\/12, apparente dans la s\u00e9rie : 2, 1\/2, 1\/10, 1\/60, il s&rsquo;ensuit que le rapport entre cette nouvelle s\u00e9rie et la s\u00e9rie causale : 1\/2, 1\/6, 1\/24, 1\/120, etc., se pr\u00e9sentera comme une fonction croissante (la suite des nombres enti\u00e8res) et non plus d\u00e9croissante :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/2 = 3 X 1\/12 X 2,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/6 = 4 X 1\/12 X 1\/2,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/24 = 5 X 1\/12 X 1\/10,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/120 = 6 X 1\/12 X 1\/60, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une troisi\u00e8me probabilit\u00e9 se r\u00e9v\u00e8le ainsi, non plus constante ni inversement proportionnelle \u00e0 l&rsquo;accroissement des combinaisons mais proportionnelle \u00e0 cet accroissement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Connu sous le nom de \u00ab\u00a0loi des grands nombres\u00a0\u00bb, le principe est ici qu&rsquo;\u00e0 partir d&rsquo;une certaine quantit\u00e9 d&rsquo;observations ou d&rsquo;exp\u00e9riences, la probabilit\u00e9 a cr\u00fb de telle sorte qu&rsquo;elle est devenue certitude : chaque jour, les Londoniens perdent le m\u00eame nombre de chiens ou le m\u00eame nombre d&rsquo;agressions se commettent \u00e0 New-York, avec une variable presque insignifiante. La variable serait inappr\u00e9ciable \u00e0 l&rsquo;infini (sur des milliards d&rsquo;individus).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il appara\u00eet que tout facteur inverse (1\/2, 1\/6, 1\/24, etc.) se pr\u00e9sente comme le produit des trois probabilit\u00e9s : constante (1\/12), d\u00e9croissante (2, 1\/2, 1\/10, 1\/60) et croissante (3, 4, 5, 6, etc.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une cons\u00e9quence en a \u00e9t\u00e9, vers 1860, la d\u00e9couverte de Clausius.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puisque la chaleur dilate les volumes, elle modifie le nombre d&rsquo;Avogadro : les mol\u00e9cules ne sont plus au repos dans un volume qu&rsquo;elles emplissaient, mais erratiques dans un volume dilat\u00e9. A la coh\u00e9rence du gaz se substituent des mouvements contradictoires ou non, qui entra\u00eenent un d\u00e9sordre croissant dans le corps \u00e9tudi\u00e9 : s&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un liquide, on dira qu&rsquo;il bout; d&rsquo;un m\u00e9tal qu&rsquo;il accro\u00eet \u2013 ou non \u2013 sa ductibilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;inverse, si un courant \u00e9lectrique passe dans un m\u00e9tal, il s&rsquo;ensuivra un r\u00e9chauffement de la partie travers\u00e9e (effet Joule), qui correspondra de fait \u00e0 de l&rsquo;\u00e9nergie perdue (en chaleur).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, si l&rsquo;on refroidit le corps, accroissant la coh\u00e9rence des mouvements atomiques, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;inertie, on r\u00e9duit son volume, rendant moins discernables ses composants, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 parfaite.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il se r\u00e9v\u00e9lait ainsi que, non pas une, mais deux ind\u00e9terminations contraires menacent le chercheur : l&rsquo;une proportionnelle \u00e0 la temp\u00e9rature du corps, par dispersion de l&rsquo;\u00e9nergie et incoh\u00e9rence des mouvements (\u00e0 une certaine temp\u00e9rature cette ind\u00e9termination est telle que le calcul devient impossible), l&rsquo;autre inversement proportionnelle \u00e0 la temp\u00e9rature, jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;indiscernabilit\u00e9 absolue (au z\u00e9ro absolu, -273\u00b0C).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors que le physicien nucl\u00e9aire se f\u00e9licitait d&rsquo;avoir invent\u00e9 un monde \u2013 le subatomique \u2013 o\u00f9 la double entropie ne se manifestait plus, aux alentours de 1930\/50, W. Heisenberg prouvait que, tout au contraire, les deux ind\u00e9terminations y jouent de m\u00eame; et que leur produit n&rsquo;est autre que la constante de Planck, h, comme dans l&rsquo;\u00e9quation : h\u00b2 X 1\/h = h.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une cons\u00e9quence de cette d\u00e9couverte est que, dans l&rsquo;univers subatomique comme dans l&rsquo;univers thermodynamique, l&rsquo;improbabilit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne acausal (la position) n&rsquo;est jamais sans rapport avec la probabilit\u00e9 du ph\u00e9nom\u00e8ne causal (la quantit\u00e9 de mouvements), ou la discernabilit\u00e9 sans rapport avec l&rsquo;incoh\u00e9rence, ou, \u00e0 l&rsquo;inverse. Quand une probabilit\u00e9 cro\u00eet, l&rsquo;autre d\u00e9cro\u00eet.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, Jung et son co-auteur, le physicien Pauli, ne traitent jamais \u2013 dans le d\u00e9tail \u2013 des trois probabilit\u00e9s. Mais leur objet, avou\u00e9 ou non, est manifestement de montrer que, dans l&rsquo;univers humain, il en va de m\u00eame que dans les univers de la physique classique et de la physique nucl\u00e9aire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, ici de m\u00eame, tout se ram\u00e8ne \u00e0 des quantit\u00e9s de mouvements dans le temps et \u00e0 des probabilit\u00e9s de position dans l&rsquo;espace. La probabilit\u00e9 spatiale ne d\u00e9cro\u00eet pas sans que la probabilit\u00e9 temporelle croisse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je vois la preuve de cette ambition de Jung dans le fait que, citant les pr\u00e9curseurs de l&rsquo;a-causalit\u00e9, il saute brusquement des contemporains aux grands m\u00e9di\u00e9vaux : Avicenne, saint Albert le Grand, pour lesquels la synchronicit\u00e9 des ph\u00e9nom\u00e8nes (causaux et acausaux) se pr\u00e9sentait essentiellement comme un tel rapport entre l&rsquo;espace et le temps : \u00ab\u00a0L&rsquo;\u00e2me d\u00e9sireuse de la chose qu&rsquo;elle veut op\u00e9rer\u2026 sait d&rsquo;elle-m\u00eame l&rsquo;heure astrologique la plus importante et la meilleure, qui gouverne aussi les choses qui conviennent le mieux \u00e0 l&rsquo;affaire\u00a0\u00bb (<em>De mirabilibus mundi<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si lui-m\u00eame, Jung, par la suite, s&rsquo;int\u00e9resse tant au ph\u00e9nom\u00e8ne astrologique, c&rsquo;est qu&rsquo;il y voit l&rsquo;une des plus claires applications de l&rsquo;union \u2013 et de la n\u00e9gation \u2013 des deux ind\u00e9terminations, spatiale et temporelle, dans la troisi\u00e8me, constante, qu&rsquo;il r\u00eave de d\u00e9couvrir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il n&rsquo;y est point parvenu, non plus que Pauli, c&rsquo;est peut-\u00eatre que ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre, malgr\u00e9 leur int\u00e9r\u00eat pour tout \u00e9sot\u00e9risme (astrologie, mythologie), n&rsquo;ont su r\u00e9inventer, au d\u00e9part de leur qu\u00eate, les structures \u00e9ternelles, sans lesquelles tout travail de cette nature est vain.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, d\u00e8s 1600, bien avant Ha\u00fcy, Nuysement avait \u00e9crit, d\u00e9finissant l&rsquo;Arch\u00e9typus :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0J&rsquo;assouvis de tr\u00e9sors les \u00e2mes plus avares,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je comble de sant\u00e9 les corps plus abattus,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;exalte le <em>cristal<\/em> sous les gemmes plus rares,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Universel en force et unique en vertu\u00a0\u00bb (<em>Les visions<\/em>).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Trouvant ainsi, d&#8217;embl\u00e9e, l&rsquo;\u00e9quivalent de l&rsquo;ambre (<em>electra<\/em>) dans les grandes qu\u00eates pr\u00e9-chr\u00e9tiennes : le merveilleux cristal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais comment le cristal peut-il \u00eatre \u00e0 ce point r\u00e9v\u00e9lateur?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;alibi de la sensibilit\u00e9<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[\u2026]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand Jung entreprend ses travaux, vers 1920, la vieille dialectique kantienne n&rsquo;est plus connue que des philosophes; ou, plus exactement, \u00ab\u00a0l&rsquo;homme de la rue\u00a0\u00bb l&rsquo;a compl\u00e8tement invers\u00e9e. Car la causalit\u00e9 demeure pour tous le seul sens imaginable. Mais ce n&rsquo;est plus l&rsquo;entendement seulement qu&rsquo;on pr\u00e9tend axer en ce sens; et, pour le scientifique, ce n&rsquo;est plus l&rsquo;entendement du tout, dont les lois nouvelles, de relativit\u00e9, de probabilit\u00e9s distinctes, d&rsquo;ind\u00e9termination causale, ont modifi\u00e9 radicalement les cadres de pens\u00e9e. C&rsquo;est la sensibilit\u00e9, que cent romans, dits naturalistes, et mille feuilletons m\u00e9lodramatiques ont r\u00e9-form\u00e9e dans le sens de la causalit\u00e9 (Emile Zola).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On veut bien que toutes les sciences se fondent sur approximations de plus en plus incertaines \u2013 et finalement controuv\u00e9es \u2013 \u00e0 mesure que les sciences se sp\u00e9cialisent et se multiplient : qu&rsquo;importe si le rendement d&rsquo;un moteur n&rsquo;est pas celui qui fut pr\u00e9vu ou si les gisements miniers s&rsquo;\u00e9puisent plus vite que pr\u00e9vu? Quoiqu&rsquo;il arrive, \u00ab\u00a0on ne va pas contre le progr\u00e8s\u00a0\u00bb : \u00e0 ces sources \u00e9nerg\u00e9tiques, d&rsquo;autres succ\u00e8deront.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il faut que le moindre sentiment soit justifi\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne peut l&rsquo;\u00eatre que de trois mani\u00e8res : par la circonstance att\u00e9nuante ou l&rsquo;excuse, par la normalisation ou la loi, par l&rsquo;innocence ou l&rsquo;acquittement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[\u2026]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand Jung conna\u00eet le vrai crime d&rsquo;\u0152dipe : l&rsquo;accomplissement de la proph\u00e9tie et, par l\u00e0 m\u00eame, du ch\u00e2timent de La\u00ebrte, le criminel, par la main \u00ab\u00a0conduite\u00a0\u00bb du fils, il saisit brusquement l&rsquo;imposture freudienne, car Freud a gomm\u00e9 le crime de La\u00ebrte et ramen\u00e9 ainsi le ch\u00e2timent divin aux bornes d&rsquo;un complexe. Jung ignorait sans doute ce que nous savons maintenant : le crime effectif du p\u00e8re de Freud et le soigneux oubli dont Freud l&rsquo;a recouvert. Mais il en savait assez : le puritanisme exacerb\u00e9, le culte de la statue, la terreur maladive de <em>voir<\/em> celui qu&rsquo;il soignait, la profonde n\u00e9vrose (au seuil de la psychose) de m\u00e9decin viennois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici, non seulement la causalit\u00e9 justifiante est le seul fondement du sentiment mais le sentiment est le seul fondement de la causalit\u00e9 imposteuse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est alors que, dans tout l&rsquo;Occident, on demande au roman, au film, \u00e0 la photo, puis \u00e0 l&rsquo;audiovisuel, au \u00ab\u00a0t\u00e9moignage\u00a0\u00bb de fonder une telle causalit\u00e9, ou fausse ou vraie mais utilisable dans l&rsquo;instant; et c&rsquo;est alors que les livres d&rsquo;Histoire eux-m\u00eames, selon l&rsquo;\u00e9poque, exaltent ou excluent telle R\u00e9publique ou tel tyran : Hitler, Staline, consid\u00e9r\u00e9 comme P\u00e8re du peuple ou comme le D\u00e9mon fait homme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Naturellement, les individus agissent tout de m\u00eame : ils s&rsquo;innocent du crime, dont ils chargent la Droite, s&rsquo;ils sont de Gauche, le patron s&rsquo;ils sont prol\u00e9taires, le Blanc s&rsquo;ils sont Noirs, l&rsquo;Homme s&rsquo;ils sont femmes, ou \u00e0 l&rsquo;inverse, dans la plus parfaite mauvaise foi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, Jung ne fut pas un juge, non plus qu&rsquo;un philosophe, mais seulement un m\u00e9decin. Ce n&rsquo;est point par moralit\u00e9 ou par rigueur philosophique, d&rsquo;abord, qu&rsquo;il d\u00e9nonce le pi\u00e8ge. Il lui est bien indiff\u00e9rent qu&rsquo;on charge le fils pour innocenter le p\u00e8re, ou qu&rsquo;on accable l&rsquo;humanit\u00e9 enti\u00e8re pour justifier cette race, ce sexe ou cette fonction. Il voit seulement que cette attitude conduit \u00e0 la n\u00e9vrose, et pire : qu&rsquo;elle inverse litt\u00e9ralement le sens du mot : ali\u00e9nation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car l&rsquo;ali\u00e9n\u00e9, ici, c&rsquo;est Freud. Et sa m\u00e9thode, loin de gu\u00e9rir des malades, ne peut qu&rsquo;ali\u00e9ner les bien-portants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, remontant de Freud \u00e0 Marx et \u00e0 Darwin, Jung s&rsquo;interroge sur la nature du crime (la mort du mythe) et sur sa justification (l&rsquo;inexistence de Dieu). C&rsquo;est-\u00e0-dire qu&rsquo;il remonte du mal (l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9 justifiante) \u00e0 son origine historique : le besoin d&rsquo;une causalit\u00e9, soit m\u00e9taphysique : Dieu, soit biologique : le singe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au sens causal, d\u00e8s lors il ne peut qu&rsquo;opposer le cens de l&rsquo;a-causalit\u00e9; \u00e0 l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9, le motif arch\u00e9typal et sa profonde \u00ab\u00a0motivation\u00a0\u00bb. D\u00e8s lors, l&rsquo;<em>affect<\/em> n&rsquo;est plus seulement l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;involution o\u00f9 se d\u00e9grade la pens\u00e9e normalis\u00e9e (consciente), mais c&rsquo;est le processus par lequel l&rsquo;entendement regagne les zones de la motivit\u00e9, de l&rsquo;a-causalit\u00e9 et du mythe.<\/p>\n<div id=\"attachment_1047\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG3.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1047\" class=\"size-medium wp-image-1047\" title=\"KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG3-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG3-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG3.jpg 748w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1047\" class=\"wp-caption-text\">Illustration Pierre-Jean Debenat<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Jung et Lie tseu : les arch\u00e9types<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il l&rsquo;avoue lui-m\u00eame : il ne peut atteindre aux 12; les douze signes astrologiques le g\u00eanent; s&rsquo;il \u00e9tait astrologue, les 7 plan\u00e8tes antiques suffiraient \u00e0 ses constructions, avec une pr\u00e9dilection marqu\u00e9e pour le soleil et pour la lune (dans leur relation avec les probl\u00e8mes du Couple, entre autres).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme Lie tseu, il joue librement des 3 et des 4, mais il ne peut m\u00eame comprendre les cat\u00e9gories de Kant, qu&rsquo;il n&rsquo;a peut-\u00eatre pas \u00e9tudi\u00e9es. Il faudrait conna\u00eetre toute son \u0153uvre \u2013ce n&rsquo;est pas mon cas \u2013 pour y d\u00e9couvrir une formulation pr\u00e9cise des structures \u00e9ternelles qu&rsquo;il nomme les Arch\u00e9types ou Grandes Images.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il ne les pr\u00e9sente pas comme des dieux mais comme, semble-t-il, car cela n&rsquo;est pas clair, des approches, humainement formulables, de l&rsquo;Etre (l&rsquo;Archetypus de Nuysement, de Sc\u00e8ve et de Kant).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Nous devons admettre, \u00e9crit-il, que l&rsquo;inconscient est parfois capable d&rsquo;assumer une intelligence une volont\u00e9 sup\u00e9rieures \u00e0 l&rsquo;intuition consciente\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et ces lignes qui ont fond\u00e9 ma propre qu\u00eate, il y a vingt ans :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Si l&rsquo;inconscient pouvait \u00eatre personnifi\u00e9 \u2026 ce serait un r\u00eaveur de r\u00eaves s\u00e9culaires et, gr\u00e2ce \u00e0 son exp\u00e9rience d\u00e9mesur\u00e9e, un oracle aux pronostics incomparables\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce fait, dans lequel il voit \u00ab\u00a0un ph\u00e9nom\u00e8ne religieux fondamental\u00a0\u00bb, conditionne la qu\u00eate jungienne, et c&rsquo;est en quoi il se distingue d&rsquo;Adler, qui lui aussi consid\u00e8re que le conditionnement social est le grand obstacle \u00ab\u00a0\u00e0 la d\u00e9charge naturelle de la pouss\u00e9e lib\u00e9ratrice\u00a0\u00bb mais qui ne va pas jusqu&rsquo;\u00e0 comprendre que ce conditionnement social \u00e9pouse la double forme de la causalit\u00e9 assertorique et de l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9 justifiante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung lui-m\u00eame sait-il qu&rsquo;il se fonde sur l&rsquo;Archetypus d&rsquo;une part et sur l&rsquo;Image de l&rsquo;autre, c&rsquo;est-\u00e0-dire sur l&rsquo;ancien Basis scorpionnaire et sur les dieux g\u00e9meaux? Du moins sont-ils tous deux parmi les mythes qu&rsquo;il a parfaitement d\u00e9finis : la Vieille M\u00e8re, le Grand Guerrier, le dieu de la T\u00e9n\u00e8bre, la Vierge, le Prince,\u00a0 le Sage et le Grand Fr\u00e8re, c&rsquo;est-\u00e0-dire : la Caper, le Sagittaire, le Scorpion, la Vierge, le Lion, le Cancer et les G\u00e9meaux. Mais on ne le voit \u00e9lever au rang des arch\u00e9types ni le Cr\u00e9ateur\/Dispensateur (Taureau\/Verseau), son dieu, ni le Justicier (B\u00e9lier) devenu le d\u00e9mon de la justification.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 11<sup>\u00e8me<\/sup> arch\u00e9type tient dans l&rsquo;\u0153uvre de Jung une place singuli\u00e8re : on peut dire qu&rsquo;il ne l&rsquo;y situe pas; soit l&rsquo;arch\u00e9type impr\u00e8gne tout un ordre de recherche (les bonheurs et malheurs du Couple), soit il lui est comme impos\u00e9. Il lui faut conter en quelles circonstances, le 1<sup>er<\/sup> avril 1949, qui se trouvait \u00eatre un vendredi, 7 co\u00efncidences ont replac\u00e9 le Poisson sous ses yeux : le r\u00eave d&rsquo;une patiente, le plat du vendredi, l&rsquo;attrape du 1<sup>er<\/sup> avril, la l\u00e9gende de cette institution, un squelette sur un rivage, etc. On ne peut pas ne pas songer au L\u00e9viathan de Hobbes, \u00e0 la Baleine Blanche de Melville, au Grand Poisson de Hemingway, au Bateau-lit de Jarry, th\u00e8mes primordiaux de quatre chefs-d&rsquo;\u0153uvre, bien qu&rsquo;aucun des quatre auteurs ne puisse \u00eatre tenu pour un \u00e9crivain chr\u00e9tien.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Serait-ce donc, comme l&rsquo;\u00e9crira Jarry, \u00ab\u00a0qu&rsquo;en quelque sorte, dans nos temples actuellement, l&rsquo;amour est Dieu encore, quoique, j&rsquo;en conviens, sous des formes absconses quelque peu\u00a0\u00bb (<em>Docteur Faustroll<\/em>)?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant au 12<sup>\u00e8me<\/sup> signe, la Balance, il est de fait que Jung semble l&rsquo;ignorer. Ce serait \u00e0 tort, cependant, qu&rsquo;on s&rsquo;y laisserait prendre. Jung ne rejette pas plus le mythe que Lie tseu n&rsquo;a rejet\u00e9 le Tao. L&rsquo;adversaire du Chinois \u00e9tait le tao\u00efste rationaliste, dont le Tao s&rsquo;identifiait avec le Yin, le cycle \u00e9ternellement reproduit, le cercle du M\u00eame, mais il n&rsquo;\u00e9tait pas l&rsquo;antique Sagesse qui assume la forme en m\u00eame temps que la mati\u00e8re et le Miroir avec le Fleuve, comme on l&rsquo;a vu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;adversaire de Jung, clairement, est l&rsquo;\u00e9galitarisme justificateur qu&rsquo;il a retrouv\u00e9 au c\u0153ur de toutes les ali\u00e9nations; mais il n&rsquo;est pas l&rsquo;autre Equilibre, qu&rsquo;il nomme \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9nergie indestructible\u00a0\u00bb, ultime avatar de l&rsquo;antique Souffle (Amon, avant qu&rsquo;il ne f\u00fbt la Balance).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contraire, quand, revenant sur les grands pr\u00e9curseurs, Jung en dresse la liste, nous retrouvons en tous cette m\u00eame notion d&rsquo;une Compensation, d&rsquo;une Correspondance n\u00e9cessaire, en quoi r\u00e9side tout \u00e9quilibre et, partant, toute libert\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9part, Jung ne cite pas Lie tseu, qu&rsquo;il ne conna\u00eet pas, mais Lao tseu et Tchouang tseu, puis le plus grand disciple d&rsquo;Aristote, Th\u00e9ophraste (-370\/-288). Il d\u00e9couvre chez eux le principe de \u00ab\u00a0correspondance\u00a0\u00bb, que reprendra Niels Bohr, d\u00e8s 1914, pour caract\u00e9riser le lien entre le discontinu (des particules) et le continu (de l&rsquo;onde), bien avant que de Broglie n&rsquo;invente le concept de \u00ab\u00a0compl\u00e9mentarit\u00e9\u00a0\u00bb; et m\u00eame un principe de \u00ab\u00a0communaut\u00e9\u00a0\u00bb pour relier le suprasensible au sensible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus : par-del\u00e0 saint Albert, d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9, Jung analyse longuement l&rsquo;id\u00e9e de Nicolas de Cues, qu&rsquo;il ne conna\u00eet que par Pic de la Mirandole : la co\u00efncidence de \u00ab\u00a0l&rsquo;homme int\u00e9rieur\u00a0\u00bb, comme maximum de ses degr\u00e9s d&rsquo;\u00e9volution, et de \u00ab\u00a0l&rsquo;homme ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, comme minimum ou plus petite partie de tout ensemble en l&rsquo;Unit\u00e9 1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les autres pr\u00e9curseurs, de la Renaissance (Paracelse, Johann Kepler), Jung fait une place toute particuli\u00e8re \u00e0 l&rsquo;\u00e9sot\u00e9riste peu connu Agrippa ab Nettesheym, auteur d&rsquo;une table de correspondances ou \u00ab\u00a0co\u00efncidences signifiantes\u00a0\u00bb dans le cadre des 12 (1533). Il n&rsquo;\u00e9tonne pas davantage que Leibniz ne soit pas oubli\u00e9, dont les \u00ab\u00a0harmoniques\u00a0\u00bb, sans les r\u00e9p\u00e9ter, renouvellent les correspondances et co\u00efncidences pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est pas besoin de longs commentaires pour faire appara\u00eetre dans cette liste m\u00eame une parfaite \u00ab\u00a0harmonique\u00a0\u00bb avec la liste de Lie tseu, r\u00e9v\u00e9latrices toutes deux de la m\u00eame d\u00e9gradation et du m\u00eame messianisme, du Tao ici, de la Compensation Motivante l\u00e0 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) Lie tseu\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 1) Jung<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) Houang-ti\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 2) Lao tseu ou : <em>l&rsquo;Antique<\/em>; Th\u00e9ophraste<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">3) le roi Mou, vers -900\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 3) Albert, vers 1260<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">4) Confucius\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 4) De Cues<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">5) Tang (-580\/-540)\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 5) Paracelse, Agrippa avant 1620<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">6) Ming\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 6) Kepler<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">7) Yang tseu\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 7) De Schopenhauer \u00e0 Rhine : <em>les Temps \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0Modernes<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il reste qu&rsquo;un d\u00e9passement est ici n\u00e9cessaire. On l&rsquo;aurait su sans prendre connaissance de l&rsquo;appareil de Lie tseu et de l&rsquo;appareil de Jung, car ni l&rsquo;un n&rsquo;a parl\u00e9 de l&rsquo;ambre, ni l&rsquo;autre du cristal. Ni le premier, par suite, ne d\u00e9finit clairement la notion d&rsquo;aff\u00e9rence (le contraire et le semblable), ni le second la notion de probabilit\u00e9 (dans le sens et dans le cens, ou dans la discernabilit\u00e9).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il manque \u00e0 ce dernier de reconna\u00eetre son propre mythe d&rsquo;abord, puis de le localiser parmi les autres structures, dans le temps; c&rsquo;est-\u00e0-dire, selon le mot de Ho\u00e9n\u00e9 Wronski (1776\/1853), un pr\u00e9curseur que Jung ne cite pas : \u00ab\u00a0La reconnaissance de la loi t\u00e9l\u00e9ologique du hasard comme base de la r\u00e9forme du calcul des probabilit\u00e9s\u00a0\u00bb<a href=\"#_ftn3\">[3]<\/a>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;appareil<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est dans la nature de tout pr\u00e9cis ontologique d&rsquo;\u00eatre ridicule, ainsi que nous l&rsquo;avons \u2013 six fois \u2013 constat\u00e9. Mais il sera d&rsquo;autant plus risible que son auteur voudra l&rsquo;expliquer, puisque l&rsquo;explication ne peut \u00eatre que causale. En cela les \u00ab\u00a0machines\u00a0\u00bb de Platon, de Lie tseu et de Kant apparaissent plus probantes que les syst\u00e8mes qui les fondent, et celles d&rsquo;Ez\u00e9chiel et de Nuysement plus acceptables, parce qu&rsquo;elles sont enti\u00e8rement irrationnelles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ici, l&rsquo;ambigu\u00eft\u00e9 s&rsquo;affine, car l&rsquo;appareil de Jung et de Pauli est double. Sans pouvoir le prouver, je crois que la premi\u00e8re figure est l&rsquo;\u0153uvre du m\u00e9decin, peu soucieux de convenir aux syst\u00e8mes de son \u00e9poque, non plus qu&rsquo;\u00e0 son vocabulaire : l&rsquo;espace\/temps, l&rsquo;\u00e9nergie, et que la seconde figure est l&rsquo;\u0153uvre du physicien, \u00e9videmment soucieux de conformit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elles sont toutes deux quadripartites, mais diversement formul\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1042\" title=\"JUNG001\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG001.jpg\" alt=\"\" width=\"868\" height=\"191\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG001.jpg 868w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG001-300x66.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 868px) 100vw, 868px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant aux \u00ab\u00a0explications\u00a0\u00bb pseudo-scientifiques des auteurs, il me semble inutile de tenter de les \u00e9claircir : elles n&rsquo;ont convaincu personne. Le plus honn\u00eate est de les citer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;hypoth\u00e8se de base semble \u00eatre qu&rsquo;une perception \u00e0 la fois causale et synchronique pourrait, en certains cas (\u00e9vanouissement, hyst\u00e9rie) couvrir les deux secteurs. Si l&rsquo;on comprend bien, il se pourrait qu&rsquo;une a-perception globale, de l&rsquo;espace et du temps \u00e0 la fois, permette de saisir l&rsquo;Etre en soi de Spinoza, Etendue et Pens\u00e9e. Jung cite \u00e0 ce propos le professeur M.-A. Dalcq, qui \u00ab\u00a0comprend la forme, malgr\u00e9 son lien avec la mati\u00e8re, comme une continuit\u00e9 plac\u00e9e au-dessus de la mati\u00e8re vivante\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, il est exact que la saisie des plans arch\u00e9typaux, comme dans l&rsquo;usage de certaines drogues \u00ab\u00a0dures\u00a0\u00bb ou dans le r\u00eave pr\u00e9monitoire, embrasse non seulement les figures mais leur substance m\u00eame, dans un champ inimaginable rationnellement, o\u00f9 la causalit\u00e9 ne s&rsquo;oppose plus aux connexions synchroniques, ni d&rsquo;ailleurs l&rsquo;espace au temps. Mais, hors Baudelaire, Michaux et quelques po\u00e8tes, quel drogu\u00e9 a r\u00e9ussi, en pleine conscience cr\u00e9atrice, de telles exp\u00e9riences?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung le reconna\u00eet quand il avoue que l&rsquo;\u00e9nergie indestructible exigerait d&rsquo;\u00eatre exprim\u00e9e par un nouveau langage conceptuel, la \u00ab\u00a0langue neutre\u00a0\u00bb, comparable au \u00ab\u00a0champ neutre\u00a0\u00bb par lequel Wronski pr\u00e9tendait unir le Savoir et l&rsquo;Etre, ou la 3<sup>\u00e8me<\/sup> mati\u00e8re de Lupasco et de Begbeider. Jung n&rsquo;a pas de peine \u00e0 d\u00e9montrer qu&rsquo;une telle langue se fonderait sur les 4 et non sur les 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La synchronicit\u00e9, \u00e9crit-il, se comporte par rapport aux trois autres principes comme l&rsquo;unidimensionnalit\u00e9 du temps par rapport \u00e0 la tridimensionnalit\u00e9 de l&rsquo;espace\u00a0\u00bb, ou comme \u00ab\u00a0le quatri\u00e8me rebelle de Platon, qui ne se laisse annexer aux trois que par force\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais lui-m\u00eame ne se laisse pas prendre \u00e0 cette explication encore trop rationnelle, puisque, apr\u00e8s avoir \u00e9voqu\u00e9 Platon, il se r\u00e9f\u00e8re aux 3 + 1 de Marie la Juive, \u00e0 la sc\u00e8ne des Cabires dans le second <em>Faust<\/em> et au dilemme de l&rsquo;alchimiste Dorn entre la Trinit\u00e9 et le Serpent \u00e0 quatre cornes. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il observe, rejetant toute prudence :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Ce n&rsquo;est pas en g\u00e9n\u00e9ral dans un domaine d\u00e9j\u00e0 connu que l&rsquo;on d\u00e9couvre de nouveaux points de vue, mais dans des endroits d\u00e9laiss\u00e9s, \u00e9vit\u00e9s ou m\u00eame discr\u00e9dit\u00e9s\u00a0\u00bb : les pr\u00e9cis ridicules. Dans lequel de ces pr\u00e9cis, lui qui ne cite ni Ez\u00e9chiel ni Lie tseu ni Nuysement et n&rsquo;analyse ni les 12 de Platon ni les 12 de Kant, a-t-il trouv\u00e9 le mod\u00e8le du sien?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A-t-il, d&rsquo;une mani\u00e8re plus surprenante, con\u00e7u que la 4<sup>\u00e8me<\/sup> partie de son appareil (la connexion synchronique) \u00e9tait \u00ab\u00a0le lieu universel o\u00f9 s&rsquo;accomplissent tous les actes de cr\u00e9ation\u00a0\u00bb et que \u00ab\u00a0l&rsquo;arch\u00e9type est la forme reconnaissable par l&rsquo;introspection de l&rsquo;arrangement psychique a priori\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous comprenons, sans qu&rsquo;il le dise express\u00e9ment, qu&rsquo;il n&rsquo;a pas trouv\u00e9 ce mod\u00e8le ou con\u00e7u ces nouveaux principes dans une \u00e9rudition tr\u00e8s riche mais incompl\u00e8te, ou trop tardive. Il les a trouv\u00e9s ou con\u00e7us, d&rsquo;abord, dans son exp\u00e9rience personnelle, l&rsquo;observation constante, renouvel\u00e9e, de ses malades.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;est pas venu par syst\u00e8me \u00e0 l&rsquo;\u00e9sot\u00e9risme \u00e9ternel qui l&rsquo;attire et qu&rsquo;il ne comprend pas. Mais par une ignorance admise de bonne foi, devant les probl\u00e8mes \u2013 innombrables \u2013 que la maladie contemporaine lui posait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le scarab\u00e9e<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung fut d&rsquo;abord un m\u00e9decin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si la r\u00e9v\u00e9lation du v\u00e9ritable mal dont souffre l&rsquo;humanit\u00e9 contemporaine (l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9 justifiante) lui est venue par la \u2013 lente \u2013 observation de son ma\u00eetre Freud, c&rsquo;est une circonstance tout \u00e0 fait hasardeuse qui lui r\u00e9v\u00e8le le pouvoir th\u00e9rapeutique de la \u00ab\u00a0co\u00efncidence significative\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La femme semblait ingu\u00e9rissable (Jung la soignait de longue date) car elle n&rsquo;\u00e9tait m\u00eame plus capable de consid\u00e9rer un \u00e9v\u00e8nement quelconque sans le rattacher \u00e0 une causalit\u00e9 pr\u00e9cise, non seulement esclave de la pseudo-responsabilit\u00e9 o\u00f9 s&rsquo;enferment de tels malades, mais \u00e9motivement justifi\u00e9e par cette ali\u00e9nation m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors qu&rsquo;elle contait \u00e0 Jung un r\u00eave qu&rsquo;elle venait d&rsquo;avoir, o\u00f9 intervenait un grand scarab\u00e9e, \u00e0 la fen\u00eatre du cabinet de consultation retentit le \u00ab\u00a0tip tip\u00a0\u00bb de la <em>Kosmopoiia<\/em>. Levant simultan\u00e9ment les yeux, le m\u00e9decin et sa patiente virent <em>le<\/em> scarab\u00e9e \u2013 celui-l\u00e0, pas un autre \u2013 qui cognait \u00e0 la vitre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors, la femme pouvait gu\u00e9rir et Jung affirme qu&rsquo;en effet, le traitement psychanalytique commen\u00e7a d&rsquo;agir d\u00e9sormais. A l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9 ali\u00e9nante de la malade le <em>motif<\/em> arch\u00e9typal, tout nu, tout inconcevable, de la co\u00efncidence avait apport\u00e9 le seul rem\u00e8de n\u00e9cessaire (en m\u00eame temps que contingent).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Or, accumulant les \u00ab\u00a0rencontres\u00a0\u00bb de ce type, Jung se borne \u00e0 constater que les \u00ab\u00a0synchronicit\u00e9s\u00a0\u00bb peuvent emprunter les formes les plus diverses : ses propres rencontres du Poisson ou la co\u00efncidence d&rsquo;un grand rassemblement d&rsquo;oiseaux avec la mort (que j&rsquo;ai v\u00e9rifi\u00e9e moi-m\u00eame sous les fen\u00eatres de Colette, le matin qui suivit sa mort) mais qu&rsquo;elles se pr\u00e9sentent toujours comme une telle rencontre de l&rsquo;espace objectif (le ph\u00e9nom\u00e8ne constat\u00e9) et du temps subjectif (l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de l&rsquo;observateur, le r\u00eave, la pr\u00e9monition).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Car, de fait, l&rsquo;entendement est accoutum\u00e9 \u00e0 ce que l&rsquo;espace et le temps ne se rencontrent jamais. Dans le temps il n&rsquo;est de pens\u00e9e que mouvante ou, physiquement, que des ondes de vibration; dans l&rsquo;espace il n&rsquo;est que des volumes, plus ou moins bien localis\u00e9s, ou des corpuscules dans le subatomique. Les deux univers ne semblent jamais devoir correspondre, pas plus que, dans le syst\u00e8me kantien, la n\u00e9cessaire causalit\u00e9, subjective, et l&rsquo;objective contingence.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;o\u00f9, la premi\u00e8re quadrilogie de Jung \u2013 et de Pauli, le physicien &#8211; : espace\/temps, causalit\u00e9\/a-causalit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les deux chercheurs, en somme, les deux seules sciences concern\u00e9es ici, outre la psychanalyse, seraient d&rsquo;une part la biologie, science de la vie, et la physique nucl\u00e9aire, science de la mati\u00e8re et de l&rsquo;\u00e9nergie. L&rsquo;\u00e9tonnant est que, de ces deux sciences m\u00eame, ils ne tirent pas les arguments les plus propres \u00e0 nous convaincre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;ils connaissent, en biologie, les grandes s\u00e9ries de Kammerer, ils semblent ignorer la p\u0153domorphose. En physique, Jung cite sir James Jeans, selon lequel \u00ab\u00a0la d\u00e9composition radioactive se pr\u00e9sente comme un effet sans cause\u00a0\u00bb, de sorte que \u00ab\u00a0les ultimes lois de la nature ne seraient en aucun cas causales\u00a0\u00bb (1944) et l&rsquo;on sait que Pauli est, entre autres, l&rsquo;inventeur du \u00ab\u00a0principe d&rsquo;exclusion\u00a0\u00bb, selon lequel deux \u00e9lectrons de m\u00eames facteurs ne se maintiennent pas sur la m\u00eame orbite, de sorte que, sur une orbite quelconque, l&rsquo;ensemble ABCD se pr\u00e9sentera toujours dans cet ordre et jamais dans l&rsquo;ordre ACDB par exemple (ce qui supposerait deux B diversement localis\u00e9s, entre A et C, et C et D).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais, en aucun point de leur ouvrage commun, ils ne traitent du ph\u00e9nom\u00e8ne connu sous le nom de \u00ab\u00a0r\u00e9sonance\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>P\u0153domorphose et r\u00e9sonance : la pr\u00e9cession<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au fondement de l&rsquo;\u00e9tude de la d\u00e9composition radioactive (ou d\u00e9sint\u00e9gration) d&rsquo;un isotope quelconque, tel que le carbone 14, est le nombre e-1 (1,718), limite de sa dur\u00e9e ou, si l&rsquo;on veut, de sa probabilit\u00e9 d&rsquo;existence, dans la r\u00e9duction croissante de cette probabilit\u00e9 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1\/1 + 1\/2\u00a0 + 1\/6 + 1\/24 + 1\/120 + 1\/720 + 1\/5 040, etc.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais il se trouve qu&rsquo;au cours de cette dur\u00e9e ou de cette entropie la particule op\u00e8re un \u00ab\u00a0redressement\u00a0\u00bb irrationnel, comme du sens cause-effet au sens inverse; ou, si l&rsquo;on veut, elle cesse de se \u00ab\u00a0d\u00e9peupler\u00a0\u00bb pour en revenir \u00e0 une n\u00e9guentropie tr\u00e8s \u00e9ph\u00e9m\u00e8re qu&rsquo;on nomme la R\u00e9sonance : lumineuse, on l&rsquo;utilisera dans le laser, acoustique dans le maser.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce point de r\u00e9sonance se situe \u00e0 0,6 de la dur\u00e9e du corpuscule.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il se r\u00e9alise, naturellement, par un renversement du sens normal de la particule (pr\u00e9cession de Larmor), on l&rsquo;obtient ou le prolonge, artificiellement, par un peuplement de la \u00ab\u00a0phase\u00a0\u00bb atomique, c&rsquo;est-\u00e0-dire soit par l&rsquo;intervention d&rsquo;une lumi\u00e8re ext\u00e9rieure, soit par un refroidissement du corps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">C&rsquo;est le seul cas, dans le monde subatomique, o\u00f9 l&rsquo;\u00e9nergie cesse de se disperser, par exemple en chaleur (le cas d&rsquo;entropie le plus connu), pour produire un effet notable : couleur ou son.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement, d\u00e8s les ann\u00e9es 20, alors que Kammerer formulait sa th\u00e9orie des s\u00e9riels, un autre biologiste, Garstang, r\u00e9v\u00e9lait l&rsquo;existence d&rsquo;un ph\u00e9nom\u00e8ne inaper\u00e7u dans l&rsquo;\u00e9volution des esp\u00e8ces : la p\u0153domorphose. Plus tard, Gavin de Beer et des biologistes russes v\u00e9rifi\u00e8rent le ph\u00e9nom\u00e8ne et formul\u00e8rent la loi : \u00ab\u00a0Une esp\u00e8ce peut rajeunir en expulsant de la fin de leur ontog\u00e9n\u00e8se le stade adulte de ses individus; elle peut rayonner alors dans toutes les directions\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fond\u00e9e sur l&rsquo;\u00e9tude de certains oursins, tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9s de l&rsquo;\u00e9tat adulte et qui s&rsquo;offrent alors \u00e0 toutes les mutations h\u00e9r\u00e9ditaires, la th\u00e9orie ne cessera plus de cro\u00eetre et de s&rsquo;affirmer. En 1952, Julian Huxley proposera le n\u00e9ologisme : \u00ab\u00a0juv\u00e9nilisation\u00a0\u00bb; mais, entre 1930 et 1952, Bolk aura d\u00e9j\u00e0 d\u00e9montr\u00e9 que le cerveau de l&rsquo;homme ressemble plus \u00e0 celui de l&#8217;embryon de singe qu&rsquo;\u00e0 celui du singe adulte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En bref, si les structures adultes pr\u00e9sentent une \u00ab\u00a0barri\u00e8re de Weissmann\u00a0\u00bb et n&rsquo;ob\u00e9issent pas aux lois de Lamarck, il se r\u00e9v\u00e8le que les structures juv\u00e9niles, adolescentes ou embryonnaires, au stade de la non-sp\u00e9cialisation, ignorent une telle barri\u00e8re et permettent l&rsquo;acquisition de caract\u00e8res que leur r\u00e9p\u00e9tition peut rendre h\u00e9r\u00e9ditaires. Comme l&rsquo;\u00e9crit Koestler, \u00ab\u00a0l&rsquo;homme ne descend pas du singe adulte, mais peut-\u00eatre d&rsquo;un embryon de singe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">S&rsquo;il y a mutation, ce n&rsquo;est pas au stade adulte, terminal, des individus ou des esp\u00e8ces. Mais, avant cet \u00e9tat adulte, il existe une probabilit\u00e9 d&rsquo;involution, dans le sens contraire de l&rsquo;\u00e9volution, qui replace l&rsquo;individu \u2013 ou l&rsquo;esp\u00e8ce \u2013 dans un \u00e9tat non s\u00e9lectif ou non diversifi\u00e9, c&rsquo;est-\u00e0-dire non entropique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le cristal, entre le r\u00e8gne min\u00e9ral et le r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal, et le corail, entre le r\u00e8gne v\u00e9g\u00e9tal et le r\u00e8gne animal, d\u00e9montrent que la loi ne vaut pas seulement pour les mutations d&rsquo;esp\u00e8ces, mais \u00e9galement pour les passages d&rsquo;un r\u00e8gne \u00e0 l&rsquo;autre. Car le cristal, en ses prismes, et le corail, en ses polypes, ne sont pas autre chose que des \u00ab\u00a0\u00e9tats non diff\u00e9renci\u00e9s\u00a0\u00bb de la mati\u00e8re ou de la vie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans tous ces, si divers! de la r\u00e9sonance paramagn\u00e9tique, de la p\u0153domorphose, du cristal et du corail, se retrouvent les m\u00eames caract\u00e8res que dans la synchronicit\u00e9 jungienne : involution, que Jung nomme l&rsquo;<em>affect<\/em>, non-sp\u00e9cialisation et retour au Motif, r\u00e9it\u00e9ration du motif enfin (prisme, polype, peuplement paramagn\u00e9tique, arch\u00e9type r\u00e9v\u00e9l\u00e9, etc.).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Enfin, c&rsquo;est tout r\u00e9cemment (1960) qu&rsquo;en math\u00e9matique de m\u00eame, a \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 le <em>fractal<\/em>. R\u00e9it\u00e9ration d&rsquo;un motif quelconque, angle sur le c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;un carr\u00e9 ou bris sur la face d&rsquo;un cube, le fractal cr\u00e9e en effet une nouvelle dimension, inf\u00e9rieure \u00e0 2 dans un cas, inf\u00e9rieure \u00e0 3 dans l&rsquo;autre.<\/p>\n<div id=\"attachment_1048\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1048\" class=\"size-medium wp-image-1048\" title=\"KONICA MINOLTA DIGITAL CAMERA\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG2-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG2-300x225.jpg 300w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG2.jpg 748w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1048\" class=\"wp-caption-text\">Fractale<\/p><\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi que Jung l&rsquo;a pressenti, le ph\u00e9nom\u00e8ne s&rsquo;observe donc \u00e0 la fois dans l&rsquo;espace et dans le temps. Ce que Jung ne pouvait imaginer : des deux techniques utilisables, la r\u00e9it\u00e9ration et la pr\u00e9cession, la premi\u00e8re pr\u00e9vaut dans l&rsquo;espace (le fractal), la seconde dans le temps (la p\u0153domorphose). Dans le monde microscopique, subatomique, et dans l&rsquo;univers humain, il semble que les deux techniques soient utilisables : peuplement dans l&rsquo;espace et pr\u00e9cession dans le temps, avec le m\u00eame r\u00e9sultat : la n\u00e9guentropie ou la gu\u00e9rison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On ne doit pas douter, par suite, que si Jung pouvait, aujourd&rsquo;hui, corriger \u00e0 nouveau son sch\u00e8me, il le pr\u00e9senterait sous une forme encore diff\u00e9rente, la forme d&rsquo;une figure ax\u00e9e. Par exemple :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG002.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1043\" title=\"JUNG002\" src=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG002.jpg\" alt=\"\" width=\"868\" height=\"191\" srcset=\"http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG002.jpg 868w, http:\/\/www.jeancharlespichon.com\/wp\/wp-content\/uploads\/2011\/10\/JUNG002-300x66.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 868px) 100vw, 868px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>L&rsquo;acquis : le semblable cr\u00e9ateur<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Faute d&rsquo;avoir su, en sa figure, ma\u00eetriser les deux sens et le cens du Tao (le contraire, le semblable et la chose m\u00eame), Lie tseu n&rsquo;avait pas atteint \u00e0 la notion d&rsquo;aff\u00e9rence, recensant seulement tous les facteurs qui devaient en effet la r\u00e9v\u00e9ler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De m\u00eame, faute d&rsquo;avoir ax\u00e9 son sch\u00e8me, Jung n&rsquo;a pas invent\u00e9 la trinit\u00e9 du semblable :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1) les Fr\u00e8res ensemble ou le Signe des G\u00e9meaux;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">2) les Fr\u00e8res s\u00e9par\u00e9s :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">a) le tendre et fraternel, dans l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9 et la causalit\u00e9 qu&rsquo;on a nomm\u00e9 Abel, Amphion, Jubal, Castor aussi ou Esa\u00fc le na\u00eff : l&rsquo;\u00e9missaire;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">b) le conqu\u00e9rant, le solaire, mais aussi le froid r\u00e9it\u00e9rant, qu&rsquo;on a nomm\u00e9 Ca\u00efn, Z\u00e9tos, Tubal le constructeur, mais aussi Pollux et Jacob, Romulus beaucoup plus tard (contre R\u00e9mus) : le commissaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a cependant vu que l&rsquo;espace et le temps peuvent \u00eatre trait\u00e9s soit simultan\u00e9ment, soit s\u00e9par\u00e9ment, sans aller jusqu&rsquo;\u00e0 concevoir qu&rsquo;il en va de m\u00eame pour toutes les dialectiques, dont une \u00e9tude approfondie fait \u00e0 coup s\u00fbr une trinit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mieux : il n&rsquo;a pas craint de publier ses d\u00e9couvertes, t\u00e9m\u00e9rairement il y a trente ans,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 en recensant les grands pr\u00e9curseurs de la notion de \u00ab\u00a0semblable cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb, depuis Albert le Grand jusqu&rsquo;\u00e0 Rhine<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u2013 en r\u00e9v\u00e9lant le pouvoir salvateur de l&rsquo;arch\u00e9type et m\u00eame d&rsquo;un processus involutif (l&rsquo;affect) dans la r\u00e9v\u00e9lation du monde arch\u00e9typal,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8211; en opposant \u00e0 la causalit\u00e9, logique puis \u00e9motionnelle, une autre r\u00e9alit\u00e9 : le synchronisme a-causal ou synchronicit\u00e9, consid\u00e9r\u00e9e comme li\u00e9e aux grandes lois s\u00e9rielles, sinon au \u00ab\u00a0contingent\u00a0\u00bb quantique,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">c&rsquo;est-\u00e0-dire, consciemment ou non, en distinguant dans le mot : n\u00e9cessit\u00e9, les deux sens : n\u00e9cessit\u00e9 causale, au sens kantien, et d\u00e9nuement, besoin, au sens o\u00f9 le physicien parle de \u00ab\u00a0d\u00e9peuplement\u00a0\u00bb et, dans le mot : contingent, les deux sens : \u00ab\u00a0hasardeux\u00a0\u00bb au sens kantien, et \u00ab\u00a0limit\u00e9\u00a0\u00bb au sens quantique : plus exactement, \u00ab\u00a0limit\u00e9 dans le peuplement\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Si le motif arch\u00e9typal, en tant que figure, se pr\u00e9sente \u00e9videmment comme ainsi limit\u00e9, contingent\u00e9, il cr\u00e9e, en tant que mouvement, une motivation a-causale, affective mais non \u00e9motionnelle, involutive mais cr\u00e9atrice de nouveaux processus psychologiques, de r\u00e9sonances en physique optique et acoustique; d&rsquo;esp\u00e8ces ou de r\u00e8gnes encore inconnus, ou de nouvelles dimensions math\u00e9matiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jung a ignor\u00e9 la majeure partie de ces ph\u00e9nom\u00e8nes, mais il les avait sugg\u00e9r\u00e9s par la notion de \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9nergie indestructible\u00a0\u00bb, que la raison ne con\u00e7oit pas mais que trop de ph\u00e9nom\u00e8nes r\u00e9v\u00e8lent pour qu&rsquo;elle soit ni\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non moins subjective qu&rsquo;objective, cette \u00e9nergie est observable dans le sujet (par le r\u00eave) mais \u00e9galement dans l&rsquo;objet (par la loi des grands nombres, le s\u00e9riel, la r\u00e9sonance ou la p\u0153domorphose comme par la co\u00efncidence furtive des synchronicit\u00e9s). Dans tous les cas, motif spatial ou motivation temporelle, elle s&rsquo;oppose en tant que \u00ab\u00a0contingent\u00e9e\u00a0\u00bb \u00e0 la contingence hasardeuse et, en tant que motivit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;\u00e9motivit\u00e9 causalisante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 montrer jusqu&rsquo;\u00e0 quel point peuvent \u00eatre men\u00e9es l&rsquo;involution motivante et la r\u00e9p\u00e9tition motive, ce ne pouvait l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un scientifique, f\u00fbt-il aussi \u00ab\u00a0ouvert\u00a0\u00bb que Jung ou Pauli.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce devait \u00eatre l&rsquo;\u0153uvre toute diff\u00e9rente que Carrouges a su nommer, voil\u00e0 vingt-six ans d\u00e9j\u00e0, la <em>machine c\u00e9libataire<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les 7 Poissons du vendredi 1<sup>er<\/sup> avril 1949 ont fait \u00e9clater la distinction kantienne entre une causalit\u00e9 n\u00e9cessaire d&rsquo;une part, une sensibilit\u00e9 tout hasardeuse de l&rsquo;autre; et, d\u00e8s lors, Jung a cess\u00e9 de voir dans l&rsquo;a-causalit\u00e9 un cas particulier de la biologie ou de la physique nucl\u00e9aire pour en faire le \u00ab\u00a0v\u00e9ritable champ universel de l&rsquo;accomplissement individuel et de la cr\u00e9ativit\u00e9 collective\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est donc \u00ab\u00a0naturel\u00a0\u00bb que, dans ce champ r\u00e9-ouvert, ce soit le cr\u00e9ateur, le po\u00e8te, qui effectue le dernier pas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jean-Charles Pichon<\/p>\n<div>\n<hr size=\"1\" \/>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a href=\"#_ftnref1\">[1]<\/a> Arthur Koestler, <em>Janus<\/em> (Calmann-L\u00e9vy, 1978).<\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><a href=\"#_ftnref2\">[2]<\/a> Et de la nouvelle biologie, comme on le voit par la \u00ab\u00a0double h\u00e9lice\u00a0\u00bb de Watson, fond\u00e9e sur la cristallographie.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"#_ftnref3\">[3]<\/a> Balzac aurait pris Wronski pour mod\u00e8le de <em>La recherche de l&rsquo;absolu<\/em>. On a retrouv\u00e9 en Louis Lambert des traits du math\u00e9maticien maudit. Cela ne surprendrait pas de l&rsquo;auteur de la doctrine du hasard con\u00e7u comme \u00ab\u00a0l&rsquo;incidence forc\u00e9e des accidents partiels\u00a0\u00bb (d\u00e8s 1818 dans son premier ouvrage : <em>St\u00e9nie<\/em>).<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; III Les scientifiques JUNG &nbsp; Le texte (dans sa traduction anglaise, texte d\u00e9finitif) : The structures and dynamics of the Psych\u00e9 (Collected Works, London, 1960). 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